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Pour contribuer aux traductions, édition-correction et/ou apporter du matériel original à publier tel que des actualités depuis la rue, des compte-rendus d'actions, communiqués de revendication, des textes pour des compagnon-ne-s emprisonné-e-s ou poursuivi-e-s, des appels, des feuillets, des articles d'opinions, etc. : contrainfo(at)espiv.net

Athènes : Relatif aux coups de feu tirés sur le Squat K*VOX 03/06/2014

mani 5 de junio

habitants, travailleurs, collectifs, unis, on resiste à les mafias et les drogues. Jeudi 5 juin à 18.30 heures march à le quartier et assemblé populaire à la place. Rassemblement à Spirodonos Trikoupi + Stournari. Comité de la initiative des habitants de Exarchia

Mardi à environ 02 heures et demi du matin, des inconnus ont tirés au moins 5 coups de feu sur l’entrée principale du Centre Social Squatté K*VOX. Deux des balles ont pénétré le volet roulant métallique extérieur et ont brisé la vitre de l’entrée principale. Heureusement, à ce moment-là, il n’y avait pas de camarade à l’intérieur du squat.

Ces derniers temps, le K*VOX, conjointement avec les habitants, les collectifs et les militants du quartier, prend une série d’initiatives pour des actions contre les mafias et le trafic de drogue dans Exarhia qui se déroule sous l’œil tolérant et complice de la police. Le mercredi 28/05, une réunion massive s’est tenue visant à une plus grande implication des habitants, des travailleurs et des collectifs de Exarchia. La décision adoptée fut de créer une assemblée populaire à Exarchia et de réaliser une rassemblement-marche le jeudi 05 juin, inaugurant une série d’actions contre les mafias et leurs protecteurs étatiques. Nous estimons que les coups de feu contre K*Vox deux jours avant la manifestation-marche est une tentative désespérée d’intimidation du mouvement et de la communauté locale par les trafiquants de drogue, qui, en collaboration avec la police, veulent ghettoïser la région. Il est intéressant de savoir que les douilles de l’attaque furent ramassées par nos soins 12 heures après l’incident. Comme ce fut le cas dans d’autres affrontements armés entre mafieux du quartier, ce furent les habitants qui recueillirent les douilles  puisque la police, bonne collaboratrice du milieu, fait preuve d’une inertie provocante.

Le K*VOX s’est, dès son premier jour d’existence, opposé à l’action commune de la police avec la mafia dans le quartier d’Exarchia et à la ghettoïsation de la région. Plusieurs fois, des camarades de K*Vox furent inquiétés pour leurs actions par la police et les mafias, ainsi que par une grande partie des médias. Il y a peu, trois camarades du K*Vox furent convoqués comme suspects au quartier général de la police avec pour unique pièce à conviction un “appel téléphonique anonyme” qui les impliquait à une action contre le trafic réalisée par des anarchistes à Exarhia.

N’ayant pas réussi à nous effrayer avec l’invasion du bâtiment par la police (avril 2012), les intrusions de nos domiciles (janvier 2014), les assignations (avril 2014) et les menaces constantes, ils ont fait appel à de lâches pistoléros.

Le mouvement n’est pas terrorisé par les faits précités.

Nous appelons le monde de la lutte et de la solidarité à une rassemblement-marche place d’Exarchia le jeudi 5 juin 2014 à 18.00 heures.

ON LÂCHE RIEN
K*VOX

Appel international contre la délation

pigeoncamerasAu sein de l’éventail d’expériences de lutte et de façons de vivre l’anarchie, la complicité, la confiance et les liens d’affinité sont des codes fondamentaux pour construire et développer une confrontation vis-à-vis du système de domination et de contrôle qui puisse avoir la moindre possibilité de porter des coups qui fassent vraiment mal. De nombreux groupes d’action et collectivités anarchistes ont ainsi tissé des réseaux d’affinités et se solidarisent avec les luttes de communautés libres ou qui résistent à la civilisation. Après avoir relu notre histoire, et observé des cas comme ceux de Bolivie ou celui d’el grillo [voir Caso Bombas] au $hili, ou encore la pression judiciaire à l’encontre des camarades qui résistent au Grand Jury aux États-Unis, nous nous inquiétons de savoir comment serait-il possible de vivre une affinité en portant le stigmate de la délation à nos côtés. Comment étendre la révolte avec le soupçon établi dans nos cœurs ?

La prison court dans nos veines.

Il est inévitable qu’une dissidence sérieuse et une vie anarchiste conséquente aient tôt ou tard à assumer une position vis-à-vis de la prison, que ce soit pour le simple fait que nous ayons des camarades enfermé-e-s aux quatre coins du monde ou parce que nous-mêmes risquons d’être détenu-e-s. Risques qui ne devraient pas être assumés seulement par celles et ceux qui sont aujourd’hui connu-e-s comme insurrectionalistes, mais par toute personne qui se soit déjà rendue à une manifestation, une révolte ou qui ait décidé que son opposition au système devait devenir action. En ce sens, la prison est une réalité qu’il est impossible de nier et, en conséquence, son refus radical devrait lui aussi être quelque chose d’irréfutable et non-négociable. Ce rejet radical s’appuie sur la base de la non-délation, et rien d’autre. Il s’agit de ne dénoncer personne. Aussi simple et radical que ça, parce que seule cette posture personnelle individuelle peut renforcer une collectivité en confrontation avec le pouvoir.

Appel contre la délation.

Se rendre “responsable” d’une position antagoniste envers la domination passe par bien plus que la signature d’un quelconque communiqué ou la “reconnaissance” plus ou moins publique d’actions déterminées qui, en essence, suppose la même logique de rendre quelque chose d’identifiable par la police. Et si l’anonymat, l’attention et les ombres font partie de nos responsabilités envers nous-mêmes, il nous est aussi indispensable de faire attention aux autres, et aujourd’hui en particulier des caméras, des yeux vigilants et, oui, de la société aussi.

Nous faisons donc cette invitation à l’analyse, à la mémoire critique, à l’action et à la propagande qui, au-delà de réduire cette lutte à une raillerie publique envers les délateurs, pointe plutôt vers une propagation constante de nos idées antagonistes et à la solidarité interne entre camarades pour nous renforcer les un-e-s les autres au sein de notre préparation en tant que personnes en lutte contre la domination, avec des liens solides qui nous permettent de mettre en jeu notre vie et notre liberté dans des environnement d’affinité et de confiance, que nous nous connaissions personnellement ou non.

Attaquer les caméras de vidéo-surveillance, les magasins qui les vendent et les centres qui les produisent, propager les idées de solidarité basée sur la non-délation, lutte contre la délation sociale et carcérale.

Pour la destruction des valeurs citoyennes policières !

Nous partageons une contribution des compagnons de l’Allemagne pour attaquer les caméras de vidéo-surveillance, ici (en espagnol).

traduit de l’espagnol

Berlin : Slogans anarchistes à Friedrichshain

Liberté pour Babis Tsinialidis

Mauricio Morales présent

Violence contre tous les patriotes

Liberté pour ceux qui sont dans les cellules de prison

Dans la nuit du 28 mai, nous sommes allés faire des graffitis dans le quartier de Friedrichshain. Nos pensées vont à Babis Tsinialidis, prisonnier en Grèce en attente du jugement d’appel le 5 juin (le compagnon a été condamné en première instance à 10 ans et 4 mois de prison pour le braquage du service économique de l’hôpital économique AHEPA de Thessalonique), avec nos frères insurgés au Brésil, avec Mauricio Morales, tué en action le 22 mai 2009, et tous les compagnons qui luttent à l’intérieur et en dehors des prisons de cette société.

Nous n’avons pas réussi à obtenir une photo de notre slogan contre la coupe du monde NÃO VAI TER COPA parce qu’il y avait un véhicule des bâtards de l’entreprise de sécurité WISAG qui patrouillait dans la zone.

Feu aux frontières !

Des migrants anarchistes

en espagnol

[Italie] Une nouvelle publication anarchiste : Blasphemia

[…]
Ce journal naît de l’intolérance aux sectarismes qui semblent être en expansion même là où on les attendait le moins, il a la prétention de stimuler des réflexions, qui amènent à se rencontrer mais pas sur une affinité réduite à la familiarité qui nous relierait seulement par une présence escomptée.
[…]
Ceux qui écrivent se sont rencontrés et ont eu l’impulsion de mettre tout en discussion, de ne rien donner pour acquis, de recommencer à réfléchir et à suivre leur profond désir de détruire le monde. Pour faire ça, il faut du courage, des projets, des théories et des actions, des connaissances et des irrévérences, des perspectives et de la recherche d’affinité là où c’est possible. Il est nécessaire de recommencer à oser dans la pensée et l’action. Sans attente, sans délai, sans églises.

Ceux¬ci sont quelques¬uns des sujets que nous chercherons à affronter et à approfondir dans les pages qui suivront, convaincus de la nécessité pour les compagnons, au delà des frontières territoriales, de se rencontrer, se confronter, de discuter, de faire des projets, d’agir.

Dans ce sillon de pensée s’insèrent les motifs pour lesquels nous avons décidé de ne pas faire circuler sur internet le journal que vous avez entre les mains. La manière par laquelle se répand une idée fait partie intégrante du parcours de lutte, surtout si cette idée ne fait qu’un avec la pratique, raison pour laquelle elle ne peut pas être confiée à un instrument de communication qui est non seulement invention et propriété de l’ennemi, mais qui peut aussi être responsable de la création de réalités fictives.

C.P. 116
Piazza Matteotti
80133 Napoli, Italie
blasphemia@autistici.org

[Espagne] Un point sur la situation de Gabriel Pombo Da Silva

Le 13 juin 2012, après différentes opérations contre d’autres compagnons, l’Etat italien lançait une vague de répression contre des dizaines d’anarchistes, dénommée Ardire, portant à 40 perquisitions, 24 mises en examen et 8 incarcérations. Cette fois-ci, il entendait même lui donner une dimension supplémentaire, en inculpant aussi des compagnons déjà incarcérés dans plusieurs pays européens, comme la Grèce, la Suisse et l’Allemagne. Comme d’habitude, l’Etat prétend voir sa gueule autoritaire dans le sourire de ses ennemis irréductibles, en construisant par exemple des rôles de chefs, d’exécutants et de coordinateurs au sein d’une énième “association terroriste”, là où il y a des affinités, des correspondances avec les prisonniers, des luttes et des volontés d’en découdre. C’est ainsi que Gabriel Pombo da Silva et Marco Camenisch, incarcérés depuis de longues années, se retrouvent dans cette enquête suite à une grève de la faim internationale menée en décembre 2009, traités de “symboles et points de référence d’un nouveau projet subversif”, dont ils seraient “les idéologues et les propulseurs”.

Après 20 années passées dans les geôles espagnoles (dont 14 en régime FIES) qu’il parviendra à fuir, Gabriel est arrêté en 2004 suite à un contrôle et à une fusillade avec des flics en Allemagne. Il refera 9 années supplémentaires dans ce pays. Extradé vers l’Espagne le 25 février 2013 en vertu du Mandat d’arrêt européen lancé par ce pays dix ans plus tôt pour qu’il finisse de purger la peine qui l’y attendait, Gabriel est convoqué deux mois plus tard devant l’Audiencia Nacional de Madrid, cette fois pour se voir notifier un mandat d’arrêt européen lancé contre lui par l’Italie en mars dans le cadre de l’opération “Ardire” ! Gabriel a bien sûr refusé d’être envoyé “volontairement” là-bas. En janvier 2014, la justice anti-terroriste espagnole a donc dû requérir auprès de ses homologues allemands l’autorisation de le livrer à l’Italie, parce que comme ils disent dans leurs codes féroces, Gabriel n’avait pas renoncé au “principe de spécialité”.

Le 17 janvier, dans le volet de l’opération “Ardire” géré à Pérouse, l’inquisitrice Comodi a finalement demandé le “non lieu” pour l’accusation d’ “association terroriste”, tandis que dans le volet principal transféré à Milan, le tribunal a levé le 8 avril toutes les mesures restrictives (obligation de pointer, assignation à résidence, interdiction de sortir du territoire) contre les compagnons. Après un cirque qui a coûté un an de vie pour certaines, et même plus pour d’autres, ce même tribunal a donc également levé le 18 avril le Mandat d’arrêt européen italien contre Gabriel.

Toutes ces péripéties du terrorisme d’Etat européen et de ses larbins en toges ne doivent pas nous faire oublier que Gabriel reste incarcéré en régime FIES depuis son transfert dans la prison d’A-Lama (Galice) en août 2013. Sa correspondance est toujours soumise au seul bon vouloir des matons (aussi bien au départ qu’à l’arrivée), les activités sont de même restreintes à leur arbitraire le plus total, le tout dans une taule réputée pour son nombre élevé de “morts subites”… tal apareció muerto dans leur jargon obscène. Pour finir, face à sa demande de connaître la date de fin de peine, la justice et l’administration pénitentiaire continuent de jouer leur petits jeux mesquins de la torture à petit feu, changeant régulièrement leurs calculs de bourreaux. Pour l’instant, elle est fixée à…2023.

En réalité, ces différentes mesures sont un avertissement lancé contre tous les révoltés. Il s’agit à la fois d’un acharnement particulier contre un de nos compagnons* (“toujours trop dangereux”, comme ils disent, d’un anarchiste que 29 années passées derrière les barreaux n’ont pas fait plier), mais aussi d’un châtiment trop banal contre ceux qui ne se soumettent pas. Parce que les têtes doivent rester baissées, les bouches bâillonnées et les yeux fermés, dedans comme dehors. Sauf si…

A bas tous les Etats, l’enfermement, les flics et les tribunaux,

Liberté pour toutes et tous !

Des anarchistes solidaires,
18 mai 2014

Pour lui écrire, même s’il ne peut pas répondre et en recommandé de préférence pour éviter que les lettres passent par pertes et profits (textes, brochures et livres ne rentrent pas par courrier) :

Gabriel Pombo Da Silva
CP A-Lama (Pontevedra), Monte Racelo s/n 36830 A-Lama (Pontevedra), España/Espagne

*Arrêtés en novembre dernier deux autres compagnons, Mónica et Francisco, sont aussi incarcérés en régime FIES. Déjà transféré trois fois en 6 mois, Francisco se trouve toujours à l’isolement.

Rome : un compagnon anarchiste approché par les services secrets puis menacé avec un pistolet

ROME, services indiscrets.

Hier, 20 mai 2014, un peu avant 13 heures, alors que je sortais à peine du travail et après avoir mis en marche ma vespa pour retourner chez moi, j’ai été approché par une femme. J’ai cru qu’elle voulait me demander une information sur les rues, mais non, elle m’a au lieu de ça appelé par mon nom et prénom et s’est présentée – avec un peu d’embarras – comme étant fonctionnaire des services secrets. Elle m’a demandé courtoisement de l’écouter seulement deux minutes à propos d’une proposition de boulot … je refuse et je renvoie, sans lui laisser la possibilité d’ajouter quoi que ce soit d’autre, la proposition à l’envoyeur de façon moins polie qu’elle ne l’avait fait ; à peine parti, elle a répété en hurlant de lui faire le plaisir de l’écouter, tout en prononçant le nom d’un compagnon que je fréquente en disant que celui-ci leur fournissait déjà quelques faveurs … à ce propos, je profite de ces quelques lignes pour réaffirmer toute mon estime, mon affection, ma confiance et ma solidarité envers la personne concernée par ces mensonges.

Rien de nouveau, bien sûr, si ce n’est qu’à quelques pâtés de maisons de chez moi, alors que je m’étais arrêté au feu rouge, un scooter avec deux jeunes dessus, casques et lunettes de soleil, s’est placé à côté de moi et m’ont pointé un pistolet sous l’aisselle avant de presser la gâchette plusieurs fois. Le flingue n’était évidemment pas chargé, sinon je ne serais plus là, et quelques secondes plus tard ils repartent en faisant demi-tour, non sans m’assurer que la prochaine fois, l’arme serait chargée. Je tiens à dire que je n’ai pas l’intention de disparaître de la circulation, que je n’ai pas de voyages prévus et que l’idée du suicide ne m’effleure même pas. J’écris pour me protéger et pour informer les compagnons, affirmant mon anarchisme déterminé et intransigeant. Cela dit, honnêtement, il n’est pas absolument certain qu’il y ait un lien entre ces deux épisodes, le type au flingue n’a rien lâché de plus que ce que j’ai déjà écrit ; je n’ai par contre de problèmes avec personne, d’aucune sorte, bien sûr quelques antipathies évidentes, mais impossible de penser que celles-ci puissent se transformer en menace armée. Donc soit les deux choses sont liées, soit les deux types m’ont confondu avec quelqu’un d’autre.

Voilà, en synthèse, ce qu’il s’est passé. Il faudrait réfléchir et discuter plus en profondeur de ces dynamiques – et d’autres – des appareils répressifs, mais en attendant la logique voudrait qu’où et quand se produisent des épisodes similaires, on tâche de faire circuler le plus possible de telles infamies parmi les compagnons.

Que la santé soit avec vous …

Traduit de l’italien depuis Informa-azione

Sydney, Australie : Revendication de l’incendie de trois voitures de luxe

burn1burn2Dans les premières du dimanche 18 mai, nous avons fait une promenade dans les rues du quartier majoritairement riche de Woolahra à Sydney à la recherche de cibles appropriées pour exprimer notre colère.

Il ne nous a pas fallu longtemps pour trouver ce que nous cherchions !

Nous avons incendié trois voitures de luxe – une BMW et une Nissan X-trail rue de la reine et une Lexus rue Moncur.

Nous avons rapidement quitté les lieux vu que les flammes de la rébellion ont illuminé le ciel matinale.

Nous dédions cette action aux compagnons de la ‘cellule des loups de feu‘ et également à la cellule Felicity Ann Ryder à Melbourne, à tous les combattants FAI/FRI de partout, à tous les anarchistes emprisonnés et les combattants insurrectionnels qui luttent pour la dignité derrière les murs de l’injustice partout !

Pour la destruction totale de toute existence !

Cellule Anarcho-sauvages
Fédération Anarchiste Informel (FAI) / Front Révolutionnaire International (FRI)

source

Thessalonique : le kiosque de campagne éléctorale du Front National attaqué

Dans l’après-midi du 21 mai, des compagnons ont fracassé le kiosque du Front National (Ethniko Metopo) près de Hagia Sophia à Thessalonique et ont frappé la merde nationaliste qui était présente à ce moment-là (selon leur propre communiqué, deux d’entre eux ont été envoyés à l’hôpital).

Ils feraient mieux de réfléchir à deux fois avant de refoutre les pieds n’importe où dans le secteur.

Brésil : Nuits blanches et ciels étoilés

fireLa Coupe du Monde au Brésil et les soubresauts internationaux de l’insurrection.

La Coupe du Monde n’est pas une question de foot. Si un pays est candidat pour l’organisation de cet événement, c’est parce que le foot remplit aujourd’hui la même fonction que le spectacle des gladiateurs dans la Rome antique, mais également parce que c’est une occasion inespérée pour l’Etat organisateur de faire avancer à pas de géant son développement économique et son rayonnement politique. La Coupe a un coût monstrueux, néanmoins le retour sur investissement promet presque à coup sûr d’être juteux. Le Brésil, considéré comme une des grandes puissances économiques mondiales, compte bien gravir encore des échelons en organisant la Coupe et les Jeux Olympiques.

Cliquez ici pour le PDF

Veria, Grèce : voiture d’un néonazi défoncée à deux reprises

Durant la période pré-électorale, nous avons déjà défoncé à deux reprises la voiture de Stefanos Vafeidis (candidat de l’Aube Dorée au poste de conseiller régional à Imathia, dans le nord de la Grèce).

Le particulier fasciste est le seul qui, malgré l’environnement hostile dans la ville, insiste sur la propagation de ses idées néonazies, croyant à tort que nous allons le laisser tranquille, simplement parce qu’il a un certain âge et est un peu naïf.

Nous n’arrêterons pas jusqu’à ce qu’il retrouve ses esprits.

patrouille antifasciste

[Bruxelles, Mai 2014] Ne restons pas les bras croisés

Ce tract a été distribué en marge d’une mobilisation à Bruxelles contre le renforcement du contrôle sur les chômeurs. Comme cette mobilisation rassemblait toute la faune et la flore de la récupération politique et syndicale, absorbant toute expression autonome possible de rage et de rejet, on a choisi de s’écarter de cette mise-en-scène ennuyante et d’aller distribuer le tract ailleurs dans la ville.

Cliquer sur l’image pour lire le tract en PDF.

Source : La Cavale / Traduction grecque ici.

France : Sortie du n°17 de Lucioles

Lucioles n°17 – Mai 2014. Cliquer sur l’image pour lire le bulletin en PDF.

Santiago, Chili : Une voiture et des flics brulés le 8 Mai

santiago-chile-8.may_ santiago-chile-8-5 santiago-chile-8-may cop-down-santiago-8-5-2014

Le 8 Mai, la marche délinquante arrivait au parque almagro et pendant qu’avait lieu le rassemblement social-démocrate, l’émeute a commencé avec des barricades et des affrontements contre les forces spéciales des carabiniers de la part d’individualités aux visages cachés. Sachant que le moment était venu, nous nous sommes caché-e-s complètement pour prendre part à la rupture de l’ordre et de la normalité dominante.

Ayant du combustible, voyant qu’une voiture était garée hors du territoire policier (temporairement) et aux côtés de la foule qui jetais des pierres sur la voiture, nous avons décidé de la bruler pour accroitre le chaos contre la civilisation et ses transports d’esclaves modernes. Une fois la voiture en flammes, la police bâtarde s’est mise à attaquer, dispersant momentanément les encapuché-e-s, les escadrons de flics avançant ont été freinés par divers objets ; nous avons trouvé que c’était le moment de lancer d’abord 1 puis ensuite 2 bombes incendiaires directement sur les défenseurs de l’ordre, brulant plusieurs laquais et blessant gravement un capitaine.

Pas un pas en arrière contre les ennemi-e-s ni contre tout ce qui est imposé ; nous ne voulons pas perturber l’ordre, nous voulons le détruire et démolir les ciments de la civilisation. Nous attaquons le concept de citoyen-ne auquel ils ont voulu nous former et nous ne voulons aucun futur avec leurs murailles dégoutantes. Nous nous déclarons ennemi-e-s de la police, des patrons, de la soumission, de la ville et de tout être civilisé-e qui soutient et/ou défend cette réalité asphyxiante imposée.

Pour la destruction de l’existant
Guerre au Capital (A)
Liberté pour Sol, Adriano, Gianluca, Alfredo, Nicola et tous les prisonni-ère/er-s en guerre du monde.
Feu aux grilles de la passivité qu’ils veulent nous vendre !!

En mémoire d’Angry et de tous les animaux tués (humains ou non-humains) par la société dégoutante et ses soutiens.

Meute de Choc Anarchique Nihiliste

Le Pirée, Grèce : Assaut fasciste repoussé du quartier de Koridallos

Slogans peints durant la manif en réponse à l’attaque: “Mort aux nazis”

Le samedi 10 mai 2014, au moins 50 fascistes du parti de l’aube dorée ont fait leur apparition dans les quartiers de Nikaia et Koridallos, et plus tard ont pris d’assaut l’espace social autogérée Pasamontaña. Les fascistes ont tenté d’envahir le lieu de prédilection, mais cinq compagnon-nes ont repoussé l’attaque avec des extincteurs. Immédiatement après, une manifestation antifasciste a été appelée à 14 heures à Koridallos, les manifestants se sont rassemblé-es devant Pasamontaña, situé au 23, rue Dimitrakopoulou.

Pour plus de photos de la manif, clique ici.

Barcelone : Chronique de la manifestation anticapitaliste du 1 Mai 2014

barna-primero-de-mayo-2014Le Premier Mai, une manifestation était appelée à 17h30, après le rendez-vous libertaire qui a eu lieu dans le centre de Barcelone le matin. Le bloque libertaire de la manifestation anticapitaliste était appelé contre l’esclavage salarié et pour la révolution sociale.

C’est là que se sont donné-e-s rendez-vous toutes celles et ceux qui n’ont pas leur place dans les manifestations des partis et des syndicats majoritaires. Une dissidence qui frôle le ridicule quand le Front Civic de Catalogne intoxique les manifestants avec des chansons d’après-guerre et du rock vieillot au ton communiste. A part cette petite secte citoyenniste, il y a les habituels syndicats gauchistes minoritaires, des petits groupes staliniens, des cortèges mouvements de tous poils, etc. Au milieu de tout ça, un bloque noir se constitue, composé majoritairement d’encapuché-e-s qui chantaient entre autre « le peuple unit, travail sans parti », « le peuple organisé, travail sans Etat », « La démocratie dure le temps de l’obéissance », « Nous sommes anti-démocratiques », « A bas les murs des prisons ».

Après plusieurs détours de la manifestation, et face à une police qui protège les entrées des quartiers les plus touristiques et les plus étroits, là où lors de la dernière manifestation de défense des accusé-e-s dans l’attaque du Parlement se sont produits d’importants troubles, commencent les destructions de banques, d’immobiliers et de mobiliers urbains. On essaye de maintenir le plus loin possible tous ces voyeurs avides d’images ou de vidéos à mettre sur internet pour partager avec leurs amis, chose pratiquement impossible du fait des caractéristiques de la manif. Un curieux s’est retrouvé sans caméra, devant les critiques prévisibles de celles et ceux qui défendent la liberté d’expression libérale qui aide l’Etat à emprisonner des compagnon-ne-s. Après avoir détruit et incendié des banques et des poubelles, arrivées à la Délégation du Gouvernement la manifestation se divise. Au micro des cortèges gauchistes de la manif, on accuse les encapuché-e-s de « détruire la manif unitaire » et la manif est déclarée annulée, après un échange de paroles et de gestes suffisamment éloquents. Le bloque noir continue sur une Avenue peu propice à l’attaque et à la défense du groupe. Une banque est attaquée est c’est à ce moment-là que la police charge et disperse la centaine de compagnon-ne-s présent-e-s.

Peu après, certains médias ont déclaré que 4 arrestations avaient eu lieu. Les compagnon-ne-s sont toujours accusé-e-s mais elles/ils sont sorti-e-s de garde à vue.

TOUTE LA SOLIDARITE AUX DETENU-E-S !!

GUERRE SOCIALE AU CAPITAL, SES DEFENSEURS ET SES FAUX CRITIQUES !!

POUR UN PREMIER MAI D’EMEUTES !!

POUR UN PREMIER MAI TOUS LES JOURS !!

en espagnol

Berlin: Attaque d’une agence pour l’emploi

jobcen

Cette nuit [6 mai 2014, NdT], nous avons attaqué avec des marteaux, de la peinture et des tags l’agence d’emploi ‘Jobcenter’ de la Müllerstraße à Berlin, parce que nous voyons l’institution ‘Job center’ comme un instrument clé pour le maintien des rapports capitalistes, à travers laquelle les gens sont tous les jours privés de leur liberté et de leur autodétermination.

Nous sommes en colère quand nous voyons comment les gens galèrent, se ruent et mendient pour trouver du travail, se précipitent au quotidien dans l’espoir qu’un tel ou un tel prodigue des mesures non qualifiées, des conseils ou des directives qui pourraient être leur avenir.

Nous rejetons absolument cet avenir, caractérisé par la lutte pour l’existence – d’angoisse existentielle, à travers la discipline et la sanction jusqu’au vol d’espace d’habitation sous la forme d’expulsions forcées.

Nous rêvons et luttons pour un avenir d’amour, de respect, de solidarité et d’autodétermination de toutes les personnes et nous exprimons à ce point particulièrement notre solidarité avec toutes les personnes de l’UE dépourvues de papier allemand auxquels les moyens d’existence en Allemagne ont été retirés par le refus de l’allocation chômage II.

Pour une vie libre et sans domination !

Chili : Marche du 1er Mai, Santiago 2014

Tout commence le 1 Mai 1886 avec la révolte de Haymarket (Chicago, EU) où ont lieu des manifestations effectuées par diverses organisations syndicales et anarchistes, avec pour but d’instaurer la journée de 8 heures.

Le 1er Mai a été pacifique, mais le 2 et le 3, les forces répressives agissent sans pitié, laissant derrière elles une centaine de blessés et prenant la vie de plusieurs ouvriers. Face à cela, les anarchistes appellent à un rassemblement à Haymarket pour le 4 Mai. Pendant la manifestation, un anonyme lance un engin explosif qui tue un policier et fait plusieurs blessés, la police ouvre le feu, tue de nombreux travailleurs et en blesse environs 200 autres.

Ce fait a permis aux autorités d’arrêter et de condamner l’anglais Fielden, les allemands Spies, Schwab, Engel, Fischer et Lingg, et les nord-américains Neebe et Parsons. Le 11 Novembre 1887 sont exécutés les anarchistes Fischer, Engel, Parsons et Spies. Lingg n’a pas été exécuté puisqu’il s’est suicidé en cellule. Fielden et Schwab sont quant à eux condamnés à perpétuité, et Neebe à 15 ans de travaux forcés.

Avec le temps, le Premier Mai est devenu un jour de souvenir symbolique, mais la date a été surpassée et dans de nombreuses villes de différents pays les ouvriers se mirent en grève, ce qui se répéta pendant de nombreuses années, c’est ainsi que le Premier Mai est devenu un jour de rébellion partout dans le monde.

Avec ce texte nous voulons qu’il soit clair que le Premier Mai n’est pas un jour de fête, de danse et de joie. Le Premier Mai est un jour de mémoire, un jour pour revivre années après années la lutte qu’ont mené les compagnon-ne-s anarchistes de Chicago, ainsi qu’un stimulant pour les luttes actuelles qui se vivent constamment contre l’Etat/Capital.

« Non, vous ne nous condamnez pas à mort pour un crime. Vous nous condamnez pour ce qui a été dit sur tous les tons, pour l’Anarchie. Et puisque c’est pour nos principes que vous nous condamnez, je cris sans crainte : Je suis anarchiste ! »
(Louis Lingg)

Pour un Premier Mai Noir !!

Avec les martyrs de Chicago en mémoire !!

Contre toute autorité, Autogestion et Guerre Sociale !!

Collectif Lutte Révolutionnaire
lucharevolucionaria@riseup.net

en espagnol

Appel international au sabotage et à l’action directe contre le mondial au Brésil

Le 12 juin 2014 commence au Brésil la coupe du monde de football, un évènement sportif qu’hommes d’affaires, politiciens, journalistes et sympathisants attendent avec impatience, certains par cupidité, d’autres en raison de l’exacerbation nationaliste, une coupe du monde qui a le plus gros budget jamais investi dans l’histoire (plus de 600 millions de dollars et le compte n’est même pas encore fermé…).

Pourtant, au-delà de l’atmosphère colorée, les danses, le carnaval, la “joie”, la réalité est différente:

A Carioca (Rio de Janeiro), les forces répressives qui sont commandées par la scélérate Dilma Roussef et formées par les brigades antiterroriste US, à savoir l’armée, la police ou appelée ironiquement “Unité de Police Pacificatrice”, sont menées par les miliciens Alexandre Braga et Ezequiel Oliveira de Mendonça, et mettent en œuvre une politique d’extermination contre la population marginale, concentrant leurs attaques dans les favelas et les zones les plus pauvres de cette région. Une extermination qui est loin de diminuer, depuis le déploiement de police militaire orchestrée par le chef de police Tarcísio Andreas Jansen et le colonel Marcelo Rocha, et a plutôt augmenté vu que la cérémonie d’inauguration approche.

Dans des villes comme Sao Paulo, près de 70.000 familles ont été déplacées durant les constructions pour les préparatifs de la coupe du monde, tandis qu’à Rio de Janeiro, environ 40.000 maisons ont connu le même sort.

L’État brésilien, exhibant sa réputation progressiste et d’assistance, a offert une somme d’argent à quelques unes des personnes expulsées (évidemment aucune d’entre elles ne venait des quartiers bourgeois, puisque ces derniers n’ont été que très peu affectés), ce qui est loin d’être suffisant pour récupérer leur logement d’origine, crachant ainsi sur la dignité des résidents, et pensant que l’argent peut masquer toute l’effusion de sang.

Et lorsqu’on parle d’effusion de sang, c’est qu’il y a eu des centaines de blessés et des dizaines de morts au Brésil au cours des derniers mois.

Nous ne pouvons pas oublier de mentionner l’activité répugnante de l’Etat, qui assassine de la manière la plus lâche les enfants qui survivent dans les rues pour recevoir environ 600.000 touristes qui arriveront dans le pays, leur offrant tour à tour des centaines de corps de femmes et de filles soumises à la prostitution.

Ces cartes postales, peut-être inconnues pour beaucoup, sont monnaie courante en Amérique du sud; Il en résulte que notre rage est née de la haine la plus sincère, des besoins vitaux limités, des soumissions quotidiennes et des humiliations constantes. Il en résulte que notre rage n’est pas par lassitude ou posture révolutionnaire, mais est nécessaire et urgente, clairement, magnifiquement violente…

En tant qu’anarchistes, nous ne pouvons pas rester indifférents à tant de misère, à tant de douleur, à tant de torture et tant de morts.

Les personnes responsables de ces atrocités ne vont pas se cacher; ce sont les promoteurs, les multinationales, la société elle-même qui tolère et encourage ce tournoi avec sa passivité et sa servilité.

Premièrement, nous pouvons trouver des bureaux et des représentants dans diverses parties du globe. Il suffit juster d’ajuster la cible et faire feu.

Deuxièmement, nous n’attendons ni demandons rien, par cela nous appelons nous-mêmes à passer à l’action, aux combattants anarchistes de différentes régions, les réfractaires à cet ordre immonde, aux subversifs qui comprennent que le seul chemin est celui de la confrontation directe et réelle.

Par conséquence et cohérence, en révolte et en action.

Pour cette raison, cette déclaration n’est pas destinée à être une simple répudiation, mais une incitation claire à la conspiration, au sabotage et aux attaques contre tous les instruments du système de domination qui vise à nous domestiquer, et en particulier dans ce cas, cette coupe du monde de merde.

Donc, pour notre part et pour commencer, nous avons fait un appel anonyme sur le vol JJ8011 de la TAM Airlines en partance de Buenos Aires à destination de São Paulo, avertissant d’un engin explosif dans le but de saboter le flux normal des touristes qui arrivent dans la région dominée par le gouvernement brésilien, soit n’étant pas au courant de ce qui se passe là-bas ou complices de leur apathie.

SI CE N’EST TOI, QUI ? SI CE N’EST MAINTENANT, QUAND ?

Solidarité active avec les compagnon-nes en révolte au Brésil !

Vengeance pour ceux qui ont été blessés, emprisonnés et tués par l’Etat !

Il n’y aura pas de coupe du monde !

Cellule de Solidarité international
Vaincre ou mourir pour l’anarchie

En Portugais, Anglais et Espagnol

Francfort : Destroika

Pour lire l’appel, cliquez ici

[Mexique] Comment la solidarité aide le Système Techno-industriel

La solidarité qu’implante le S.T. vise toujours son bon développement. C’est l’une de ses valeurs et c’est le moteur que toute civilisation doit avoir pour se maintenir sur la ligne du progrès. Sans cette solidarité, la société qui se fixe à des lignes morales établies comme « acceptables » s’effondrerait. C’est pour cela que le système pousse les personnes à être aimables, tolérantes, à accepter l’égalité et la paix dans le cadre de ses principes. Pourquoi ? Pour que le système continue à fonctionner.

Cette solidarité peut être classée comme « solidarité promiscue ou indiscriminée », puisqu’elle ne met pas l’accent sur tel ou tel groupe sociale déterminé, c’est-à-dire que cette solidarité est applicable à toutes les personnes en général.

Le fait que plus de personnes se solidarisent avec des « groupes vulnérables » (comme les homosexuels, les femmes battues, les afro-américains chômeurs, les malades en phase terminale, les personnes enfermées, les enfants en danger, les immigrés défavorisés, les indigènes isolés, etc.) convient largement au système, parce que de cette manière les bons comportements de ces personnes se perpétuent laissant place à une convivence moralement pacifique au sein de cette société.

Si un groupe d’individus ou une personne ne rentre pas dans cette solidarité indiscriminée et ne la porte pas à la pratique, elle est vue comme un inadapté, un antisocial, ou, encore pire, un malade mental. Pour quelle raison ? Parce que son comportement et sa conduite sont antagoniques à la société qui l’entoure. C’est pour cette raison que l’inadapté actif est un danger pour ce système. C’est une menace qu’il existe des personnes qui n’acceptent pas ses valeurs, et décident de faire le contraire de ce que le système promeut. Lire la suite »

Oakland Californie : Vandalisme contre le développement

Tôt le Lundi 28 Avril dans le Lower Bottoms à Oakland, les serrures de Dogtwon Development et d’un nouveau café fantaisie ont été bouchées à la colle. Les murs de Dogtown Development ont été repeints et on pouvait y lire « Votre progrès pue la mort ». Le café a été repeint et on pouvait y lire « les Yuppies mangent de la merde ».

Nique le développement
Nique le progrès.
Attaque.

Des Anarchistes

Grèce : Lutte Révolutionnaire revendique l’explosion dans le centre d’Athènes

Aux premières heures du Jeudi 10 Avril 2014 – après deux alertes téléphoniques aux médias – une voiture remplie de 75 kg d’explosifs a sautée devant un bureau de la Banque de Grèce, situé sur Amerikis Street à Athènes, causant d’importants dommages matériels dans toute la zone (mais pas de blessés).

Quinze jours plus tard, le groupe de guérilla urbaine Lutte Révolutionnaire (Epanastatikos Agonas) revendique la responsabilité de l’explosion. Ci-dessous, quelques extraits de leur long communiqué (une traduction complète est toujours la bienvenue !).

Comme vous vous en rappelez peut-être, il y a quatre ans, en Avril 2010, trois anarchistes ont révélé leur appartenance au groupe : Nikos Maziotis et Pola Roupa, qui sont en cavale depuis l’été 2012 (récemment, le gouvernement a placé une importante prime sur leurs têtes), et Kostas Gournas, actuellement enfermé à la prison de Koridallos.

Revendication par l’organisation Lutte Révolutionnaire
[25.4.2014]

Le 10 Avril 2014, Lutte Révolutionnaire a réalisé une attaque à la bombe contre la Direction de Surveillance de la Banque de Grèce sur la rue Amerikis [Athènes], un bâtiment qui abrite également le représentant du FMI en Grèce, Wes McGrew. Bien que la cible était la Banque de Grèce, le siège de Piraeus Bank, qui est situé de  l’autre côté de la rue, a également été endommagé, ce qui rend l’attaque encore plus réussie, parce que la Piraeus Bank est devenue l’une des plus importantes institutions du système bancaire Grec après l’acquisition d’ATEbank, elle a bénéficié de la politique prédatrice du mémorandum appliqué contre le peuple grec ces dernières années, et c’est l’un des facteurs financiers conjointement responsable du malheur des gens.

L’attaque a été menée avec une voiture contenant 75kg d’explosifs ANFO. Quatre ans exactement après la répression contre l’organisation, et alors que l’Etat, aux côtés de nombreux ennemis de la lutte armée, se félicitait de la « réussite du démantèlement » de Lutte Révolutionnaire, cette action vient leur prouver qu’ils ont tort. L’attaque à la bombe contre la Banque de Grèce est dédiée au camarade anarchiste Lambros Foundas, un membre de Lutte Révolutionnaire qui a été tué lors d’un affrontement armé avec la police à Dafni le 10 Mars 2010, durant la préparation d’une action de l’organisation. Le camarade a perdu la vie lors d’une tentative d’expropriation d’une voiture qui aurait plus tard été utilisée lors d’une action de Lutte Révolutionnaire, dans le contexte de la stratégie de l’organisation de l’époque – une époque qui marque le début de la crise économique. Cette stratégie avait pour but de frapper et de saboter les structures, les institutions et les personnes qui jouent un rôle central dans la plus grande agression anti-populaire de l’histoire qui se mettait en place avec la ratification du premier mémorandum en Mai 2010. Lambros Foundas s’est battu et a donné sa vie pour que la junte contemporaine de l’élite économique et politique ne passe pas – la junte de la troïka FMI/BCE/UE. Il s’est battu et a donné sa vie pour que la junte contemporaine du Capital et de l’Etat ne passe pas. Pour que ce nouveau totalitarisme imposé tout autour de la planète, sous prétexte de crise financière globale, ne passe pas. Lambros Foundas a donné sa vie en se battant pour que la crise devienne une opportunité pour la Révolution sociale. L’attaque contre la Banque de Grèce est, dans une certaine mesure, la continuation de cette stratégie qui inclue les attaques contre Citibank, Eurobank et la Bourse d’Athènes.

Ainsi, en honneur de notre camarade, l’action contre la Banque de Grèce porte la signature Commando Lambros Foundas. Qui plus est, le meilleur hommage pour un camarade qui a donné sa vie à la lutte est de continuer la lutte, pour celui qui est tombé au combat. Et cette lutte n’a jamais eu, et n’aura jamais, d’autres objectifs que le renversement du capitalisme et de l’Etat – la révolution sociale.

Un coup en réponse au retour de la Grèce sur les marchés

Comme chacun l’aura compris –du gouvernement, aux partis, jusqu’aux médias grecs et internationaux– nous avons choisi le 10 Avril pour notre attaque car cette date marque le retour de l’État grec sur les marchés financiers internationaux, à la recherche du premier prêt à long terme depuis quatre ans ; le jour suivant, le 11 Avril, le leader de l’État européen le plus puissant, protagoniste de l’application des politiques néolibérales extrêmes et de l’austérité à travers l’Europe, l’une des représentantes la plus idéale des intérêts des élites économiques européennes, la super-terroriste chancelière allemande Angela Merkel, était attendu en Grèce pour la capitalisation politique et économique de cette « réussite grecque ». (…)

Le « sauvetage du pays » concerne le grand capital, la classe dirigeante des transnationales et les puissants prêteurs du pays. Cela concerne les structures et les institutions du capitalisme globalisé. C’est lié aux États, au personnel politique en Grèce et en Europe ; à toutes les sortes de laquais de l’ordre social, qui soutiennent ce régime à tout prix. Ça concerne une minorité scandaleuse de la société grecque.

Ceux qui ne sont pas concernés par ce « sauvetage » -mais qui ont pourtant payé et continuent de payer avec leur propre sang pour sauver le système de la crise- forment la grande majorité du peuple. Les 5 millions de personnes qui vivent dans des conditions de pauvreté. Les 2,5 millions de personnes qui vivent dans le dénuement le plus total. Les 700,000 enfants pauvres qui n’ont même pas le stricte nécessaire, qui sont sous-alimentés, qui ont froid, qui souffrent de malaises, et qui se retrouvent dans des institutions pour un plateau repas. Ceux qui sont malades, ceux qui deviennent fous. Ceux qui perdent leur maison à cause des dettes qu’ils ont aux banques ou à l’Etat, ceux qui vivent sans électricité, ceux à qui il manque l’indispensable pour vivre. Les 4,000 personnes qui se sont suicidées parce qu’elles étaient ruinées financièrement. Les centaines de sans-domiciles, ceux qui dépendent des soupes populaires, ceux qui fouillent dans les poubelles pour se nourrir, ceux qui meurent lentement sur la ligne de touche. Tous ces miséreux qui ont fait faillite financièrement et socialement, et payent le « sauvetage du pays » par leurs vies et celles de leurs enfants. Tous ces gens en sont venus à comprendre ce que signifie que devoir sa vie faire faillite, ce que signifie que de voir que sa vie ne vaut plus rien. Ils en sont venus à comprendre qu’« éviter la faillite de la Grèce » signifie la guerre contre la société, l’euthanasie sociale. (…)

La révolution sociale ne peut pas être renvoyée à un futur indéterminé, ni être limitée à des projectualités floues. Elle requiert l’action révolutionnaire constante au présent, et exige l’organisation et la formation d’un mouvement révolutionnaire innovant, un mouvement qui élaborera et définira ses étapes stratégiques, et qui affronte la politique centralisée de l’ordre social. Cela suppose un processus politique et de l’enthousiasme pour mettre des propositions révolutionnaires spécifiques en pratique.

Dans les circonstances présentes, une plateforme révolutionnaire pourrait être résumée ainsi :

- Résiliation unilatérale du remboursement de la dette grecque.
- Sortie de l’Union Économique et Monétaire (UEM) et de l’Union Européenne (UE)
- Expropriation des biens du Capital, des grandes entreprises, des sociétés multinationales, de toutes les propriétés mobilières et immobilières des capitalistes.
- Abolition du système bancaire, effacement de toutes les dettes aux banques, dévolution des petites possessions saisies par les banques, et socialisation des biens des banques.
- Expropriation des propriétés d’état et des compagnies publiques ; expropriation des propriétés de l’église.
- Socialisation des moyens de production, des industries, des ports, des moyens  de communication, des transports, des services publics, des hôpitaux et des institutions éducatives ; les travailleurs les dirigeront.
- Abolition de l’Etat et du parlement bourgeois des politiciens professionnels, remplacé par un système confédéral d’assemblées populaires et de conseils ouvriers, dont la coordination, la communication et la décision-exécution seront accomplis par des délégués élus et immédiatement révocables. Au niveau national, à la place de l’ancien parlement représentatif bourgeois, il y aura une Assemblé Suprême Confédérale du Peuple, dont les membres seront des membres-délégués agréés élus et immédiatement révocables par les assemblées populaires locales et les conseils ouvriers.
- Abolition de la police et de l’armée, remplacés par une milice populaire armée, non mercenaire.

Une discussion et un accord sur une plateforme révolutionnaire est la condition préalable à la création d’un mouvement révolutionnaire anticapitaliste, et en tant que Lutte Révolutionnaire, nous souhaitons voir s’ouvrir un dialogue bien-intentionné sur la question. Il est nécessaire que la Révolution dépasse les frontières nationales. Il est surréaliste de croire qu’une Révolution sera viable si elle est confinée à l’intérieur des frontières nationales d’un petit pays comme la Grèce. Mais nous pouvons toutefois commencer ici, en Grèce, pour la démolition de la zone euro et de l’Union Européenne, pour l’abolition du capitalisme et de l’État. Mettons la contre-attaque du prolétariat armé en pratique. Commençons ici, en Grèce, pour une Révolution sociale internationale.

LONG VIE A LA RÉVOLUTION SOCIALE
POUR LE COMMUNISME LIBERTAIRE – POUR L’ANARCHIE
LIBERTÉ POUR LES PRISONNIERS POLITIQUES

Commando Lambros Foundas
LUTTE RÉVOLUTIONNAIRE

Porto Alegre, Brésil : Le feu des cœurs rebelles embrase le monde

Nous ne pouvons pas continuer à être des spectat-rices/eurs ou des sympathisant-e-s; la révolte devient plus intense dans ce monde dégoutant; nous sommes  sorties dans la rue pour agir, défier et rompre avec la tranquillité accommodée et déguisée en paix sociale; la bourgeoisie et les citoyens serviles sont les laquais de l’autorité oppressive. Et avec plus que des mots, nous sommes sortis dans la rue comme une forme combative de notre solidarité aux guerri-ère/er-s indomptables; aucun-e de nos guerri-ère/er-s ne sera jamais oublié-e-s. Ni domestiqué-e-s, ni rebelles politisé-e-s. Plus que des morts ou des prisonni-ère/er-s, ce sont des guerri-ère/er-s, des anarchistes, des antiautoritaires sauvages. Nous avons mené cette action pour chaque individu, chaque compagnon-ne, en bloquant par le feu l’Avenue Goethe et en déployant un drap noir sur un pont sur lequel on pouvait lire : « Le feu des cœurs rebelles embrase le monde. Solidarité sans frontière avec tous les prisonni-ère/er-s en guerre; Tamara Sol, Alfonso, Hermes, Sebastián, présent-e-s ! »

Force aux camarades du Caso Security, et aux prisonni-ère/er-s autour du monde !

Pour la libération totale, pour la destruction de toutes les prisons.

Source : Cumplicidade

[Italie] Solidarité active avec les compagnon-nes anarchistes emprisonné-es

“Arme-toi et sois violent-e, magnifiquement violent-e, afin que tout explose… Arme-toi et combats le terrorisme, fous le feu, conspire, sabote… sois violent-e… naturellement violent-e, librement violent-e”
Mauricio Morales (Punky Mauri), combattant anarchiste mort en action le 22 mai 2009

Journées de solidarité internationale du 16 au 22 mai 2014

dans l’attente du procès contre les compagnon-nes anarchistes Mattia, Claudio, Niccolò et Chiara (accusé-e-s de terrorisme après une attaque contre le chantier du TAV au Val Susa, dans la nuit du 13 au 14 mai 2013) ;

en solidarité avec les compagnons anarchistes Alfredo et Nicola (emprisonnés pour avoir causé des blessures au patron d’Ansaldo Nucleare, Roberto Adinolfi) ;

en solidarité avec les compagnons anarchistes Gianluca et Adriano (incarcérés, accusés d’attaques incendiaires contre des banques, des multinationales de l’énergie –ENI, ENEL– et des usines qui exploitent la terre).

Solidarité révolutionnaire avec tous les combattants !

Des anarchistes.

Collaboration du Chat Noir Émeutier

Athènes, Grèce : Attaque à la grenade contre la voiture d’un maton

Le 8 Avril a eu lieu une attaque à la grenade visant la voiture (opel vectra argentée) du fameux maton G. Bardakis, au 33 rue Zaimi, à Egaleo près d’Athènes.

Cette attaque est un acte minime de souvenir pour l’assassinat du prisonnier Ilir Kareli.

Après avoir reçu suffisamment, en étant frappé, électrocuté, roué de coups de bâtons, aspergé avec des seaux d’eau glacée, torturé et humilié par les matons, Karelli a finalement fini par échapper aux mains de ses tortionnaires en mourant.

Nous savons que sa mort sera vite oubliée. Comme ce fut le cas pour les dizaines de morts, par maladie, drogues ou désespoir, dans l’enfer de la prison.

Les matons assassins ont eu beau essayer de nettoyer le sang en utilisant de la javel dans la cellule d’isolement, ils n’y sont pas parvenu. Il reste là, comme une marque sur le mur pour rappeler que le sang ne peut être lavé… qu’avec du sang.

Maintenant c’est notre tour…

La nuit est notre amie et son obscurité nous protège. Nous sortons nos armes de leurs planques, montons sur nos motos, et partons à la chasse. Parce que ce soir nous chassons des matons.

Nos yeux et nos oreilles sont partout.

Tout batard qui lève la main sur un prisonnier se la verra coupée à la racine. Toute personne qui humilie ou rabaisse des prisonniers nous trouvera personnellement dans sa maison, à la sortie de son gymnase ou au feu rouge auquel il attend dans sa voiture

Tous ceux qui font de la violence leur profession contre les personnes enfermées, vont maintenant se voir rendre la monnaie de leur pièce.

Nous envoyons notre force et nos salutations à chaque prisonni-ère/er-s qui soutient la mobilisation nationale contre la réforme fasciste de la construction des prisons de « Type C » de sécurité maximale.

Respect aux guérillas urbaines de la Fédération Anarchiste Informelle.

Solidarité et complicité avec les compagnon-ne-s anarchiste de praxis qui ont attaqué la police anti-émeute le Lundi 6 Avril à l’extérieur de la prison de Domokos.

Pense révolutionnairement – Agit agressivement.

Avertissement :

Chaque maton qui a pris part à la torture et à l’assassinat de Kareli est, à partir de maintenant, recherché.

Nous avertissons ceux qui n’ont pas été arrêtés que leurs noms (déjà connus grâce au dossier de l’affaire et aux prisonni-ère/er-s) sont maintenant sur une liste permanente « à supprimer ». Peu importe le petit village où ils se cachent, peu importe qu’ils changent de profession, nous les trouverons et ils tomberont dans nos embuscades.

En ce qui concerne les matons/tortionnaires, ils devraient savoir que peu importe la prison ou l’aile sécurisée dans laquelle ils sont, ils devront affronter leur Destin. Tou-te-s les prisonni-ère/er-s sont au courant et nous avons des ami-e-s partout. Leurs jours sont comptés… (et difficiles)…

Des nihilistes – Gang de la vengeance