Ile de Lesvos, Grece : Action directe “interventionniste” à Mytilini par quelques camarades

Hier après-midi (13/4), dans la ville de Mytilini nous avons distribué 500 textes sous les portes aux maisons et aux patés de maisons sur ceux poursuivis pour participation aux CCF aussi bien qu’en tant que membres.

Nous avonc pris soin d’orienter notre discours d’une telle facon qu’il ne pouvait pas être immédiatemment compris en incorporant notre texte dans la trame d’un journal local.

Nous avons choisi cette manière d’agir afin de briser la régularité de la ville, mais aussi pour mettre en avant le sort de ces prisonniers politiques.

PAS DE CAMARADES DANS LES MAINS DE L’ETAT
LIBERTE POUR TOUS LES PRISONNIERS POLITIQUES

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Athènes : revendication de l’incendie du véhicule de Themis Skordeli (candidate aux élections législatives d’Aube Dorée)


Cela fait 3 ans et demi que la guerre aux immigrants d’Aghios Panteleimos a débutée. Et vous avez fait votre credo d’être en première ligne depuis ses premiers raids.

Vous étiez aux premières loges du nettoyage des parcs dans votre zone et vous avez même bouclé ses terrains de jeux. Vous avez parcourue les chaînes de télé et fièrement déversé votre poison raciste, le transformant en un spectacle médiatique.

Et quand vous pensiez que la peur avait saisi tout un chacun de religions différentes et dans chacun des quartiers étrangers, vous avez organisé de nouvelles patrouilles racistes dans d’autres parcs, cette fois un peu plus loin.

Après, vous avez recommencé lors des pogroms racistes de mai 2011. Et quelques mois plus tard vous avez fait des flics qui vous amenaient au tribunal vous ainsi que deux autres connards aux mêmes idées, accusés d’avoir poignardé des immigrants, vos amis.

Au final, vous avez réussie à être candidate aux législatives sur la liste de votre bien-aimée Aube Dorée, en récompense à tout le travail pourri que vous avez accomplie toutes ces années. Et jusque là vous pensiez que tout allait pour le mieux.

Mais voyez la mémoire n’est pas si facile à duper. Quand vous pensiez que vous l’aviez jetée dans les poubelles de l’Histoire une fois pour toute, voilà qu’elle se matérialise devant vous soudainement, sans demander la permission. Themis, vous étiez un important chapitre symbolique de ces formations réactionnaires “comités de résidents”. Mais vos actions ont eu avant tout des résultats importants, sérieux. Et nous ne les oublions pas. C’est pourquoi nous avons décidé de brûler votre moto le 2 mai 2012, en plein jour dans la rue Acharnon, dans le coeur de votre infâme quartier. Ainsi vous ne pouvez jamais ni nulle part vous sentir en sécurité. Nous savons que juste un CCS cramé n’est rien comparé aux traumatismes que vous avez causés. Mais les hostilités continuent.

Jusqu’à ce que nous nous revoyons…

Patrouille antifasciste métropolitaine.

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Dans cette vidéo, de la minute 13″00 à 13″42, vous pouvez voir comment Themis Skordeli menace et insulte des immigrants, avant qu’elle ne parte sur sa moto.

Allemagne, Hambourg : Action directe contre l’esclavage salarial


Les vitres de l’agence pour l’emploi de Hambourg-Eimsbüttel ont été descendues dans la nuit du 30 avril.

“Travail ? Le travail enlève toute passion pour la vie, il la réduit à produire et consommer, vous enlève tout instant pour rêver et vivre. Tu travaille pour un patron, pour telle entreprise, pour l’Etat… Je ne laisserais jamais ma vie être régie la dictature du travail !”

Ils ne veulent pas nous voir morts, mais plutôt esclaves du Travail ! Mais de temps en temps un coup doit être porté, afin de remettre les choses en ordre.

Comme avec Christy Schwundeck, qui a été abattu par les flics au centre pour l’emploi de Francfort, juste parce qu’elle ne voulait pas se soumettre aux intimidations habituelles.

Courage pour Holger Wiemann, qui a été condamné à 3,5 années de prison pour avoir mis le feu au centre pour l’emploi de Wuppertal depuis qu’il était enragé contre celui-ci.

Nous ne l’acceptons plus ! Il n’y a rien à attendre, auto-déterminons nos propres vies !

Solidarité avec ceux qui ont été accusé à tort de notre attaque !

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Trouvez-vous un flingue !


Trouvez-vous un flingue ! Compris ?

Trouvez-vous un flingue ! Le plus tôt sera le mieux. Achetez-en un, empruntez-en un ou volez-en un. Le fait est que vous devez être armé. Peut-être pensez-vous que la révolution sociale se fera avec des serpentins, commelors des carnavals ? Pensez-vous que les capitalistes vont remettre les terres et les usines, comme ils livrent leurs filles aux millionnaires ? Êtes-vous si stupide pour croire en la possibilité d’une harmonie entre patrons et travailleurs ? Ne voyez-vous pas que – chaque jour, aux 4 coins du monde – quand les ouvriers exigent quelque amélioration, apparaissent aussitôt des petits soldats armés de fusils et de baïonnettes ? N’avez-vous pas vu comment, pendant la grève de nos camarades conducteurs de tram, l’armée entière a protégé les traîtres ? Eh bien, si cela se passe lorsque une plainte est déposée ou lorsqu’une amélioration est demandée, que se passera-t-il quand nous demanderons le droit à la terre, à la vie, à la liberté ? Pensez-y bien.

Trouvez-vous un flingue et apprenez à vous en servir. Fabriquez-vous une cible pour apprendre à viser. Dessinez-y la tête de Astorquiza, de Zañartu, de Gonzalo Bulnes ou la vôtre si vous en avez envie. Tirez et tirez encore. Préparez-vous pour la Révolution à venir. Conseillez à vos camarades de faire de même. Celui qui parle d’ « évolution pacifique » et de « solutions harmonieuses » avec la classe capitaliste vous trompe déplorablement. Ne voyez-vous pas comment les travailleurs russes ont dû s’armer eux-mêmes pour renverser les tyrans ? Ne voyez-vous pas comme ils vivent à présent à leur aise, profitant de toutes sortes e commodités ? Pendant plus de 100 ans vous avez enduré pacifiquement toutes sortes d’humiliations, et quels bénéfices avez-vous tiré de vos maîtres ? La misérable cahute dans laquelle vous vivez et pour laquelle vous payez une fortune, la maladie qui apporte une mort prématurée à vous et à vos enfants, les guerres qui apportent la faim et la douleur à votre porte, et les miettes que vous recevez quand vous demandez un peu de nourriture et de justice pour votre famille et enfants. Cela, tout cela, est la récompense pour vos efforts et sacrifices. Croyez-le.

Trouvez-vous un flingue. Achetez-en un, empruntez-en un ou volez-en un. Le fait est que vous devez être armé. Lorsque la classe ouvrière, consciente et armée revendiquera ses droits à la vie et à la liberté, vous verrez alors comment tomberont les dirigeants et les tyrans. Tant que vous tirerez dans les rues comme un idiot, suppliant du pain et la justice, vous verrez comment les balles tombent sur votre tête.

C’est tout. En vous trouvant un flingue et en conseillant d’autres de se préparer pour la Révolution, vous assisterez à la renaissance d’une nouvelle aube pour le monde

Trouvez-vous un flingue !

Pamphlet écrit par l’anarchiste chilien Efraín Plaza Olmedo . Il aurait été publié en 1921 dans le journal « El Comunista », sous le pseudo de Juan Levadura

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Mexico : le projet insurrectionnaliste le 15 et 17 mai au CSO Casa Naranja

Le projet insurrectionnaliste selon Bonanno

Retour et analyse sur le projectualité anarchiste insurrectionnaliste
selon les thèses d’Alfredo Maria Bonanno

Dates :

Mardi 15 et jeudi 17 mai 2012, à 14h
Au CSO Casa Naranja
AV. TLALNEPANTLA 154
COL. OLIVO2

Cercle d’étude anarchiste d’analyses et de critique : Mikhaïl Bakounine

Contact, propositions, doutes et suggestions, écrire à : bakuninemijail@yahoo.com.mx

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Nous ne voulons pas être des étudiants, nous sommes des délinquants !

Prologue

Ceci est un pamphlet. Ce n’est pas un livre, ni un petit livre, ni un cahier, ni un petit cahier, c’est un pamphlet. Il ne prétend pas, loin de là, d’ être objectif, ni de créer le consensus. Ses prétentions sont beaucoup plus grandes, ainsi nous ne comprenons pas pourquoi nous devons faire les modestes quand nous pouvons aspirer à ce qu’il y a de mieux. Qu’est-ce que c’est le mieux ? Nous ne voulons pas avoir de limites. Nous ne savons pas si nous en avons ou pas, mais précisément ceci n’est pas la question, car nous ne DÉSIRONS pas avoir de limites, nous voulons nous déchaîner. Ce qui nous importe c’est nous. Nous nous inquiétons des obstacles et des ennemis dans la mesure où ils nous empêchent de faire ce que nous voulons ou d’obtenir ce dont nous avons besoin. S’ils ne gênent pas ils n’existent pas. Et si ils gênent, ils doivent arrêter d’exister. Nous avons passé suffisamment de temps à réfléchir sur l’ennemi, le Système, le Capital etc .. Nous croyons que c’est l’heure qu’enfin nous nous occupions de nous même. Qu’est-ce qui nous plaît ? Ne nous plaît pas ? Que voulons nous ? Ne voulons pas ? Quels sont nos vrais désirs ?

C’est vers ça que nous tendons. C’est notre objectif, et nous sommes prêts à aller vers ça, et partout ailleurs.

Les conditions sont là pour que ce qui existe déjà dans le principe voit le jour et existe vraiment.

Comme le disaient certains étudiants de la préhistoire du mouvement étudiant dans les années 60, les étudiants sont une classe en eux-même. Nous ne sommes pas salariés, bien que pour la majorité d’entre nous nous sommes destinés à l’être; nous ne sommes pas non plus dirigeants, comme peu d’entre nous sont destinés à l’être. Nous sommes nulle part, nous sommes encore en transition, en construction. Nous ne voulons pas dire que nous sommes à l’abri de la merde du Système, mais nous disons que nous sommes dans les conditions matérielles, concrètes, pour se révolter, se retourner contre tout ce qui ne nous plaît pas et pour tout ce qui nous plaît.

Nous ne possédons rien, rien n’est à nous. Nous n’avons ni notre propre maison, ni voiture, ni famille, ni enfants à charge, ainsi on ne peut pas nous tromper avec le fait que nous sommes de la classe privilégiée, parce que nous n’avons rien à garder. Il nous manque encore tout à avoir.

Tout est devant nous. C’est le premier point dont nous devons prendre conscience : nous n’avons rien à perdre. Si nous faisons une grève, on ne vas pas nous virer de notre travail, et on ne va pas arrêter de percevoir un salaire, et nous n’avons pas non plus à perdre de stupides « conquêtes sociales » avec lesquelles ils ont réussi à tromper nos parents. Si nous faisons grève, non seulement nous n’allons rien perdre, mais nous allons gagner beaucoup de choses, nous allons nous réapproprier un jour d’ennui, et nous allons en faire un jour de vie réelle, de vie intense dans laquelle nous allons faire à chaque instant ce qui nous plaît et non pas ce qui correspond à notre rôle d’étudiant. Profitant du plaisir de l’instant subversif.

Qu’on ne se foute pas de nous, la seule chose qui peut vraiment se perdre c’est la peur. Ce n’est pas tant la peur de potentielles représailles des diverses autorités – professeurs, parents, …- ni la peur de la punition sociale parce que tu n’agis pas selon les attentes imputées à ton rôle. C’est la peur de soi même, la peur de ne pas savoir quoi faire lorsque personne ne nous dirige et nous dicte notre conduite. La peur de ne pas savoir jusqu’où aller lorsque personne ne nous montre la voie, la peur de ne pas savoir quoi faire à chaque instant. La peur de vivre sans maîtres. La peur de l’incertitude.

Nous allons vous confier un secret : nous aussi nous avons peur ! Et même, nous croyons qu’une bonne part de notre force se base sur cette peur. Nous ne voulons pas que ça soit clair, nous ne voulons pas avoir le chemin balisé ni une lumière au bout du tunnel vers laquelle nous diriger en somnambules. Nous voulons construire notre vie au jour le jour, et par conséquent, affronter la peur de vivre sans maîtres. Nous avons peur, c’est vrai, et l’incertitude nous ronge, mais cette incertitude fait aussi que ça nous donne envie et nous met en ébullition.

Vous n’êtes pas attirés par l’idée de faire l’expérience d’une vie nouvelle et d’abandonner cette expérience médiocre ? Alors expérimentez, faites ce que vous voulez, faisons ce que nous voulons, nous ne saurons pas ce que c’est jusqu’à ce que nous l’expérimentions, et même ainsi nous ne pourrons pas prétendre le savoir car à chaque moment nous découvrirons de nouvelles choses. Nous ne nécessitons rien de plus. Nous voulons avancer. Vers où ? Nous ne le savons pas. LÀ-BAS, par exemple, nous savons en tout cas que nous ne voulons pas être ici. N’importe quoi à part ça, nous sommes fatigués, ce monde nous ennuie, il ne satisfait pas nos besoins et nos désirs, il ne nous plaît pas et nous ne nous amuse pas. Mais nous voulons plus, nous voulons une vie meilleure.

Qu’on ne nous trompe pas non plus avec notre avenir. Nous ne sommes pas le futur et nous n’avons pas non plus un bel avenir devant nous. Nous n’avons pas envie d’accepter le futur, avoir un futur c’est s’écrire une mort, écrire le roman de ta vie avant de la vivre : tu fais juste ce qui est DÉJÀ écrit et tu ne construis pas ta vie au jour le jour. Et aussi nous n’acceptons pas le futur parce que nous n’acceptons DÉJÀ pas le présent misérable qui est là et nous n’acceptons pas non plus le futur de merde qu’on nous prépare. Cette vie est misérable !

Nous sommes conscients malgré tout de notre situation dans le monde. Nous sommes conscients que nous sommes ici pour être de futurs travailleurs, nous savons que nous avons un rôle à jouer dans ce monde, celui d’étudiants, celui de gens qui apprennent à avaler la merde, la merde de la Réalité, celui de gens qui s’appliquent à apprendre l’idéologie qu’insufflent les intellectuels du Système à travers la culture, de gens qui apprennent à réduire leur corps et leur tête à des espaces et des horaires rigides pour arriver dans le monde du travail avec le corps et la tête déjà réduits. Nous sommes conscients que nous sommes des Étudiants.

Mais nous sommes conscients que nous ne voulons plus l’être. Nous ne voulons pas nous habituer à des horaires et des espaces, nous ne voulons pas avaler de la merde, nous ne voulons pas apprendre leur idéologie, ni aucune idéologie. Plus d’intellectuels, plus de culture, plus d’art. Nous aussi nous voulons arrêter d’être étudiants. Mais nous ne voulons pas arrêter d’être des étudiants pour devenir des travailleurs ou autre chose. Nous ne voulons pas quitter un rôle pour en embrasser un autre. Nous ne voulons aucun rôle, nous ne voulons pas être rien, nous voulons être ce dont nous avons envie à chaque moment. À chaque moment. Nous, étudiants, devons commencer à arrêter de nous cramponner à des idéologies et pensées créées, des choses DÉJÀ faites auxquelles nous nous accrochons à cause de cette peur de vivre sans maîtres, à construire chacun sa vie à chaque moment.

C’est le moment de se jeter à l’eau, d’abandonner toutes les croyances et illusions qui nous garantissent la sécurité de vivre dans ce monde. La sécurité dans cette société n’est pas plus qu’une barrière qui nous protège de .. de quoi ? Vous êtes vous déjà demandé de quoi nous protège la Sécurité qu’on nous offre ? De quoi devons-nous avoir peur ? Les sécurités nous protègent de nous-même, c’est nous que les barrières ne laissent pas sortir, et non les autres qui peuvent aller et venir. Ils ne nous permettent pas de dépasser ce qui est permis. C’est notre propre police qui nous surveille lors de nos arrestations à domicile. Tu te décomposes de l’intérieur, tu t’endors et tu t’ennuies, avec l’assurance que tu vas continuer à vivre, c’est à dire, que ton cœur va continuer de battre. Et le reste ? Les rêves ? Les désirs ? Les émotions ? La passion ?

Tout cela est là, de l’autre côté de la barrière. Abandonnez les sécurités, la seule chose qu’elles font c’est enchaîner, et lancez-vous dans l’expérience palpitante de vivre sans normes, sans maître, sans rôle. Expérimentez.

Nous voulons vivre et expérimenter MAINTENANT, pas à court ou long terme.

L’idée de la révolution comme processus est très bien, mais nous ne pouvons plus attendre. Nous avons besoin d’améliorer notre vie, nous voulons qu’elle ait une forme plus intense, et pour ça nous voulons lui créer des moments où elle s’épanouira. Nous voulons des insurrections, des soulèvements, des révoltes, la tension du conflit ouvert. Ça ne nous convient pas d’avoir simplement le rêve d’une révolution, nous préférons le rêve et l’utopie d’un moment d’insurrection. Le soulèvement est une réappropriation, une vraie rupture avec la monotonie de la vie quotidienne,  avec les normes sociales, et avec les rôles qu’à chaque moment de la vie nous devons adopter. Le moment de soulèvement rompt avec les horaires, le temps, qui arrête d’être une tyrannie linéaire, pour devenir un désordre de moments vécus intensément. Nous savons qu’une insurrection ne va pas changer le monde, mais nous croyons qu’elle peut transformer notre vie.

Parce qu’il s’agit de changer le monde, mais aussi de transformer la vie. Nous ne sommes intéressés par aucune révolution qui n’élève notre qualité de vie. Nous ne sommes pas intéressés par un monde, aussi libre et juste qu’il soit, si la vie est tout autant ennuyeuse, monotone, rationnelle et médiocre que celle que nous vivons maintenant. Plaidons pour créer la révolution qui ne triomphe jamais. Nous ne voulons pas triompher. Nous ne voulons pas perdre le rêve et l’utopie. Les choses qui ont une fin ne nous intéressent pas, ni les choses dont le destin annoncé est de mourir. Nous ne voulons pas avoir de futur, nous fabriquerons notre vie au fur et à mesure. Nous ne voulons pas nous définir maintenant, nos actes nous définirons en temps voulu. Nous ne voulons pas que tout soi clair, nous nous éclaircirons au fil de la pratique.

Les choses ne sont pas claires pour nous. Mais ATTENTION, ça ne veut pas dire que nous allons permettre à des intellos de nous éclairer et de nous dire qui nous sommes et ce que nous voulons et ce que nous ne voulons pas. Nous n’admettrons pas d’avant-garde révolutionnaire qui viennent chapeauter notre révolte avec leurs idéologies ? Et nous n’allons pas plus permettre  les leaders syndicaux ni les syndicats eux-même. Nous n’allons pas vous laisser faire, nous vous prévenons, nous n’allons permettre aucune tentative de manipulation, et nous allons pas vous laisser récupérer nos luttes pour le système, nous menant vers le cours inoffensif de la démocratie. À bas la démocratie ! Plus de dialogue ! Il faut faire face. Nous vous prévenons, si vous essayez d’étendre vos griffes parmi-nous nous nous jetterons sur vous avec toute notre colère. Mieux encore, nous nous jetterons sur  vous, même si vous n’essayez pas d’y mettre vos sales pattes, juste pour ce que vous êtes et ce que vous faites, pour votre fonction de pompier des feux de la révolte. Récupérateurs de merde, vous êtes dans notre point de mire.

Tout est dans notre point de mire. Rien de ce monde ne vaut la peine d’être sauvé. Les étudiants, nous nous foutons de tout. Nous avons commencé par revenir de la crédulité de la vie moderne, nous ne croyons pas dans la sécurité du foyer rempli de sentiments électrodomestiques, ni dans les machines qui donnent un bonheur pathétique, comme le sourire de l’âne lorsqu’il meurt.

Les voitures ne sont pas plus que le modèle de l’idéal bourgeois du bonheur. Brûlons-les, brisons les vitrines de l’aliénation et de la fausse vie.

Brûler des voitures, briser des vitrines. Ce n’est pas une consigne que nous vous donnons.

Brûler, casser, ce sont nos sentiments que nous vous lançons. Nous vous lançons notre rage, notre colère. Nos désirs et nos rêves. C’est ce que nous pensons. Voilà ce que nous sommes.

Nous nous répandons dans notre environnement telle la lave du volcan. Nous voulons faire irruption, et pas attendre que les fleurs éclosent. Nous voulons briller deux fois plus sans devoir nous résigner à ne durer que la moitié du temps. Nous sommes des utopistes, des rêveurs. Des rêveurs ! Vous avez arrêté de rêver ! Vous êtes devenus grands, vous êtes autant adultes que ces universitaires envahis par l’ennui à vingt ans et quelques. Nous autres nous n’avons jamais arrêté d’être des enfants. Nous sommes toujours sauvages et nous résistons pour ne pas être domestiqués.

Nous mordons.

Nous sommes utopistes et sauvages.

C’est sûr que vous pensez qu’on est fous, pas vrai ?

Ce pamphlet est un virus. Il s’étend et se propage de par le monde sans limites, en tissant des réseaux de désirs subversifs. Tu peux en faire parti. Et même, tu peux l’incarner.

Répand-le, photocopie-le, offre-le aux gens que tu aimes. Crée du rêve.

Des Sauvages

Madrid, décembre 1998

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Bolivie: Sabotage de supermarchés Hipermaxi a Cochabamba

Exploitation ? Qu’est ce qui nous vient en premier lieu à l’esprit lorsqu’on entend ce mot?
L’exploitation de notre espèce: des humain-e-s; et le discours antiautoritaire – anarchiste se cantonne a un discours anthropocentrique?
Beaucoup de camarades “oublient” ce grand thème: l’exploitation des non humain-e-s et ne la prennent pas comme une forme d’oppression – autorité.

Aux temps où la lutte des classes montrait des polarisations très minces entre les prolétaires et les détenteur-rices-s des moyens de production, les anarchistes ont lutté pour moins d’heures de travail, pour des conditions “dignes” de travail, et contre l’exploitation.
Dans beaucoup de lieux et d’époques, la lutte contre le pouvoir a cherché de meilleures conditions en relation avec le travail. Maintenant que les temps ont changé et que ces polarisations se font diffuses, lorsque les mêmes travailleur-euse-s sont propriétaires de leurs propres machines dans des minis unsines qui fonctionnent dans leurs propres foyers, la lutte anarchiste doit également changer.

Notre attaque, lors du jour du travail, interroge l’immobilisme de la lutte en relation au travail et en cette occasion s’oppose au travail qui domine, exploite et se nourrit dans l’industrialisation de la mort d’animaux non humain-e-s.

En tant qu’anti-autoritaires nous ne défendons pas un travail que se dédie à l’exploitation animale, qui se base sur l’esclavagisme, qui a comme base les prisons, l’enfermement de la vie, l’expérimentation; les vies condamnées a une existence immobile, esclavagisée, torturée et dont l’unique destin est une existence et dans beaucoup de cas une mort qui satisfait les “nécéssités” fictives, confortables et consuméristes des milliers d’esclaves modernes de cette société.

Les animaux non humain-e-s sont vus comme objets de consommation et valorisées en fonction du bénéfice que l’on peut obtenir d’eux. Le capitalisme valorise tout en fonction du bénéfice qu’il peut en tirer. Nous faisons tous-tes partie de ce capitalisme en consommant des produits qui proviennent de l’exploitation d’animaux non humain-e-s. L’exploitation animale existe parce que la société est spéciste et que le capitalisme est utilisé pour faire du spécisme une industrie.

En tant qu’anti-autoritaires, nous ne pouvons pas rester complices, avec notre silence, du spécisme renfermé dans ces travaux. Remplir le lait d’un supermarché de produits toxiques est donc notre forme d’attaquer ces systemes de domination.

NOS FORMES QUOTIDIENNES DE VIVRE SONT AUSSI DES AFFRONTEMENTS CONTRE CETTE SOCIETE QUI PROMEUT, PRÔNE ET RENFORCE LE CAPITALISME A TRAVERS L’EXPLOITATION ANIMALE POUR L’EXPANSION DE LA LUTTE ANTI AUTORITAIRE, POUR LA PROPAGATION DU SABOTAGE POUR LA DESTRUCTION DES STRUCTURES PHYSIQUES DU POUVOIR.

Fraction autonome des “birlochas” rebelles

FAI-FRI

NdT: le terme “birlochas” ferait référence dans un sens plus moderne au terme “cholas”, qui désigne les femmes membres de gangs latinos dans les pays d’Amérique, dans une démarche à la fois féministe et rebelle, notamment dans le rejet de ce qu’est l’image de la femme dans la société bien pensante.
Plus précisemment en Bolivie, “birlochas” est dit des femmes qui ont abandonné le rôle qu’on voulait leur donner dans la société, dans une dimension plus culturelle.

source en espagnol

La Paz, Bolivie : Sabotage de neufs locaux commerciaux

Nous revendiquons le collage de serrures et de cadenas de neuf locaux commerciaux et entreprises  à l’aube du samedi 5 mai.

Nous nous manifestons contre l’idéologie spéciste/carcérale et l’idéologie patriarcale qui s’entrecroisent pour justifier la domination.

Ainsi nous avons bloqué les entrées et laissé des tractes à : une compagnie de lait « Pil », le centre d’amaigrissement « Lain », dans l’entreprise de production de produits apicoles et de vente d’intrants pour l’apiculture «  Apisbol », la chaîne de restaurants de poulet frits «  Cochabamba », le local de vente de chaussures en cuir « Femenina », un autre de vente de vestes en laine d’alpaga « L.A.M. », une boucherie du réseau « Bambi » et un centre biblique.

Les attaques de « Pil » et « Femenina » ne portent pas uniquement en elles la critique antispéciste et anticarcérale. Elles se complètent et deviennent ensemble chargées d’une conscience antipatriarcale.

AucunE de nous ne cautionnerai que se commette un abus sexuel ou un viol contre unE compagne/on ou n’importe quelle autre personne sans discrimination. Mais à y regarder de plus près, lorsqu’il s’agit d’unE compagne/on qui a consommé, sans payer pour ça ou a acheté, un « produit » qui provient de l’humiliation et du viol systématique du corps et la sexualité d’un autre mammifère, le fait peut paraître insignifiant. Ainsi, les idéologies andro et anthropocentriques se reproduisent sur celles qui réalisent les relations hiérarchisées et autoritaires qui corrompent la vie et forment des sujets robotisés capables de dominer et d’être dominés par d’autres.

Pour sa part, l’attaque de « Lain » est une attaque de l’hégémonie d’un idéal de beauté oppresseur qui discipline nos corps et aminci nos esprits, en créant une idée/image du corps parfait. L’intervention technologique sur les corps devient nécessaire pour appuyer le système sexe/genre et ses fausses dichotomies aliénantes. Homme/Femme, Féminin/Masculin, Hétérosexuel/Homosexuel. Cela met en évidence que les corps parfaits des publicités ne sont pas plus que des constructions sociales, techniques et artificielles.

Enfin, l’attaque du « Centre Biblique » signifie le rejet d’une morale qui justifie aussi la domination, en nous faisant croire que la supériorité de certainEs sur d’autres et la possession autant de non-humains que des femmes est un ordre d’un quelconque dieu.

Contents pour la bataille gagnée, avec plus de force dans la guerre livrée, nous saluons les compagnes/ons emprisonnéEs en Grèce et l’O.R. C.C.F. !

Nous saluons les compagnes/ons de Culmine, courage pour tout ce que vous aurez à affronter !

Des Lucioles égarrées – FAI/FRI

Medellín, Colombie: Émeutes dans l’Université d’ Antioquia

1er décembre 2011

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18eme, avril

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Ce 18 avril, plusieurs individus, plus communément appelés «encagoulés» (capuchos) – majoritairement anarchistes- se sont réunis dans l’Université d’Antioquia (Medellin-Colombie) afin de s’affronter à toute autorité, pour la manifestation de leur différentes luttes et la mise en scène de la liberté comme une praxis, c’est-à-dire, le quotidien comme champ de bataille.

Utilisant des techniques avancées de guérilla, ces jeunes (étudiants et non étudiants) ont lutté au corps à corps avec les ESMAD (Escadron Mobile Anti Émeutes), dont l’objectif depuis sa création n’est autre que d’insuffler la terreur par l’utilisation de la force et la violence.

Sans intention de délégation à aucun plus qu’à eux-mêmes, ils créent un bloc appelé Unité Révolutionnaire Clandestine, dont l’objectif n’est pas d’absorber les idées mais d’agir ensemble pour atteindre des objectifs communs. Ils ont d’ailleurs publiés plusieurs textes qui reflètent clairement leur position.

Ces émeutes ont laissé un ESMAD amputé du pied, après avoir reçu un pétard lancé par ses propres collègues de « travail ». Avec des extincteurs-bombes, des pétards et des cocktails molotov ils [les individus]ont détruit des distributeurs, des loges de vigiles, et d’autres éléments participant à la chosification de nos vies.

À lire aussi en grec

Nouvelles des deux premiers jours du procès de P.Georgiadis et V.Chrisohoidis à Thessalonique

"La passion pour la liberté est plus forte qu'aucune cellule"

1ere session, 24 avril 2012

Le procès a débuté dans une atmosphère très intense à Thessalonique. Polikarpos Georgiadis et Vaggelis Chrisohoidis sont jugés pour la deuxième fois par la Cour d’Appel. Au premier procès ils furent condamnés à 22 ans et 3 mois de prison pour complicité dans le kidnapping du président en poste alors de la SEB (association des entreprises et industries grecques) et un des plus important industriel, Milonas. Le procès était le numéro 17 sur la liste mais il a commencé après 11h. Lors du transfert des compagnons à la cour, qui s’est déroulé sous l’escorte des “encagoulés” de la force anti-terroriste, une tension planait depuis que les flics chargés d’assurer le “calme” dans la salle d’audience ont commencé à menacer d’arrêter quiconque causerait des troubles. Les employés de la cour ont pris peur car ils ne s’attendaient pas à ce que le procès commence aujourd’hui et il y a eu une interruption pour qu’ils puissent préparer une liste de jurés. Le procès n’a jamais repris et a continué le jour d’après.

2eme session, 25 avril 2012

Le procès a commencé avec le témoignage du PRINCIPAL CRIMINEL ET BÊTE INDUSTRIEL G.Milonas.
Le procès a été ajourné au 10 mai 2012.

LIBERTÉ POUR NOS COMPAGNONS VAGGELIS ET POLIKARPOS !
SOLIDARITÉ AU COMBATTANT ET RÉVOLUTIONNAIRE  VASILIS PALEOKOSTAS!
PUISSIEZ-VOUS VOUS PORTER BIEN OU QUE VOUS SOYEZ

Source

Compte-rendu du rassemblement de solidarité avec système audio et manif à moto pour le procès de P.Georgiadis et V.Chrisohoidis qui s’est tenu sur la place Syndagma.

P.Georgiadis et V.Chrisohoidis sont accusés du kidnapping de Milonas (ex-président des industriels grecs) et sont jugés à Thessalonique le 24 avril 2012. Une manifestation à moto en solidarité comptant environ 50 moto est passée devant le siège de la SEB (association des entreprises et industries grecques) et s’est finie dans le parc Exarhia.

Affiche pour  le rassemblement en solidarité et la manifestation à moto à Athènes :
LIBERTÉ POUR V.CHRISOHOIDIS AND P.GEORGIADIS QUI SONT JUGES DANS L’AFFAIRE DU KIDNAPPING DE L’INDUSTRIEL MILONAS,
A CAUSE DE LEUR CHOIX DE SE SOLIDARISER AVEC V.PALEOKOSTAS.
LIBERTÉ POUR G.HARALAMBIDIS QUI EST POURSUIVIS DANS LA MÊME AFFAIRE ET QUI RÉFUTE LES CHARGES CONTRE LUI.

RASSEMBLEMENT EN SOLIDARITÉ – MANIFESTATION AVEC UN SYSTÈME AUDIO ET A MOTO
SAMEDI 21 AVRIL 2012 A 13H00
PLACE SYNDAGMA
ASSEMBLÉE POUR LA SOLIDARITÉ AVEC LES COMPAGNONS

Source