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Pour contribuer aux traductions, édition-correction et/ou apporter du matériel original à publier tel que des actualités depuis la rue, des compte-rendus d'actions, communiqués de revendication, des textes pour des compagnon-ne-s emprisonné-e-s ou poursuivi-e-s, des appels, des feuillets, des articles d'opinions, etc. : contrainfo(at)espiv.net

Les distances nous séparent, le sentiment nous réunit

Muerte-al-Estado-y-viva-la-anarquia

(Quelques mots de Mónica Caballero depuis la prison de Brieva, novembre 2014)

Les dates qui viennent s’approchent chargées de sentiments intenses. D’un côté, ce sera l’anniversaire de l’irréparable perte de Sebastián en décembre, et maintenant, en novembre, un an a passé depuis mon arrestation.

Je me souviens du moment où ils m’ont appris le décès de Sebastián, ça a été comme une douche froide (une mauvaise compagnonne lors des froides nuits madrilènes). La perte de n’importe quel compagnon-ne est toujours un événement horrible, et je peux aujourd’hui revoir ce fait et me sentir fière d’avoir eu un compagnon aussi digne.

Se souvenir de nos frères et de nos sœurs est un exercice nécessaire pour nous, qui construisons une réalité différente. Si nous ne le faisions pas, il ne resterait que de nombreuses fiches policières et des reportages de ces charognards de journalistes. La chute d’un-e anti-autoritaire dans cette guerre contre l’ordre établi ne peut pas être qu’un moment de tristesse. Il nous appelle aussi à suivre son exemple et, dans mon cas, c’est une immense joie que je ressens en me souvenant de qui a refusé de se soumettre et est parti à l’assaut du ciel.

Même si il peut sembler qu’on se répète, Angry vit dans notre mémoire.
Les distances nous sépare, le sentiment nous réunit.

Je profite de ce moment, lors duquel les souvenirs m’émeuvent, pour faire une brève analyse de ma situation. Commençons par un retour sur ce qui a conduit à ma détention.

Le 13 novembre 2013, la police m’a arrêtée avec mon compagnon et trois autres personnes. Ils nous accusent d’avoir placé l’engin explosif qui a détonné en octobre 2013 dans la Basilique du Pilar à Saragosse, de conspiration en vue de commettre un second attentat, qui selon eux aurait du avoir lieu dans le monastère de la vierge de Montserrat, à Barcelone, et d’appartenance à bande armée. Tout cela est inclus dans la loi antiterroriste.

L’organisation à laquelle on nous accuse d’appartenir est le commando insurrectionnel Mateo Morral, groupe qui s’est attribué deux actions à l’explosif : l’une dans la cathédrale de l’Almudena (Madrid), et celle du Pilar (Saragosse).
Bizzarement, l’accusation inclut aussi l’appartenance à la FAI-FRI et aux GAC (groupes anarchistes coordonnés), alors que les revendications de ces explosions ne mentionnent à aucun moment ces sigles.

L’une des motivations les plus décisives dans les actions des appareils répressifs espagnols a été les informations fournies par leurs pairs chiliens. Depuis que nous avons mis le pied sur le sol Ibérique (Francisco et moi), la police chilienne a fait tout son possible pour se venger du ridicule qu’est devenu le « caso bombas », lors duquel nous avons tous deux été absous. Les mots de Sebastián Piñera, qui était président du Chili au moment de notre arrestation, adressés au Ministre de l’Intérieur espagnol confirment ce que je dis.

L’accusation à laquelle Francisco et moi devons faire face va au-delà de savoir si nous sommes les auteurs matériels des faits. Bien que les appareils judiciaires ne le reconnaîtront jamais, l’accusation est totalement politique, puisque la seule certitude qu’ils ont est que nous sommes anarchistes. Je n’ai jamais renié les idées que je propage, et c’est ce qu’ils veulent punir.

Je ne baiserai pas leur croix de repentance, j’avance tranquille d’avoir la certitude du fait que je lutte pour les idéaux les plus nobles, et qu’ils n’en finiront pas avec les idées et les pratiques anti-autoritaires.

En armant notre chemin, sans transiger ni négocier.
Nous n’arrêteront pas avant d’en avoir fini avec toutes les cages.
Mort à l’État, et vive l’anarchie !

Genève : Attaque contre l’IOM en solidarité avec les migrant-e-s

Precarious Work

Dans la nuit du 20 au 21 novembre 2014, à Genève, nous avons brisé les fenêtres et recouvert l’entrée du siège de l’Organisation Internationale pour la Migration (IOM) de peinture, comme acte de solidarité avec les migrants qu’ils surveillent et essayent de contrôler.

Prétendant être une organisation humanitaire, l’IOM soutient en fait les États qui en sont membres fondateurs en maintenant leurs frontières et leurs intérêts économiques au prix de vies humaines et de la liberté. En plus des États, leurs donateurs corporatifs : Chevron, DOW et UBS, qui ont tous leur rôle dans les catastrophes écologiques et économiques qui forcent les gens à se déplacer de chez eux.

Nous avons attaqué l’IOM parce qu’ils travaillent en proximité avec Frontex pour construire la Forteresse Europe, pour leur implication dans les prisons de détention (au large de l’Australie), parce qu’ils fournissent des données aux États sur les routes de migrations et les identités des migrants, leur soi-disant « programme de retour volontaire » qui force les migrants à retourner vers leur lieu d’origine, et pour tout le matériel et le support technique qu’ils fournissent au régime international de contrôle des migrations.

Il ne s’agit que d’un petit acte de solidarité, mais les nuits sont froides et sombres, et nous préférons éclater tout ce qui fait partie de la construction des frontières de l’État et les immeubles de verre de leurs gardiens que de rester à dormir en laissant passer l’hiver.

Nous nous souvenons de l’émeute du 19 juillet 2013 dans le centre de rétention de Nauru, et cela nous rappelle que la seule réponse à ce genre d’emprisonnement est la destruction.

Personne n’est il/légal ! Fermez les camps !

Quelques Insurrectionnalistes pour la Migration

P.S. : Félicitations à nos ami-e-s inconnu-e-s qui ont l’air d’avoir tourné dans Genève à peu près au même moment pour repeindre le Consulat de France en rouge sang en mémoire de Rémi F !

Grèce, Thessalonique : Rassemblement au consulat français pour Rémi Fraisse

Le matin du 22 novembre 2014, dans le cadre de la journée d’action internationale pour la mort de Rémi Fraisse, a eut lieu un rassemblement solidaire (mikrofoniki) pendant deux heures devant le consulat de France, situé sur l’avenue Stratou, dans la ville de Thessalonique. On y a distribué des textes de contre-information sur les derniers évènements survenus en France, en plus de lancer des tracts de solidarité avec la grève de la faim de l’anarchiste Nikos Romanos.

Dès le début du rassemblement, des flics en tous genres avaient bouclé toute la zone, bloquant jusqu’à la rue qui passe devant le consulat.

Du Testet à Skouries, lutte pour la libération totale, humaine et de la nature.

Le texte original en grec

Athènes : Résumé du rassemblement pour l’assassinat de Rémi Fraisse

Le samedi 22 novembre 2014, dans le cadre de l’appel international de solidarité avec les révolté-e-s en France, une trentaine de compagnon-ne-s sont intervenu-e-s avec des pancartes, une distribution de textes et de slogans en face de l’ambassade française, située à l’angle des rues Vassilisis Sofias et Akadimias, en plein centre d’Athènes.

Les flics protégeaient l’ambassade avec des escadrons anti-émeute MAT pour nous empêcher d’occuper l’entrée du bâtiment, nous obligeant à rester sur le trottoir d’en face. Cette intervention a commencé vers midi et a pris fin à 13h30.

Les compagnon-ne-s solidaires se sont ensuite rendu-e-s au rassemblement des réfugié-e-s de Syrie sur la place Syntagma, où un peu de temps a été pris pour discuter avec les réfugiés, avant de repartir en criant des slogans de soutien.

Assemblée de Solidarité avec les Révolté-e-s en France

Mexique : Action – Réaction : A propos des affrontements du Palais National

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Ville de Mexico, 21 novembre 2014

Hier soir, une fois le meeting pour les normaliens d’Ayotzinapa disparus terminé, quelques groupuscules de Reacción Salvaje (RS) avons décidé de faire irruption et de rompre avec la ligne pacifique et les modèles de bonne conduite imposés par les leaders et par les participants aux mouvements sociaux au cours de leurs marches. Ce modèle a servi à nous camoufler et à déstabiliser la cohabitation citoyenniste et le défilé-marche de ceux qui abhorrent ouvertement la confrontation directe. C’est ainsi que nous avons contribué aux émeutes qui se sont déchaînées face au Palais National., symbole et bastion de ceux qui décident au-dessus de l’individu et qui permettent la dévastation de la nature sauvage perpétrée par les industries, véritables maîtres de ce pays.

Les émeutes devant l’emblématique Palais National n’ont pas été un fait isolé, il s’est agi d’un acte illustrant l’ampleur de la crise économique, politique et sociale que vit le pays. Elles ont fait trembler le gouvernement fédéral, lequel, depuis hier, n’a pas cessé de marteler son message vendu de « tolérance d’État » à travers les médias de masse, pour bien faire rentrer à quel point la situation est mauvaise dans la tête de la société attentiste , afin que celle-ci rejette au bout du compte ce type d’actes.

Pour nous, ces affrontements, dans ces conditions, sont totalement utiles pour diffuser les tensions qui peuvent dériver vers l’affaiblissement des sphères du pouvoir.

Provoquer des tensions violentes pour que les grenadiers tirent contre la citoyenneté qui, à son tour, décidera dès lors de se défendre pour que le conflit grandisse, fait partie de nos objectifs, sur la voie de la déstabilisation.

Les néfastes membres du cabinet de sécurité et la presse qui est à leur solde avaient propagé en septembre la rumeur que nous « envisagions » de commettre des attentats au cours de la commémoration de l’indépendance ou pendant la manifestation du 2 octobre. Leur prédiction erronée n’était rien d’autre qu’une vision paranoïaque de nos prochains mouvements, qui découlait de l’émission de notre premier communiqué du 14 août. Même si tout le monde sait très bien (et ça n’a rien de nouveau) qu’au sein des mobilisations suite à la disparition des étudiants mentionnés, et qui ont terminé en émeutes et en attaques contre la propriété, participent des organisations guérilleras anarchistes, et nous mettons à présent en évidence le fait que les groupuscules terroristes de RS y sont aussi. Parce que lorsque la crise s’aggrave, il vaut mieux la pousser vers le pire…

Comme nous l’avions déjà écrit par le passé, RS n’est pas un groupe qui « comprend » ou « respecte » les masses, nous ne participons pas à leurs manifestations pour « nous solidariser », ni pour réclamer la « paix » et la « justice ». Nous, les groupuscules de RS, voulons impulser et voir ce système et cette civilisation en cendres et tomber à cause des problématiques de ceux qui en font partie.

Et si nous devons, pour ce faire, nous infiltrer dans les récentes manifestations avec des bâtons, des explosifs, du feu, y compris des armes à feu, qu’il soit bien clair que nous le ferons.

Pour la déstabilisation du système techno-industriel pourri !

Reacción salvaje
Groupuscules:
“A sang et à feu”
“Danse de Guerre”

Tlalnepantla, Mexico : Attaque incendiaire contre les bétonneurs CEMEX

microscope

État de México.

L’industrie de l’infrastructure est l’une de celles qui menacent le plus la nature sauvage dans son ensemble.

A travers la continuelle construction de ponts qui traversent les ravins en détruisant les écosystèmes environnants, l’avancée frénétique des routes qui inondent la terre de ciment hydraulique, les métropoles généralisent la tâche grise de cette civilisation pourrie.

Tous les jours, des attentats sont commis contre la Terre et contre les animaux qui vivent sur elle, nous compris. L’invasion du progrès techno-industriel brise le fragile équilibre écologique lorsqu’il dévaste des forêts entières, quand il oblige les animaux sauvages à abandonner leur milieu et les conduit à l’extinction forcée ou à la domestication par les humains. Les rivières sont enfermées dans des conduites ou dans des barrages gigantesques, l’air pur est pollué par les voitures qui circulent sur les autoroutes, les antennes électriques et de communication se dressent telles de sombres cauchemars au-dessus de nos têtes. Et en ce qui concerne les êtres humains, la civilisation nous a pervertis et nous a forcés à abandonner la sagesse primitive héritée de nos ancêtres, faisant chavirer nos modus vivendi vers l’artificialité et nous convertissant en quelque chose de totalement opposé à ce que nous étions auparavant.

Le système nous a condamnés à abandonner notre vie dans la nature, pour nous immerger à la place dans une réalité artificielle, à vivre comme des morts dans des villes grises et tristes, infectées par la manipulation des médias, la loi des marchés et l’absurde.

Ce que génère l’industrie de l’infrastructure, c’est le déplacement du sauvage et du naturel vers le civilisé et le mécanique.

Pour ces raisons, parmi d’autres, comment se peut-il que certains ne comprennent toujours pas les attaques directes contre ce type d’industries ? Nous autres nous sommes réveillés et avons pris nos distances des « revendications politiques et sociales » de toujours, pour nous orienter vers l’attaque frontale envers des aspects plus réels. La politique ne nous importe pas, ni les revendications sociales. Ce sur quoi nous nous concentrons, c’est à faire la guerre à tout ce qui induit la civilisation et le progrès invasif, tout comme le firent nos ancêtres sauvages.

Par la présente, nous revendiquons une action contre la grande entreprise de ciment Cemex de l’avenue Gustavo Baz, à Tlalnepantla de Baz, le 15 novembre de cette année.

Nous avons déposé un objet incendiaire sur les câbles d’alimentation en énergie électrique de ladite entreprise et, à l’ombre d’un arbre de Pirul, nous avons vu comment notre préparation prenait, s’étendait et consumait l’objectif en générant des dégâts matériel, laissant un message clair : nous continuerons !

Reacción Salvaje
Groupuscule “Jusqu’à ta mort ou la mienne!”

La nécessité de l’insoumission à tout ce qui nous opprime

Dans ce monde fait de dominations et d’oppressions je refuse de me soumettre pour le combattre jusqu’à ma mort. Je suis en guerre contre ce monde là qui verrouille les portes et dresse des barreaux aux fenêtres de nos rêves d’égalité et de justice sociale, ces rêves que nous mettons en action et nous voulons hors de toutes oppressions. Ce qui m’anime c’est une rage contre la violence de l’Etat, de tous ses pouvoirs oppressifs et de leur autorité morbide qui sont une négation de notre liberté.

La gentillesse de ce monde en cette journée ? J’étouffe dans cette gentillesse normée et genrée, une gentillesse cadrée de faux semblants dans ce monde de la bourgeoisie étatique fait d’oppressions et dominations qui nous impose chaque jour sa violence. Je les refuse. Je suis en guerre avec une conscience d’insoumission révolutionnaire pour détruire tout ce qui opprime notre liberté, cette liberté ne doit exclure aucune catégorie sociale dominée et opprimée de notre classe, ces catégories sociales que l’état et la bourgeoisie a créée. Tant qu’un-e seul-e individu-e est opprimé-e, je ne suis pas libre. Nous sommes des anarchistes révolutionnaires qui sommes en guerre contre la classe dominante de la bourgeoisie et de l’Etat   qui nous domine et exploite nos vies en dressant des barreaux autour d’elles dans ses prisons du dedans et celles du dehors. Nous voulons l’abolition de toutes ses prisons, nous voulons l’abolition de toutes classes.

C’est cette rage là construite dans l’insoumission à la légalité des lois bourgeoises et étatiques qui doit nous animer en tant qu’anarchistes révolutionnaires.

Les méchant-e-s  les gentil-les ? Détruisons à ses racines l’autorité de leurs normes dans laquelle ce monde d’oppression nous maintient consciemment. Sortons de cette peur de mettre réellement notre vie en jeu afin d’ emprunter le chemin de l’insoumission  pour l’insurrection .

Armons-nous d’une rage révolutionnaire pour l’anarchie contre ce monde d’autorité oppressif en étant dans l’action directe pour détruire à ses racines tout l’édifice de ses pouvoirs.

Reprenons le contrôle de nos vies et refusons d’être des légalistes rangé-e-s dans les normes des rapports sociaux et dominants dans lesquels l’état veut nous maintenir.

Refusons la défensive pour inventer notre liberté d’action directe révolutionnaire offensive qui passe par notre propre imagination dans tout ce que nous jugeons nécessaire en créant une solidarité sans failles avec nos compagnons et compagnonnes dans les prisons du dedans et du dehors  dans les attaques multiples qui font trembler les fondations de ce monde d’opression et de domination pour qu’un jour ces fondations s’écroulent à tout jamais et que nous dansions toutes et tous de joie sur leurs cendres.

Il est temps de sortir de la réflexion en pointant dans des communiqués à ne plus finir nos ennemi-e-s, cessons d’être “gentil-les” ! Nous les connaissons, eux /elles sont organisé-e-s, l’Etat et le capitalisme se jouent de nos hésitations, de notre pacifisme, de notre colère rangée, de notre résignation. Nous avons les armes de l’insoumission pour l’insurrection : l’action directe, la grève générale expropriatrice, le sabotage, utilisons-les avec rage contre nos oppresseurs dans cette guerre sociale dans la perspective d’une vie passionnante hors de toutes oppressions, construite sur l’égalité et la justice sociale sans lesquelles notre liberté ne peut être. Scions tous les barreaux des oppressions et dominations .

Jusqu’à sa mort l’état et ses pouvoirs dominants sont nos ennemis !
Pour l’insoumission
Pour l’insurrection
Pour l’anarchie

Une insoumise à tout ordre établi

Rennes : Soirée de soutien aux incarcérés lors des émeutes contre la coupe du monde

On organise une soirée en soutien aux personnes incarcérées au Brésil suite aux émeutes contre la coupe du monde, ce dimanche 23 novembre à l’élaboratoire.

Dès 15h, des concerts, suivis d’une bonne bouffe et des courts métrages avec un débat sur les conséquences de la coupe du monde au Brésil et sur les perspectives de lutte actuelles (et notamment avec les JO qui seront en 2016 à Rio de Janeiro). Deux brésiliens qui ont vécu les mouvements sociaux des dernières années au Brésil seront là. La soirée se finira avec d’autres concerts.

Les bénéfices iront à la croix noire anarchiste de Rio qui s’occupe de payer avocats et cautions des personnes emprisonnées dans le cadre de la lutte et de mener des actions en soutien. Prix d’entrée 1 euro (adhésion journalière élabo) plus prix libre.

Venez nombreux, et tôt: une boisson offerte pour ceux qui arrivent avant 16h!!

L’Élaboratoire, 17 A Avenue Chardonnet.

Vidéo d’appel pour le 29 à Lyon

via Réseau d’Agitation Genève

Belgique : Quelques brèves du désordre

Deux frappes contre les comicosFin septembre, des inconnus ont fait exploser deux petites bonbonnes de gaz devant le commissariat de police dans la rue Van Lint à Anderlecht. L’explosion s’est produite vers 4h30 du matin. Les pompiers sont venus rapidement sur place afin d’éteindre l’incendie. Les dégâts seraient limités. Rappelons que ce même commissariat avait été entièrement détruit en 2009 à coups de cocktails molotov comme vengeance pour les tortures que des policiers de cette zone ont commis contre des prisonniers à Forest, au moment où ils remplaçaient les gardiens en grève. Le comico était alors resté fermé pendant 2 ans. Le lendemain de cette explosion incendiaire, un autre incendie a visé un commissariat de la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles. Seul un journal flamand a mentionné cette attaque, ajoutant que le Centre de Crise du Ministère de l’Intérieur aurait émis une directive avec des consignes aux policiers de Bruxelles suite à ces deux attaques : ne jamais sortir sans gilet pare-balle et ne jamais laisser leurs véhicules sans surveillance. L’Organe pour l’Analyse de la Menace considère de son côté d’augmenter le niveau de la menace, qui se trouve aujourd’hui à 2 (sur 4) concernant les infrastructures policières.

112 – Lors des émeutes le 6 novembre 2014 à Bruxelles suite à une manifestation massive contre le nouveau gouvernement, 112 policiers ont été blessés, presque tous des effectifs des différentes zones de police de Bruxelles. Plusieurs bâtiments, commerces et bureaux ont été dégradés, 11 véhicules (dont une moto de police) ont été brûlés. 112, c’est alors devenu le chiffre de la colère, le chiffre de la vengeance pour toutes les personnes tabassées, enfermées, torturées et tuées par les flics, le chiffre de la rage contre le serrage de vis général.

Briser le train-train – Le jour avant la manifestation, un incendie a détruit les câbles de signalisation des chemins de fer près de la Gare Centrale à Bruxelles. L’incendie a paralysé l’ensemble de la circulation ferroviaire pendant quelques heures. Un petit avant-goût pour la grève du lendemain ?

Un supermarché pris pour cibleLa veille de la manifestation émeutière à Bruxelles, quelqu’un a tenté de brûler un supermarché Delhaize à Roeselaere en boutant le feu à l’entrée et à la sortie de secours. Les pompiers étaient rapidement sur place, limitant les dégâts.

Brûle, collabo, brûle – Début novembre, vers 3h du matin, le chantier du nouveau campus de la Haute Ecole AP à Anvers, est frappé par deux incendies. Deux baraques de chantiers partent entièrement en fumée, dont le bureau de l’ingénieur. Ailleurs sur le chantier, un autre incendie ravage du matériel de construction. Cette nouvelle construction fait partie de l’énorme projet de gentrification du quartier populaire du nord d’Anvers, le fameux “Park Spoor Noord“, et est réalisé par les entreprises de construction Willemen, Interbuild et BAM, toutes les trois aussi impliquées dans la construction de nouvelles prisons en Belgique.

Incendie solidaire avec le Testet – « Dans la nuit du 4 au 5 novembre, une pelleteuse et un engin de forage sont partis en fumée sur le chantier de la rue Vandenbranden dans le centre de Bruxelles. Un tag a été laissé sur place « A Rémi ». Ils aménagent, on saccage ! »

Vague incendiaire à Liège Pendant la nuit du premier novembre, à différents endroits, quatre voitures, deux cars scolaires et une cabine de chantier ont été incendiés dans le quartier populaire de Saint-Léonard à Liège.

Briser le train-train (bis) – A Dilbeek, près de Bruxelles, des câbles de signalisation qui courent le long du chemin de fer ont été incendiés. L’incendie volontaire a eu lieu vers 3h30 du matin et a provoqué des retards pendant toute la journée.

Couper la télécommunication – A Montigny-le-Tilleul et à Gosselies (région de Charleroi), des inconnus ont pénétrés dans deux bâtiments techniques de Proximus, une des principales entreprises de télécommunication en Belgique. A l’aide d’une visqueuse, des câbles de fibre optique et de cuivre ont été sectionnés. Ce sabotage a paralysé l’Internet, la télévision et le téléphone dans toute la région, ainsi que les alarmes de particuliers dépendant de Proximus, mais aussi les alarmes de différentes chaînes de supermarchés et de banques. Lors de la panne, des renforts de sécurité et de police se sont chargés de protéger notamment les banques dans la région. Aussi les terminaux Bancontact étaient hors service. Les réparations ont durée plusieurs jours : « il s’agit d’un travail manuel et fastidieux puisque des milliers de câbles doivent être ressoudés les uns après les autres ». Quelques jours plus tard, deux bornes de Proximus ont été incendiées, privant quelques centaines de clients de leurs connexions de télécomunication.

Nik la justice – Pendant la nuit, quelqu’un a mis le feu à la boîte aux lettres de la Maison de la Justice à Bruges, l’agence responsable entre autre pour la gestion des libérations conditionnelles et des peines de travail. Le feu ne s’est pas propagé à l’intérieur du bâtiment.

via hors service

Athènes : Incendie d’un véhicule de sécurité privée

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Le lundi 17 novembre, de bon matin, nous avons incendié un véhicule de l’entreprise de sécurité privée Starguard, dans la rue Anagenooseos, dans la zone de Metamorfosi, comme petite touche de solidarité avec les grévistes de la faim Nikos Romanos, Iraklis Kostaris et Yannis Michailidis.

Force à tous ceux et toutes celles qui ne viennent pas de ce monde.

La guerre continue.

Des incendiaires de type N

Turin, Italie : Procès contre Chiara, Claudio, Mattia et Niccolò

no-tav-4-1024x1024Dans la salle Bunker de la prison des Vallette, il aura fallu à Rinaudo et Padalino quatre heures abondantes de réquisitions pour confirmer la structure d’accusations contruite contre Chiara, Claudio, Mattia et Niccolò. Attentat a finalité terroriste, attentat terroriste avec engins pouvant causer la mort et explosifs, détention et transport d’armes de guerre, dégradation par incendie et violence contre personne dépositaire de l’autorité publique sont donc les délits qui, en appliquant les règles de l’arithmétique pénale, ont amené les deux procureurs à requérir des peines de 9 ans et 6 mois pour chacun des quatre compagnons. En ce qui concerne les parties civiles, LTF (Lyon Turin Ferroviaire) demande la somme “symbolique” de 50.000 euros pour l’action de sabotage contre le chantier de Chiomonte. Les demandes du SAP et du Barreau seront entendues plus tard.

Tandis que ces chiffres sortaient dans la salle Bunker, une longue manofestation a traversé les rues de Turin : une “grève sociale” qui a vu manifester des milliers de personnes dans plus de 20 villes. En plus des tags, des slogans et des interventions qui s’en prennent aux politiques du gouvernement Renzi sur l’école, le travail et le logement, de nombreux autres étaient dédiés à la lutte No TAV, à la solidarité avec Chiara Niccolò, Claudio et Mattia et au rappel des prochains rendez-vous en vue de la sentence de leur procès le 17 décembre.

Depuis macerie.

Athènes : Intervention anarchiste à l’Institut Français pour l’assassinat de Rémi Fraisse

Le samedi 15 novembre 2014, une vingtaine de compagnon-ne-s ont bloqué l’entrée de l’Institut Français d’Athènes dans le quartier d’Exarchia et sont intervenus dans la cour et dans les amphis en lisant plusieurs choses au mégaphone, en distribuant des textes, jetant des tracts et en criant des slogans. L’action a commencé à 11h40 et a pris fin une heure plus tard.

La direction de l’Institut, qui appartient à l’ambassade de France, a ordonné au vigile de l’entreprise privée G4 chargée de la surveillance du lieu de s’occuper de l’affaire, et lui a appelé la police grecque. Les aspirants flics de l’Institut ont commencé par essayer – sans succès – de fermer les portes des bâtiments pour enfermer les compagnon-ne-s dans la cour et pour les isoler en cas d’opération répressive. Ils ont ensuite activé le système d’alarme, provoquant la panique chez les étudiant-e-s et leurs parents, puis ont réuni les jeunes qui allaient en classe et les ont enfermé-e-s dans l’un des amphis. Entretemps sont aussi arrivées les forces anti-émeute MAT et les flics motorisés des unités DELTA, qui se sont placées aux deux coins de la rue.

Les compagnon-ne-s ont mis fin à leur intervention en sont sorti-e-s de l’Institut en passant entre les escadrons en criant « la solidarité est l’arme des peuples, guerre à la guerre des patrons » et « contre l’État et le saccage, lutte pour la terre et la liberté ».

La lutte contre l’exploitation de la Terre et les appareils armés de l’État français continue au quotidien en France et ailleurs.

L’assemblée de solidarité avec les révolté-e-s en France se réunira une nouvelle fois le mercredi 19 novembre à 16 heures à l’École Polytechnique d’Exarchia.

La chronique entière en grec.

Le 22 novembre à 12 heures aura lieu un rassemblement devant l’ambassade de France dans le centre d’Athènes, à l’angle des rues Vasilissis Sofias et Akadimias. (Note de Contra Info)

Milan, Italie : DAB et autos de luxe attaqués en solidarité avec les prisonnier-e-s No TAV et anarchistes

Dans la nuit du merc (sic) 12 novembre, nous avons attaqué 5 distributeurs de billets à coups de marteau et vandalisé quelques autos de luxe (pneus crevés et vitres cassées), un tout petit geste de révolte individuelle contre un système capitaliste qui exploite et dévaste. Nous dédions cette action aux compagnons et à la compagnonne accusé-e-s de l’attaque du chantier du TAV en mai 2013, et à tous les prisonniers anarchistes. Nous ne pouvons pas rester là à regarder tandis que nos compagnons se voient enterrés sous des années de prison, ou nous limiter à des actes symboliques qui ne provoquent aucune gêne.

La seule solidarité, c’est l’attaque !

Lyon, 29 novembre : Manif offensive contre le congrès national du FN

drapeauPlus d’Info: RAGE | Rebellyon

Prisons grecques : Grève de la faim rotative en solidarité avec Nikos Romanos

Bank Robbers Look at Floor in Cell

L’anarchiste emprisonné Yannis Michailidis a annoncé aujourd’hui 17 novembre 2014 que les anarchistes arrêtés pour le double braquage de Velventos entrent en grève de la faim rotative depuis les prisons de Koridallos, comme marque de soutien à Nikos Romanos, en grève de la faim depuis le 10 novembre, pour exiger qu’il obtienne les sorties de prison éducatives auxquelles il a droit depuis septembre 2014.

Yannis Michailidis, qui est le premier a commencer cette grève rotative et solidaire dès le jour d’aujourd’hui, dit – entre autres choses – dans son communiqué :

“Dans le cas présent, où notre compagnon et frère Nikos Romanos utilise son corps comme barricade pour exiger des sorties de l’asphyxiante condition de l’enfermement, j’ai cherché à exprimer ma solidarité de fait. Depuis la position dans laquelle je me trouve moi-aussi, j’ai décidé de participer à la grève de la faim rotative que nous avons commencé entre compagnons arrêtés pour le braquage de Velventos. J’entre en grève de la faim ce 17 novembre, jusqu’à ce que soit satisfaite la revendication de Nikos Romanos.

Par cette décision, nous voudrions être une contribution pour que s’activent plus de compagnons à l’extérieur des murs, pour que les actions solidaires multiformes se multiplient et s’aiguisent, pour ainsi ouvrir un front de plus contre l’État et, en conséquence, un autre champ de conscientisation possible pour de nouveaux et nouvelles compagnon-ne-s.”

De plus, Yannis Michailidis affirme son soutien à Iraklis Kostaris, membre emprisonné de l’organisation révolutionnaire 17 Novembre, qui et en grève de la faim depuis le 29 octobre 2014 pour exiger qu’on lui réattribue les sorties de prison éducatives auxquelles il a droit.

Prisons grecques : Communiqué de 5 anarchistes prisonniers en solidarité avec Nikos Romanos

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« Et nous devons aller de l’avant, renversant tous les Vides, même si nous nous autodétruisons en tirant de la force ce qui s’est passé… Toutes les époques ont leur sainte inquisition. Le ‘vide’ n’existe que tant que tu ne tombes pas dedans ».

Une bouchée de liberté loin du ciment des prisons.
Quelques heures pour que le regard puisse voyager sans percuter les grilles.
Un ciel sans fil barbelé. Des pas qu’il n’est pas nécessaire de compter. Des mouvements qui s’harmonisent de façon un peu différente.

Le 10 novembre, notre ami et compagnon Nikos Romanos a commencé une grève de la faim pour exiger une bouffée de liberté. Après avoir intégré une faculté de l’Institut d’Éducation Technologique d’Athènes, en se présentant aux examens depuis l’intérieur de la prison, il lutte pour pouvoir obtenir ce à quoi il a droit, selon leurs propres lois : les permis de sortie à fins éducatives.

Pour notre part, nous nous plaçons aux côtés de Nikos et de sa lutte, de tout qui puisse et doive accompagner son combat, de chaque expression de solidarité offensive… Parce que les étoiles que l’on peut voir sauter dans le vide sont celles qui portent nos rêves, nos désirs enragés, nos sourires chargé de sens… Parce que nous n’échangerions pour rien au monde une vie sans limites…

Satisfaction immédiate des exigences du compagnon Nikos Romanos pour la concession des permis de sortie à fins éducatives.

Fivos Harisis
Argyris Ntalios
Andreas-Dimitris Bourzoukos
Yannis Michailidis
Dimitris Politis

Module D des prisons de Koridallos
13 novembre 2014

Tlalnepantla, Mexique : Explosifs contre le siège de la Fondation Téléthon

tv-programmingC’est vrai, nous ne sommes en rien altruistes ni caritatifs, et cela a été très clair la nuit du 14 novembre, lorsque nous avons fait détonner une charge explosive au siège de la Fondation Téléthon Mexique à Tlalnepantla, dans l’État de México.

Proche est le jour lors duquel la soumise et dormante société mexicaine réunira ses membres face aux téléviseurs pour compatir avec les enfants handicapés utilisés pour accumuler des grandes sommes d’argent et pour que les industries « bienveillantes » ne paient pas d’impôts. Nous avons fait détonner notre explosif, qui, cependant, n’a absolument rien à voir avec la simple « demande de justice sociale », et n’a aucune teinte politique non plus, ni rien d’autre dans le genre. Juste au cas où quelqu’un en viendrait à le penser.

Notre grief est tout autre, et certains le savent très bien. Nous avons attaqué ladite Fondation parce que c’est l’une des institutions qui, avec l’initiative du privé et les médias de communication de masse, implémentent l’aliénation aux valeurs du système techno-industriel telles que la « solidarité sans distinction », la « paix », le « progrès », « l’humanisme », etc. Parce que cela diffuse très largement la morale que la société doit suivre pour « calmer les esprits », alors qu’il se vit une crise politique, économique et sociale dans le pays.

La Fondation Téléthon est aussi un organisme qui se charge avec les deux universités les plus prestigieuses du Mexique (l’UNAM et l’ITESM) de promouvoir l’innovation technologique et scientifique à fins thérapeutiques, c’est-à-dire qu’elles rejoignent ensemble totalement l’idée de progrès civilisé, pour faire en sorte que ce système suive son cours. Beaucoup se demanderont certainement : Et qu’y a-t-il de mal dans le fait d’avoir de la charité envers les gens les plus démunis ? Peut-être que ceux qui posent la question ne se sont pas rendu compte que le système se drape toujours dans ses habits de « nonne bien intentionnée » pour continuer de se perpétrer. La technologie complexe aura toujours les mêmes fins, sous toutes ses formes, qu’elle soit thérapeutique ou vouée à l’armement, à l’éducation ou à la destruction massive, médicinale ou empoisonnée. Et cette fin est de continuer son existence en se plaçant au-dessus de la nature sauvage. Telle est la raison de notre attaque.

Sans plus d’explications : nous ne sommes pas chrétiens et ne sommes pas caractérisés par la noblesse, nous sommes sauvages, nous ne recherchons ni ne défendons la charité de personne et pour personne !

Reacción Salvaje (Réaction Sauvage)
“Groupuscule Chasseur Nocturne”

Londres : Solidarité avec la lutte du Testet

Devant l’ambassade de France à Londres (31.10.2014)

Pas de justice, pas de paix, pour Rémi Fraisse, tué par l’État français.

Tôt dans la matinée du 26 octobre, Rémi Fraisse a été tué par la gendarmerie mobile sur le site du de protestation du Testet, dans le sud-ouest de la France. Il était là-bas, avec 7.000 autres, pour essayer d’empêcher la construction d’un barrage dans une zone humide et de forêt comptant plus de 93 espèces protégées. Il a été tué par une arme explosive de maintien de l’ordre tirée par la police.

Ici, au Royaume-Uni, nous avons une longue histoire de meurtres policiers, du meurtre de Mark Duggan en 2011, qui déclencha des émeutes dans tout le pays, à Olaseni Lewis, tué en 2010 dans un hôpital psychiatrique par la police ou à Ian Tomlinson, tué lors des manifestations contre le G20 en 2009 pour avoir été au mauvais moment au mauvais endroit. Ou encore Blair Peach, tué lors d’une manifestation antifasciste en 1979, et ainsi de suite. La police est partout la même, dans le sens où elle ne protège pas les intérêts du peuple, mais ceux de l’État, qui sont tous trop souvent racistes, classistes, guidés par les profits et qui essayent d’écraser quiconque les remet en question.

Nous ne parlons pas ici seulement d’un meurtre qui a été commis par la police, mais d’un meurtre qui a été commis par le gouvernement français. Ils doivent en être tenus pour responsables.

Le projet de barrage du Testet est une bataille d’État pour l’argent et pour le pouvoir, et nous avons vu ici directement que l’avidité tue. Normalement, elle tue celles et ceux qui sont loin de tous les regards – les marginalisé-e-s, les pauvres, les opprimé-e-s dans d’autres nations – mais pas dans ce cas. L’avidité des affaires a tué un étudiant Français de 21 ans.

Nous écrivons ceci depuis Londres, la capitale géographique de cette avidité et du béton, où la seule zone humide restante est au musée. Dans l’ombre des millionnaires, nombre d’entre nous luttent au quotidien pour pouvoir avoir à peine un toit sur la tête. Autour de nous, nous voyons la pauvreté grimper en flèche, la traque de celles et ceux qui n’ont pas de papiers, et la militarisation croissante d’un État de surveillance voué à la protection des riches et des puissants. Nous nous sentons inspiré-e-s par l’ambition, la diversité des tactiques et la détermination des luttes telles que celle de la ZAD du Testet.

Toutes nos luttes sont connectées, que vous occupiez une maison dans un arbre au Testet ou que vous occupiez le Bureau du Conseil de Londres pour demander qu’un groupe de mères sans abri aient un accès au logement. Que vous soyez en pleine émeute dans les rues d’Athènes ou de Ferguson, la racine systémique de nos colères est la même.

Pour tou-te-s celles et ceux tué-e-s par l’oppression de l’État
Organisons-nous maintenant.

En solidarité, John.

Mexique : Troisième message de la Coordination des Ombres

Guerrero-incendian

Plus de 43 raisons pour se masquer le visage et lutter
Déchaînons la rage, enfilons nos cagoules, que meure l’obéissance !

Troisième message de la Coordination des Ombres.

« L’union dans l’obéissance et le respect des bourreaux a mené les hommes vers l’oppression et la misère ; l’union dans la désobéissance et dans l’action irrespectueuse donnera aux esclaves le pain et la Liberté ».

« La Justice ne s’achète ni ne se mendie. Si elle n’existe pas, elle doit se faire »

Práxedis Gilberto Guerrero. Anarchiste Mexicain du début du vingtième siècle.

Les cœurs agités explosent dans les corps, les silhouettes sous pression avancent pour emboutir les symboles de la disgrâce, et les mains inquiètes cherchent l’arsenal historique des opprimés de toujours que sont les pierres et les bombes artisanales. Les gorges se délient, les cris de rage vandalisent le silence, la paix indigne de la résignation est sabotée, les regards des visages masqués voient au-delà des mensonges et des vérités acceptés dans le monde des esclaves. Pour eux, il n’y a rien à déchiffrer, il s’agit d’une guerre qui nait de l’amour de l’humanité et de la haine envers ceux qui la massacrent. Nous ne parlons pas de fiction. Dehors, tout brûle de nouveau au rythme des enthousiastes qui se sont faits insurgés ce soir. Brûle le monde de l’économie et de la substitution, tombe en fragments de verre le sale spectacle de la normalité des prisons quotidiennes ; les transports et les gardiens de l’ordre, les palais, les bureaux et les maisons de ceux qui s’assument en tant que dirigeants sont dépouillés du respect qui avait mûri dans la population tout au long de siècles de terreur et d’éducation basée sur l’ignorance et sur l’obéissance. Et dans la mort du respect réside la plus grande victoire de ceux qui osions croire qu’il existait un autre monde. Avec la souffrance des blessures, avec le souvenir toujours ardent de nos morts, de nos disparus et de nos prisonniers, voilà notre triomphe, l’honneur des opprimés de toujours. Nous continuerons de le défendre armés de feu, de pierres et de tout ce qui sera nécessaire.

L’indignation se généralise, tous réclament la justice, et ce mot nous désarme. Exiger la justice ? Et les oppresseurs se rient de nous depuis la confort de leur fauteuils et de leurs grandes maisons. Nous continuons de demander pitié aux bourreaux, de demander pardon à ceux qui nous offensent et de demander du soulagement pour éteindre notre rage à ceux qui ne devraient faire que la sentir. C’était l’État, réaffirmons cela et, au nom du bon sens, nous appelons à ne plus rien demander à celui-ci, nous appelons à revenir à l’histoire et à se souvenir comment aucun État ne représente les véritables intérêts communs, et comment la justice ne grandira que de notre haine dirigée contre qui la mérite.

Les sales organisations de « gauche » et leur presse « progressiste » remplissent de façon exemplaire leur fonction de conteneurs. Elles ne parviennent à articuler aucune action qui transforme le mécontentement en lutte, au contraire, elle s’échinent à utiliser leurs formules arriérées et inutilisables, parlent de nouveau d’assemblées constituantes, de grands congrès, qui mis à part leur nom sont tombés en miettes depuis des décades, elles se battent entre elles pour des plans d’action saturés de complaisance envers la normativité des assassins. Et lorsqu’un groupe de rebelles organisés ou spontanés décide de rompre la légalité des criminels, elles n’hésitent pas à mettre en marche leur absurde prédication scandalisée complice de ceux qui ont EFFECTIVEMENT les mains tâchées de (notre) sang.

Nous l’avions dit dans notre premier communiqué, nous ne nions pas ce dont ils nous accusent : nous sommes anarchistes et provocateurs. Mais nous ne correspondons à aucune force du pouvoir, et nous comprenons que dans une société habituée au clientélisme et à la servitude, des gens au double menton et au regard vitreux et craintif nous accusent : « Quelqu’un les paye ! », « Qui est derrière vous ? », « C’est sûr qu’ils sont envoyés par… ». Il ne leur vient pas à l’esprit que nous n’agissons pas tous comme eux, que nous ne cachons pas ce que nous pensons et sentons, même si cela ne correspond pas aux « uniques intérêts » du citoyen moderne : « le succès personnel » et ce genre de merdes.

Que l’État détruise les mobilisations avec des faucons ? L’État peut faire disparaître 43 étudiants sous les yeux de tous, il peut les tuer, et ensuite ? Nous allons nous victimiser ? Nous allons de nouveau leur demander pourquoi, pourquoi ils nous assassinent ? L’État n’a pas besoin de nous criminaliser, l’État nous tue, parce que l’État est une organisation criminelle (il n’y a pas que la pègre et les cartels qui soient des délinquants). Lorsque nous descendons dans la rue, nous disons aussi Viens ! Nous ne voulons pas qu’ils te frappent, donc viens frapper avec nous ! Ni le métro bus, ni les baraques en flammes, ni les congrès, ni le palais national n’ont été brûlés par des infiltrés, et parfois même pas par des activistes ou par un groupe ou une coordination. C’est le peuple qui rompt les illusions, la fausseté de la conciliation et de la normalité. La guerre est déjà ici, et c’est ce que dit le feu ! Elle il n’y a qu’à l’intérieur de celle-ci qu’il est possible de prendre position.

Notre appel est donc d’en finir avec la routine et d’interrompre l’économie, de nous reconnaître comme humanité à partir de la rébellion violente, un espace en-dehors et contre le monde commercial. Un appel au courage et à affronter la crise vers laquelle nous mènera la lutte, à nous organiser depuis celle-ci, en assemblées et en communes, en collectifs, blocs ou noyaux, sur notre lieu de travail, dans les écoles, dans les rues et dans les quartiers, avec nos amis ou avec d’autres personnes qui partagent nos inquiétudes. A être préparés au combat de rue, à nous assumer en tant que partie du peuple et à comprendre que nos intérêts communs sont le seul objectif de la rébellion, et que cela ne nous sera pas donné par les assemblées constituantes, les congrès, les présidents ou les caudillos. Par aucun État ! Seulement par la force qui naîtra du soulèvement social, de notre auto-organisation et de notre capacité à la défendre des opportunistes, des représentants du monde que nous combattons. A faire en sorte que la flamme de la révolte ne s’éteigne pas, a rendre les attaques quotidiennes, par le feu, par les mots, par la propagande, les occupations et les sabotages.

Autodéfense et offensive contre les oppresseurs !

Vengeance pour nos morts, nos disparus et nos prisonniers !

Feu au Buen Fin*, aux Jeux Centre-américains  et à tous les refuges des rats au pouvoir !

Parce qu’il est temps de parler de révolution !

Que viennent une et mille révoltes, violentes et incontrôlables !

Depuis les rues du territoire administré par l’État mexicain raté,
Mi-novembre 2014,

Coordination des Ombres

* Le Buen Fin est un évènement commercial organisé au Mexique chaque année lors d’un week-end de novembre. (Note de Contra Info)

Trentin, Italie : Impressions de novembre

Au rassemblement de trois jours et trois nuits né à Marco di Rovereto pour bloquer les carottages liés au projet du TAV participe également un groupe de jeunes du coin. L’un d’entre eux, au cours d’une partie de cartes, dit : « Ce rassemblement sauve en partie le climat de merde qui s’était créé ici à Marco contre les réfugiés ». En juillet, à partir du prétexte d’une tentative de viol, presque tous les politiciens, du maire du Partito Democratico à la Ligue du Nord, de la circonscription aux fascistes,  s’étaient exprimés pour la clôture du camp de réfugiés. Les discussions qu’on entendait un peu partout, sur les places et dans les bars, avaient l’odeur impossible à confondre du lynchage. S’il avait existé une présence fasciste organisée à Marco, il n’est pas exclu que nous aurions pu assister à une sorte de “chasse au nègre” réalisée avec la participation ou avec le consentement d’une partie de la population.

En octobre, dans toute l’Italie, et aussi dans le Trentin, les clérico-fascistes de Sentinelle in piedi  [Sentinelles debout] étaient durement contestés. La “loi contre l’homophobie” présentée par le centre-gauche est gelée après une interview de Bressan au journal “Vita Trentina”, dans laquelle l’archevêque de Trente compare l’homosexualité à la pédophilie.

Même à Trente la démocrate, les rafles contre les immigrés privés de papiers se déroulent. L’opération s’appelle “Mos maiorum”, c’est-à-dire “les mœurs des ancêtres”. La police aime bien le latin. Il y a deux ans, la DIGOS [police politique] avait nommé “Ixodidae” (“tiques”)* une opération contre 43 anarchistes pour “association subversive à finalité terroriste”, qui s’était conclue par l’absolution des mis en cause. Mais les “mœurs” restent. Le 5 novembre, à Trente, au terme d’un débat sur les groupes fascistes qui s’était tenu dans la faculté de sociologie, trois patrouilles de police (de celles qui tournent en ville pour les contrôles « anti-dégradations » voulus par le démocrate Andreatta) tentent d’interpeller et de fouiller une quarantaine de compagnons, qui s’en vont en cortège pour éviter l’encerclement. Dans l’effervescence du moment, l’un des flics en perd son latin et hurle « Arrêtez-vous, les tiques ! ».

Tandis qu’en Italie la société est divisée entre les journées institutionnelles contre les violences contre les femmes et une violence sexiste qui marque tragiquement la vie quotidienne de milliers de femmes, les femmes kurdes de Kobane défendent les armes à la main leur propre parcours d’émancipation des assauts assassins des mercenaires de l’État Islamique. La morale démocrate défend les femmes en tant que “victimes”. Lorsque les femmes prennent les armes pour se défendre elles-mêmes, la morale démocrate s’en remet à la police (globale).

Selon Renzi, il est criminel d’affirmer que les intérêts des travailleurs et ceux des propriétaires sont différents. C’est le vieux rêve du Capital, et c’est aussi le sien. Mussolini l’appelait corporatisme. Mais aucune politique au monde n’a jamais pu réussir à effacer complètement la réalité de la lutte de classe. Les matraquages des ouvriers de Terni, tout comme les œufs et les émeutes qui accueillent le président du Conseil un peu partout sont, peut-être, les signaux d’un retour à la réalité après des années du mensonge organisé qu’est la paix entre les classes.

Et c’est justement ce retour à la réalité que démocrates et fascistes veulent conjurer, en remettant sans arrêt au goût du jour les “urgences sociales” par lesquelles faire dévier les exploités. Des lames fascistes à la matraque de la police, la politique parle la langue de l’ordre. Même le fleuve Adige, qui risque de déborder de ses rives cimentées à terme, se retrouve désigné comme étant “surveillé spécial par les patrouilles de la Commune et de la Province”par un journaliste.

Du 14 novembre au 17 décembre, le mouvement No TAV de Val Susa invite à la mobilisation diffuse sur les territoires, en solidarité avec les quatre compagnons accusés de terrorisme pour un sabotage du chantier de la Haute Vitesse à Chiomonte.

Tandis que plus de 700 personnes ont participé à la campagne d’achat collectif d’un terrain pour résister au TAV dans le Trentin, et tandis que l’on se lève tous les jours à l’aube pour se retrouver sur les zones des prochains carottages, faisons en sorte que la solidarité envers les compagnons en prison ne nous reste pas en poche.

Il a raison, ce jeune de Marco. Seules les luttes sauvent nos vies du climat réactionnaire qui nous assaillit de la droite comme de la gauche.
Assez de lamentations ou de pleurnicheries. Organisons la contre-offensive.
Contre les fascistes, bien sûr, mais aussi contre le monde qui les arme et qui les protège.

Quelques anarchistes
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*zecche” (“tiques”), est le sobriquet que les fascistes donnaient aux communistes, anarchistes et autres “rouges” sous le régime mussolinien. (Note de Contra Info)

Le troisième numéro d’Avalanche vient de sortir (11/2014)

Si tu veux recevoir des exemplaires sur papier, fais-nous signe: correspondance[at]riseup.net

Sinon, le pdf peut être téléchargé depuis avalanche.noblogs.org

Athènes : Action en solidarité avec le Testet

Le 11 novembre 2014, des anarchistes ont symboliquement occupé les bureaux de l’AFP dans le quartier bondé de Kolonaki, dans le centre d’Athènes, pour protester contre le meurtre policier de Rémi Fraisse sur la ZAD du Testet, en France. Les compagnon-ne-s ont distribué des tracts en grec et en français, sur lesquels on peut lire : “De la France jusqu’en Grèce, transformons les foyers de résistance en signal de révolte pour les opprimé.e.s de la terre entière. La solidarité est notre arme“.

Toulouse : soirée de soutien aux inculpé.es du 1er et 8 novembre

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La police contrôle, frappe, mutile et assassine…

Dans la nuit du 25 au 26 octobre Rémi Fraisse en fait les frais, tué par une grenade. Suite à cette mort de nombreuses manifestations sont organisées, entre autre à Toulouse.
Le bilan est lourd en arrestations, inculpations, amendes et incarcérations. La lutte est collective, le face à face avec la justice aussi.
Face aux juges et aux procs, face aux flics, la solidarité est une arme !

Repris de IAATA

Prisons grecques : Le compagnon Nikos Romanos en grève de la faim depuis le 10 novembre

Asphyxie pour une bouffée de liberté.

Le printemps dernier, je me suis présenté aux examens à l’intérieur de la prison, et je suis entré à la faculté universitaire d’Athènes. Selon leurs lois, j’ai droit depuis septembre 2014 à des sorties de prison éducatives, pour assister aux cours de la faculté.

Comme il fallait s’y attendre, mes demandes ont fait chou blanc, ce qui me porte à revendiquer cette demande en utilisant mon corps en tant que barricade.

A ce point, il me faut expliciter ma logique politique, pour donner un contexte à la décision que j’ai prise.

Les lois, au-delà d’être des outils de contrôle et de répression, sont aussi un outil de maintien d’équilibres, ou de ce qu’on nomme en bref contrat social, reflètent la balance socio-politique et forment partiellement quelques-unes des positions de la guerre sociale.

C’est pour cela que je veux que la décision que je prends soit la plus claire possible. Je ne défend pas leur légitimité, au contraire, je leur fais un chantage politique afin d’obtenir quelques souffles de liberté de la condition destructrice de l’enfermement.

Il s’ouvre alors une réflexion qui a à voir avec nos exigences en état de captivité. Il est évident que les contradictions ont toujours été présentes, et continueront de l’être, sous ces conditions. Nous autres, par exemple, avons participé à la grève de la faim massive contre le nouveau projet de loi des prisons de haute sécurité, bien que nous soyons des ennemis déclarés de toutes les lois. De la même façon, de nombreux compagnons et de nombreuses compagnonnes ont négocié les termes de leur enfermement en utilisant leur corps comme barricade (prisons préventives “illégales”, refus de la fouille corporelle, permanence dans une prison déterminée), et ils ont bien fait.

La conclusion, donc, est que depuis la condition dans laquelle nous sommes, nous nous voyons souvent contraint-e-s d’entrer dans une guerre stratégique de positions qui, dans notre situation, est un mal nécessaire.

Par ce choix que je fais, dont les caractéristiques politiques se concrétisent dans le titre de ce texte, une possibilité d’ouvrir un front de lutte s’ouvre dans une conjoncture qui est cruciale pour nous tou-te-s.

“La poésie est l’art du résiduel. Elle est l’insoumis quand l’ordre du diaphane fait son compte de tous les discours. […] La poésie est incompatible ou elle n’est rien.” (Jean-Marc Rouillan)

Compagnon-ne-s, depuis longtemps, ils nous gardent bien enfermé-e-s. Des contrôles policiers et autres pogroms des unités antiterroristes aux juntes d’économistes qui exterminent tou-te-s celles et ceux qui ne rentrent pas dans leurs statistiques. Des industriels Grecs qui s’opposent à l’avancée des colosses des multinationales, soutenant le socialisme arriéré de SYRIZA, à l’État d’urgence des politiciens qui revêtent le costume de l’hyper-patriote, toujours au service des intérêts du pays, et jusqu’aux policiers et à l’armée qui s’équipent des toutes dernières technologies en matière d’armes pour réprimer les révoltes, et jusqu’aux prisons de haute sécurité.

Il faut nommer les choses par leur nom, et si l’État profite bien de quelque chose, c’est de l’inertie qui s’est établie en tant que condition normale.

Il sera bientôt trop tard, et le Pouvoir, avec sa baguette magique, ne montrera de pitié qu’envers celles et ceux qui s’agenouillent servilement face à son omnipotence.

Le système envisage un futur dans lequel on enterre vivant-e-s les révolutionnaires dans les “établissements de détention correctionnelle intensive”, dans lesquels ils essayeront de briser leur corps, leur âme et leur moral.

Un musée innovateur de l’horreur humaine, où on fera pendre le panneau “exemples à éviter » au cou des exhibitions vivantes, cobayes humains sur lesquels seront testées toutes les intentions sadiques du Pouvoir.

Chacun, chacune répond à ces dilemmes et prend ses décisions. Ou spectateurs assis dans les sièges isolés d’une vie amputée, ou acteurs des faits qui forment l’évolution de l’histoire.

*

Cette nuit-là, le regard ancré à l’horizon, nous avons vu tomber de nombreuses étoiles dessinant leur chemin chaotique. Et nous, nous comptions, et recommencions à compter, nous faisons des vœux, nous calculions les possibilités. Nous savions que notre volonté d’avoir une vie libre devait passer par-dessus tout ce qui nous opprime, nous tue, nous détruit, et pour cela, nous nous sommes jeté-e-s dans le vide, exactement comme les étoiles que nous voyions tomber.

Depuis lors, un nombre infini d’étoiles sont tombées, et peut-être qu’est arrivée l’heure de la tombée de la nôtre aussi. Si nous avions des réponses déjà prêtes, nous ne serions pas ce que nous sommes, simplement des connards intéressés qui apprendrions aux gens comment être des rongeurs qui se dévorent entre eux, comme ils le font déjà.

Au moins, nous autres continuons d’être catégoriques et têtu-e-s, comme le sont les personnes faites comme nous. Et celles et ceux d’entre nous qui ont douloureusement fermé leurs yeux et sont parti-e-s au loin, gardent leur le regard rivé à ce ciel nocturne que nous regardions nous aussi. Et ils et elles nous voient tomber, de belles étoiles brillantes. Maintenant, c’est notre tour ; maintenant, nous tombons sans vaciller.

A partir du lundi 10 novembre 2014, je commence une grève de la faim sans reculer d’un pas, avec l’anarchie dans mon cœur, pour toujours.

Les responsables de chaque jour de grève de la faim et de ce qui se passera à partir de maintenant sont ceux qui font partie du conseil de la prison : le procureur Nikolaos Poimenidis, la directrice Charalabia Koutsomichali et l’assistante sociale.

Solidarité signifie attaque.

P.S. : A tous les “lutteurs” de salon, les humanistes professionnels, les personnages “sensibles” de l’intellect et de l’esprit, par avance : allez vous faire foutre.

Nikos Romanos
Dikastiki Filaki Koridallou, Ε Pteryga, 18110 Koridallos, Athènes, Grèce

(en, es, pt, tr, it, de)