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Pour contribuer aux traductions, édition-correction et/ou apporter du matériel original à publier tel que des actualités depuis la rue, des compte-rendus d'actions, communiqués de revendication, des textes pour des compagnon-ne-s emprisonné-e-s ou poursuivi-e-s, des appels, des feuillets, des articles d'opinions, etc. : contrainfo(at)espiv.net

Prisons espagnoles : Gabriel Pombo Da Silva en isolement

Depuis le 17 juin, le compagnon Gabriel Pombo Da Silva se trouve en isolement provisoire dans la prison de A Lama pour avoir refusé d’être placé dans un module de respect maximum [módulo de máximo respeto] et d’accepter les contraintes qui en découlent, ainsi que pour avoir refusé d’être mis en cellule avec un autre prisonnier, ce qu’ils ont déjà essayé de lui imposer à plusieurs reprises. Nous attendons maintenant de voir ce qu’ils lui réservent …

Des recours juridiques ont été faits contre cette situation, mais nous considérons important d’exprimer et de démontrer qu’il n’est pas seul en exigeant cette fois par des fax (ainsi que par des appels téléphoniques ou des courriers postaux si c’est plus pratique pour certains) que cesse le harcèlement contre le compagnon de la part de l’administration pénitentiaire.

Nous proposons donc le modèle de texte suivant à envoyer aussi bien aux Institutions Pénitentiaires qu’à la prison de A Lama. Les envois peuvent être faits dès maintenant (vu que des décisions peuvent être prises à son encontre très rapidement). Cependant, nous proposons aussi comme dates communes afin de faire sentir davantage de pression le vendredi 27 juin, le lundi 30 et le mardi 1 juillet.

Secretario General de Instituciones Penitenciarias
Ángel Yuste Castillejo
Adresse postale : C/ Alcalá, 38-40, 28014 Madrid
Téléphone : (0034) 913354700, Fax : (0034) 913354052

Centro Penitenciario A Lama (Pontevedra)
Monte Racelo s/n, 36830 A Lama (Pontevedra)
Téléphone : (0034) 986758000, Fax: (0034) 986758011

PD : Il est possible d’apporter aussi du soutien à Gabriel en lui écrivant :

Gabriel Pombo Da Silva
C.P A Lama, Monte Racelo s/n
36830 A Lama (Pontevedra), Espagne

Modèle de Fax ici  [Modelo de Fax]

Fribourg, Allemagne : attaque contre les cathos intégristes

Dans la nuit du 23 juin 2014, nous avons tagué la façade de la chapelle du prieuré de la FSSPX* de Fribourg et brisé les vitres. Nous tenons à exprimer notre colère à propos de la répression contre les antifascistes, qui ont tenté de bloquer la marche de la FSSPX ces dernières années. De même, nous voulons adresser la solidarité aux inculpé-e-s de Stuttgart qui luttent dans les rues contre les alliances de droite et qui ont été condamné-es.

Avec le slogan “Ni Dieu, Ni Etat, Ni Patriarcat”, nous nous référons à l’idéologie sexiste, homophobe et inhumaine de la FSSPX. De plus, l’information va aux flics qui protègent chaque année leurs marches fascistes par la force. La solidarité ne connaît aucune limite temporelle, c’est pourquoi il y a une réponse à chaque répression.

Combattons les forces réactionnaires !

Renforçons la solidarité au-delà des frontières !

Note:
*pour désigner “la fraternité sacerdotale st-pie x” (catholiques intégristes)

Grèce: Grève de la faim massive dans les prisons

Communiqué de grève de faim:

Depuis le 18 juin les détenus dans toutes les prisons ont commencé une grève de plateau, en protestation contre le projet de loi fasciste sur la construction des prisons type C et pour défendre le droit à la permission de sortir et à la suspension de peine.

Mais le ministre et le gouvernement restent toujours indifférents. Ils n’ont pas du tout répondu à nos justes demandes et ils provoquent en voulant passé le projet de loi en été pour éviter les réactions des gens.

Face à ce projet de lois qui nous condamne à rester prisonniers toute la vie sans droits ni espoir, on oppose nos corps et nos âmes comme bouclier. C’est la seule chose qui nous reste.

A partir du lundi 23 juin on commence une Grève de faim massive dans toutes les prisons. Nous revendiquons nos droits et nous luttons pour rester humain et non pas des ombres humaines enfermés et oubliés dans le désespoir.

On demande :

1) Que le projet de loi fasciste sur les prisons type C soit retiré. On dit non au Guantánamo Grec, à la prison dans la prison, sans permission de sortir, sans parloirs, sans demain…

2) Que les permissions de sortir et les suspension de peine soient des droits inaliénables pour tous les prisonniers. La Grèce est le seul pays ou le détenu est condamné et puni tout les jours. Même si la lois dit que tous ceux qui ont complété 1/5 et 3/5 de leur peine ont le droit à la permission de sortir et à la suspension de la peine, les prisonniers passent tout de même par l’inquisition des procureurs qui sans aucune raison rejettent les demandes l’une après l’autre. Ils créent ainsi des détenus sans espoir et reproduisent la criminalité.

3) Que tout le monde soit égal devant la loi. Tous les détenus qui ont été condamné à vie pour des questions de drogues (vue que la police a tout fait pour faire passer des toxicomanes pour des grands trafiquants de drogue) à cause de la vielle loi 3459/2006, qu’ils aient la possibilité d’être jugé de nouveau avec la nouvelle loi qui est plus favorable pour les toxicomanes (41339/2013)

4) Que le droit au parloiar conjugal soit appliqué. En prison on te prive de ta liberté. Mais dans les prisons grecs on te prive même du sourire de la communication humaine et du contacte avec tes bien aimés. Dans tous les pays de l’Europe le droit au parloir conjugal est appliqué et il n’y a que en Grèce ou le détenu est privé de la communication humaine.

5) Que le maintien en captivité de ceux qui sont menacés d’expulsion se terminent maintenant. Des centaines de prisonniers migrants restent incarcérés en raison de la bureaucratie des ambassades, bien qu’ils aient purgé leur peine. Nous exigeons la libération de ces prisonniers.

On demande au ministère de justice qu’il s’occupe avec les réels problèmes des prisons et qu’il retire tout de suite le projet de loi fasciste sur la création du Guantánamo grec à Domokos.

Pour chaque jour de grève de faim et chaque prisonnier qui risquera sa vie le responsable sera le Ministre de Justice.

LES GRÉVISTES DE FAIM VAINCRONS
LUTTE – DIGNITÉ – SOLIDARITÉ

Comité de Lutte des Prisons

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Barcelone : caméras de surveillance sabotées

Les 12 et 13 mai 2014, nous avons saboté deux caméras de vidéo-surveillance avec des marteaux à une station de métro à Nou Barris, une autre de la même façon à Sant Andreu, et bombardé de peinture deux autres caméras respectivement à Gràcia et Sant Antoni.

Nous envoyons nos salutations chaleureuses aux compagnon-es anarchistes emprisonné-es à travers le monde, avec une affection particulière envers Mónica et Francisco, incarcéré-e-s dans l’État espagnol.

Vive l’anarchie.

Turin : nouvelles vagues de répression

Mesures préventives et intervention des flics à l’Asilo Occupato et rue Lanino.
Traduit de informa-azione (3/6/2014)

Dans les premières heures de ce matin, 3 juin 2014, s’est lancée une opération policière orchestrée par les procureurs Pedrotta et Rinaudo, contre différents milieux anarchistes. Pour l’instant, les nouvelles sont floues, mais il y aurait 25 perquisitions à Turin et région Piemontaise comprise parmi lesquelles l’Asilo Occupato et le squat d’habitation de la rue Lanino, auxquelles s’ajoutent la notification et l’exécution de diverses mesures préventives : 11 [10] personnes en prison, 6 assignés à résidence sans permission de sortie, 4 en obligation de rester sur le territoire, et 4 en interdiction de territoire.

Il y aurait en tout 111 personnes impliquées avec des chefs d’inculpation allant de « dévastation et saccage » à « offense envers la nation » , en passant par « incitation à l’insurrection armée contre l’Etat », « séquestration de personnes », « dégradation », et résistance à agents détenteurs de l’autorité publique, occupation illégale de bâtiments ; le choix stratégique des inquisiteurs ne prévoit pas d’instruments comme les délits d’association, mais de « participation » dans le fait d’avoir commis ces dits délits.

Fondamentalement, il s’agit d’une enquête menée avec la prétention de plaire aux grands pouvoirs de la ville. Banquiers, bétonneurs, et le Parti Démocrate, qui notoirement à Turin, s’amassent et se mélangent sans stratégie commune.

Les accusations portées contre les compagnon/e/s regarderaient principalement les pratiques de résistance aux expulsions locatives (des blocages aux occupations des bureaux des huissiers), les manifestations spontanées et les attaques des locaux du Parti Démocrate de ces derniers mois. Cela, dans l’intention de calmer à coup de mesures préventives ceux qui, dans différents quartiers de la ville, sont en train de promouvoir l’auto-organisation des exploité/e/s et des expulsé/e/s, la réappropriation d’espace d’habitation, la lutte contre la gentifrication, contre la spéculation immobilière et contre les acteurs politiques et financiers qui saccagent partout nos existences.

Mise à jour : après des heures de résistance sur le toit, les flics lachent finalement l’Asilo Occupato et même l’occupation de rue Lanino reste aux mains des occupant/e/s et des familles qui l’habitent.

Vous êtes invité/e/s à passer au 12 rue Alessandria pour contribuer à nettoyer la dévastation laissées par les sbires en uniformes.

Assemblée ouverte à 17h30à l’Asilo Occupato, suivie d’un repas bénéfit en soutien aux personnes arrêtées et impliquées.

* * *

Pour écrire aux personnes incarcérées, voir ici [mise à jour : 23 juin].

Marianna Valenti
C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli, Italie

Daniele Altoè
C.C. Piazza Don Soria, 37 – 15121 Alessandria, Italie

Paolo Milan
C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta), Italie

Toshiyuki Hosokawa
C.C. Località Les Iles, 14 – 11020 Brissogne (Aosta), Italie

Giuseppe De Salvatore
C.C. via dei Tigli, 14 – 13900, Biella, Italie

Francesco Di Berardo
C.C. via Roncata, 75 – 12100, Cuneo, Italie

Michele Garau
C.C. Strada Quarto Inferiore, 266 – 14030, località Quarto d’Asti, Asti, Italie

Fabio Milan
C.C. Via del Rollone, 19 – 13100 Vercelli, Italie

Nicolò Angelino
C.C. Via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151, Torino, Italie

Andrea Ventrella
C.C. Via Port’aurea, 57 – 48121 Ravenna, Italie

(prisonnier/e/s No Tav)

Niccolò BlasiMattia Zanotti
C.C. San Michele strada Casale, 50/A – 15121 Alessandria, Italie

Chiara ZenobiClaudio Alberto
C.C. Via Maria Adelaide Aglietta, 35 – 10151, Torino, Italie

Notes à chaud sur les arrestations.
Traduit de macerie (4/6/2014)

Après l’effervescence de la journée d’hier, passée à chercher à comprendre ou ont été envoyés les divers incarcérés, essayons d’esquisser quelques réflexions à propos de cette dernière enquête, qui, un peu pour son grand nombre d’inculpé-e-s (111) et de personnes soumises à des mesures judiciaires, un peu pour la particularité des chefs d’inculpation mérite une analyse plus approfondie.

Comment faire entrer dans une même enquête autant d’inculpé-e-s ?

La réponse est relativement simple : de ne plus seulement mettre les noms déjà connus à la préfecture de police de Turin.

Dans les 200 pages de ce qui compose le dossier d’accusation, nous retrouvons une part de la ville, celle des quartiers Porta Palazzo, Barriera di Milano et Aurora.

Nous retrouvons les noms et les visages de celles et ceux qui, ne pouvant plus se permettre de payer un loyer, ont décidé ces dernières années de s’organiser pour s’aider réciproquement. Des nombreu-x-ses, italien-ne-s et étrangèr-e-s, qui se sont barricadé-e-s derrière les bennes à ordures pour résister, qui ont attendu avec anxiété et détermination l’arrivée de l’huissier, et qui, une fois la maison perdue, ont décidé d’occuper.

Ce qui frappe immédiatement, c’est qu’il ne s’agit pas d’un délit associatif, mais plutôt à la fusion de délits singuliers en un seul fil qui suit toute l’enquête.
Le délit le plus cité est violence sur personne dépositaire de l’autorité publique, mais l’on trouve aussi des inculpations plus spécifiques comme la séquestration, délit déja utilisé contre Giobbe, Andrea et Claudio. Selon la procureure cette fois les séquestrés seraient les huissiers, qui, encerclés de participant-e-s aux piquets, se voyaient contraints à concéder un report du sfratto.

Les mesures judiciaires ne sont pas tant justifiées par la gravité des épisodes singuliers que par leur réitération, retenue cohérente avec un cadre théorique que les procureurs identifient dans les tracts distribués aux piquets et des textes publiés dans la revue invece et sur ce blog (voir ici, ndt).

Mais venons en au fond : “l’effet de la multiplication d’ actions d’opposition concertés a été, substantiellement, de priver d’autorité et de force exécutives les décisions judiciaires [...], avec l’intention d’empêcher, dans un contexte d’intimidation programmée, aujourd’hui et dans le futur, l’exécution des décisions de justice.”

Ce qui est touché, donc, est la volonté de satisfaire immédiatement un besoin comme celui d’avoir un toit au-dessus de la tête sans le mendier, sans attendre de meilleures politiques de logement par la mairie.

A Porta Palazzo et Barriera, pendant plus d’un an, les sfratti qui rencontraient une resistance n’etaient pas executés. On a parlé d’un moratoire de fait.

C’est justement cela qui est resté au travers de la gorge des propriétaires et des politiciens de tous bords habitués à recevoir demandes et révérences. Au contraire, ces seigneurs se sont vus arracher des mains renvois sur revois, obtenus sans aucun type de médiation.

Qu’est-ce qui distingue un moratoire comme celui là d’une concession de l’administration publique ? La seconde sert à adoucir le bâton et à tempérer les cœurs, confirmant les hiérarchie existantes. La première en revanche cherche à s’étendre et à se généraliser afin d’éliminer ces hiérarchies, en se rencontrant de manière différente, en étant dans la rue, en s’organisant.

Ce n’est pas pour rien que Davide Gariglio, peu d’heures après les arrestations, s’est dit satisfait de l’opération de la police, pour répondre à la situation d’illégalité diffuse qui s’était créée dans ces rues. Et ce n’est pas un hasard si c’est un des porte-voix du Parti démocratique (PS italien, ndt) qui parle. Le parti au pouvoir en ville, le parti du “plan maison”, le parti des banques et des sfratti, le parti avec le plus de dégradations de permanences ces derniers mois.

Grece : Communiquée des prisonniers/es (16/6/2014)

dimanche 15/6 — rassemblement de solidarité au parc sur la rue Grigoris Lambrakis, face à la mairie (en dehors des prisons de Koridallos à Athènes)

Depuis le 18 juin, nous, les détenus des prisons, commençons un refus de plateau de trois jours en protestation contre le projet de lois fasciste pour le fonctionnement des prisons type C.

Le ministère veut construire une prison dans la prison, sans droits, sans parloirs, sans salaires, sans permis de sortir…

Le but du ministère n’est pas la “correction” et l’amélioration des prisonniers* mais la vengeance et la punition. Quand on prive quelqu’un de son droit à l’espoir, la seule chose qui est sure c’est de le rendre pire comme personne. Les prisons type C ne sont pas des prisons de haute sécurité, ce sont des prisons du haut désespoir. C’est pour ça que ce n’est pas un hasard que le ministère de la justice essaye de passer ce projet de loi pendant l’été, pour éviter les réactions non seulement des prisonniers mais aussi de tous les gens ayant une conscience et une sensibilité.

Ces trois jours de refus de plateau ne sont que le début. Au cas ou le ministère et le gouvernement restent sur leurs positions, la lutte continuera avec tous les moyens.

En Grèce, dorénavant, la peine de mort on l’appelle prisons type C.

LUTTE – RÉSISTANCE – DIGNITÉ

PS: Dans ces temps de pauvreté et de misère en Grèce, l’unique solution est la solidarité entre les gens. Pour cela nous avons décidé que les repas que nous allons refuser pendant ces trois jours, serons offerts aux SDF, aux pauvres et aux chômeurs…

source : asirmatista via MIA

* En Grèce, les “établissements pénitentiaires” sont appelés, en traduction libre, “établissement de correction/amélioration”.

Bruxelles : Avis aux prisonniers du dedans et du dehors

(Cliquez sur l’image pour lire le tract.)

Vienne, Autriche : Double attaque contre l’extrême-droite

Dans la nuit du 19 juin 2014, deux bâtiments ont été attaqués avec de la peinture à Vienne:

- Le local ‘Centimeter’, qui a accueilli les identitaires et leur a offert la protection le 17 mai 2014 lors de la manif identitaire.

- Le bâtiment de la HLI (‘Human Life International’), fondamentalistes chrétiens anti-avortement, qui ont fait de la propagande contre l’avortement samedi 14 juin 2014 avec aussi une manifestation (et continuent d’en faire).

Rien ne reste sans réponse !

source : linksunten

Bruxelles : Solidarité avec la lutte des prisonniers en Grèce

(Cliquez sur l’image pour lire le tract.)

Bloomington, Etats-Unis : Attaque solidaire avec les prisonniers anarchistes de longues peines

12 juin 2014 – Nous avons attaqué la façade de l’immeuble AT&T à Bloomington avec des bombes de peinture. La coopération de l’entreprise avec les efforts de surveillance de la NSA a été confirmé de nouveau il y a un an par les fuites Snowden, mais AT&T et d’autres collaborateurs ont échappé à des conséquences réelles. Nous avons couvert le bâtiment avec des graffitis en soulignant leur participation massive au mécanisme de contrôle et de répression.

Ce mécanisme (numérique et physique) est partout et disponible pour les attaques simples comme celle-ci.

Solidarité avec Marie Mason et Eric McDavid dans leurs luttes quotidiennes contre la prison. Ces révolutionnaires sont emprisonnés pour leur engagement dans la lutte pour la défense de la terre. Les mêmes forces qui tirent profit de la destruction du monde naturel, maintiennent également les prisons et exigent la protection de la police et de la NSA.

Solidarité avec Chelsea Manning, Jeremy Hammond, et tous les rebelles dont les actions exposent et attaquent les fissures dans cette société de contrôle.

Uruguay : Attaque incendiaire contre la Coupe du monde 2014 au Brésil

Montevideo, juin 2014.

Dans les premières heures du lundi 9 juin, nous avons attaqué le siège social de l’AUF (Association uruguayenne de football) situé à l’angle des rues Guayabo et Vázquez, détruisant et brûlant une partie du bâtiment avec 3 cocktails molotovs.

Cette action est une réponse à toute la merde que la fête pour la Coupe du monde implique.

Nous envoyons affection et force aux compagnons qui combattent partout dans le monde et une grande accolade aux compas poursuivis à Buenos Aires.*

IL N’Y AURA PAS DE COUPE DU MONDE !

* Fin mai, des compagnons étaient détenus et envoyés au tribunal pour avoir peint des slogans contre la Coupe du Monde, et en solidarité avec l’anarchiste emprisonnée Tamara Sol Farías Vergara, dans le centre ville de Buenos Aires (aussi sur la façade de l’Association du football argentin).

Athènes : Relatif aux coups de feu tirés sur le Squat K*VOX 03/06/2014

mani 5 de junio

habitants, travailleurs, collectifs, unis, on resiste à les mafias et les drogues. Jeudi 5 juin à 18.30 heures march à le quartier et assemblé populaire à la place. Rassemblement à Spirodonos Trikoupi + Stournari. Comité de la initiative des habitants de Exarchia

Mardi à environ 02 heures et demi du matin, des inconnus ont tirés au moins 5 coups de feu sur l’entrée principale du Centre Social Squatté K*VOX. Deux des balles ont pénétré le volet roulant métallique extérieur et ont brisé la vitre de l’entrée principale. Heureusement, à ce moment-là, il n’y avait pas de camarade à l’intérieur du squat.

Ces derniers temps, le K*VOX, conjointement avec les habitants, les collectifs et les militants du quartier, prend une série d’initiatives pour des actions contre les mafias et le trafic de drogue dans Exarhia qui se déroule sous l’œil tolérant et complice de la police. Le mercredi 28/05, une réunion massive s’est tenue visant à une plus grande implication des habitants, des travailleurs et des collectifs de Exarchia. La décision adoptée fut de créer une assemblée populaire à Exarchia et de réaliser une rassemblement-marche le jeudi 05 juin, inaugurant une série d’actions contre les mafias et leurs protecteurs étatiques. Nous estimons que les coups de feu contre K*Vox deux jours avant la manifestation-marche est une tentative désespérée d’intimidation du mouvement et de la communauté locale par les trafiquants de drogue, qui, en collaboration avec la police, veulent ghettoïser la région. Il est intéressant de savoir que les douilles de l’attaque furent ramassées par nos soins 12 heures après l’incident. Comme ce fut le cas dans d’autres affrontements armés entre mafieux du quartier, ce furent les habitants qui recueillirent les douilles  puisque la police, bonne collaboratrice du milieu, fait preuve d’une inertie provocante.

Le K*VOX s’est, dès son premier jour d’existence, opposé à l’action commune de la police avec la mafia dans le quartier d’Exarchia et à la ghettoïsation de la région. Plusieurs fois, des camarades de K*Vox furent inquiétés pour leurs actions par la police et les mafias, ainsi que par une grande partie des médias. Il y a peu, trois camarades du K*Vox furent convoqués comme suspects au quartier général de la police avec pour unique pièce à conviction un “appel téléphonique anonyme” qui les impliquait à une action contre le trafic réalisée par des anarchistes à Exarhia.

N’ayant pas réussi à nous effrayer avec l’invasion du bâtiment par la police (avril 2012), les intrusions de nos domiciles (janvier 2014), les assignations (avril 2014) et les menaces constantes, ils ont fait appel à de lâches pistoléros.

Le mouvement n’est pas terrorisé par les faits précités.

Nous appelons le monde de la lutte et de la solidarité à une rassemblement-marche place d’Exarchia le jeudi 5 juin 2014 à 18.00 heures.

ON LÂCHE RIEN
K*VOX

Appel international contre la délation

pigeoncamerasAu sein de l’éventail d’expériences de lutte et de façons de vivre l’anarchie, la complicité, la confiance et les liens d’affinité sont des codes fondamentaux pour construire et développer une confrontation vis-à-vis du système de domination et de contrôle qui puisse avoir la moindre possibilité de porter des coups qui fassent vraiment mal. De nombreux groupes d’action et collectivités anarchistes ont ainsi tissé des réseaux d’affinités et se solidarisent avec les luttes de communautés libres ou qui résistent à la civilisation. Après avoir relu notre histoire, et observé des cas comme ceux de Bolivie ou celui d’el grillo [voir Caso Bombas] au $hili, ou encore la pression judiciaire à l’encontre des camarades qui résistent au Grand Jury aux États-Unis, nous nous inquiétons de savoir comment serait-il possible de vivre une affinité en portant le stigmate de la délation à nos côtés. Comment étendre la révolte avec le soupçon établi dans nos cœurs ?

La prison court dans nos veines.

Il est inévitable qu’une dissidence sérieuse et une vie anarchiste conséquente aient tôt ou tard à assumer une position vis-à-vis de la prison, que ce soit pour le simple fait que nous ayons des camarades enfermé-e-s aux quatre coins du monde ou parce que nous-mêmes risquons d’être détenu-e-s. Risques qui ne devraient pas être assumés seulement par celles et ceux qui sont aujourd’hui connu-e-s comme insurrectionalistes, mais par toute personne qui se soit déjà rendue à une manifestation, une révolte ou qui ait décidé que son opposition au système devait devenir action. En ce sens, la prison est une réalité qu’il est impossible de nier et, en conséquence, son refus radical devrait lui aussi être quelque chose d’irréfutable et non-négociable. Ce rejet radical s’appuie sur la base de la non-délation, et rien d’autre. Il s’agit de ne dénoncer personne. Aussi simple et radical que ça, parce que seule cette posture personnelle individuelle peut renforcer une collectivité en confrontation avec le pouvoir.

Appel contre la délation.

Se rendre “responsable” d’une position antagoniste envers la domination passe par bien plus que la signature d’un quelconque communiqué ou la “reconnaissance” plus ou moins publique d’actions déterminées qui, en essence, suppose la même logique de rendre quelque chose d’identifiable par la police. Et si l’anonymat, l’attention et les ombres font partie de nos responsabilités envers nous-mêmes, il nous est aussi indispensable de faire attention aux autres, et aujourd’hui en particulier des caméras, des yeux vigilants et, oui, de la société aussi.

Nous faisons donc cette invitation à l’analyse, à la mémoire critique, à l’action et à la propagande qui, au-delà de réduire cette lutte à une raillerie publique envers les délateurs, pointe plutôt vers une propagation constante de nos idées antagonistes et à la solidarité interne entre camarades pour nous renforcer les un-e-s les autres au sein de notre préparation en tant que personnes en lutte contre la domination, avec des liens solides qui nous permettent de mettre en jeu notre vie et notre liberté dans des environnement d’affinité et de confiance, que nous nous connaissions personnellement ou non.

Attaquer les caméras de vidéo-surveillance, les magasins qui les vendent et les centres qui les produisent, propager les idées de solidarité basée sur la non-délation, lutte contre la délation sociale et carcérale.

Pour la destruction des valeurs citoyennes policières !

Nous partageons une contribution des compagnons de l’Allemagne pour attaquer les caméras de vidéo-surveillance, ici (en espagnol).

traduit de l’espagnol

Berlin : Slogans anarchistes à Friedrichshain

Liberté pour Babis Tsinialidis

Mauricio Morales présent

Violence contre tous les patriotes

Liberté pour ceux qui sont dans les cellules de prison

Dans la nuit du 28 mai, nous sommes allés faire des graffitis dans le quartier de Friedrichshain. Nos pensées vont à Babis Tsinialidis, prisonnier en Grèce en attente du jugement d’appel le 5 juin (le compagnon a été condamné en première instance à 10 ans et 4 mois de prison pour le braquage du service économique de l’hôpital économique AHEPA de Thessalonique), avec nos frères insurgés au Brésil, avec Mauricio Morales, tué en action le 22 mai 2009, et tous les compagnons qui luttent à l’intérieur et en dehors des prisons de cette société.

Nous n’avons pas réussi à obtenir une photo de notre slogan contre la coupe du monde NÃO VAI TER COPA parce qu’il y avait un véhicule des bâtards de l’entreprise de sécurité WISAG qui patrouillait dans la zone.

Feu aux frontières !

Des migrants anarchistes

en espagnol

[Italie] Une nouvelle publication anarchiste : Blasphemia

[…]
Ce journal naît de l’intolérance aux sectarismes qui semblent être en expansion même là où on les attendait le moins, il a la prétention de stimuler des réflexions, qui amènent à se rencontrer mais pas sur une affinité réduite à la familiarité qui nous relierait seulement par une présence escomptée.
[…]
Ceux qui écrivent se sont rencontrés et ont eu l’impulsion de mettre tout en discussion, de ne rien donner pour acquis, de recommencer à réfléchir et à suivre leur profond désir de détruire le monde. Pour faire ça, il faut du courage, des projets, des théories et des actions, des connaissances et des irrévérences, des perspectives et de la recherche d’affinité là où c’est possible. Il est nécessaire de recommencer à oser dans la pensée et l’action. Sans attente, sans délai, sans églises.

Ceux¬ci sont quelques¬uns des sujets que nous chercherons à affronter et à approfondir dans les pages qui suivront, convaincus de la nécessité pour les compagnons, au delà des frontières territoriales, de se rencontrer, se confronter, de discuter, de faire des projets, d’agir.

Dans ce sillon de pensée s’insèrent les motifs pour lesquels nous avons décidé de ne pas faire circuler sur internet le journal que vous avez entre les mains. La manière par laquelle se répand une idée fait partie intégrante du parcours de lutte, surtout si cette idée ne fait qu’un avec la pratique, raison pour laquelle elle ne peut pas être confiée à un instrument de communication qui est non seulement invention et propriété de l’ennemi, mais qui peut aussi être responsable de la création de réalités fictives.

C.P. 116
Piazza Matteotti
80133 Napoli, Italie
blasphemia@autistici.org

[Espagne] Un point sur la situation de Gabriel Pombo Da Silva

Le 13 juin 2012, après différentes opérations contre d’autres compagnons, l’Etat italien lançait une vague de répression contre des dizaines d’anarchistes, dénommée Ardire, portant à 40 perquisitions, 24 mises en examen et 8 incarcérations. Cette fois-ci, il entendait même lui donner une dimension supplémentaire, en inculpant aussi des compagnons déjà incarcérés dans plusieurs pays européens, comme la Grèce, la Suisse et l’Allemagne. Comme d’habitude, l’Etat prétend voir sa gueule autoritaire dans le sourire de ses ennemis irréductibles, en construisant par exemple des rôles de chefs, d’exécutants et de coordinateurs au sein d’une énième “association terroriste”, là où il y a des affinités, des correspondances avec les prisonniers, des luttes et des volontés d’en découdre. C’est ainsi que Gabriel Pombo da Silva et Marco Camenisch, incarcérés depuis de longues années, se retrouvent dans cette enquête suite à une grève de la faim internationale menée en décembre 2009, traités de “symboles et points de référence d’un nouveau projet subversif”, dont ils seraient “les idéologues et les propulseurs”.

Après 20 années passées dans les geôles espagnoles (dont 14 en régime FIES) qu’il parviendra à fuir, Gabriel est arrêté en 2004 suite à un contrôle et à une fusillade avec des flics en Allemagne. Il refera 9 années supplémentaires dans ce pays. Extradé vers l’Espagne le 25 février 2013 en vertu du Mandat d’arrêt européen lancé par ce pays dix ans plus tôt pour qu’il finisse de purger la peine qui l’y attendait, Gabriel est convoqué deux mois plus tard devant l’Audiencia Nacional de Madrid, cette fois pour se voir notifier un mandat d’arrêt européen lancé contre lui par l’Italie en mars dans le cadre de l’opération “Ardire” ! Gabriel a bien sûr refusé d’être envoyé “volontairement” là-bas. En janvier 2014, la justice anti-terroriste espagnole a donc dû requérir auprès de ses homologues allemands l’autorisation de le livrer à l’Italie, parce que comme ils disent dans leurs codes féroces, Gabriel n’avait pas renoncé au “principe de spécialité”.

Le 17 janvier, dans le volet de l’opération “Ardire” géré à Pérouse, l’inquisitrice Comodi a finalement demandé le “non lieu” pour l’accusation d’ “association terroriste”, tandis que dans le volet principal transféré à Milan, le tribunal a levé le 8 avril toutes les mesures restrictives (obligation de pointer, assignation à résidence, interdiction de sortir du territoire) contre les compagnons. Après un cirque qui a coûté un an de vie pour certaines, et même plus pour d’autres, ce même tribunal a donc également levé le 18 avril le Mandat d’arrêt européen italien contre Gabriel.

Toutes ces péripéties du terrorisme d’Etat européen et de ses larbins en toges ne doivent pas nous faire oublier que Gabriel reste incarcéré en régime FIES depuis son transfert dans la prison d’A-Lama (Galice) en août 2013. Sa correspondance est toujours soumise au seul bon vouloir des matons (aussi bien au départ qu’à l’arrivée), les activités sont de même restreintes à leur arbitraire le plus total, le tout dans une taule réputée pour son nombre élevé de “morts subites”… tal apareció muerto dans leur jargon obscène. Pour finir, face à sa demande de connaître la date de fin de peine, la justice et l’administration pénitentiaire continuent de jouer leur petits jeux mesquins de la torture à petit feu, changeant régulièrement leurs calculs de bourreaux. Pour l’instant, elle est fixée à…2023.

En réalité, ces différentes mesures sont un avertissement lancé contre tous les révoltés. Il s’agit à la fois d’un acharnement particulier contre un de nos compagnons* (“toujours trop dangereux”, comme ils disent, d’un anarchiste que 29 années passées derrière les barreaux n’ont pas fait plier), mais aussi d’un châtiment trop banal contre ceux qui ne se soumettent pas. Parce que les têtes doivent rester baissées, les bouches bâillonnées et les yeux fermés, dedans comme dehors. Sauf si…

A bas tous les Etats, l’enfermement, les flics et les tribunaux,

Liberté pour toutes et tous !

Des anarchistes solidaires,
18 mai 2014

Pour lui écrire, même s’il ne peut pas répondre et en recommandé de préférence pour éviter que les lettres passent par pertes et profits (textes, brochures et livres ne rentrent pas par courrier) :

Gabriel Pombo Da Silva
CP A-Lama (Pontevedra), Monte Racelo s/n 36830 A-Lama (Pontevedra), España/Espagne

*Arrêtés en novembre dernier deux autres compagnons, Mónica et Francisco, sont aussi incarcérés en régime FIES. Déjà transféré trois fois en 6 mois, Francisco se trouve toujours à l’isolement.

Rome : un compagnon anarchiste approché par les services secrets puis menacé avec un pistolet

ROME, services indiscrets.

Hier, 20 mai 2014, un peu avant 13 heures, alors que je sortais à peine du travail et après avoir mis en marche ma vespa pour retourner chez moi, j’ai été approché par une femme. J’ai cru qu’elle voulait me demander une information sur les rues, mais non, elle m’a au lieu de ça appelé par mon nom et prénom et s’est présentée – avec un peu d’embarras – comme étant fonctionnaire des services secrets. Elle m’a demandé courtoisement de l’écouter seulement deux minutes à propos d’une proposition de boulot … je refuse et je renvoie, sans lui laisser la possibilité d’ajouter quoi que ce soit d’autre, la proposition à l’envoyeur de façon moins polie qu’elle ne l’avait fait ; à peine parti, elle a répété en hurlant de lui faire le plaisir de l’écouter, tout en prononçant le nom d’un compagnon que je fréquente en disant que celui-ci leur fournissait déjà quelques faveurs … à ce propos, je profite de ces quelques lignes pour réaffirmer toute mon estime, mon affection, ma confiance et ma solidarité envers la personne concernée par ces mensonges.

Rien de nouveau, bien sûr, si ce n’est qu’à quelques pâtés de maisons de chez moi, alors que je m’étais arrêté au feu rouge, un scooter avec deux jeunes dessus, casques et lunettes de soleil, s’est placé à côté de moi et m’ont pointé un pistolet sous l’aisselle avant de presser la gâchette plusieurs fois. Le flingue n’était évidemment pas chargé, sinon je ne serais plus là, et quelques secondes plus tard ils repartent en faisant demi-tour, non sans m’assurer que la prochaine fois, l’arme serait chargée. Je tiens à dire que je n’ai pas l’intention de disparaître de la circulation, que je n’ai pas de voyages prévus et que l’idée du suicide ne m’effleure même pas. J’écris pour me protéger et pour informer les compagnons, affirmant mon anarchisme déterminé et intransigeant. Cela dit, honnêtement, il n’est pas absolument certain qu’il y ait un lien entre ces deux épisodes, le type au flingue n’a rien lâché de plus que ce que j’ai déjà écrit ; je n’ai par contre de problèmes avec personne, d’aucune sorte, bien sûr quelques antipathies évidentes, mais impossible de penser que celles-ci puissent se transformer en menace armée. Donc soit les deux choses sont liées, soit les deux types m’ont confondu avec quelqu’un d’autre.

Voilà, en synthèse, ce qu’il s’est passé. Il faudrait réfléchir et discuter plus en profondeur de ces dynamiques – et d’autres – des appareils répressifs, mais en attendant la logique voudrait qu’où et quand se produisent des épisodes similaires, on tâche de faire circuler le plus possible de telles infamies parmi les compagnons.

Que la santé soit avec vous …

Traduit de l’italien depuis Informa-azione

Sydney, Australie : Revendication de l’incendie de trois voitures de luxe

burn1burn2Dans les premières du dimanche 18 mai, nous avons fait une promenade dans les rues du quartier majoritairement riche de Woolahra à Sydney à la recherche de cibles appropriées pour exprimer notre colère.

Il ne nous a pas fallu longtemps pour trouver ce que nous cherchions !

Nous avons incendié trois voitures de luxe – une BMW et une Nissan X-trail rue de la reine et une Lexus rue Moncur.

Nous avons rapidement quitté les lieux vu que les flammes de la rébellion ont illuminé le ciel matinale.

Nous dédions cette action aux compagnons de la ‘cellule des loups de feu‘ et également à la cellule Felicity Ann Ryder à Melbourne, à tous les combattants FAI/FRI de partout, à tous les anarchistes emprisonnés et les combattants insurrectionnels qui luttent pour la dignité derrière les murs de l’injustice partout !

Pour la destruction totale de toute existence !

Cellule Anarcho-sauvages
Fédération Anarchiste Informel (FAI) / Front Révolutionnaire International (FRI)

source

Thessalonique : le kiosque de campagne éléctorale du Front National attaqué

Dans l’après-midi du 21 mai, des compagnons ont fracassé le kiosque du Front National (Ethniko Metopo) près de Hagia Sophia à Thessalonique et ont frappé la merde nationaliste qui était présente à ce moment-là (selon leur propre communiqué, deux d’entre eux ont été envoyés à l’hôpital).

Ils feraient mieux de réfléchir à deux fois avant de refoutre les pieds n’importe où dans le secteur.

Brésil : Nuits blanches et ciels étoilés

fireLa Coupe du Monde au Brésil et les soubresauts internationaux de l’insurrection.

La Coupe du Monde n’est pas une question de foot. Si un pays est candidat pour l’organisation de cet événement, c’est parce que le foot remplit aujourd’hui la même fonction que le spectacle des gladiateurs dans la Rome antique, mais également parce que c’est une occasion inespérée pour l’Etat organisateur de faire avancer à pas de géant son développement économique et son rayonnement politique. La Coupe a un coût monstrueux, néanmoins le retour sur investissement promet presque à coup sûr d’être juteux. Le Brésil, considéré comme une des grandes puissances économiques mondiales, compte bien gravir encore des échelons en organisant la Coupe et les Jeux Olympiques.

Cliquez ici pour le PDF

Veria, Grèce : voiture d’un néonazi défoncée à deux reprises

Durant la période pré-électorale, nous avons déjà défoncé à deux reprises la voiture de Stefanos Vafeidis (candidat de l’Aube Dorée au poste de conseiller régional à Imathia, dans le nord de la Grèce).

Le particulier fasciste est le seul qui, malgré l’environnement hostile dans la ville, insiste sur la propagation de ses idées néonazies, croyant à tort que nous allons le laisser tranquille, simplement parce qu’il a un certain âge et est un peu naïf.

Nous n’arrêterons pas jusqu’à ce qu’il retrouve ses esprits.

patrouille antifasciste

[Bruxelles, Mai 2014] Ne restons pas les bras croisés

Ce tract a été distribué en marge d’une mobilisation à Bruxelles contre le renforcement du contrôle sur les chômeurs. Comme cette mobilisation rassemblait toute la faune et la flore de la récupération politique et syndicale, absorbant toute expression autonome possible de rage et de rejet, on a choisi de s’écarter de cette mise-en-scène ennuyante et d’aller distribuer le tract ailleurs dans la ville.

Cliquer sur l’image pour lire le tract en PDF.

Source : La Cavale / Traduction grecque ici.

France : Sortie du n°17 de Lucioles

Lucioles n°17 – Mai 2014. Cliquer sur l’image pour lire le bulletin en PDF.

Santiago, Chili : Une voiture et des flics brulés le 8 Mai

santiago-chile-8.may_ santiago-chile-8-5 santiago-chile-8-may cop-down-santiago-8-5-2014

Le 8 Mai, la marche délinquante arrivait au parque almagro et pendant qu’avait lieu le rassemblement social-démocrate, l’émeute a commencé avec des barricades et des affrontements contre les forces spéciales des carabiniers de la part d’individualités aux visages cachés. Sachant que le moment était venu, nous nous sommes caché-e-s complètement pour prendre part à la rupture de l’ordre et de la normalité dominante.

Ayant du combustible, voyant qu’une voiture était garée hors du territoire policier (temporairement) et aux côtés de la foule qui jetais des pierres sur la voiture, nous avons décidé de la bruler pour accroitre le chaos contre la civilisation et ses transports d’esclaves modernes. Une fois la voiture en flammes, la police bâtarde s’est mise à attaquer, dispersant momentanément les encapuché-e-s, les escadrons de flics avançant ont été freinés par divers objets ; nous avons trouvé que c’était le moment de lancer d’abord 1 puis ensuite 2 bombes incendiaires directement sur les défenseurs de l’ordre, brulant plusieurs laquais et blessant gravement un capitaine.

Pas un pas en arrière contre les ennemi-e-s ni contre tout ce qui est imposé ; nous ne voulons pas perturber l’ordre, nous voulons le détruire et démolir les ciments de la civilisation. Nous attaquons le concept de citoyen-ne auquel ils ont voulu nous former et nous ne voulons aucun futur avec leurs murailles dégoutantes. Nous nous déclarons ennemi-e-s de la police, des patrons, de la soumission, de la ville et de tout être civilisé-e qui soutient et/ou défend cette réalité asphyxiante imposée.

Pour la destruction de l’existant
Guerre au Capital (A)
Liberté pour Sol, Adriano, Gianluca, Alfredo, Nicola et tous les prisonni-ère/er-s en guerre du monde.
Feu aux grilles de la passivité qu’ils veulent nous vendre !!

En mémoire d’Angry et de tous les animaux tués (humains ou non-humains) par la société dégoutante et ses soutiens.

Meute de Choc Anarchique Nihiliste

Le Pirée, Grèce : Assaut fasciste repoussé du quartier de Koridallos

Slogans peints durant la manif en réponse à l’attaque: “Mort aux nazis”

Le samedi 10 mai 2014, au moins 50 fascistes du parti de l’aube dorée ont fait leur apparition dans les quartiers de Nikaia et Koridallos, et plus tard ont pris d’assaut l’espace social autogérée Pasamontaña. Les fascistes ont tenté d’envahir le lieu de prédilection, mais cinq compagnon-nes ont repoussé l’attaque avec des extincteurs. Immédiatement après, une manifestation antifasciste a été appelée à 14 heures à Koridallos, les manifestants se sont rassemblé-es devant Pasamontaña, situé au 23, rue Dimitrakopoulou.

Pour plus de photos de la manif, clique ici.