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Depuis plusieurs années, dans la région de Skouries, en Chalcidique, au nord de la Grèce, des habitants s’opposent à la construction d’une mine d’or, qui va détruire une grande partie d’une forêt ancestrale, avec des arbres de plus de 400 ans. Ces derniers mois, après que l’État ait vendu une grande partie du territoire à la compagnie Hellas Gold (5% grecque et 95% canadienne) en mars 2012, plusieurs manifestations, souvent violentes, ont eu lieu. À la suite une petite chronique des événements les plus récents.
–17 février 2013 : Attaque incendiaire sur le chantier des mines d’or. Une quarantaine de personnes, selon la police, ont mené une attaque incendiaire, brûlant tout matériel qui se trouvait sur le chantier des mines d’or.
–Février 2013 : Les jours qui suivent, dans le cadre de « l’enquête », des policiers cagoulés ont kidnappé des habitants du village de Ierissos, un des villages qui résiste le plus massivement au projet, et les gardant pendant des heures au commissariat pour les interroger. Sans la présence d’avocats, et sous des menaces, les flics ont fait des prélèvement d’ADN sans même qu’il y ait des accusations envers les détenus, qui étaient censés être au commissariat pour une simple interrogation.
–7 mars : 5 habitants du village de Ierissos sont arrêtés par la police. Officiellement il s’agit d’un appel à témoignage et non pas d’arrestations. 6 camions de CRS et 8 voitures de police ont essaiyé de rentrer dans le village pour faire des recherches dans les maisons des arrêtés, sans la présence d’un juge. Les habitants se sont opposé et les flics ont chargé avec des gaz lacrymogènes, qu’ils ont jetté même dans l’école du village. Un enfant a été blessé par une bombe lacrymogène, tirée directement sur lui, et trois se sont évanouis à cause des gaz. Les flics sont rentrés dans les maisons des arrêtés. Le soir, des affrontements ont éclaté entre les habitants et les forces d’occupation. Une heure après les flics, chassés, ont quitté le village.
–9 mars : Plus de 20.000 personnes ont manifesté dans la ville de Thessaloniki contre les mines d’or et le terrorisme d’État contre les habitants en lutte.
–10 avril 2013 : À 3 heures du matin, des flics armés et cagoulés ont kidnappé deux habitants de Ierissos, sous l’accusation de participation à l’attaque incendiaire. Sans aucune notification ni aucun appel pour se présenter à la police ou au juge, les flics ont forcé la porte de leur maison pendant qu’ils dormaient et les ont arrêté devant leurs enfants et le reste de leur famille. Selon des témoins, un des flics a dit à la fille de 13 ans d’un des arrêtés « regarde le bien maintenant avec les menottes, parce que tu seras grande la prochaine fois que tu le reverras ». Quelques minutes plus tard, les habitants se sont rassemblés au centre du village et ont attaqué le commissariat de police, qui était vide. Dans l’après midi, la police a annoncé que le commissariat serait abandonné et tout le personnel et les services vont déménager au commissariat d’un village voisin. Durant la journée les habitants ont construit des barricades en bloquant l’entrée du village (les barricades sont toujours en place jusqu’à aujourd’hui et le passage ne s’effectue que dans des heures précises). Certains des habitants sont restés pour protéger les barricades, et le reste s’est dirigé vers la ville de Thessaloniki, où ont été amenés les détenus.
–13 et 14 avril : Des manifestations de solidarité, déjà prévues avant les événements du 10, ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.
–14 avril : Les deux accusés de l’attaque du 17 février ont été mis en détention préventive, qui peut durer jusqu’à 18 mois avant que le procès ait lieu. Ils sont accusés, entre autres, de participation à une organisation criminelle, tentative d’homicide, détention d’explosifs et explosion. Au total, il y a 20 personnes recherchées par la police. Les deux détenus sont les premières personnes accusées.
vidéo à partir de nogoldthess
 “Je suis fière d’être anarchiste, d’être ennemie du Pouvoir, de l’autorité et de l’État” Felicity Ann Ryder
Cela fait presque deux ans que nous avons diffusé un texte en solidarité avec le compagnon anti-autoritaire Diego Ríos, clandestin depuis 2009 ( pour l’ordre d’arrestation émis contre lui à la suite d’une dénonciation de sa mère qui avait trouvé du matériel pour fabriquer des explosifs). À cette occasion nous avions partagé quelques réflexions sur les particularités de la clandestinité de compas anti-autoritaires et anarchistes.
Un effort similaire avait été fait par des compas il y a trois ans lorsqu’ils avaient écrit et édité le livre “Al Acecho” ( À l’affût), au sujet de l’affaire de Diego Ríos, qui pour nous est le premier texte fait au Chili qui aborde la thématique de la clandestinité depuis une perspective anti-autoritaire et à partir d’un cas concret. D’autres textes, comme le livre “Incognito” et les communiqués de la compagnonne Gabriela Curilem avaient aussi abordé des expériences de clandestinité de compas anarchistes/anti-autoritaires, une thématique qui semble être peut discutée dans ce coin là.
C’est ainsi que nous avions déjà partagé l’idée que saluer les compagnons en cavale c’est saluer leur décision de lutte, leur choix de s’évader de la prison, qui est aussi une action contre les tentatives du pouvoir d’enfermer ceux qui le combattent.
Aujourd’hui nous voulons saluer en particulier la compagnonne en cavale Felicity Ann Ryder, dans le cadre de l’appel réalisé par des compas anonymes à deux semaines de solidarité avec elle, du 21 février au 7 mars. Nous voulons saluer la compagnonne et lancer en l’air quelques idées sur la clandestinité pour enrichir notre praxis anti-autoritaire, qui sont fruits d’apprentissages individuels et collectifs dans l’aiguisage de nos positions dans le scénario permanent de la guerre sociale.
Que l’oublie et le silence ne dévorent pas nos compagnon-ne-s …
Ce qui est sûr c’est que trop de fois les compagnon-ne-s sont seuls et se prennent des portes qui claquent dans la gueule, souvent les compagnon-ne-s n’ont pas de quoi manger, errent sans avoir où dormir et doivent affronter dans la plus complète solitude les démons à gages. Souvent les frères/sœurs n’ont personne à qui parler, ni d’ habits pour se changer ou quelqu’un avec qui discuter des tactiques, souvent ils sont diffamé-e-s sans la possibilité de se défendre et le silence se brise seulement avec l’écho de l’infamie. Et cela arrive parce qu’au lieu de retrousser ses manches, de gérer, créer et unir des volontés, certains préfèrent se retirer cyniquement, s’annuler dans la peur. Dans la mesure où on ne comprend pas le rôle que joue chacun-e et l’importance vitale des gestes concrets, l’oublie continuera de dévorer des compagnon-ne-s séquestré-e-s, blessé-e-s, ou en cavale.
(La Graine Noire de Nos Convictions. Des mots de la compagnonne Gabriela depuis la clandestinité, août 2011)
[...] ceci n’est pas une plainte ni une énumération de douleurs, c’est écrit dans le but de contribuer à la discussion et à l’échange d’expériences, pour que l’on voit l’arrière-boutique d’un thème qui parait avoir peu de réflexion [...]. La revendication d’après moi ne porte pas sur la clandestinité ( qui peut se finir à n’importe quel moment), mais sur la décision de lutte permanente, jusqu’à la fin. Arrive ce qui arrive, même si la vie doit partir avec cela.
(Dépliant les Ailes. Réflexions depuis la clandestinité par la compagnonne Gabriela Curilem. Novembre 2010). Lire la suite »
Le 13 juin 2012, après différentes opérations contre d’autres compagnons, l’Etat italien lançait une vague de répression contre des dizaines d’anarchistes, dénommée “Ardire”, portant à 40 perquisitions, 24 mises en examen et 8 incarcérations. Cette fois-ci, il entendait même lui donner une dimension supplémentaire, en inculpant aussi des compagnons déjà incarcérés dans plusieurs pays européens, comme la Grèce, la Suisse et l’Allemagne. Comme d’habitude, l’Etat prétend voir sa gueule autoritaire dans le sourire de ses ennemis irréductibles, en construisant par exemple des rôles de chefs, d’exécutants et de coordinateurs au sein d’une énième “association terroriste”, là où il y a des affinités, des correspondances avec les prisonniers, des luttes et des volontés d’en découdre. C’est ainsi que Gabriel Pombo da Silva et Marco Camenisch, incarcérés depuis de longues années, se retrouvent dans cette enquête suite à une grève de la faim internationale menée en décembre 2009, traités de “symboles et points de référence d’un nouveau projet subversif”, dont ils seraient “les idéologues et les propulseurs”.
Après 20 années passées dans les geôles espagnoles (dont 14 en régime FIES) qu’il parviendra à fuir, Gabriel est arrêté en 2004 suite à un contrôle et à une fusillade avec les flics en Allemagne. Il refera 9 années supplémentaires dans ce pays. Extradé vers l’Espagne le 25 février dernier pour y purger la fin de la peine qui l’y attendait, il a déjà été transféré trois fois en moins de deux mois. Désormais dans la prison de Valdemoro (Madrid), il sera auditionné à l’Audiencia Nacional mardi 16 avril 2013, pour que lui soit notifié le Mandat d’Arrêt Européen lancé contre lui en mars par l’Italie, dans le cadre de l’opération “Ardire”. Gabriel est déterminé à refuser cette mesure. Si la procédure est néanmoins validée, il devrait repasser devant trois juges décisionnaires environ une semaine plus tard, cette fois lors d’une audience publique…
A travers cette requête contre Gabriel pour certainement l’expédier dans l’aile de la prison de Ferrara (Italie), construite spécialement pour briser les anarchistes, et où plusieurs compagnons sont déjà à l’isolement, il s’agit d’un avertissement contre tous. Parce que les têtes doivent rester baissées, les bouches bâillonnées et les yeux fermés. Mais c’est un avertissement que nous suivrons jamais. Au milieu des prisonniers de ce monde, nous tirons aussi notre force de la non-participation, de l’insoumission, du refus face à toutes les obligations qu’ils nous invitent à respecter, et du conflit permanent avec les institutions. Et nous continuerons à défendre que, si on ne peut pas échapper à cette réalité, on peut cependant l’attaquer sous toutes ses facettes. Seuls ou en bonne compagnie, de jour comme de nuit, par les faits et par les mots.
A présent que l’Etat italien demande de lui livrer Gabriel Pombo da Silva pour continuer son sale travail, montrons leur que si les puissants savent faire concorder leurs intérêts, nous pouvons aussi leur opposer une de nos armes, celle de la solidarité des deux côtés du mur, entre prisonniers de la guerre sociale, qui elle non plus ne connaît pas de frontières.
Non au transfert de Gabriel vers l’Italie !
A bas tous les Etats, leurs enfermements, leurs flics, leurs tribunaux et leurs trafics de prisonniers !
Liberté pour toutes et tous !
Des anarchistes internationalistes
13 avril 2013
Actualisation : Mardi, 16 avril 2013, Gabriel est passé devant la audiencia nacional. Il n’a rien déclaré sur les faits dont il est accusé en Italie, refusant ainsi d’entériner de fausses catégories comme l’innocence et la culpabilité. Seule la validité du mandat d’arrêt européen contre lui a été examinée. Les arguments de la défense ont été acceptés par le tribunal ce qui a eu pour résultat de bloquer l’exécution du mandat d’arrêt. Pour l’instant, aucun délai n’a été fixé pour une prochaine audience.
Le compagnon reste ferme et garde toute sa force. Pour notre part, nous suivrons de près les basses manœuvres des divers Etats qui, par leurs lois, leurs guerres et la destruction généralisée n’hésitent pas à semer la terreur pour accroître le contrôle sur tous les aspects de la vie et tirer profit de tout.
Avec rage et révolte. Pour l’anarchie !

La répression ne passera pas !
Trois médias grecs de contre-information et anti-autoritaires, athens.indymedia.org, 98FM et Radio ENTASSI subissent la répression d’état depuis le 11 avril 2013. La prestation d’internet était « interrompue » après des pressions du procureur général.
Durant cette période où toute la société souffre de la répression économique, politique et sociale, quelque soit l’échèle de la résistance, les luttes ouvrières réaniment et donnent l’espoir, transmettent la flamme révolutionnaire, inspirent et sèment des idées radicales qui vont bouleverser et renverser ce monde d’exploitation …
Maintenant que le vrai terroriste, l’État et tout ce qui le constitue, est menacé par les résistances sociales, il essaie d’imposer de manière violente un obscurantisme communicatif à travers les mass médias statutaires sans précédant.
Mais le musèlement et la répression que les médias alternatifs et antiautoritaires subissent ne resteront plus dans l’ombre.
Notre réponse sera plus forte que les célébrations fascistes et autoritaires. Les médias alternatifs sont à nous, ils sont la voix de nos luttes qui nous montrent le chemin pour créer un autre monde, un monde comme nous le voulons.
Pour plus d’infos : indymedia.squat.gr
Pour accéder à Indymedia Athènes ici

Actuellement se déroulent deux procès contre l’O.R. Conspiration des Cellules de Feu, dans la salle du tribunal spécial de la prison de femmes de Koridallos. Theofilos Mavropoulos est l’un des accusés dans ces deux procès contre l’organisation.
Dans la 1° session du quatrième procès contre la CCF, Theofilos Mavropoulos a clarifié que « comme je l’ai déjà dit lors d’un procès antérieur et dans des communiqués préalables, je me suis positionné avec les compagnon-ne-s de la Conspiration des Cellules de Feu en tant qu’anarchiste solidaire même si je ne faisais pas parti de la Conspiration … ». À la suite il a déclaré devant le juge que depuis le 5 avril 2013 il a rejoint la Conspiration des Cellules de Feu, affirmant aussi son affinité avec la Fédération Anarchiste Informelle.
En d’autres mots, Theofilos Mavropoulos a rejoint l’organisation depuis la prison. Ainsi que dorénavant la O.R. Conspiration des Cellules de Feu compte 10 membres emprisonnés : Haris Hadjimihelakis (arrêté en 2009), Argirou Panagiotis y Gerasimos Tsakalos (arrêtés en 2010), Michalis Nikolopoulos (arrêté en janvier 2011), Ekonomidou Olga, Giorgos Polidoros, Christos Tsakalos, Damiano Bolano y Giorgos Nikolopoulos (arrêté-e-s en mars 2011), ainsi que Theofilos Mavropoulos (arrêté en mai 2011).

Cette saleté de HSBC a été frappée et attaquée, 10 fenêtres ont été fendues, brisées et détruites. HSBC est l’une des plus grosse banque du monde. Tous les jours ils jettent des gens hors de leurs maisons, détruisent la vie des gens, détruisent l’environnement, blanchissent l’argent des barons de la drogue et ne se gênent pas pour être une pièce centrale du capitalisme. Les chefs d’HSBC sont des ordures dont la vie n’a pas de valeur. Vous pouvez avoir des papiers avec des numéros dessus (argent), mais vous n’êtes pas humains.
Le capitalisme dirige nos vies. Il prend notre liberté pour faire ce qu’il veut. Il nous empêche de suivre nos rêves et oblige les gens à prendre des risques, comme des vols pour entretenir une addiction aux drogues que la société a crée, ou bien encore pour subvenir aux besoin de sa famille. Le capitalisme contribue à ce que ces porcs inertes (la police et l’État) mettent des humains en cage. Il contribue à la torture et tue à son gré. Il crée la machine de guerre. L’État est le capitalisme. Le capitalisme est l’État. Ce petit acte de rébellion continuera. D’autres vont sortir et attaquer. Attaque la cupidité ! Attaque la gentrification ! Attaque la VPD* ! La police est notre ennemi, c’est notre oppresseur.
Pour un monde sans frontières, ni flics, ni gouvernement ni capitalisme.
C’est facile d’attaquer.
* Vancouver Police Department : département de police de Vancouver
source

Le 16 mai 2012, les flics de Chicago ont attaqué un appartement dans le quartier de Bridgeport de Chicago dans une tentative bien trop fréquente d’effrayer les gens en marge de protestations imminentes contre le sommet de l’OTAN (Organisation du Traité de l’Atlantique Nord). Avec arme au poing, les policiers ont arrêté 11 personnes dans ou autour de l’appartement et rapidement plusieurs d’entre eux ont disparu dans les entrailles du vaste réseau de centres de détention de Cook County (Illinois).
Après quelques jours, certaines choses ont été éclaircies : 2 des «militants» arrêtés étaient en fait des policiers en civil de Chicago qui avaient visé les militants réels de l’arrestation, 6 d’entre eux ont été illégalement détenus et libérés à la toute dernière minute avant qu’une action en justice puisse se faire pour forcer leur libération, et 3 étaient arrêtés sous de fausses-accusations, c’est à dire terrorisme à motivation politique. Ces trois-là – Brent Betterly, Brian Jacob Church, Jared Chase – sont désormais connus sous le nom “des 3 de l’OTAN”. Ils ont finalement été accusés de 11 chefs d’inculpation, y compris de soutien matériel au terrorisme, complot en vue de commettre des actes terroristes, et la fabrication de cocktails Molotov. Ils risquent jusqu’à 40 ans de prison et s’attendent à avoir un procès en septembre. Leurs avocats ont récemment déposé une motion visant à rejeter les accusations de terrorisme pour anti-constitutionnalité.
Deux autres militants de la région de Chicago – Mark Neiweem et Sebastian Senakiewicz – ont également été arrêtés préventivement. Mark a été arrêté lors d’un spectaculaire assaut policier alors qu’il sortait d’un restaurant. Il a été accusé d’avoir voulu vendre des matériaux pour un engin explosif et risque jusqu’à 30 ans de prison. La date de son procès n’a pas encore été fixée. Sebastian a été arrêté chez lui lors d’une autre perquisition spectaculaire et soupçonné de menace terroriste pour avoir prétendument affirmé qu’il avait des engins explosifs et voulait les utiliser lors de la convention. Risquant jusqu’à 15 ans de prison suivie de l’expulsion vers sa Pologne natale après avoir purgé sa peine, il a refusé de coopérer à la négociation de sa peine en novembre dernier. Il a été condamné à 4 ans de prison avec une recommandation de 4 mois en camp d’entraînement. Il devrait commencer ses procédures d’immigration immédiatement après avoir purgé sa peine.
Comme le premier anniversaire de ces arrestations à caractère politique se rapproche, nous appelons à une semaine d’actions de solidarité et de collecte de fonds pour les 5 de l’OTAN. Tous les cinq accusés ont été incarcérés depuis leur arrestation en mai dernier. Être pris en otage en prison est extrêmement coûteux pour les prisonniers, car ils sont obligés d’acheter tous leurs produits d’hygiène, accessoires pour écrire, nourriture supplémentaire pour compléter les portions de famine qui leur sont donnés chaque jour, et d’autres nécessités de base vendues par l’administration pénitentiaire à des prix exorbitants. Les frais de défense juridique pour les avocats sont également élevés, vu que leurs avocats travaillent dur pour les aider à sortir de prison et il y a des tas de preuves à passer au crible et d’autres choses à préparer.
Vous pouvez en savoir plus sur leur cas en visitant notre site internet : nato5support.wordpress.com.
Vous pouvez également faire un don en ligne ici
Au mois de mai, en solidarité avec l’OTAN ! Envoyez-nous un courriel à nato5solidarity(A)gmail[point]com pour nous faire savoir ce que vous avez prévu et ensuite nous envoyer des photos ! Vous pouvez également écrire aux avocats pour leur faire savoir ce que vous avez prévu.
Les 5 affaires de l’OTAN sont liées par quelques points communs. Des gens du monde entier se sont réunis pour protester contre le rôle de l’OTAN dans le monde entier et les dépenses et opérations militaires, la tendance de l’organisation de tuer des civils sans motif dans l’intérêt de ses États-membres, en particulier des États-Unis et de son mépris pour les droits de l’homme. En outre, les agents de police en civil de Chicago ont ciblé et emprisonné des militants en raison de leur appartenance politique, ce qui fait partie d’une tendance plus générale de la répression contre les militants politiques, dans laquelle charger des militants en tant que terroristes est l’une des nombreuses stratégies utilisées pour faire taire la dissidence et de démanteler les communautés militantes . D’autres affaires récentes, dans lesquelles des militant.e.s ont été visé.e.s, comprennent les 4 de Cleveland, l’affaire Green Scare, et les résistant.e.s au Grand-Jury du Nord-Ouest du Pacifique.
Beaucoup de ces prisonniers ont besoin de votre soutien financier et ainsi que de votre solidarité. Une semaine d’actions du 24 avril au 1er mai 2013 est appelée en solidarité avec les résistant.e.s au Grand Jury du nord-ouest du Pacifique, ainsi qu’une journée de solidarité le 19 mai en soutien aux 5 de Tinley Park. Et ne pas oublier le 11 Juin 2013, la Journée internationale de solidarité avec les prisonniers anarchistes de longue date Eric McDavid et Marie Mason.
Faire de ce printemps et de cet été un moment de solidarité avec les 5 de l’OTAN et toutes les cibles de la répression étatique !
En solidarité,
Comité de Défense des 5 de l’OTAN
Collaboration du Chat Noir Émeutier

Dans le cadre d’une lutte quotidienne contre l’existant et tendant vers la diffusion de la solidarité factuelle avec les anarchistes prisonnièr-e-s dans les prisons grecques, des membre du réseau de contre-information Contra Info vont mener une série d’évènements dans plusieurs ville européennes, partageant l’information sur les cas des compagnon-ne-s en prison.
Nous voulons que ces rencontres soient une occasion pour renforcer l’infrastructure antagonique de contre-information, pour étendre et multiplier les gestes solidaires avec nos frères et sœurs qui sont derrière les barreaux et promouvoir l’action directe et la praxis subversive.
Le vendredi 12 avril 2013 nous serons à Joe’s Garage à Amsterdam. Il y aura une cuisine collective végane à 19h, et vers 20h nous commencerons la discussion. Nous espérons vous voir là-bas et vous invitons à partager vos idées pour trouver une perspective commune vers la destruction de toutes les prisons et du système qui les maintient.
Restez attentifs pour les prochains évènements qui auront lieu dans d’autres villes européennes.
SOLIDARITÉ AVEC LES PRISONNIÈR-E-S ANARCHISTES DU MONDE ENTIER !
plus d’info : 1, 2

Nous avons toujours été et nous serons toujours
sur le chemin de la liberté …
Face aux divers problèmes que nous avons dû affronter au quotidien nous avons dû savoir donner la priorité à nos intérêts. À l’évidence ces derniers temps notre intérêt s’est porté ailleurs que face à un ordinateur à actualiser ce site de contre-information.
Nous nous engageons et nous aimons avoir le sentiment de faire parti des projets dans lesquels nous sommes immergés, et nous le disons pas seulement pour l’envie d’être là et de dire « oui, je participe dans cette initiative », mais plus pour faire et contribuer à cette guerre déclarée contre l’autorité puisque nous sommes suffisamment lucides pour réaliser que nous ne vivons pas dans un monde réellement libre, et tant qu’il ne sera pas libre nous ne le serons pas non plus.
Maintenant, à des mois du début de 2013, nous voulons donner du poids à cette balance dans laquelle nous allons perdre si nous n’avons pas déjà perdu. Nous sommes capables de nous lever autant de fois que c’est nécessaire pour continuer de lutter, et même morts nos actions continueront d’exister. Ils pourront tuer nos corps, mais les idées jamais.
Nous continuons de rêver, de résister et d’attaquer. Des salutations fraternelles et chaleureuses pour nos compagnon-ne-s de lutte dans le monde, plus particulièrement pour ceux qui sont en en prison et en cavale. À Felicity au Mexique, aux compagnon-ne-s d’Italie, aux gens de Grèce, du Chili et à tant d’autres comme Gabriel, Marco, Carla, Hans Iván, Marcelo, Freddy, Juan …
Nous saluons aussi nos compagnon-ne-s des différents espaces de contre-information sur le web, 325 et Act For Freedom Now ! au Royaume-Uni, ContraInfo en Grèce, War On Society aux États-Unis, Sabotagemedia au Canada, Material Anarquista au Chili, La Rebelión de las Palabras en Espagne, Blackblocg et From Rusia With Love en Russie et Informa-azione en Italie.
La lutte continue, à certains moments nous décidons d’arrêter certains projets mais ça ne veut pas dire que nos désirs de liberté s’amenuisent ou que notre activité est totalement stoppée, nous continuons d’avancer sur d’autres sentiers, sur d’autres chemins, moins visibles mais qui restent des chemins marqués par notre passage. Toujours fermes, regardant en arrière pour voir le chemin parcouru et regardant devant nous pour voir ce qu’il nous reste à faire.
Notre engagement maintenant est de maintenir à nouveau cet espace actualisé pour continuer de publier l’information qui est selon nous nécessaire pour générer des débats individuels et collectifs. Et aussi pour faciliter l’accès aux nouvelles qui parfois passent inaperçues à cause de la vitesse à laquelle bouge l’information sur le net.
Ryo, nous continuerons pour toi.
Groupe coordinateur de contre-information Viva La Anarquía.

Dans le contexte de la tournée d’info solidaire de Contra Info en Europe, des membres du réseau vont réaliser des activités dans deux squats de Lausanne, Suisse.
Le 5 avril nous serons au squat Loc(a)motive, afin de réaliser un atelier d’art recyclé pour les enfants de tout âge (entre 15h et 17h), nous aurons une cuisine collective végane (à 19h) et nous partagerons de la contre-information au sujet des coups répressifs contre le mouvement squat en Grèce (à 21h).
Le 6 avril 2013 nous nous verrons au squat Porno Diesel, à 18h, dans l’objectif de présenter plusieurs cas de combattants anarchistes enfermés dans les prisons grecques, et nous parlerons du besoin d’étendre les initiatives contre-informatives au delà et contres les frontières. Ensuite il y aura une cuisine collective végane, à prix libre.
Restez attentifs pour les prochains évènements dans d’autres villes européennes …
Le squat Delta, à Thessalonique, a été violemment expulsé le 12 septembre 2012. Dans la farce de procès qui suivi, dix des camarades arrêtés ont écopé de peines avec sursis et d’amendes (7950€ au total). Un des arrêtés, l’anarchiste émigré Gustavo Quiroga, est resté incarcéré jusqu’à ce qu’il soit expulsé en Colombie le 4 novembre. Le même mois, l’État grec a déclenché une nouvelle série de poursuites judiciaires contre 6 autres anarchistes qui avaient été arrêtés pendant l’expulsion. Ces 6 camarades sont maintenant accusés de trouble à l’ordre public (depuis 2008), ainsi que de dommages aggravés sur le bâtiment du squat Delta. Qui plus est, l’Institut d’enseignement technologique Alexandreio de Thessalonique, qui revendique la propriété du bâtiment expulsé, le laisse pourrir alors que son conseil d’administration demande une indemnité de 3,5 millions d’euros pour les dommages soi-disant causés par les squatters.

Sur l’affiche on peut lire :
Le 8 avril 2013, 6 des personnes arrêtées au squat Delta sont appelées à comparaitre devant le tribunal de Thessalonique, accusées d’avoir squatté et risquant 3,5 millions d’euros d’amendes pour dommages aggravés.
Ils sont accusés par ceux qui mesurent nos vies en argent, et les vendent au Capital national et étranger.
Ils sont accusés à cause de leurs choix politiques. Ils affrontent des inculpations car ils se sont opposés à l’autorité et à ses sbires en créant des structures de solidarité et de contre-attaque, visant à une société d’égalité fondée sur la solidarité, l’anti-hiérarchie et de la communalisation.
Le bâtiment a été entretenu par les squatteurs eux-mêmes, et mis à disposition de la société selon les caractéristiques politiques citées ci-dessus. Aujourd’hui, depuis sa saisie par l’institut local d’enseignement technologique, le bâtiment tombe en ruine pour cause d’abandon, à une période où le squat et le développement de nos projets sont plus pertinents que jamais.
Aucune poursuite contre les arrêtés du squat Delta ! Tout continue.
Rassemblement de solidarité le lundi 8 avril à 9h du matin devant le tribunal de Thessalonique.
Le squat Delta

L’objectif d’informer sur les faits ne sers pas à alimenter le spectacle, mais plutôt à éclairer sur ce qui se passe et dénoncer les flics dans leur assaut répressif ce matin là. Ce récit a été fait par les compagnons qui ont été dans les cages pour hommes, et malgré le fait que nous communiquions en criant, nous ne savons pas ce qu’ont ressenti les compagnonnes au moment d’être enfermées et sur lesquelles pesait une pression psychologique de la part de ces bâtards de laquais. Aussi nous détachons Rodrigo Ovando de ce récit et ce communiqué vu qu’il ne faisait que passer sur les lieux au moment de l’assaut des flics.
Chronologie du harcèlement policier et de l’attaque du lieu
Aujourd’hui, le 30 mars 2013, après avoir été attaqués et séquestrés par l’État chilien, en tant qu’Espace Pandemia nous partageons avec les personnes en affinité et les autres la chronologie des faits qui se sont terminés par l’enfermement de 5 compagnon-ne-s dans les centres d’extermination de Temuco.
- Comme nous l’avions signalé dans le communiqué du 26 mars dernier, le harcèlement de l’Espace et de ceux qui le visitent et sont actifs dedans a été relativement grossier, vu que les contrôles d’identité, filatures, visites de la PDI (NdT : Police D’Investigation) et de la police avec l’excuse d’usurpation de lieu et des questions aux voisins rendaient compte du désespoir du ministère public pour trouver des pistes qui n’existent pas et des terroristes qui n’ont existé nulle part.
Nous n’arrêterons pas de dénoncer la collusion existante entre les agents du pouvoir et l’entreprise de sécurité qui travaille pour l’Unimarc (supermarché situé au coin de la rue) vu qu’ils ont activement collaboré en douce au harcèlement, surveillant en permanence nos activités quotidiennes, allées et venues et personnes qui visitaient l’espace.
L’Attaque
Ainsi le matin du 28 mars vers 5:30, au 299 rue Sans Ernesto, l’espace Pandemia et le secteur Amanecer ont été assaillis par le GOPE (NdT : Groupe d’Opérations Policières Spéciales) et la police en civil, avec un contingent policier disproportionné ils ont mené à bien l’opération répressive, vidant la maison par la force et laissant 12 chats dedans. À la suite de ça ces bâtards de flics nous ont fouillé à visage couvert nous effrayant avec leur fusils et habits de guerre.
Nous signalons que l’assaut a eu lieu sans montrer aucun mandat juridique. Ensuite ils nous ont fait monter dans les camions de flics et nous ont amené au 8° commissariat de Temuco où nous avons passé les 26 heures restantes avant d’arriver au tribunal de sûreté de cette maudite ville. Lire la suite »

Le texte suivant a été écrit seulement 24 heures avant la fabuleuse évasion de la prison de Trikala le 22 mars 2013.
Il y a probablement un intérêt à commenter les 2 dernières tentatives d’évasion de prisons de haute-sécurité en Grèce : l’une de la prison de Trikala avec un hélicoptère, l’autre de la prison de Malandrino avec un petit coup de bluff.
Dans le premier cas il est clairement apparu que la police, afin de renforcer le principe de tolérance zéro, n’a pas hésité à ouvrir le feu et à mettre en danger la vie de douzaines de personnes, en invoquant l’intention d’empêcher une évasion, acte qui constitue un délit…
Dans le deuxième cas, on a vu qu’un prisonnier pouvait réussir en faisant passer un simple dispositif radio pour une bombe télécommandée, quand les mécanismes d’application de la loi savent qu’il ne plaisante pas avec sa liberté. Et même s’il n’a finalement pas réussi à s’échapper, il a gardé sous pression tout le personnel de la prison pendant 24 heures, avec la détermination comme seule arme.
Mais ce qui importe vraiment dans ces 2 évènements, c’est l’altération de la signification de l’évasion, et sa transformation en une question individuelle du prisonnier. Jusqu’à la fin des années 90, révolte et évasion étaient 2 concepts presque interdépendants. Une révolte dans une prison était habituellement le résultat d’une tentative d’évasion de masse. Les détenus tentaient de fuir ensemble, certains réussissaient à s’échapper, d’autres dans leur tentative étaient blessés par les balles des flics, le reste était obligé de retourner à l’intérieur, et ils mettaient le feu à la prison. Les causes de cette altération doivent être recherchées, d’une part dans le perfectionnement de la technologie et de l’architecture répressives, d’autre part dans l’individualisme sans précédent des prisonniers contemporains.
Les prisons modernes sont conçues pour le maximum de sécurité, utilisant à la fois des méthodes physiques et électroniques. Il y a des caméras de surveillance à chaque coin de chaque aile de prison, qui sont parfaitement carrées et dépourvues de tout élément naturel. Il y a des portes sécurisées qui ne s’ouvrent que depuis les salles de contrôle. Un autre détail important est que de nos jours le toit, refuge élémentaire des révoltés de prison, n’est presque plus accessible d’aucune manière.
De plus, la composition de la population carcérale a elle-même changé durant la dernière décennie, ce qui a aussi largement changé la perception qu’ont les prisonniers. La population carcérale n’est pas composée de criminels assoiffés de sang ou de hors-la-loi romantiques. Elle est constituée de migrants d’Afrique et d’Asie qui dans la plupart des cas ne savent ni parler grec, ni pourquoi ils sont en prison. Elle est composée de toxicomanes, dont la place devrait être l’hôpital. Elle est constituée de petits délinquants effrayés et de créanciers, la nouvelle tendance dans les prisons grecques. Elle se compose aussi de parrains et de voyous du monde de la nuit qui, en échange de quelques privilèges, maintiennent un équilibre entre corruption et paix sociale dans les prisons grecques.
Les relations entre les prisonniers sont fausses, hypocrites à en avoir la nausée, et diplomatiques; un jeu de domination qui agit comme un frein à la construction de relations de confiance, une réalité réduisant par conséquent tout esprit combatif qui demanderait de la solidarité. Les prisonniers sont divisés selon les pays et les races, selon les courtes ou les longues peines, selon les différentes infractions qu’ils ont commis, selon les conflits personnels découlant souvent de la drogue ou de petits intérêts personnels, ce qui détruit tout esprit communautaire qui aurait pu être créé entre eux. En fin de compte, tout prisonnier qui veut faire valoir sa liberté est encouragé à le faire seul ou avec quelques amis. Les solutions collectives semblent être d’un romantisme désuet appartenant aux années 90.
Et pourquoi tout cela est-il important ?
Parce que la prison n’est pas le reflet de la société. C’est plutôt le terrain sur lequel sont condensés toutes les fonctions, valeurs, traditions, déontologie et problèmes de la société. En regardant et en analysant ce qui se passe à l’intérieur, chacun est à même d’interpréter l’inertie sociale en dehors des murs.
Les hélicoptères pour les évasions de prison sont à la fois spectaculaires et légitimes, mais les flammes de la révolte en prison sont encore plus belles. Nous ne devons pas cesser de rendre hommage à ceux qui ont réussi ou mêmes tenté de s’évader, mais nous ne devons pas oublier que le but ne doit pas seulement être de s’envoler au-delà des murs, mais de danser sur leurs ruines.
Anastasios K. Theofilou
Aile E1, prison de Domokos
le 21 mars 2013

Aujourd’hui 29 mars, nous, prisonniers de la première aile de la prison pour hommes de Koridallos, avons refusé de rejoindre nos cellules à midi, en signe de protestation minimum contre l’invasion de style militaire des unités répressives spéciales antiterroristes de l’EKAM, qui ont mené des inspections et des fouilles de cellules “surprises” dans la nuit du 28 mars, jusqu’au matin.
Si la police grecque veut faire un coup d’état dans les prisons en frappant et en torturant les détenus, ils doivent savoir que cette provocation ne restera pas sans réponse.
Au même moment, le ministère de la “Justice”, à travers son chef actuel Antonis Roupakiotis, et sous les ordres du ministre de l’Intérieur Nikos Dendias, promeut des projets de lois fascistes contre nous, qui incluent une réglementation sur la restriction de nos droits à des jours de permissions (en dehors de la prison), ainsi que l’introduction de l’utilisation de bracelets de surveillance électroniques pour les prisonniers. Ils rencontreront notre opposition acharnée partout où nous le jugerons nécessaire : en dehors des cellules, dans les couloirs, sur les toits.
Nous répondrons à la violence des flics par la violence de la dignité.
Concernant l’évasion des 11 prisonniers de la prison de Trikala (le 22 mars 2013) : aucune loi, ni aucune institution, ne peuvent interdire aux prisonniers leur droit inaliénable à la liberté. Bonne chance aux évadés.
Force et solidarité à tous les prisonniers de Trikala qui ont été frappés par les flics.
Les prisonniers de la 1ère aile de la prison pour hommes de Koridallos
(Déclaration signée par 350 prisonniers)

Le 28 mars 2013, dans la ville de Temuco aux alentours de 06 heures du matin a commencé une opération menée par l’OS-9 et les forces spéciales, réalisée autour de deux maisons particulières voisines, l’une d’entre elles étant l’espace Pandemia.
Une heure plus tard la force répressive rentre dans ces deux maisons, avec l’intention de séquestrer nos compagnon-ne-s, saisissant des objets personnels, des ordinateurs, des disques durs, de l’équipement audio, entres autres choses ; et afin de monter leur pièce de théâtre ils introduisent du matériel pour fabriquer des engins explosifs (extincteur, mèche, minuteur, poudre noire), terminant l’opération par la détention de 12 compagnon-ne-s, qui sont transférés au huitième commissariat de Temuco.
Face à ces faits nous déclarons :
1- le 26 mars les compagnon-ne-s de l’espace Pandemia avaient dénoncé au travers d’un communiqué le harcèlement permanent de l’État oppresseur grâce à ses différents organismes policiers.
2- Nous trouvons que ces faits sont absurdes et nous faisons le lien avec des montages policiers précédents comme celui du Caso Bombas de Santiago, lequel, après des mois d’enquête et d’emprisonnement de compagnon-ne-s, s’est écroulé pour faute de preuves. Tous ces subterfuges de l’État chilien servent à justifier la terreur et la violence dans une région marquée par une opération préventive/répressive pour la commémoration du 29 mars, jour du jeune combattant.
3- D’autre part il faut signaler que le procureur en charge de ce nouveau montage est Cristian Paredes, le même personnage qui avait mené le Caso Poluco Pidenco en 2004, où des paysans mapuches avaient été emprisonnés.
4- Il faut aussi remarquer que l’espace Pandemia est un lieu où se realisent des activités publiques et ouvertes, où est mise en avant la solidarité avec les compagnon-ne-s séquestré-e-s par l’État, et où il y a une volonté de diffuser des idées et pratiques anti-autoritaires.
5- Ce qui est poursuivi et criminalisé ici ce sont les idées promues dans cet espace et les individus qui se sentent en affinité avec ces idées, fabricant des preuves et essayant de terroriser ceux qui s’opposent au capital et ses lois.
6- Nous informons qu’au cours de l’après-midi du 28 nos compagnon-ne-s ont été forcé-e-s de faire un examen de sang.
7- Nous exigeons la liberté immédiate de nos compagnon-ne-s séquestré-é-s et lançons un appel à la solidarité et diffusion sur ce montage par tous les moyens indépendants.
Groupe d’appui des prisonniers du 28-M
NdT : Sur les douze personnes arrêtées trois sont en prison préventive pour confection et port de matériel explosif et 6 compagnon-ne-s relâché-e-s vont devoir payer une amende.

Notre camarade, et membre du centre social squatté VOX, l’anarchiste Stella Antoniou, qui est accusée de participation présumée à une organisation armée, et actuellement en procès, est confrontée à un grave problème de santé pour lequel il n’existe pas de centre hospitalier spécialisé en Grèce. En avril 2013, elle a un rendez-vous prévu dans un hôpital en Suisse pour passer des examens médicaux et déterminer la possibilité d’un traitement approprié. Les ordonnances d’interdiction imposée à Stella après son incarcération préventive de 18 mois, et en particulier l’interdiction de quitter le pays, empêche ce rendez-vous médical. Pour qu’il puisse avoir lieu, une requête a été envoyée le mardi 19 mars pour demander la levée immédiate de cette interdiction en particulier, une motion qui sera traitée par le conseil judiciaire d’Athènes.
En tant que camarade de Stella Antoniou, nous croyons que si les juges refusent la levée cette ordonnance, cela équivaudra à la négation de son droit aux soins médicaux pour les problèmes qu’elle affronte. Tout refus ou retard dans l’examen de la motion sera clairement une pratique vindicative contre une camarade qui est inculpée sur les bases de sa solidarité de fait avec son compagnon poursuivi.
Quels que soient les charges et le procès en cours, quels que soient le reste des ordonnances d’interdiction et le contexte de répression étouffante, nous demandons la suppression de l’ordonnance qui l’empêche de quitter le pays.
Toute autre décision ne sera que criminelle.
Centre social squatté VOX (Exarchia, Athènes)
 Il ne s’agit pas de politique. Il s’agit de vie.
Les arrestations quotidiennes et le traitement brutal des immigrants “sans-papiers” dans le cadre des pogroms de masse de la police grecque, connu sous le nom bienveillant de “Xenios Zeus”, et qui incluent tabassages, humiliations et tortures dans les cars de police, dans les donjons des commissariats, et dans les tristement célèbres “centres de détention”, sont parties intégrantes du totalitarisme moderne, qui impose la pauvreté et le cannibalisme social, ordonne la conscription civile des grévistes (c’est à dire le retour forcé au travail), inflige la répression des mobilisations contestataires, des raids dans les squats, et des attaques contre les initiatives sociales auto-gérées.
Ces derniers temps, des dizaines de migrants «sans-papiers» sont transférés, et littéralement empilés au poste de police de Drapetsona au Pirée, où ils restent emprisonnés pendant des mois, et subissent des conditions épouvantables, manquant d’hygiène, d’aliments nourrissants, et de temps de promenade, tout en étant confrontés au traitement habituel, brutal, misanthrope et raciste, des policiers. De plus, leur détention provisoire est renouvelée tous les 3 mois, sans autre justification officielle que leur “crime” de ne pas avoir de permis de séjour.
Pour ces raisons, les migrants détenus ont entamé des grèves de la faim successives dans ce poste de police, protestant contre les inimaginables conditions d’incarcération et les constantes décisions de renouvellement de 3 mois de leur détention. Par exemple, 70 migrants ont commencé une grève de la faim depuis le 14 mars 2013. À la suite de cette protestation commune, les grévistes ont été dispersés par plusieurs transferts dans d’autres services de police, où les policiers les ont traités une fois de plus avec insultes, intimidations et menaces. Cette grève de la faim a commencé après la décision inexpliquée d’un autre renouvellement de détention de 2 migrants, qui étaient déjà enfermés depuis 9 mois. Le cas d’un réfugié Palestinien témoigne des mauvais traitement à l’encontre des grévistes de la faim: Ahmed Faraj, qui s’est évanoui durant le 8ème jour de grève de la faim, a été transporté à l’hôpital car les flics lui ont donné du shampoing en lui disant que c’était un sirop médical.
Nous ne nous habituerons jamais, et nous n’accepterons jamais la laideur de ce monde. Nous nous opposons au pillage, à l’appauvrissement, à la brutalité, au racisme et à la répression par la résistance, l’auto-organisation et la solidarité, par des luttes communes de natifs et de migrants en résistance contre ce système d’exploitation, d’exclusion et de soumission. Bas les pattes des pauvres et des personnes en lutte!
Espace anarchiste Resalto (Keratsini)
TEXTE DE TASOS THEOFILOU POUR LA MI-ANNÉE
1
Derrière les lignes de séparation que l’autorité tente de nous imposer dans les médias, derrière les fausses séparations entre violence et non-violence, légalité et illégalité, lutte pour un tout et lutte pour le maintient de privilèges partiaux, entre lutte pour un tout et terrorisme, émane leur réelle unité. À travers la manière des médias de les gérer et la manière dont leur fait face l’autorité politique – juridique – policière, émane une profonde unité. L’unité de la “menace sociale”.
Et comme menace sociale, au sein de la contre-utopie scientifique contemporaine dans laquelle nous vivons, les banques ne sont pas considérées comme ayant détruit l’humanité, conduit à la sous-alimentation, au désespoir et au suicide des milliards d’humains. Là sont ceux qui se cachent derrière chaque blessure sociale. La menace sociale est considérée comme ceux qui osent et volent !
La menace sociale, dans la nov-langue orwellienne journalistique, n’est pas ceux qui jettent des milliers de travailleurs – des humains et non des nombres – à la rue comme une “main-d’œuvre excédentaire”, et ce surplus inutile a le culot de faire grève en plus !
La menace sociale n’est pas les entreprises d’extraction d’or qui détruisent la biotope et chaque dimension de la vie de milliers d’humains à Halkidiki, mais quand quarante personnes en lutte, déterminées, tentent de résister à cette perspective en ajoutant des caractéristiques luddites à leur lutte.
La menace sociale n’est pas en accord avec leur logique morbide, la nécessité qui conduit des femmes à louer leurs corps pour une utilisation érotique à chaque crado qui veut baiser sans capote. La menace sociale c’est ces femmes qui n’ont pas eu la “sensibilité” de faire des examens médicaux.
La menace sociale n’est pas les dizaines d’immigrés poignardés chaque jour mais ceux qui entrent sans autorisation dans le pays.
La menace sociale n’est pas la commercialisation à un niveau asphyxiant de chaque coin de la ville, mais les bâtiments occupés par des anarchistes pour un usage anti-commercial.
2
Le dogme de la “Loi et l’Ordre” condense l’idéologie politique du système qui est chargé de la gestion de la crise. Derrière les fausses séparations qu’il tente d’imposer à travers les médias, il ne fait rien de plus que révéler l’union de ceux qu’il définit comme hors de la “Loi et l’Ordre”.
L’unité des squats, des séropositifs, des accusés de terrorisme, des grévistes des transports publics, des agriculteurs qui ferment les rues, des jeunes qui résistent, des immigrés qui ont violemment abandonné leurs rêves petit-bourgeois.
Six mois auparavant (le 18 août 2012) et dans le cadre du dogme de la “Loi et l’Ordre”, a été conduite mon arrestation par l’anti-terrorisme. C’est-à-dire par le service qui, quand il ne vole les PMU et qu’il ne s’adonne pas au trafic d’antiquités, joue au jeu “devine qui”. Sans succès. Avec de cruelles conséquences. Une arrestation dont la validité a été authentifié par les inquisiteurs contemporains des médias, anathématisant mon image alors qu’il la transférait de plan en plan.
Une arrestation pour l’affaire retentissante du braquage de l’Alpha Bank à Paros où un homme perdit la vie dans sa tentative d’entraver la fuite des braqueurs, laquelle a été saupoudré avec “l’accusation” de mon appartenance à l’O.R. de la C.C.F.
Une arrestation avec des accusations (homicide, tentative d’homicide en série, braquage, appartenance à une organisation terroriste et quelques délits) que non seulement je réfute, mais qu’en plus je retourne à mes persécuteurs et leurs patrons comme qualification.
Six mois après, avec le retard du premier conseil. Un conseil de juges qui fait l’équation comptable du droit commun pour décider si un quelconque humain – et non un nombre – peut continuer sa vie ou s’il doit rester sous garde, stocké pour un probable usage futur.
Six mois après, la lutte pour l’émancipation du prolétariat de l’autorité et du pouvoir, la lutte contre les prisons et l’organisation sociale qui les produit, contre le dogme de la “Loi et l’Ordre”, continue…
Anastasios Theofilou
Prison de Domokos
Février 2013
Source

Le texte ci-dessous est la déclaration politique faite par l’anarchiste Rami Syrianos lors de son procès en mai 2012 pour l’expropriation de l’ODDY (une structure étatique qui organise des mises aux enchères de voitures saisies) en janvier 2011 à Thessalonique. La déclaration a été publiée en premier dans la revue “Détruisons la Bastille : Voix depuis l’intérieur des murs” (décembre 2012) publié par la Caisse de Solidarité pour les combattants emprisonnés et poursuivis. Le compagnon a été condamné à 8 années et 8 mois, une peine qu’il purge actuellement dans la prison de Larissa.
Tout d’abord, je voudrais clarifier que quoi que je dise, ce n’est en aucun cas une quelconque excuse. Je ne reconnais aucune légitimité politique ou morale à cette cour qui pourrait me motiver à considérer comme nécessaire une excuse de ma part envers elle.
La totalité de ma déclaration est un témoignage public du raisonnement politique sur lequel était basé mon choix d’exproprier l’argent collecté lors des enchères de l’ODDY le 31 janvier 2011.
Avant de se référer aux faits concernant plus particulièrement le choix d’exproprier, il y a certaines choses qui doivent être dites afin de définir les circonstances générales où se tiennent à la fois l’expropriation et cette cour. Lire la suite »

Lettre du compagnon Marcelo Villarroel pour l’activité “Son anticarcéral” réalisée le 14/12 au squat La Mákina, Santiago.
Allumer la mèche de la subversion. Attiser le feu insurgé de la guerre sociale, à bas les murs des prisons :
La prison est le destin circonstanciel ou potentiel de toute personne qui prend le contrôle de sa vie, avançant sur le chemin de l’émancipation à contre-courant d’une normalité capitaliste qui impose la routine du citoyen, t’obligeant au travail salarié, aux études pour valider un système bourgeois d’éducation et à te maintenir sous les paramètres de l’ordre juridique que le capital nous impose.
La prison est un lieu que t’offre la démocratie, comme un espace qui cristallise la soumission normalisatrice. Là terminent, commencent et transitent tous et toutes ceux/celles qui d’une manière ou d’une autre ne se soumettent pas et transgressent la paix sociale des riches.
Celui/celle qui commet des délits, qui proteste, qui attaque, qui conspire, ceux/celles qui pour divers choix et décisions ne respectent pas l’ordre juridique se trouvent face à la main répressive de tout un ensemble de répression, contrôle et punition.
Je l’ai répété des milliers de fois : dans toutes les prisons du monde plus de 90% des personnes enfermées viennent de la classe exploitée. Nous sommes opprimés et en nous rebellant, inévitablement nous devenons subversifs lorsque nous décidons d’arrêter d’avancer dans la vie comme des d’esclaves.
Si tu es né pauvre tu es né condamné au Chili, avec un destin dans n’importe laquelle des 91 prisons du pays. Des lieux contrôlés qui ont pour but l’extermination, où les modules, étages et galeries hautement assassines fonctionnent chaque jour avec la mort face à l’indolence sociale qui méconnait, satanise et naturalise un quotidien, et qui considère normal la punition sur les prisonniers.
La prison est aussi considérée de nos jours comme une entreprise productrice de service dans laquelle les prisonniers sont vus comme les usagers soumis au paradoxe propre d’une société malade qui assume que c’est le chemin à suivre pour ceux qui ne respectent pas sa loi.
C’est important de comprendre que personne n’est libre dans une société qui est la dictature de la marchandise, la démocratie du capital, société de classes dans laquelle juste en nous rebellant nous pourrions démolir jusqu’au dernier bout de ciment de tout centre d’extermination construit jusqu’à aujourd’hui.
De la même façon il n’y a pas de lutte anticarcérale sans connaissance spécifique de ses situations quotidiennes de tension, sans communication avec les prisonnièr-e-s en lutte, c’est pourquoi c’est un défi permanent de rompre l’isolement, de fissurer les murs épais de l’enfermement, et de comprendre qu’il est vital de renforcer les liens dans tous les domaines, mais encore plus avec les prisonniers subversifs en guerre contre tout ce qui est existant.
Il s’agit d’en finir avec la peur et l’indifférence; la solidarité engagée est une exigence individuelle et collective pour démolir cette position commode et auto-satisfaisante de croire que notre lutte est temporelle et pas une option de vie fière comme celle qu’aujourd’hui beaucoup d’entre nous assumons depuis longtemps en adéquation totale avec nos actes.
Multiplier tous types d’actes, faits, gestes et initiatives est une nécessité de combat contre l’État-prison-capital qui est celle qui nous fait avancer, sans aucune limitation.
Insister jusqu’à l’infini dans la recherche de notre liberté c’est donner dignement et sans peur des coups jusqu’au dernier bout de ciment de notre société pourrie … que le vent n’emporte pas ces mots, qu’ils se transforment en faits …
Ouvre les yeux : il est temps de lutter !
Contre l’État-prison-capital : guerre sociale !
Tant qu’il y aura de la misère il y aura de la rébellion !
Marcelo Villarroel Sepúlveda
Prisonnier Libertaire
14 décembre 2012
Módulo 2.- H norte. CAS-STGO Chile.
source

“La force c’est toi
La force est en toi
sens comme elle déborde par ta volonté
vis ta vie comme toi tu le veux
le seul pouvoir c’est toi même
ensemble nous pouvons tout faire
nous pouvons chasser la vision d’une fin
qui semble très proche
nous pouvons vivre comme des humains libres
comme des humains fiers et des humains libres
nous pouvons abattre le mur et voir
une vie entière de joie qui nous attend…”
Villa Amalias : 23 ans
Samedi 16/3/2013 – 20.00
Polytechnique (Michanoupyio)
Concert :
KALASNIKOV (Milan)
BERNAY’S PROPAGANDA (Skopje)
STRAITJACKET FIT (Patras)
ΠΑΝΔΗΜΙΑ (Αthènes)
Samedi 23/3/2013 – 14.30
Place Victoria
Atelier pour enfants
Théâtre de marionnette : Le géant égoïste
Dimanche 24/3/2013 – 15.00
Squat Strouga
Rébétiko
Source

Le lundi 11 mars, le compagnon anarchiste et membre de la Conspiration des Cellules de Feu Panagiotis Argirou a été transféré du centre hospitalier de Nikea de retour à l’hôpital de la prison de Korydallos. Son transfert a été effectué après que l’état de sa santé se soit considérablement amélioré.
Panagiotis s’est maintenant complètement remis de sa blessure grave et a parlé avec des compagnons au téléphone. Il restera à l’hôpital de Korydallos jusqu’à ce que ses sévères problèmes de mobilité, causés par ses deux mois d’hospitalisation et le temps qu’il a passé sous médication sédative, se soient remis. Maintenant, il se remet et “partage” la même cellule que son ami Spyros Dravilas, qui s’y remet lui-aussi après sa grève de la faim couronnée de succès.
Nous savons que nous n’avons pas fourni de nouvelles sur la condition de santé de Panagiotis pendant longtemps, mais cela n’a pas été fait par hasard : chaque fois que nous avons publié des nouvelles positives sur la santé du compagnon, l’unité anti-terroriste et les gardes armés qui ont pris en charge sa détention mettaient la pression à l’équipe médicale de permettre le transfert immédiat de Panagiotis à la prison pour des “raisons de sécurité” (son dossier porte l’indication “danger d’évasion”).
Un grand merci à tous les compagnons et amis qui se sont intéressé à Panagiotis, qui ont envoyé des lettres, donné du sang et soutenu l’O.R. de la Conspiration des Cellules de Feu. Finalement, une accolade chaleureuse aux frères et soeurs de la Cellule Argirou/Conspiration Internationale pour la Vengeance/FRI-FAI d’Indonésie, tout comme la Cellule anti-autoritaire insurrectionnelle Panagiotis Argirou/FAI-FRI du Chili, qui se sont rendus solidaires parmi les anarchistes de praxis à travers leurs attaques incendiaires.
Des solidaires avec l’O.R. de la C.C.F.


Message de solidarité de personnes de la ZAD et d’ailleurs (France), une zone occupée contre la construction d’un aéroport international et la métropolisation.
Nous avons eu écho, non sans plaisir, des réactions dans plein de pays en solidarité avec les expulsions du mois de décembre à Athènes ; États-Unis, Inde, Angleterre, Canada, Australie, Japon, Chili… et également des nombreuses actions, et manifestations à travers la Grèce.
En dépit des différences de contexte entre ici et ailleurs, les mêmes mécanismes de répression s’abattent sur toutes celles et ceux qui luttent contre l’imposition de ce que doivent être nos vies, qui veulent une liberté qui a une saveur autre que la triste liberté de survivre dans leur compétition mondiale en fermant sa gueule.
Nous voulions exprimer notre soutien à tout les lieux auto-gérés, véritables viviers d’expérimentation où se diffusent et se dessinent les idées et perspectives anti-autoritaires dans de multiples domaines. C’est entre autres, au sein de ces espaces politiques, sociaux et culturels que se développent et se répandent les idées subversives par les rencontres et les innombrables activités qui s’y déroulent : théâtre, cantines et concerts de soutien, discussions, jardins collectifs occupés… Et aussi par le rapport à la conflictualité qui s’y déploie lorsque l’État décide de faire le ménage.
Ces lieux autours desquels s’organisent des luttes pour un monde sans frontière, ni pouvoir et autour desquels gravitent de nombreuses personnes exclues ou ne voulant plus vivre dans leurs schémas aliénants.
1 Expulsion : 10 Nouvelles occupations ! Lire la suite »

«Tous les hommes rêvent: mais pas de manière égale. Ceux qui rêvent la nuit dans les replis poussiéreux de leurs esprits se réveillent le matin pour découvrir que c’était vanité: mais les rêveurs du jour sont des hommes dangereux, car ils peuvent agir leurs rêves les yeux ouverts, pour le rendre possible … “
(T. E. Lawrence)
Ça nous a inspiré par des rêves de RAGE mais surtout les rêves de la mémoire, et nous avons donc attaqué le poste de police Acropoleos dans les premières heures du 10 Mars 2013, prenant les tas de flics du secteur au dépourvu.
Les raisons sont nombreuses, mais la perte de Lambros est la plus forte de toutes.
Trois ans se sont écoulés déjà depuis la nuit du 10 mars, alors que Lambros Foundas, la chair de la chair du mouvement anarchiste et membre de Lutte Révolutionnaire, est tombé au combat armé avec les porcs de la police grecque dans le district de Daphni, à Athènes.
Sa vie et sa mort constitue un exemple qu’aucun combattant de la liberté ne pourra jamais oublier. Nous ne pouvons pas laisser verser les larmes pour nos camarades morts, mais nous avons la responsabilité d’être enseigné à partir de la foi, le dévouement et la cohérence de leur lutte.
Nous assumons la responsabilité d’honorer la mémoire de Lambros Foundas par n’importe quel moyen, en réfléchissant sur son parcours d’action politique, et donc de sa propre vie.
¡LAMBROS Foundas PRESENT!
Tout continue…
Source
Traduit en collaboration avec le Chat Noir Émeutier

Après des reports successifs, le procès pour l’occupation de la station de la radio FLASH qui a été mené le 10 janvier 2012 en solidarité avec tous ceux poursuivis dans l’affaire de Lutte Révolutionnaire et qui s’est terminée par des détentions massives s’est tenu le 8 mars 2013.
Les personnes accusées pour l’occupation de la station de la radio FLASH ont lu une déclaration politique collective à la cour et on mit l’accent sur : “Nous continuerons à nous tenir encore plus combatifs en solidarité avec nos compagnons qui sont poursuivis dans l’affaire de Lutte Révolutionnaire. Nous avons raison de notre côté et nous gagnerons.”
Tous ont été condamné à une année de prison avec sursis pour trois ans parce qu’ils ont refusé de donner leurs empreintes digitales, tandis que les accusations initiales portées contre eux pour “incitation à des actes criminels” ont été abandonné. Donc, tous les inculpés sont partis “libres” du tribunal. Malgré tout, les juges ont imposé une amende contre un compagnon qui n’a pas eu de peine avec sursis à cause d’une condamnation antérieure, il devra donc faire appel de la décision.
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