Chili : Communiqué public de Paz et Chrystal

Dans la nuit du 29 Mars, dans le cadre de la journée du jeune combattant, 4 personnes sont arrété-e-s à la Victoria. Parmi elles/eux, nous deux. Après notre arrestation nous avons été emmené-e-s au commissariat n°51 de la PAC, où 3 d’entre nous avions déjà été frappé brutalement avant d’arriver.

C’est pour cette raison qu’on nous a transféré, avec Javier, pour constater nos blessures. Javier avait de multiples lésions à la tête. Chrystal des lésions aux jambes et à l’épaule et Paz une fracture au nez et aux dents. Après les multiples menaces et tortures que nous avons subi au cours de la nuit, nous avons été emmené-e-s le jour suivant au tribunal de San Miguel  où nous avons été officiellement placé-e-s sous le coup de la loi antiterroriste et mis-es en prison préventive de manière injustifiée.

3 semaines après notre emprisonnement et après avoir été séparées dans la prison pour femmes de San Miguel, aujourd’hui, avec la joie d’être à nouveau ensemble dans la même tour, nous pouvons émettre ce communiqué pour remercier, informer sur notre situation, et faire face à ce qu’il s’est passé ces derniers temps. Dans ce procédé long et difficile, nous voulons remercier infiniment chaque geste pour nos familles et pour nous-mêmes. Toute la solidarité que nous avons reçue de votre part a été fondamentale, dans ce lieu si froid et obscur. Nous connaissons et nous sommes conscient de la décision qu’a prise Miguel, nous nous détachons complètement de sa personne et de la manière dont il a affronté stratégiquement cette situation, étant clair que le soutien constant et la solidarité active que nous avons reçu nous maintiendront unies. Nous n’imaginions pas l’importance que signifierait le compagnerisme dans ces moments parce que le compagnerisme et le soutien ne sont pas synonymes de terrorisme. Nous remercions complètement tous les actes d’amour dont vous nous avez fait preuve. Nous restons unies et gardons la tête haute en attendant notre libération pour continuer à partager avec vous tou-te-s.

Paz et Chrystal, Module 5, San Miguel 16 Avril 2014.

Volos, Grèce : Revendication d’attaque contre un marché de viande pendant pâques

Ces jours-ci, alors que des milliers d’animaux non-humains sont tués pour la consommation hédoniste et sadique de leur chair morte sur les tables festives des esclaves de dieu, nous avons décidé de célébrer la fête différemment. A l’aube du 19 Avril 2014 nous avons donc attaqué le ‘marché à la viande de Thessalie’, dans la ville de Volos, en cassant ses fenêtres et en repeignant et en endommageant un camion de marchandises. La même boucherie a déjà été attaqué par le passé, alors le moment est venu pour certaines personnes de comprendre que si elles continuent à tirer profit des animaux non-humains, elles nous trouveront sur leur route avec des moyens bien plus drastiques.

Depuis le début de leur existence, la civilisation et le capitalisme utilisent des concepts et des pratiques telles que la propriété et l’incarcération dans le but d’emprisonner, torturer et tuer des milliards d’animaux non-humains pour assurer la nourriture, la santé, le progrès et la prospérité de l’espèce humaine, établissant ainsi les bases de l’anthropocentrisme selon lesquelles puisque l’être humain est supérieur aux autres espèces il peut les exploiter. Bien qu’anthropocentrique, la domination ne laisse pas les humains échapper au cadre de l’esclavagisme (hiérarchie, patriarcat, nations, esclavage salarié, sociétés inégalitaires). Avec l’avènement du totalitarisme moderne, pour finaliser la stérile société prison, il y a une augmentation des incarcérations et de l’exploitation à la fois animale (élevage, vivisection, cirques d’animaux, zoos, animalerie) ainsi que des gens dont les idées et les pratiques bouleversent le bon fonctionnement du système (prisons, camps de concentration). Pour cette raison, nous ne considérons pas la libération totale (animale, humaine, de la terre) comme étant un fragment séparé de la lutte anarchiste mais plutôt comme étant partie intégrante de celle-ci.

Jusqu’à la démolition de chaque cage/prison, rien ne sera libre !

Solidarité avec les prisonni-ère/er-s politiques.

Force à celles et ceux qui se révoltent à l’intérieur et à l’extérieur des murs.

Des antispécistes

Athènes, Grèce : un supermarché exproprié comme geste minime de résistance

Tout est volé ; tout nous appartient !

Nous reprenons quelques-unes des choses que nous avons produites par le travail forcé et que nos patrons nous ont volé …

L’établissement d’un état d’urgence, en accord avec les attaques prédatrices des patrons au travail et dans nos vies, impose la crainte de la répression aussi bien que la misère sur la société. Les disparités dans la vie quotidienne ont une dimension tragique, quand des mains se tendent pour mendier ou pour renverser des poubelles d’ordures espérant trouver de la bouffe. Chômage et augmentations constantes des prix des produits sur les étagères de supermarchés nous ont fait nous demander si nous pouvons même subvenir à nos besoins fondamentaux.

Nous ne tolérons pas cette situation ; nous résisterons.

Aujourd’hui (le 11 avril 2014), nous avons couvert nos visages et avons exproprié un de ces grands supermarchés. Nous avons montré notre visage avec notre mouvement et parce qu’il dérange (surtout) leur paix aussi bien que leur rentabilité, ils essayeront de nous traquer. Nous ne nous rendrons pas à eux, nous défions leur terrorisme, nous planifions nos façons de faire et répondons collectivement dans la rue. Nous collectivisons nos résistances et révolte contre nos oppresseurs.

Aujourd’hui, nous avons également marqué un arrêt à l’organisation de l’emploi de la main-d’œuvre (OAED).

Nous avons laissé quelques-uns des articles que nous avons pris dans le supermarché au bureau de chômage local comme un geste de solidarité de classe envers les autres travailleurs et les chômeurs; un acte de justice que nous, ceux d’en bas, faisons pour nous-mêmes, en redistribuant le gâteau. Dans ce système moderne de traite des êtres humains, dans cette galère contemporaine, les travailleurs dans des projets d’utilité publique, que l’organisation grecque de l’emploi de la main-d’oeuvre favorise, sont obligés de vivre comme des esclaves pendant cinq mois. Ils n’ont pas droit à des vacances ou des congés maladie; ils obtiennent des miettes, et face à la menace de radiation du registre des chômeurs en cas de refus de la position qui leur est assignée. Chacun de nous devrait savoir que nous sommes plus nombreux, et si nous voulons nous organiser, nous pouvons renverser les exploiteurs de nos vies.

« pauvres mais malhonnêtes »

Grèce : récit de la manif anticarcérale devant la prison de Domokos

Contre les prisons de sécurité maximale

Le dimanche 6 avril 2014 des compagnons de plusieurs endroits de Grèce se sont réunis à proximité de la prison de Domokos pour protester contre le nouveau projet de réforme des prisons du ministère de la Justice, et pour envoyer force et chaleur aux prisonniers détenus là-dedans.

Aux environs de 13 heures, des bus de Patras et d’Athènes sont arrivés tout droit de la route menant à la prison de Domokos, estimant qu’il y avait un blocus de la police à un demi- kilomètre de la prison, de sorte qu’ils ne puissent pas s’avancer plus près. Les compagnons de Karditsa, Volos, Trikala, Larissa et d’autres villes se sont rassemblés à l’avance sur la place centrale du village, comme prévu, afin de manifester vers la prison. Les manifestants de Thessalonique sont arrivés plus tard en raison de problèmes sur un de leurs bus.

Quelques slogans ont été scandés au début, mais les gens n’ont pas su si les détenus pouvaient entendre quoi que ce soit en raison de la distance, si bien que les cris de joie ont diminué jusqu’à ce qu’il y ait eu une communication téléphonique avec les prisonniers, qui ont confirmé qu’ils entendaient les cris à l’intérieur.

Un plus petit groupe de compagnons a constaté qu’il y avait une façon de se rapprocher des installations de la prison en passant par les champs entourant la prison et de là ils ont exprimé leur soutien aux prisonniers. Peu après, il y a eu des heurts à petite échelle avec les flics qui ont été placés sur ce côté de la construction. Des gaz lacrymogènes ont été jetés mais le vent n’a pas soufflé en faveur des escadrons de police, donc les effets ont été plutôt légers. Des affrontements intermittents ont continué pendant plus d’une heure, avec le reste de manifestants attendant tout près pour ne pas laisser d’autres derrière.

Vers 15h30, ça a été un moment plutôt amusant quand des compagnons ont tenté d’attaquer une voiture de patrouille de police et un véhicule de police secrète. Lorsque les trois flics ont réalisé ça, ils ont sauté dans leurs voitures et ont quitté cet enfer, laissant une trace de pneu sur l’asphalte.

Des slogans contre les prisons et les flics, mais aussi pour l’anarchie ont été principalement chantés, comme:

Aucun prisonnier pénal ni politique; feu et explosifs à tous les cellules de prison.
Ecoutez matons, bas les pattes sur les combattants.
Ceux dont les têtes sont pleines de merde ne peuvent rien comprendre à la liberté.
C’est vrai, c’est vrai, c’est vrai, des rafales de Kalashnikov pour que ça rentre enfin dans vos têtes.
Pas une seule larme pour Tsironis; flics, porcs, assassins.
(Giorgos Tsironis est le gardien de prison qui a été mortellement poignardé par le prisonnier Ilia Kareli.)
Liberté pour ceux qui sont dans les cellules de prison.

Kiev, Ukraine : Festival « Good night macho pride » du 24 au 28 avril 2014

Du 24 au 28 avril 2014, le troisième festival anarcha-féministe « Good night macho pride » aura lieu à Kiev, en Ukraine.

Au cours du rassemblement, il y aura des discussions théoriques et pratiques liées à l’anarchisme et à des sujets féministes tels que les relations et les façons de parler les un.e.s aux autres, l’interaction en groupe, comment faire face à des insultes ou agressions, la sensibilisation en ce qui concerne les comportements sexistes, et de la prévention sur l’épuisement des militants. D’ailleurs, ce sera une bonne occasion d’entrer en contact avec des groupes anarcho-féministe et des militants de différents pays européens.

Un point important sera accordé aux exposés sur l’anarcha-féminisme et les questions liées au genre dans le mouvement anarchiste de l’ex-URSS. Un autre point sera sur l’échange d’expériences et de stratégies pour surmonter le patriarcat.

contact: gnmp@riseup.net / plus d’infos: svobodna, a3yo

Grèce : Les prisons en ébulition

“L’État assassine les détenus — Ilir Kareli” (prison de Koridallos, Athènes)

Le lundi 24 mars 2014, les prisonni-ères/ers en Grèce annoncent une mobilisation pour protester contre les conditions de détention toujours plus strictes, exigeant que le gouvernement retire son projet de loi. D’après cette future loi, les détenu-e-s considéré-e-s comme « dangereu-ses/x » seront envoyé-e-s dans des cellules de type C, n’auront plus de permissions de sortie et verront leur droit de visite considérablement réduit.

Le mardi 25 mars, dans un climat de tension qui règne dans les prisons, le prisonnier de nationalité albanaise Ilia (Ilir) Kareli poignarde à mort un gardien avec un couteau improvisé dans la prison de Malandrino. Bien que Kareli était emprisonné depuis maintenant 16 ans, il venait récemment de se voir interdit de droit de visite. Le maton mort, que les médias présentent presque comme un saint, était un infâme bourreau sadique qui avait l’habitude de fouetter les prisonni-ères/ers avec des câbles électriques.

Le jeudi 27 mars, le prisonnier Ilia Kareli a été transféré en isolement à la prison de Nigrita (près de la ville de Serres, dans le nord de la Grèce) où il a ensuite été retrouvé mort, du fait de multiples blessures internes et d’importantes fractures causées par les coups répétés des assassins en uniforme. En d’autres mots, après avoir pris la misérable vie d’un gardien, il a été torturé à mort par le système carcéral.

En réponse au meurtre d’Ilia Kareli, ainsi qu’à l’horrible loi que le Pouvoir est en train de préparer contre les prisonni-ères/ers en Grèce, les détenu-e-s de différentes prisons ont organisé des protestations massives, en refusant les repas de la prison dans certains cas, et/ou en refusant de retourner en cellule.

Dimanche après-midi, le 30 mars, un rassemblement été organisé à l’extérieur de la prison de Nigrita, là où Kareli a été retrouvé mort. L’action a duré plus d’une heure et a rassemblé une centaine de camarades des villes de Thessalonique, Serres et Kavala. La réponse des détenu-e-s a été très vive, les deux côtés échangeant des cris contre les bourreaux-assassins de l’administration ainsi que des slogans contre les flics, et en solidarité avec la lutte en cours des prisonniers.

Pendant le rassemblement, l’administration a tout fait pour entraver la communication entre les prisonniers et les personnes solidaires. Les alarmes de la prison ont retenti et des consignes ont été continuellement transmises par des haut-parleurs pour empêcher les chants d’être entendus à l’intérieur. Les prisonni-ères/ers n’ont toutefois pas été découragé-e-s par les efforts des gardiens ; en particulier dans l’aile C2, les caméras de surveillance ainsi que les vitres, etc. ont été détruites par les détenus.

Le lundi 31 mars, les prisonni-ères/ers de la prison pour femmes et de l’aile A de la prison pour hommes de Koridallos ont refusé de remonter dans leurs cellules après la promenade et sont restés dehors de 11h à 12h en signe de deuil et de rage pour la mort du détenu Ilia Kareli.

Solidarité avec les gens qui se révoltent à l’intérieur et à l’extérieur des murs

Santiago, Chili : Action de rue le 25 mars 2014

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1. Ca sort, nous sortons, nous attaquons encore une fois, sans excuse ni exigence, l’ordre des choses existantes dont nous ne voulons plus. Le geste s’épuise avec tout ce que nous voulons faire circuler.

Nous nous sentons obligé de le dépasser et de finir par nous exprimer ainsi. Nous incarnons en action l’idée qui mobilise nos corps, nos silhouettes floues courent, les  yeux furieux, en riant entre les rues de la ville froide et lugubre. Le simple blocage de rue nous montre la colère de celles et ceux qui veulent continuer attachés aux ruines, celles et ceux qui ont oubliés la sensation de la terre sous leurs pieds, l’amour de la vie s’est transformé en volonté de perpétuer l’agonie individuelle, de celles et ceux qui sont pieds et mains liées face au bourreau souriant qui se réjouit de voir l’esclave implorant la pitié pour continuer à respirer.

Les flammes versées sur l’asphalte furent la légère rupture avec la normalité dans le centre de la métropole, là où il ne se passe rien, la ville nous montre sa fragilité cachée par la grandiloquence de ses discours de sécurité ; elles dévoilent les ruines de ce monde que nous détestons. Nous continuons ainsi à rire et à attaquer avec la vitalité que nous a toujours donnée notre volonté, comme des enfants espiègles, avec la fermeté de ceux qui, vivant dans l’échec, se lancent la tête haute contre le léviathan.

2. La mémoire a toujours été le rêve de l’expérience d’autres fois, le souvenir de l’action non exécutée, de l’amitié qui n’a pas eu lieu, de la fraternité avec les morts, et la continuité avec ceux qui survivent, irréductibles, la suite d’une lutte qui n’a pas connu de trêve même dans les moments les plus silencieux. C’est l’existence et la possibilité de nos attaques. L’Histoire n’a pas été que des faits et des idées qui ont sillonnés l’air comme des sifflets et qui se sont dissipés doucement dans leur inconsistance, mais l’idée et sa pratique ont été personnifiées par des hommes et des femmes comme nous. C’est là notre pratique, ne pas réduire la mémoire à un simple cumul de fait, mais de garder vivant-e-s celles et ceux qui se sont levé-e-s, dans leur totalité.

3. Un autre moi va passer depuis que les flèches ont visé ta poitrine et l’ont transpercé avec un regard de mépris, presque d’indifférence, sans aucun remord d’en finir avec ta puissance, l’abîme t’attendait à bras ouverts, et tu es allé lentement à sa rencontre tandis que tu touchais le sol, pendant que ta chair se refroidissait en ignorant la chaleur du soleil qui a si souvent illuminé ton visage avec ses rayons affectueux, la présence du ciel troublé de contamination et de l’homme piétinant autrui ne t’intéressait plus, ça fait trois mois et quelques jours que tu nous as abandonné, en laissant une trace de rébellion, d’amour et d’insurrection.

Nous ne savons pas ce qui a pu mal se passer, nous ne savons pas qu’est-ce qui as ôté la chaleur tiède et aimable de tes yeux et les a rendu opaques et perdus. Ta mémoire Angry, de lutte, de conflit, ne cessera d’être présente dans chaque exaltation de nos respirations… tu n’es pas un héros ni un martyr, tu n’as été qu’un enfant joyeux et courageux qui a appris à beaucoup d’entre nous qu’on peut jouer sérieusement.

4. Il y a des faits qui s’inscrivent entre le légitime et l’illégitime, entre le légal et l’illicite, mais toi tu débordes totalement ces catégories, dans ce cri de « Vengeance !! » se trouve toute l’anomie de ton acte, il n’y a rien à éclaircir à personne, il n’y a pas à dire si c’est correcte ou non, ou si ce fut réussi ou non, nous ne pouvons que saluer ta décision, ici dehors nous continuons à lutter, une accolade chargée de tout l’amour, la force et le soutien pour toi compagnonne Sol.

5. Plus qu’une action passagère, que cela soit un salut fraternel à nos frères et sœurs emprisonné-e-s de toute la planète, à nos mort-e-s et à celles et ceux qui luttent en clandestinité. Une accolade anarchique et chargée d’affection à Diego Rios, Felicity Ryder ; à Freddy, Marcelo, Juan et Carlos Quiduleo ; à Hans Niemeyer, Alberto Olivares, Sol Vergara ; à Mónica Caballero et Francisco Solar ; et à tou-te-s les prisonni-ère/er-s anarchistes partout dans le monde, pour elles et eux, cela et notre amour.

Nous nous rappelons de toi dansant dans le feu, pour toujours en nous Sebastián Overluij.

Que vive l’Anarchie. Faisons-la vivre.

barricada-ardientebarricadaen espagnol

Santiago, Chili: Détentions à La Victoria le 29 mars 2014

Hier (29/3/2014), dans le contexte de la commémoration du jour du jeune combattant, 4 compagnon-ne-s ont été arrêté par les sbires policiers, dans le quartier historique La Victoria. Pendant leur détention les compagnon-ne-s ont été frappé brutalement par les agents des carabiniers, qui ont cassé des dents à l’une d’entre elles et provoqué une plaie profonde à la tête à un autre.

Aujourd’hui, à 14 heures environ, une juge de la 10ème juridiction de garantie, a rapporté que les compagnon-ne-s seront en prison préventive les deux prochains mois, mesure que les deux compagnons commencent à accomplir aujourd’hui à 23 heures à la prison-entreprise Santiago 1, et les deux compagnonnes à la prison de San Miguel.

Les charges sur lesquelles se basera l’enquête ces deux prochains mois sont, tentative d’incendie (d’un bus de transantiago) avec danger pour les personnes, tentative d’homicide (sur un agent des carabiniers) port d’arme incendiaire (bombe molotov), violation de domicile (dans la maison dans laquelle elles et ils se sont réfugié-e-s pour éviter les carabiniers), et transgression de la loi antiterroriste, ce qui amène à un risque de peine qui va de 5 ans et 1 jour jusqu’à 10 ans.

Dans ce genre de situation, il est indispensable de lancer des initiatives pour soutenir les compagnon-ne-s, de la diffusion de la situation des compagnon-ne-s, jusqu’à la préparation et l’envoi de colis, en passant par le soutien aux familles des gamin-e-s et l’attaque directe contre les personnes qui les tiennent reclus-e-s.

De la manière qu’il soit, et au-delà de n’importe quelle limitation technique, rompons maintenant avec cette réalité, ses défenseu-se/re-s et ses fau-sses/x critiques.

Solidarité immédiate avec Javier, Paz, Miguel[*] et Chrystal ! Courage gamin-e-s on ne vous laissera pas seul-e-s !

Jusqu’à ce que toutes les cages soient ouvertes ! Pour la libération totale !

Que la solidarité traverse les murs de toutes les prisons !

en espagnol

* Mise à jour : Le 5 Avril, l’un des quatre arrété-e-s, Miguel, a écrit une lettre ouverte plutôt embarrassante. Voir la note de Refractario en espagnole à ce sujet, ici.

Volos, Grèce : Revendication d’attaque incendiaire contre le bureau des impôts

tax-archivesMilles heures de théorie équivalent à une minute d’action.

Dans la nuit du Vendredi 21 mars nous avons attaqué le bureau des impôts dans le quartier de Nea Ionia dans la ville de Volos. Nous avons choisi les archives comme foyer de l’incendie, où nous avons versé de l’essence et nous l’avons allumée. Notre but était que les flammes se répandent dans tout le bâtiment, mais à cause du manque d’oxygène, le feu ne s’est pas propagé. La prochaine fois nous serons plus prudent-e-s.

- Les raisons pour lesquelles nous avons choisi comme objectif le bureau des impôts sont évidentes. La seule chose que nous devons au principal mécanisme de pillage étatique c’est sa destruction.

- L’action remplace les larmes.

- Par l’action nous avons surmonté nos peurs.

- Nous n’attendrons pas que les conditions soient mûres.

- Nous n’attendrons pas que la société se réveille.

- Nous n’attendrons qu’aucun « révolutionnaire » se rebel.

Nous appelons celles et ceux qui ne veulent pas vivre une vie soumise. Nous appelons celles et ceux qui s’opposent consciemment à ce vieux monde à abandonner leur misère et l’inertie idéologisée, et à passer à l’action.

Commençons à définir nous-même l’agenda de l’actualité.

Des anarchistes en action

Santiago, Chili : Tous les jours nait un jeune combattant

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Conformément aux conditions pré-établies par les forces de sécurité, nous nous sommes vus dans l’obligation de générer une instance combative encore plus large que celle du « jour du jeune combattant », estimant que notre lutte transcende les dates emblématiques dirigées vers la destruction des normes sociales et du modèle dominant.

La faim, la misère, la pauvreté, l’injustice, le harcèlement policier, l’exploitation et tous les éléments de la domination et de l’oppression envers les classes les plus vulnérables, dont nous faisons partie, sont des réalités qui se vivent au jour le jour et à la marge des dates emblématiques de lutte de rue, donc nous appelons à développer cette lutte dans chaque endroit ou recoin de cette société et les 365 jours de l’année.

Nous adorerions livrer plus de détails au sujet de l’action, cependant nous pensons que dans ce cas les imagent parlent d’elles-mêmes.

Tous les jours nait un jeune combattant !
A la mémoire d’Eduardo et Rafael.*

Images remises par Héctor Antonio Cerda Burgos**, 17.459.433-3

source

* Eduardo et Rafael Vergara Toledo, assassinés le 29 mars 1985 près de Santiago par des carabiniers. Cette date est commémorée par le « Jour du Jeune Combattant ».

** Référence ironique au carabinier qui avait infiltré le campus universitaire, et y a « oublié » ses papiers après s’être fait repérer par les étudiants

« Avalanche – Correspondance anarchiste » – numéro 1 – mars 2014

cliquez sur l’image pour lire le numéro un (mars 2014)

“profitons-en pour faire un appel chaleureux à tous les compagnons qui se reconnaissant dans le projet d’Avalanche, de correspondance anarchiste internationale, d’y contribuer de la manière qu’elles estiment la plus adéquate ; a côté de nombreuses autres occasions et possibilités, nous espérons que ce projet offre une espace pour resserrer les liens et se propulser réciproquement dans la lutte anarchiste, au-delà des frontières”

Le numéro zéro ici. Pour des exemplaires, veuillez envoyer un mail à correspondance@riseup.net

AVALANCHE Correspondance anarchiste | Anarchist Correspondence

Grèce : Mouvement de protestation des prisonniers depuis le 24 Mars 2014

FEU AUX LOIS

Ces derniers jours, un nouveau projet de loi du Ministère de la Justice, concernant les prisons de haute sécurité et la limitation des permissions de sortie, est soumis à la consultation publique.

Les premières nouvelles mesures du projet de loi sont déjà publiées dans les médias.

1) Classement spécial des détenus en trois types (A, B, C). Tous les détenus qui sont accusés de braquage ou d’extorsion, dans le cadre d’une bande organisée, les prisonniers politiques, tous ceux qui sont considérés “dangereux” et sont condamnés à plus de 10 ans d’emprisonnement jusqu’à perpétuité, et tous ceux qui se révoltent dans les prisons sont classés dans la catégorie spéciale type C.

2) Les détenus type C sont privés du droit de permission de sortie. De plus, les parloirs et les communications par téléphone avec la famille et les proches sont limités.

3) Des cellules spéciales type C seront construites (non seulement à Domokos, mais dans plusieurs prisons), visant à isoler les détenus.

4) La police est constamment présente à l’intérieur des prisons (fouilles de cellules, transfert de détenus à l’intérieur de la prison, etc.), avec des compétences et des pouvoirs confidentiels qui ne sont même pas inscrits dans le Journal Officiel.

C’est évident que le gouvernement prépare la version grecque de Guantanamo. Dans un système judiciaire où le principe de proportionnalité est bafoué et des peines exhaustives sont imposées, la Grèce revendique la première place concernant les longs emprisonnements et les peines à perpétuité.

Les permissions de sortie et les suspensions de peine sont les seuls moyens qui tentent de compenser cette extermination légale. Dorénavant, en coupant les permissions de sortie pour pratiquement la plupart des détenus (car en effet chacun d’entre nous peut être considéré “dangereux” et appelé détenu type C), le système crée des hommes sans espoir. Ainsi, les prisons deviennent des usines de production de crime, vu que le détenu n’a rien à perdre, puisqu’il a déjà tout perdu. Leur soi-disant réhabilitation devient une punition vindicative. Parallèlement aux interventions des forces EKAM, les prisons deviennent un terrain d’exercice de violence policière et d’arbitralité. De plus, le pouvoir du procureur de la prison, qui par ailleurs n’y connait rien sur les détenus car pour lui ils ne représentent pas plus qu’un fichier oublié dans son tiroir, est dorénavant absolu.

Les détenus de toutes les prisons, nous levons nos voix et nous revendiquons nos droits et notre dignité.

Nous exigeons que ce nouveau projet de loi fasciste qui promeut la prison dans la prison, soit retiré. Un projet de loi rédigé “à chaud”, suite à la demande du ministre de la police et des médias. Que le classement des détenus s’arrête. Tous les détenus ont les mêmes droits. Que le droit à la permission de sortie, qui a un tel pourcentage de succès en Grèce (uniquement le 2%-3% des détenus ne retournent plus), soit préservé. Que la ligne budgétaire pour la construction-conversion des prisons de haute sécurité soit consacrée à l’amélioration des conditions de détention (insuffisance de rations, de chauffage, d’eau, des soins médicaux).

Tous les détenus, nous nous organisons, nous nous coordonnons et nous nous mobilisons contre tous ceux qui font des prisons des endroits de punition continue et de privation d’espoir.

Nous invitons le ministre et toute personne compétente à réfléchir sur leurs responsabilités et initier un dialogue ouvert sur les prisons et les problèmes réels qui règnent dedans.

Dans tout autre cas, nous sommes prêts à répondre avec dynamisme, tous ensembles unis, contre l’injustice et la privation de nos droits.

Source via Flying Theory

Russie : Un anarchiste biélorusse a été arrêté à la frontière russo-ukrainienne

Dzmitry Rezanovich, un anarchiste de Gomel (Biélorussie), a été arrêté entre le 13 et 14 mars 2014 par les forces de sécurité russes alors qu’il tentait de traverser la frontière russo-ukrainienne. Il est maintenant à l’une des installations de pré-procès de Koursk ; les parents ne sont pas autorisés à lui rendre visite. La raison de la détention n’est pas encore connue. Il avait le passeport de son frère, mais il semble que les services spéciaux n’étaient pas intéressés par ce délit, ils l’auraient soupçonné d’un complot en vue de lancer une attaque contre la centrale nucléaire de Koursk, ainsi que de participer à des manifestations à Maidan.

Nous pensons que cette histoire est liée à l’hystérie russe à propos de la guerre possible avec l’Ukraine et on s’attend à des actes de diversion du côté de l’Ukraine.

Source : ABC Bélarus

Steyning, Angleterre: Blocage et actions contre une réunion de l’OTAN (17-19 mars 2014)

Des militants anti-militaristes ont bloqué aujourd’hui une conférence de l’OTAN dans une maison seigneuriale dans la campagne du Sussex. Pendant ce temps, des banderoles ont été accrochées sur les ponts proches du lieu afin de saluer les délégués à leur arrivée à la Wiston House à Steyning.

Les manifestants ont réussi à bloquer l’entrée pendant plus d’une heure, ce qui a conduit à des scènes de chaos sur l’A283, comme les voitures en file d’attente pour entrer à l’intérieur du domaine.

Un fonctionnaire de l’événement a dit aux manifestants : « Si vous n’arrêtez pas votre contre-manif, les délégués ne pourront pas voir que vous protester ici, ainsi vous ne leur ferez pas passer votre message! »

Les activistes ont aussi mis un piquet devant l’entrée arrière, avec la police étant forcée d’escorter des voitures dans la conférence. Un manifestant a été arrêté et grossièrement menotté par trois grands policiers (pour des raisons qui sont peu claires).

Des tracts ont aussi été distribués aux gens du secteur dans le centre-ville de Steyning, où les militants ont été suivis par la police de collecte de renseignements.
L’OTAN tient une « Conférence de récit stratégique post-2014 » du lundi 17 au mercredi 19 mars 2014. Son but est de fixer l’agenda et le contenu pour le sommet de l’OTAN 2014 en septembre prochain à Newport au Pays-de-Galles.

Chloe Marsh de la campagne contre le commerce des armes Smash ‘EDO’ (EDO MBM Technology Ltd) a dit : « Les séniors de l’OTAN et officiels des États membres, des parlementaires et des experts en défense et sécurité – responsable de morts innombrables, de vols et de torture et de guerres purement pour protéger les intérêts Occidentaux – se réunissent en ce moment à Steyning. Nous devons nous y opposer ici. »

Le « récit stratégique » de l’OTAN est essentiellement des mensonges avec lesquels il a pour but de berner le public et de justifier son invasion impérialiste prochaine. Le site web officiel de la conférence admet même qu’il planifie « les éléments d’une stratégie de communications proactive de transmettre le récit stratégique de l’OTAN post-2014 et la validation de l’utilité de forces militaires pour les politiciens et publics des États membres. »

Michelle Tester de Smash EDO a dit : « Certains d’entre nous ont visité les régions qui ont été visées par l’OTAN. Nous avons vu des bâtiments dévastées par des bombardements et nous avons rencontré la population locale qui a perdu des amis et de la famille. Nous nous opposons à la diabolisation par les gouvernements occidentaux et les médias des habitant-e-s des pays qui sont les victimes des invasions de l’OTAN. »
Le groupe anti-militariste Stop NATO Cymru, faisant partie du Réseau d’Action Anarchiste, sera mobilisé contre le sommet de l’OTAN en septembre 2014 à Newport au Pays-de-Galles.

Source : Smash EDO

Biélorussie : Deux antifascistes de Brest ont été condamnés pour des affrontements avec des néonazis.

En mars 2014 deux antifascistes de Brest en Biélorussie ont été reconnus coupables d’agressions contre des néo-nazis locaux.

Dzmitry Stsyashenka a été accusé de hooliganisme aggravé pour avoir menacé d’attaquer un néonazi avec un couteau l’été dernier. Il a été condamné à 4 ans de ‘restrictions de liberté’.*

Dzmitry Zvan’ko a été accusé de lésions corporelles malveillantes infligées à un groupe de néo-nazis, qui avait provoqué les antifascistes le 8 mai 2013. Il a été condamné à 5 ans de ‘colonie avec régime renforcé’.** (Plus d’informations sur cette histoire ici.)

Les deux sessions de la cour sont closes car les plaignants l’ont demandé.

Source : ABC Bélarus

NdT:
* une forme de contrôle judiciaire : le condamné fait face à plusieurs restrictions de liberté, telles que l’interdiction de quitter son domicile à certaines heures, de se rendre dans certains lieux, d’assister à des manifestations de masse ou encore de s’installer dans une nouvelle résidence sans l’autorisation d’un organe de surveillance de l’Etat.
** le condamné est incarcéré avec une peine de travail forcé ; ces camps de travail succèdent aux goulags du temps de la dictature communiste.

Thessalonique, Grèce : Solidarité incendiaire avec les compas du Caso Security

Jeudi 20 mars dans la nuit, nous avons utilisé des produits inflammables pour livrer un véhicule diplomatique d’un autre pays aux flammes, à l’Est de la ville de Thessalonique.

Cette action a été réalisée dans le cadre de l’appel international de solidarité avec Juan Aliste, Freddy Fuentevilla et Marcelo Villarroel, anarchistes* prisonniers de l’Etat chilien, accusés dans le Caso Security. Les compas doivent affronter des charges lourdes, notamment des braquages de banques et la mort d’un flic qui a eu la mauvaise idée de défendre le monde du Pouvoir et de ses lois.

Chaque acte d’attaque contre les Etats et leurs mécanismes est un message de solidarité à tous les compas qui luttent à l’intérieur et à l’extérieur des prisons du monde entier.

Pour la libération totale et l’anarchie.
Solidarité avec les anarchistes prisonniers au Chili.
Force à ceux qui choisissent le chemin de la clandestinité.

* Freddy Fuentevilla est un ancien militant du MIR (Movimiento de la Izquierda Revolucionaria), anticapitaliste autonome actif. Juan Aliste est un ancien lautarino (MAPU-Lautaro), anticapitaliste subversif actif. Marcelo Villarroel est un ancien lautarino, subversif autonome et libertaire.

[Prisons Espagnoles] Bref entretien entre Contra Info et l’anarchiste prisonnier Claudio Lavazza

Entretien de Contra Info avec le compagnon Claudio Lavazza qui, depuis 1996, se trouve enfermé dans les cellules de la démocratie espagnole. L’entretien a été présenté lors de l’évènement en solidarité avec les anarchistes prisonnières /ers condamné-e-s à de longues peines, qui a eu lieu le 11 Janvier 2014 au CSO La Gatonera de Madrid.

Dans ta recherche de la liberté totale, tu as choisi d’attaquer le monde du pouvoir par tous les moyens possibles. Quels furent les principaux motifs qui t’ont poussé à suivre le chemin de la rébellion armée ?

Les raisons pour lesquelles j’ai emprunté le chemin de la rébellion ont été un ensemble de circonstances qui vont de la tentative de coup d’Etat de l’extrême droite en Italie, avec l’aide des services secrets et  en utilisant la stratégie de la tension (attaques terroristes à l’explosif dans des lieus publics), aux attaques des partis politiques de l’arc constitutionnel dont Démocratie Chrétienne particulièrement active pour accuser la gauche révolutionnaire et les anarchistes d’être responsables des graves attentats ; jusqu’aux injustices et aux mauvais traitements de la classe ouvrière perpétrés par les autorités : les mêmes qui ont applaudit le gouvernement fasciste de Benito Mussolini et l’entrée de l’Italie dans la seconde guerre mondiale aux côtés des nazis allemands.

Dans ton livre « Autobiographie d’un irréductible », tu racontes comment, en 1981, tu as participé à l’assaut de la prison de Frosinone (dans la région de Lazio, Italie), dans le but de libérer un compagnon qui se trouvait enfermé dans cette taule. Aujourd’hui, plus de 30 ans après, rares sont les occasions de voir la solidarité de fait avec les prisonniers de la guerre sociale atteindre ce point. Comment peut-on remettre sur la table la perspective de la libération immédiate de nos frères et sœurs ?

Remettre sur la table la perspective de la libération immédiate de nos frères et sœurs est, aujourd’hui comme hier, un objectif fondamental dans cette guerre sociale… Mais ici, tandis que le système a progressé en infrastructures et moyens de répression, nous en sommes restés à la préhistoire, sans avancer dans la préparation militaire et technologique nécessaire pour faire face aux imposantes macro-prisons. Ces constructions isolées des villes et des villages sont presque impossible à attaquer comme nous l’avons fait en 1981, en libérant deux prisonniers. Il est évident que les temps ont changés. Quand on parle d’attaquer le système, bien que l’emploies de termes tels que « préparation militaire et technologique » puisse déplaire, il est évident qu’on parle de guerre et d’affrontements, et que pour réussir il est nécessaire d’être à la hauteur que l’avancée technologique du système impose. Je ne dis pas qu’il est impossible d’attaquer des structures telles que les macro-prisons, mais au point où nous en sommes, libérer des prisonniers et des prisonnières reste un rêve irréalisable.

Dans ta longue trajectoire de lutte polymorphe, nous supposons que tu t’es impliqué dans divers types d’organisations de contrattaque à l’ordre établis. Quelles expériences as-tu dégagé quant à la véritable auto-organisation du combat, sans dirigeants ni dirigé-e-s ?

Mes expériences en auto-organisation du combat, sans dirigeants ni dirigé-e-s ont peu à peu murit en 16 ans de clandestinité. Personne ne nait maitre, et nous avons tous à apprendre des autres, de celleux qui ont plus de connaissances et d’expériences que nous ; entre anarchistes, nous avons quelques principes simples qui nous permettent d’avancer rapidement dans l’auto-organisation du combat : Une fois le groupe formé, il y a des taches que chacun-e doit respecter. Par exemple, si je suis un expert en tactiques d’attaques, les autres devront m’écouter sans pour autant voir en moi un dirigeant et sans qu’ils se sentent dirigés. Evidemment, chacun-e a son mot à dire sur la question, mais si ces mots sont le fruit de l’incapacité et du manque d’expérience, illes devront m’écouter pour le bon déroulement de l’opération. De même que je devrai écouter un expert en une autre tâche, si ille montre plus de capacité que moi. Autrement dit je suis le professeur dans les circonstances d’un moment donné, et je suis élève quand quelqu’un de plus préparé que moi prend la responsabilité du groupe. C’est ainsi, d’après mes expériences, que se crée l’auto-organisation.

Est-ce que l’anarchie est une voie illégaliste en soit ? Et, s’il en est ainsi, comment les individualités insurgées peuvent-elles confluer pour former des fleuves qui noieraient les lois et les normes qui nous attachent à la misère ?

L’anarchie est illégaliste par nature, parce qu’il s’agit d’exister en marge de la légalité imposée par le système. Nous, anarchistes, nous avons nos lois et nos manières d’être, qui sont toujours condamnés par les lois et les manières d’être des Etats. Le simple fait de ne pas accepter les règles imposées par le travail salarié, en se débrouillant pour voler l’argent des riches, est considéré comme illégal par le système, mais pour nous c’est juste et obligatoire, et donc légal de notre point de vue. Et de la même manière, n’importe quelle attitude qui ne participe pas au maintien du pouvoir capitaliste peut être considérée comme ce fleuve de rébellion dont vous parlez et qui noiera les lois et les normes qui nous attachent à la misère.

Si la révolution est quotidienne, la nécessité de l’action directe surgit tant pour la destruction de tout ce qui nous opprime, que pour la création d’un nouveau monde. Comment marier ces deux taches subversives sans tomber ni dans le militantisme sec et aliénant, ni dans le réformisme défaitiste ?

La création d’un monde nouveau et la nécessité du travail révolutionnaire quotidien par le biais des taches subversives, ne peut tomber ni dans la militarisation sèche et aliénante, ni dans le réformisme défaitiste. Il faut faire attention sur ce thème, pour ne pas courir le risque d’être touché par la fatigue qui rend propice l’abandon des compagnons. C’est là que notre créativité se manifeste avec l’apport de nouvelles idées et stimulations. La révolution et le chemin jusqu’à elle, ne peuvent alors pas devenir aliénants. Il faut respirer de temps en temps, afin de ne pas sombrer dans la routine. Les moments et les stratégies de nos actions nous appartiennent, ni le pouvoir ni la tristesse sociale ne sont au-dessus de nos besoins en tant que personnes libres.

En 1996, tu es arrêté dans le village de Siete Puertas, suite à la fuite échoué après l’expropriation du bureau central de la Banque Santander de Córdoba . Quelles ont été les réactions des cercles anarchistes (entre guillemets et sans) d’alors, tant à l’intérieur de l’Etat espagnol qu’en dehors ?

Le village où j’ai été arrété s’appelle Bujalance. Sietepuertas est le nom de la cafétéria où les guardias civiles m’ont attrapé. Cette cafétéria n’existe plus. Elle a été remplacée par une banque. La réaction des cercles anarchistes de l’Etat espagnol ont été, pour certains, de critiquer durement, et pour d’autres, de soutenir l’expropriation de la banque Santander de Córdoba (une des plus riches de la ville). En dehors de l’Etat espagnol, nous avons reçu un soutien solidaire émouvant depuis l’Italie. Je me souviens  que lorsque j’étais en isolement à la prison de Córdoba, frappé et blessé, un télégramme de mon pays m’est arrivé et m’a fait pleurer de par la chaleur et l’amitié qui s’en dégageait. Ensuite, avec le temps, des courriers d’Espagne et d’autres pays de la communauté européenne et internationale me sont parvenus, beaucoup de messages avec la même intensité et le même amour.

Tu as porté l’offensive à la pratique au-delà des frontières des Etats, en te jouant des autorités de plusieurs pays.  Comment vois-tu la lutte antipatriotique et internationaliste des anarchistes autour du monde en ce moment ?

Les luttes antipatriotiques et internationalistes des anarchistes autour du monde sont présentes et constantes, mais elles reçoivent en échange des réactions extrêmement dures de la part de la police et des tribunaux, qui en ont une peur atroce. Vous qui êtes dehors, vous avez plus de donnés qui témoignent de l’intensité de ces luttes. Ce que j’aimerai voir, avant de disparaitre, c’est un triomphe. Ce serait pour moi et pour vous le plus joli cadeau qu’on pourrait avoir… Espérons que ça soit bientôt.

Dans les cachots de la démocratie espagnole, tu as mené des luttes dures pour rompre l’isolement et pour l’abolition des régimes spéciaux FIES. Comment tu évalues ces moments aujourd’hui ?

J’ai mené des luttes dures dans les cachots de la démocratie espagnole, contre le régime FIES et l’isolement, pour l’abolition des longues peines et des peines à perpétuités couvertes. Maintenant je lutte pour l’abolition des tortures et des mauvais traitements. Cette lutte a commencé en Octobre 2011, avec des actions communes comme des grèves de la faim symboliques chaque premier jour du moi et en réunissant ainsi un réseau de soutien d’avocats solidaires pour assister juridiquement les compagnons en lutte, face aux représailles du système pénitentiaire. Je ne vois pas ces moments de luttes comme du passé… mais comme quelque chose de présent, peut être avec moins d’intensité et de participations de la communauté de prisonniers qu’avant. Pour moi, être prisonnier signifie être en lutte permanente. Etre prisonnier signifie être en lutte, la prison n’est pas un endroit où on peut se détendre et oublier la réalité qui nous entoure.

Tu es un anarchiste condamné à une longue peine à travers le monde. Après tant d’années d’emprisonnement, y a-t-il eut des changements dans la société carcérale et sa population ?

Les changements qu’il y a eu dans la société carcérale et sa population sont nombreux depuis que je suis entré pour la première fois en 1980. Sa population a changé avec l’arrivé des drogues légales, administrées au quotidien par l’administration, comme la méthadone et les psychotropes. Ils ont réussi à isoler une bonne partie de la population pénitentiaire en la rendant individualiste. Cette solidarité combative qu’il y avait avant n’existe plus, quand ils touchaient à l’un d’entre nous et tout le monde se rebellait.  Aujourd’hui, et depuis beaucoup de temps déjà, il y a un contrôle sur les prisonniers, pas seulement physique, mais aussi mental, qui les empêchent de trouver un chemin adapté à leurs personnalités. Les drogues prises au quotidien retirent le meilleur d’une personne, en lui laissant comme seule préoccupation de continuer à les prendre… Le reste est secondaire et de moindre importance… Voilà leur misérable lutte, et essayer de les convaincre du contraire est, la plupart du temps, une perte de temps et d’énergies. Celui qui se drogue est doublement esclave du système. D’une part parce qu’il est prisonnier, et d’autre part parce qu’il est dépendant. Par chance, dans les prisons, il existe aussi une (petite) part de la population enfermée qui ne sont pas là-dedans, et c’est avec eux qu’on peut lutter pour obtenir des changements ici à l’intérieur.

Continuons à parler des longues peines. Comment ta longue période de captivité a influencé la solidarité exprimé à ton égard, ainsi que tes relations amicales et personnelles ?

La solidarité qu’on m’a exprimé depuis l’extérieur a toujours été une fierté pour moi, surtout maintenant que mon autobiographie a été publiée.

Où en sont les procédures juridiques à ton encontre et quelles sont les perspectives dans un futur proche et plus lointain ?

Actuellement, ma situation judiciaire continue d’être compliquée. Je suis enfermé depuis 17 ans, et ma peine en Espagne est de 25 ans. Une fois terminée, il y a la peine de 27 ans et 6 mois qui m’attend en Italie, et une autre de 30 ans en France (avec un jugement toujours en attente et qui pourrait se limiter à 15 ans avec un peu de chance). Mon objectif est d’obtenir une refonte des peines en attente en un total de 30 ans, mais ça va être très difficile qu’un tribunal me l’accorde.  Actuellement il n’existe aucun article de la législation pénitentiaire qui stipule qu’avec 30 ans de prison ininterrompue, ils doivent me relâcher. Il faudra se battre pour tout ça jusqu’à arriver au Tribunal des Droits de l’Homme pour qu’ils m’accordent une limitation, sans quoi mon cas risque de devenir une peine à perpétuité.

Quel message voudrais-tu transmettre à celleux qui luttent jours et nuits, à l’intérieur et à l’extérieur des murs ?

A ceux qui luttent jours et nuit, à l’intérieur et à l’extérieur des murs, j’aimerais leur transmettre ce message : Restez fort-e-s et libres, parce que le meilleur moyen de lutter contre le système et les prisons c’est de ne jamais y entrer.

Une grosse accolade à tou-tes/s
Claudio.

Pour lui écrire :
Claudio Lavazza
C.P. Teixeiro (módulo 11)
Carretera Paradela s/n
15310 Teixeiro-Curtis (A Coruña)
España

[Grèce] La liberté est le chemin …

Il n’y a pas de chemin vers la liberté. La liberté est le chemin. Et la liberté des compagnons anarchistes, passera par-dessus les décombres de la misère actuelle

De même pour la liberté de tous …

SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES
FORCE A CEUX QUI SONT POURSUIVIT POUR LEURS ACTIONS SUBVERSIVES
UN POING LEVÉ POUR CEUX QUI CONTINUENT A RÉSISTER

Argentine : Alerte à la bombe sur un vol de la compagnie LAN à destination de $antiago du $hili

Dans le cadre des journées d’agitation et de solidarité avec les compagnons Marcelo Villarroel, Freddy Fuentevilla, et Juan Aliste Vega, prisonniers au Chili après avoir été expulsés par le gouvernement argentin, tous les trois accusés de vol suivi de meurtre d’un flic, nous avons ce mercredi 19 mars réalisé une alerte à la bombe sur le vol 4648 de la compagnie LAN à destination de Santiago.

Parvenant par ce geste simple à paralyser les aéroports d’Ezeiza et Mendoza (avec la perte économique que cela implique) et obligeant l’avion à atterrir d’urgence.

En solidarité également avec Carlos Quiduleo, Hans Niemeyer, Sol Vergara, Hermes, Alfonso, et tous les compagnons séquestrés dans les prisons de l’autre côté de la cordillère des Andes.

Le harcèlement psychologique contre l’ennemi est une arme historique des révolutionnaires et nous n’arrêterons pas de l’utiliser. Il n’y a pas d’excuses pour ne pas agir et se solidariser, par tous les moyens qui soient. Avec le souvenir vif du compagnon Sebastian Oversluij.

TANT QU’IL Y AURA DE LA MISÈRE IL Y AURA DE LA RÉBELLION!

LA SUBVERSION POURRA DORMIR, MAIS ELLE NE VA JAMAIS DISPARAITRE!

Source : Contrainformate

Uruguay : Tags en solidarité avec les compas prisonni-ères/ers au Chili

« Liberté pour les compas prisonni-ères/ers au Chili, Freddy, Marcelo, Juan, Carlos, Sol »

« Solidarité avec Sol Vergara. Nous ne nous reposerons pas avant d’avoir brulé le dernier bourreau »

25 Mars, Montevideo, Uruguay.

Tags en solidarité avec les compagnon-ne-s Freddy, Marcelo, Juan, Carlos et Sol.

Beaucoup de force et d’affection pour les compas qui doivent supporter les tribunaux de merde et la prison.

Bolivie : Graffitis solidaires avec la compagnonne Sol Vergara

« Ta vengeance notre vengeance – Sol Vergara à la rue »

« Sol, ton élan est notre courage »

« Force, Solidarité et Action – Pour une mémoire combative – Sol tu n’es pas seule »

« L’action de Sol fait partie de notre guerre »

« Sol, ta vengeance nous fraternise dans la lutte »

Tandis que les citoyen.ne.s se préparent pour les fêtes du carnaval, nos pensées parcourent la distance, en cassant les frontières qui nous séparent…

A travers cette petite sortie nocturne, nous voulons mettre en avant ton courage et ton élan, un élan qui marque l’histoire de notre lutte, nous nourrit et nous rend plus fort.e. Parce qu’en un seul cri de vengeance, tu as démontré qu’aucun.e guerri.ère/er ne sera oublié.e parce qu’il nous est impossible de nous taire face à ton hardiesse, par ce petit geste de solidarité, nous laissons les murs parler d’eux-mêmes.

Nous nous souvenons également du compagnon Sebastián Oversluij, parce que celui qui est mort c’est celui qu’on oublie. Nous savons qu’une vie de combat continue et continuera à alimenter notre lutte !

Pour une mémoire combative, pour l’Anarchie.

Jallalla Sol Vergara !
Jallalla Sebastián Oversluij !

[ Communiqué reçu le 25 Février 2014. ]

Grenade : Attaque à la peinture d’une succursale de Banco Sabadell

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Le 20 Mars dernier, dans l’après-midi (il était environs 17h30) une succursale de Banco Sabadell, située dans la rue San Pablo II, a été attaquée à la peinture. De la peinture rouge a été répandue sur l’écran du distributeur pour le recouvrir et empêcher son utilisation jusqu’à ce qu’il soit nettoyé ou changé, ainsi que sur les vitres de la banque. Des tracts ont également été laissés sur les lieux, avec un texte de solidarité avec les compagnons du Caso Security au Chili, dont le jugement commence le 25 Mars prochain.

Cette action fait partie de la semaine d’agitation et de solidarité avec cette affaire lancée en particulier depuis le Chili et soutenue par divers collectifs et individualités partout dans le monde, auxquels nous voudrions nous ajouter anonymement. Nous envoyons également un message de force et de solidarité à Tamara Sol et aux autres prisonni.ères/ers anarchistes dans les cachots de l’Etat chilien et dans le monde.

Solidarité et action ! Nique les banques !
Vive l
’Anarchie !

Istanbul, Turquie : journée de funérailles de Berkin Elvan

Berkin Elvan, grièvement blessé à la tête par une grenade lacrymogène en Juin 2013, est mort le 11 Mars 2014. Les funérailles du garçon ont eu lieu le 12 Mars au cimetière Feriköy dans le quartier Şişli d’Istanbul. Berkin n’avait que 15 ans lorsqu’il est tombé dans le coma.

La police a attaqué la foule massive qui manifestait à Şişli pour les funérailles de Berkin.

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Au cours de la résistance après les funérailles dans les quartiers Pangaltı et Kurtuluş, des banques ont été détruites, et les bureaux électoraux du AKP, parti au pouvoir, ont été démolis et incendiés.

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Le même soir en Grèce, des gens se sont rassemblés en mémoire de Berkin à Athènes, dans le quartier d’Exarchia, où Alexis Grigoropoulos, 15 ans, a été tué par balle en Décembre 2008 ; un slogan dans la rue dit :

Berkin Elvan, mort à 15 ans, ACAB
Pour les frères et soeurs partis trop tôt ((A))

Buenos Aires : Les Ami.e.s de la Terre/FAI illuminent à nouveau la ville

Nous sommes conscients de la réalité dans laquelle nous vivons, la mort accélérée et la misère de la vie moderne nous affectent aussi en tant qu’individus respirant l’air de merde de cette ville. En essayant toujours d’être différents et directes dans notre manière d’agir par rapport aux milliers de manifestations de rue qui se succèdent dans cette région.

En tant qu’anarchistes nous faisons ce que nous faisons parce que nous considérons que c’est le mieux que l’on puisse faire dans les moments qu’on vit par ici.

Le dimanche 16 mars 2014 à l’aube, nous avons attaqués de manière incendiaire une voiture de patrouille de la Police Fédérale Argentine dans le quartier Recoleta de Buenos Aires.

Le dimanche 9 mars 2014 à l’aube nous avons attaqués de manière incendiaire une Mercedes-Benz dans le quartier Palermo de Buenos Aires.

Nous avons également mis le feu à beaucoup de voitures à Belgrano, Nuñez, Villa Urquiza et Villa Devoto entre février et mars 2014.

POUR LA DESTRUCTION DE LA SOCIÉTÉ CARCÉRALE ET TOUS VESTIGES D’AUTORITÉ !

Ami.e.s de la Terre / Fédération Anarchiste Informelle

Santiago, Chili : barricades de mémoire et de solidarité

Action Incendiaire : mémoire et solidarité combative dans la lutte contre toute autorité.

Aujourd’hui nous avons voulu interrompre, même pour quelques instants, la sombre normalité de cet ordre de mort. La nuit du 20 mars nous avons coupé la rue avec des conteneurs incendiaires au croisement de l’Avenue Amerigo Vespucci et de l’Avenue Industria (zone sud de la ville de Santiago), en lançant de pamphlets avec nos idées de lutte, mémoire et solidarité. Ce petit geste est rempli d’amour et de haine.

Parler de mémoire anarchique depuis les combats actuels, signifie tracer une ligne de continuité avec les révolutionnaires tombé.e.s. La mémoire c’est se souvenir de manière active : agir au présent, mais aussi projeter nos désirs de rébellion.

Hier et aujourd’hui, différentes générations de révolutionnaires passent à l’action. C’est l’aspiration au combat et le désir de liberté. Nous nous souvenons de celles et ceux qui sont tombé.e.s et nous exprimons ainsi notre respect, au-delà des différences d’idées et de contextes.

Il y a des ruptures claires avec le passé. En effet nous rejetons les conceptions verticalistes, militaristes, hiérarchiques et centralisatrices développées par d’anciens (et actuels) groupes anticapitalistes, puisqu’en tant qu’antiautoritaires nous ne respectons aucune forme d’ordre, nous n’attendons pas de conditions objectives ni ne misons nos espoirs sur des mythes tels que le peuple, la patrie, le pouvoir populaire, etc. Mais ces différences ne nous font pas oublier le dévouement de ces combattant.e.s révolutionnaires. Des combattants comme Rafael et Eduardo Vergara, assassinés par la police le 29 Mars 1985, qui pour nous sont toujours vivants, leurs options et décisions de lutte nous connectent. Aujourd’hui comme hier nous sommes prêts au combat, comme l’étaient déjà d’autres avant.

Nous allons réduire en cendre les illusions démocratiques. Tous ces espoirs qui se dégagent du projet de vie vide que nous offre le capital, nous allons les bruler. Nous allons créer des mondes nouveaux, en chacun.e de nous. Parce que dans chaque acte, dans chaque geste de lutte aussi petit soit-il, est incarné la soif de se rebeller, d’affirmer la liberté et la dignité, de rendre les coups.

Nous n’oublions pas non plus que cette semaine commence le procès contre les compagnons du caso Security : Freddy, Marcelo, Juan, Carlos. Ceci est aussi une accolade solidaire pour vous, passé et présent de l’action transgressive et révolutionnaire. Pendant les journées d’agitation, que la solidarité soit permanente.

Pour Sol Vergara, compagnonne accusée de tentative d’homicide contre un gardien de la Banque Estado, tes rayons de lumière illuminent la voie de cel.le/lui qui ne se résigne pas à une vie d’esclave. Pour la famille Vergara Toledo, force et curage dans ces moments difficiles.

Mémoire offensive pour celles et ceux qui sont tombé.e.s : Rafael, Eduardo et Pablo Vergara Toledo, Norma Vergara, Claudia López, Jonny Cariqueo, Mauricio Morales, Sebastián Oversluij.

Solidarité avec les compagnon.ne.s prisonni.ères/ers au Mexique, pendant la semaine d’agitation solidaire.

Solidarité permanente avec les prisonni.ères/ers de la guerre sociale au Chili et dans le monde.

Bande enragée et incendiaire pour la mémoire et la solidarité combative.

Chili. Mars 2014.