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Pour contribuer aux traductions, édition-correction et/ou apporter du matériel original à publier tel que des actualités depuis la rue, des compte-rendus d'actions, communiqués de revendication, des textes pour des compagnon-ne-s emprisonné-e-s ou poursuivi-e-s, des appels, des feuillets, des articles d'opinions, etc. : contrainfo(at)espiv.net

Saint-Affrique : Programme du mois de mai de l’Amassada

cropped-Amassada-Cool11Samedi dernier, Robert Citton est venu nous expliquer les détails de la zone industrielle de l’électricité que RTE a commencé à installer dans notre région. Nous publierons son intervention prochainement sur le site. Dans le cadre de ce cycle de discussions, nous vous proposons un nouvel exposé ce samedi 9 mai à partir de 14h30, toujours a l’Amassada. Cette fois-ci il sera question de déconstruire la « transition énergétique », de démonter ses rouages et ses dispositifs afin de mieux comprendre ce qui se cache sous cette expression.

AGENDA du mois de MAI:

Les travaux reprennent !!!
Vous pouvez, à partir de ce samedi, ramener du matériel, des outils et vos idées pour l’aménagement extérieur de l’Amassada.

Samedi 9 mai :
10h00 : Stand de crêpes place de la Mairie sur le marché de Saint-Affrique.
14h30 : Seconde partie du cycle de formation populaire : « déconstruire la transition énergétique ». 16h30 : Préparation de la fête du vent.

Samedi 16 mai :
14h00 : GRANDE ASSEMBLÉE à l’Amassada : suite de la lutte cet été, fête du vent, autres événements en France…

Vendredi 22 mai :
Hacène Belmessous présente son livre « Le grand pari du séparatisme social » au bar Lieu-dit à Saint-Affrique. Dans son ouvrage, il pose la question de la lutte contre l’aménagement du territoire, en s’appuyant sur des références comme les ZAD ou le Larzac.

Mercredi 27 mai :
Nous vous invitons toutes et tous à la construction d’un bar, d’un barbecue et d’un four à pizza suivi d’un apéritif, d’un repas et d’un concert (plus d’infos bientôt).

Samedi 30 et dimanche 31 mai :
L’Amassada sera présente à la Salvetat-sur-Agout (34) pour les secondes rencontres sur l’autonomie énergétique.

douze.noblogs.org

Italie : Notes en marge de la manifestation No Expo du 1er mai à Milan

L’un des rédacteurs du projet éditorial de Crocenera, Lello Valitutti, s’est retrouvé isolé du reste des compagnon-ne-s sur la fin de la manifestation No Expo du 1er mai en queue de manifestation. Lello estime important de faire savoir qu’à cette occasion, deux flics en civil se sont approchés de lui, l’ont frappé à la tête et proféré des menaces de mort (… “On sait qui tu es”, “on viendra te chercher chez toi”, “on te fera sauter le cerveau”, etc, etc…) et ont invité les policiers en uniforme présents à l’arrêter… ce qui n’est pas arrivé, car Lello se déplace sur un encombrant fauteuil roulan électrique, chose qui, comme on peut l’imaginer, en plus des difficultés logistiques pour effectuer une telle arrestation, provoquerait aussi quelques dégâts à l’image des défenseurs zélés de l’ordre.

Lello, au cours de ses innombrables années de lutte anarchiste, ne s’est jamais fait intimider par des provocations et malversations (à partir du lointain 1969 à Milan, dans les grèves de la faim et les incarcérations subies en Italie pour sa participation à Azione Rivoluzionaria, sans compter d’innombrables interpellations et arrestations dans des expériences de lutte en Amérique Latine), et ce ne seront pas deux gardes en civil qui l’arrêteront maintenant.

Loin d’un quelconque victimisme, il nous semble toutefois important de faire circuler ces nouvelles et nous invitons celles et ceux qui en ont connaissance, ou de choses similaires, de nous les envoyer ou, en tout cas, de les faire circuler… avec des photos… Parce qu’il est préférable de mémoriser tout de suite les visages de ces merdes.

Croce Nera Anarchica, 3 mai 2015

crocenera.org
croceneranarchica@autistici.org

en espagnol

Milan : Un peu de possible, ou nous suffoquerons

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Milan, manifestation no-expo du 1er mai 2015

Bienvenus dans le désert du réel… ou plutôt, bienvenus dans la désertique réalité que nous vivons chaque jour. Autour de l’Europe il y a quelques temps, et hier à Milan, nous vous avons fait goûter un peu de la dévastation avec laquelle la plus grande partie d’entre nous est contrainte de vivre chaque jour. Nous vous avons fait voir un peu de cette rage que beaucoup d’entre vous couvez probablement aussi sous la couverture d’une vie de misère. Nous vous avons claqué en pleine gueule cette guerre dans laquelle nous sommes engagés chaque jour dans nos quartiers et dans les villes dans lesquelles nous vivons. Cette guerre que vous vous obstinez à ne pas vouloir voir, cette guerre cachée sous les voiles médiatiques de la paix occidentale, uniquement menacée, selon ce qu’on nous dit, par les cataclysmes et les soit-disant terrorismes…

Et nous entendrons de nouveau le choeur de l’indignation civique : la violence des antagonistes, la folie aveugle des dévastateurs. Mais pouvez-vous vraiment être abrutis à ce point ? Arrêtez-vous une seconde, et essayez de regarder avec plus d’attention tout ce que la presse et la télévision ont produit ces jours-ci… puis descendez dans la rue, et confrontez-le à ce que voient vos yeux, ce qu’entendent vos oreilles et ce que vous disent vos tripes, avec la peur que vous avez de tout perdre, avec cette envie de faire vos affaires qui vous guide parce que vous vous sentez réduits à l’impuissance et que vous pensez que quoi que vous fassiez, tout restera comme avant. Essayez de vous mettre en jeu et à l’écoute, et peut-être réussirez-vous à comprendre…

Vous réussirez à comprendre que vous vivez véritablement une vie de merde. Et que vous dites très souvent qu’il n’y a rien à faire. Mais il n’y a que les cadavres qui parlent comme ça. Et peut-être, vu qu’il n’y a que de la mort autour de vous, que vous parlez vraiment comme des vieux sur le point de mourir. Et c’est le pays de merde dans lequel vous vivez, un pays de vieux. Vieux dans l’esprit, vieux dans les os. Par ici, les “jeunes politisés” sont plus vieux que les vieux, et la politique est la plus vieille habitude de toujours. Voilà pourquoi nous ne nous étonnerons pas en entendant, une fois de plus, les litanies du “mouvement” : on dira que des journées comme celle-ci peuvent le diviser, le “mouvement”, que les émeutes comme fin en soi ne sont pas valorisables sur un plan politique, et que les objectifs frappés étaient hasardeux et que “je comprends pour la banque, mais il ne fallait pas toucher les voitures”… Ceux qui utilisent ces arguments comme critique devraient peut-être commencer à vraiment se demander ce que signifient des journées comme celles-ci.

Commençons par le “mouvement”… cette chose étrange qui relie l’impolitique du peuple avec le politique de l’Etat. Cette maladie très italienne qui saborde souvent et a sabordé la poussée révolutionnaire. Et nous réentendrons peut-être aussi ses théoriciens s’aventurer dans de complexes analyses politiques, parler de 1977, de l’autonomie, diffuse, ouvrière et conneries diverses et variées. Vous êtes-vous jamais demandé pourquoi la fille de l’un des pires partis communistes d’Europe a pu échouer aussi misérablement ? Pourquoi la grande poussée révolutionnaire des années 1970 s’est fragmentée en tant de sigles et de sous-sigles, nous laissant en héritage autant de théories et trop de résignation ? Voilà, cette “internationale” de compagnons et compagnonnes qui luttent au quotidien sur les territoires, qui se rencontrent ici et là en Europe et sur les barricades, veut justement se débarrasser de tout ce marasme politique. Et nous espérons donc que la journée de Milan fasse également taire toutes ces embrouilles qui, tant qu’elles restent sur des questions de principe et qu’elles ne se mesurent pas à la lutte dans la rue, à la respiration du compagnon et de la compagnonne qui est à tes côtés et prend des risques avec toi, font le jeu de tous ces politiquards qui se cachent plus ou moins derrière leurs identités préfabriquées.

Et ainsi, tous ceux qui étaient dehors à Milan, déterminés à embellir un environnement urbain dégradé et prêts à affronter la police (qu’ils soient autonomes ou anarchistes) devraient avoir compris d’être en ce moment la seule force réelle, radicale et de rupture dans ce pays de fascistes, de balances, de délateurs et de démocrates-chrétiens. Et nous ne parlons pas des aires, qui resteront toujours séparées, mais des compagnons et des compagnonnes qui, pour l’énième fois, se sont retrouvés ensemble dans les rues. Et les relations, qui sont tout dans cette “internationale”, condensent des années et des années de luttes communes. Des luttes dans lesquelles c’est la vie qui est mise en jeu, des luttes qui combattent ce capitalisme qui a dévasté et pillé la planète et ses habitants humains et non-humains.

Et donc, ce qui est arrivé hier à Milan était vraiment la seule option possible. Face aux courbettes des habituelles figures connues, face à la peur des habituels petits groupes et face à la retentissante et évidente arnaque que représente l’Expo, il ne pouvait en être autrement. Au contraire, cela ne pouvait pas ne pas être fait. Il serait malhonnête de dire qu’il ne nous plait pas de sévir contre un monde de verre et d’acier, mais cette fois, l’occasion requérait véritablement un beau déchaînement destructif. Et à ceux qui chercheront à donner une signification politique à la manifestation, nous répondrons par un ricanement. En vérité, des journées comme celle-ci ne peuvent être capitalisées politiquement, elles n’expriment pas la rage des précaires ou de la plèbe (ou de quelque façon qu’on souhaite l’appeler), elles n’exhibent aucune puissance, elles ne produisent pas et ne viennent pas d’un sujet politique précis. Pour nous, des journées comme celles-ci expriment seulement un possible, elles sont, pour celles et ceux qui mènent tous les jours et sous diverses formes une guerre souterraine contre le capitalisme, une bouchée d’air frais.

Et à ceux qui viendront nous parler des raisons de la protestation contre l’Expo, nous ne disons qu’une seule chose : en ce qui nous concerne, l’Expo, nous n’en avons pas grand chose à foutre, pour ne pas dire rien. Nous devrions vraiment nous intéresser à une fanfaronnade aussi énorme ? Une exposition universelle de rien, qui parle de faim dans le monde, de capitalisme vert au visage humain ? Le cortège No Expo était une occasion, il y en aura une autre demain. Mais seulement si nous savons ou que nous tentons de réessayer le tour de magie. Parce que c’est vrai, même avec toute l’organisation du monde, il y a trop de variantes impossibles à prévoir et ce n’est qu’ensemble, tous et toutes ensemble, que l’on peut tenter, à chaque fois, l’impossible. Cette alchimie magique de courage, de détermination et, pourquoi pas, d’inconscience qui nous fait nous sentir en vie. A Milan, exactement comme on pouvait le lire sur les murs de Rome le 15 octobre 2011, “nous avons vécu”.

Et ainsi, Milan est égale à Francfort, à la vallée de Susa ou à la ZAD, ses rues sont celles de Barcelone comme celles d’Athènes ou d’Istanbul. Et les riot anglaises, de Baltimore, de Stockholm, de la méditerranée résonnent comme les mélodies d’une même musique. Une musique qui dit sans détours que vous nous avez fait chier. Que nous n’arrêterons pas de déranger vos rêves pleins de cauchemars, de saboter vos misérables vies pleines de sécurités on ne peut plus fragiles, de renverser vos peurs de citoyen actif. Nous sommes nombreux et nombreuses, et il est peut-être temps de commencer à comprendre de quel côté être.

Et peu de choses en ce monde nous font autant rire que la scène de tous ces citoyens milanais qui descendent dans la rue pour nettoyer, ou comme cette fille qui se fait un selfie devant une voiture brûlée… mais chaque époque a son ridicule, et voilà le nôtre…

Au final, vous avez voulu faire votre fête ? Votre belle inauguration ? Et bien… nous aussi.
Face à tous ceux qui se remplissent la bouche de démocratie, d’infiltrés et de violence. Et il ne sert ici à rien de rentrer dans le détail. Vous croyez encore qu’il y a des infiltrés ? Vous croyez encore qu’il peut suffire à ce monde d’être simplement réparé ? La démocratie, c’est ça, et tôt ou tard vous y suffoquerez.
Et ceux qui croient qu’il en existe une meilleure sont d’encore plus grands rêveurs que ceux qui préfèrent l’insurrection.

On se verra sur les prochaines barricades…
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en espagnol

Sud de l’Italie : Un tract distribué début avril

[13 avril]

Un révolutionnaire sincère ressent le besoin de traduire ses actions en actes. Attaquer l’Etat, en détruire les appareils, railler ses gardes et ses défenseurs est la praxis quotidienne de quiconque porte la liberté dans son coeur et hait profondément l’oppression.

Depuis qu’ils existent, sous quelque forme que ce soit, les tuteurs de l’ordre constitué se sont toujours dévoués à répondre (ou à prévenir) et réprimer par la force et la férocité tout expression de rébellion ou d’attaque contre cet existant morose.
Il arrive donc que des expressions de révolte comme celles de Gênes et de Rome, l’attaque de ceux qui développent le nucléaire, l’attaque d’une banque ou n’importe quel symbole et émanation du capitalisme qui nous enchaîne, peuvent, ou malheureusement sont, sanctionnées par la prison.
Il arrive que la rédaction et la distribution d’un tract soient l’objet de l’attention des chiens de garde en uniforme qui, reniflant l’odeur de la rébellion, aboieront effrayés par un parfum trop fort pour leurs narines habituée à la puanteur de merde de leurs maîtres.
Il arrive que celles et ceux qui positionnent en défense de la terre contre les logiques du profit et de la militarisation qui dévastent les territoires par des monstruosités aux noms divers, trains à grande vitesse, MUOS, pelleteuses, TAP et mille autres encore, sabotent les lignes ferroviaires du pays, découpent les grilles et attaquent les chantiers en se riant de l’Etat.

Cependant, les éclats de rire n’arrivent pas qu’à nos oreilles, nous réchauffant au moins un peu le coeur :ils arrivent aussi à celles des sales défenseurs de la normalité et de la tristesse que l’on prodigue de mille façons pour limiter notre liberté. Il est arrivé, donc, que les compagnons qui ont attaqué les projets de grande vitesse ont été arrêtés, que ceux qui ont essayé de stopper l’absurde monstruosité du MUOS ont été éloignés des lieux afin qu’ils ne puissent plus s’en prendre à cette répugnante structure, ou que tous ceux qui ont osé se rebeller contre cet existant, tous ceux qui l’ont attaqué, ont été l’objet de l’attention de l’Etat qui ne manque pas de faire sentir sa présence à travers des restrictions de liberté variées, qui se concrétisent en obligations d’aller signer ou de fantomatique associations de délinquants, des interdictions de territoire ou d’interminables périodes d’incarcération préventie pour trancher les ailes des révolutionnaires.

Par chance, pourtant, les coeurs des révolutionnaires sincères brûlent d’une flamme trop forte pour être éteinte par le terrible vent de la répression. Au fond, celles et ceux qui sentent que se rebeller contre ce monde et en rêvent un autre, différent, où nous vivrions libres en admirant la beauté, savent déjà devoir rencontrer la terrible résistance de ceux qui aiment l’ordre, et qu’il faudra affronter : la survie de l’un implique inévitablement l’annihilation de l’autre.
Que les coeurs chauds des révolutionnaires sincères fassent fondre la morsure gelée de l’Etat.

Pour la Liberté, pour l’Anarchie.

Quelques anarchistes

Santiago : Le siège des Jeunesses Communistes repeint en solidarité avec Juan, Nataly, Guillermo et Enrique

Le matin du 3 mai, nous avons fait plaisir aux Jeunesses Communistes en ravalant la façade de leur siège, situé au 9059 rue San Pablo, à Pudahuel, avec de la peinture et en faisant disparaître quelques vitres à coups de pierres.

Ces ordures, qui ont largement recherché la conciliation démocratique en frayant avec le pouvoir et son appareil policier, se sont dédié-e-s via la presse à menacer les anarchistes par des demandes légalistes lorsqu’ont eu lieu les affrontements d’il y a un an. Il semble que certain-e-s aient oublié ce qu’il s’est passé, mais pour notre part le temps qui a couru n’a rien changé, et cette attaque est le reflet ficèle de cela, et nous irons plus loin…

Nous avons revendiqué cette action avec des tracts en solidarité avec les compagnon-ne-s Juan Flores, Nataly Casanova et Guillermo Durán (en grève de la faim depuis 20 jours) et avec Enrique Guzmán, qui se sont toujours déclaré-e-s contre toute forme de pouvoir et d’autorité.
Sachez que nous suivons votre situation et que nous n’aurons pas de repos jusqu’à ce que le pouvoir cesse son harcèlement.

Il n’y a de temps ni pour les excuses, ni pour les pauses.

Solidarité en offensive avec les prisonnier-e-s en grève de la faim.

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(photos des affrontements du 1er mai 2014)

grec | italien

Chili : Chronique de la manifestation anticarcérale du 17 avril à Santiago

Face à la société carcérale : ni silence, ni oubli, seulement la lutte ! / Jusqu’à l’ouverture de la dernière des cages / Coordination anticarcérale La Fuga

Sol de nouveau dans les rues ! / Tamara Sol : nous te voulons libre et dans la rue

Sans douter ni baisser la tête, que le conflit soit l’existence

Quelques compagnon-ne-s révolutionnaires enfermé-e-s dans les prisons du pouvoir ont lancé ensemble un communiqué/appel, dans lequel il est clairement dit de laisser voler l’imagination et d’agir de la façon qu’il nous plaît, dans une perspective de confrontation claire contre toute forme d’autorité entre le 10 et le 20 avril.

Diverses initiatives ont été organisées dans cette région : propagande, activités et action, et l’un des principaux rendez-vous était, selon nous, la manifestation appelée par la Coordination Anticarcérale La Fuga, qui a fait un appel ouvert à une marche en plein centre de Santiago pour le 17 avril, jour lors duquel se commémore le « Jour international du/de la prisonnier-e politique », en plus plus de répondre à l’appel à la mobilisation réalisé par les prisonnier-e-s subversif-ve-s.

La manifestation était programmée à 19 heures. Les compagnon-ne-s arrivent petit à petit au point de rendez-vous, au croisement de Ahumada et Alameda, et autour de 19h30 les compagnon-ne-s de la coordination lisent un texte pour donner le ton initial de la marche : des cris et de nombreux tracts lancés brisaient le quotidien de la citoyenneté et de la police, qui s’en tenait à regarder de loin.

Nous étions plus de 150 personnes, groupes organisés, collectifs et individualités criant pour les compagnon-ne-s en prison. Beaucoup ont commencé à taguer des slogans sur le parcours de la manifestation, des compagnon-ne-s collaient des autocollants dans tous les sens, des centaines et des centaines de tracts ont été lancés dans les rues et les supermarchés, dérangeant les sales gardes et citoyen-ne-s qui profitent de leur misère dans ces centres de la consommation.

Beaucoup portaient des banderoles qui se référaient aux compagnon-ne-s en prison et en grève de la faim, d’autres avec des messages de confrontation contre l’État/Capital.

Le point final était sur la Plaza de Armas, et on a commencé à y lire différents communiqués de compagnon-ne-s révolutionnaires, qui ont contribué à la journée à travers des textes d’histoires et de totale dignité combattante. On a continué à crier des slogans pour chaque compagnon-ne en prison et en souvenir des 81 personnes assassinées dans la prison de San Miguel, il y a déjà 5 ans. Différent-e-s compagnon-ne-s de diverses tendances idéologiques ont contribué avec des prises de parole, qui se retrouvaient toutes dans la lutte contre la prison.

Après plusieurs minutes, la marche a commencé à se rendre vers le point de rendez-vous (Ahumada / Alameda), des cris pleins de mémoire ont envahi chaque espace et on a ramené dans la rue Claudia, Jhonny, Maury, Angry… nos compagnon-ne-s renaissent dans chaque action contre le pouvoir. Les âmes commençaient déjà à s’exalter, des anonymes lançaient des bombes sonores sur le parcours de la marche, ce qui provoquait une ambiance tendue et euphorique.

En arrivant au croisement d’Ahumada et Alameda, la police était déjà préparée à défendre toute avancée des compagnon-ne-s. Celles et ceux qui avaient convoqué ont remercié l’assistance et il a été mis fin à ce moment de rencontre, de propagande, d’agitation et de mémoire. La police a cru que l’événement était terminé… Mais non, autour de 22 heures, un grand nombre d’anonymes se sont réuni-e-s à une intersection d’Alameda et ont coupé tout le trafic de véhicules avec des barricades et des banderoles, accompagnées de cris pour la libération de nos compagnon-ne-s en prison et en mémoire de nos mort-e-s au combat.

Force et solidarité avec les prisonnier-e-s en grève de la faim !!
Face à la société carcérale, ni silence ni oubli, seulement la lutte !!

Des anarchistes.
Avril 2015.

en grec

Besançon : Le deuxième numéro de “Séditions” vient de sortir

Cliquez sur l’image pour télécharger le pdf.

Le deuxième numéro de ‘Séditions’ vient de paraître, exceptionnellement sous forme d’un huit pages. Il est disponible à prix libre à la librairie l’Autodidacte et à la SPAM (place Marulaz), au bar ‘Ze Muzic All’ (rue Rivotte) et lors de distributions spontanées dans la rue.

Voici une rapide présentation des thèmes qui y seront abordés:

– Le seul terroriste, c’est l’Etat (aperçu des dernières lois anti-terroristes adoptées en France)
– Les « 408 », en guerre contre le pouvoir et ses outils de contrôle
– Besançon: une ville sous occupation policière et militaire
– Quand « prévention » rime avec gentrification
– « Bien Urbain » ou l’art de la gentrification
– Opérations répressives en Espagne (Pandora et Pinata): affiche en solidarité avec les compagnon-nes anarchistes séquestré.e.s et arrêté.e.s

Si vous souhaitez le recevoir chez vous, n’hésitez pas à écrire à l’adresse seditions@riseup.net

Chili : Attaque incendiaire contre le chantier de construction du métro de Santiago

les petites actions contre le système ne sont pas seulement importantes dans la mesure où elles contribuent à la destruction du système, mais aussi dans la mesure où elles contribuent à la formation d’individus libres, préparé-e-s, conscient-e-s de leurs capacités et de leurs limites, vaillant-e-s et capables de lutter pour ce à quoi ils et elles aspirent” (Antitechnologie 2009)

Nous nous attribuons l’attentat incendiaire contre le chantier de construction de la future ligne 6 du métro de Santiago, le 7 avril : nous avons attaqué ce représentant du progrès technologico-social avec un engin incendiaire à activation chimique.

Les néfastes conséquences de l’expansion techno-industrielle ne seront pas tolérées sans une réponse nécessaire, nous nous rendons alertes dans vos boutiques, supermarchés, zones d’expansion urbaine, dégradation de la nature sauvage dans ses formes les plus étendues. Nous avons attaqué, nous attaquerons dans les campagnes et dans vos villes, nous défendrons à griffes et à dents ce qui reste à défendre, ainsi que nous-mêmes.

Nous envoyons un chaleureux salut à Natalia et Javier.
Force aux compagnon-ne-s Juan Nataly et Guillermo en grève de la faim.

Contre la civilisation ! Pour la défense de tout ce que nous avons perdu !

Groupe Kapibara FAI-FRI

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Paris : Tous innocents, tous martyrs ?

Télécharger la brochure au format pdf

Les anarchistes, des idéalistes inoffensifs ? C’est l’image qu’en donnent certains (dont des anarchistes) à travers une réécriture de l’histoire qu’ils ponctuent de mythes et de figures de martyrs, innocentés comme des martyrs chrétiens. Mais tout cela ne peut se faire qu’au prix de la dissimulation, entre autres, de certains
aspects de la vie et de la pensée de ces mêmes compagnons, et donc la trahison de leurs idées. Dépeindre les cinq compagnons exécutés suite aux événements d’Haymarket à Chicago ou Sacco et Vanzetti comme de simples idéalistes, doux rêveurs inoffensifs, presque pacifistes ou syndicalistes, est une insulte à leur mémoire et à leurs vies passées à combattre le pouvoir avec les idées, mais aussi avec les armes. Dans ce petit recueil réalisé à l’occasion d’une discussion à Paris, tentative est faite de réhabiliter leur mémoire, loin de toute « innocence » ou « culpabilité » que nous laissons aux juges et historiens, et plus proche de nos perspectives révolutionnaires ou insurrectionnelles, que ces compagnons revendiquaient tous.

Cette brochure est éditée en collaboration avec la bibliothèque anarchiste La Discordia, à l’occasion d’une discussion le mercredi 20 mai 2015 à Paris.

Source : Ravage Editions

Brochure : Contre la guerre, contre la paix

Télécharger le document 8 pages au format PDF

Eléments de lutte insurrectionnelle contre le militarisme et la répression :

1. Guerre et paix

2. Restructuration, révoltes et guerre

3. Le projet répressif : massacre, militarisation et enfermement

4. L’usine de la répression

5. Contours d’une projectualité anarchiste contre la guerre et contre la répression

Printemps 2015

Paris : Inauguration de la Discordia – Bibliothèque anarchiste

Présentations :

La discorde est une forme profonde de désaccord, un dissentiment violent qui oppose des personnes entre elles et les dresse les unes contre les autres. Ce que nous souhaitons encourager, c’est qu’elle les oppose plutôt à ce vieux-monde et à ses défenseurs, comme cela se manifeste déjà, ça et là, par de nombreux actes de révolte et d’insoumission. Il n’est pas question pour nous de jeter de l’eau sur les braises de ces révoltes, mais au contraire de jeter, comme la déesse Discordia, la pomme de discorde au milieu de cette société où les rapports marchands et répressifs semblent avoir pris le dessus sur l’entraide, la solidarité et la recherche d’une vie que l’on aimerait vivre. Aussi contre cette résignation diffuse et la recherche du consensus à tout prix –même au prix de l’apathie.

Hors de tous dogmes, et avec une perspective anarchiste, La Discordia est une bibliothèque qui entend nourrir un projet révolutionnaire par certains de ses aspects fondamentaux : la lecture, le débat, la théorie, l’écriture, le papier, la discussion. Un lieu où se retrouver pour partager des informations sur l’actualité du mouvement révolutionnaire et anti-autoritaire à travers le monde, pour confronter des idées, en découvrir, en creuser ; un lieu où la discussion n’est pas forcement synonyme de consensus, et n’est pas réservée à des spécialistes. C’est aussi un lieu physique pour sortir du tout virtuel, avec des débats de vive voix, en face à face et dans le partage. C’est des livres, journaux, tracts, brochures, affiches et autres documents, des archives d’aujourd’hui et d’hier pour contribuer à la transmission de l’histoire des luttes individuelles comme collectives. Tout ce qui pourra favoriser le développement des idées, en rupture avec l’État, la politique et le Capitalisme. Si Discordia a causé par son geste provocateur la Guerre de Troie, nous souhaitons par le notre modestement contribuer à la guerre contre toute autorité, en ajoutant du carburant pour sa pensée.

La Discordia est une bibliothèque autonome (et déficitaire), qui dépend aussi de votre soutien et de votre participation. Installée dans le Nord-Est de Paris, il s’agit de rendre plus visible et accessible une présence anarchiste encore discrète mais continue dans ces quartiers depuis plusieurs années.

N’hésitez pas à consulter le programme et le catalogue, et surtout à y passer pour emprunter des livres, travailler au calme sur des archives, y découvrir de nouveaux textes et brochures, fouiller la distro, déposer des publications, discuter, proposer quelque chose ou simplement passer quelques heures en dehors de la résignation généralisée.

Des livres, pas des flics !

ladiscordia(at)riseup.net
ladiscordia.noblogs.org

Athènes : Action anti-raciste anti-patriote à Pláka

reçu en français, anglais, grec et portugais

Le lundi 20 avril, tôt le matin, nous sommes allés dans le quartier de Pláka pour recouvrir une frise murale ecoeurante de dessins et slogans nationalistes et racistes faits par un prétendu artiste se faisant appeler Tom et qui utilise ce mur de la rue Sotiros depuis déjà quelques années. Cette frise merdique, qui transmettait entre autres choses, des messages prétendant que les gens venant d´Afrique étaient porteurs de maladie, était là depuis au moins trois mois, nous avons donc pensé faire quelque chose pour y réagir. On a jeté de la peinture, et on a couvert le mur des messages qui suivent ainsi que de symboles anarcho-féministes:

Ni patrie, ni patron : autogestion (en portugais)

Pas de frontières, pas de maîtres (en anglais)

Merde à la patrie (en grec)

Rayons les fachos de la carte (en français)

Les vies noires comptent (en anglais)

PS: Le lendemain de l´action le mur a été recouvert en bleu. En cas de réapparition de messages racistes, d’autres actions suivront.
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en espagnol

Grèce : Les anarchistes du Réseau des Combattants Prisonniers mettent fin à leur grève de la fin

A travers un communiqué émis la nuit du 18 avril 2015, les compagnons Antonis Stamboulos, Giorgos Karagiannidis, Fivos Harisis, Argyris Ntalios, Grigoris Sarafoudis, Andreas-Dimitris Bourzoukos, Dimitris Politis et Yannis Michailidis, membres du Réseau des Combattants Prisonniers (DAK), ont annoncé la fin de leur grève de la faim, considérant qu’une bonne partie de leurs revendications avaient été partiellement accomplies après le vote du nouveau projet de loi au parlement :

– Le cadre législatif qui détermine le fonctionnement des prisons de type C a été retiré.

– Abolition de la condition aggravante d’action réalisée avec les caractéristiques faciales couvertes (« loi de la cagoule ») pour les cas d’arrestations lors des manifestations, mais elle est maintenue en cas de braquage (bien que la peine minimale qui s’ajoute à celle pour braquage, si on a les caractéristiques faciales couvertes, chute de 10 à 5 ans).

– Présence d’un expert indépendant dès la première phase de prélèvement du matériel génétique (mais la prise violente d’ADN conserve cependant son caractère obligatoire).

– Les prisonnier-e-s qui ont passé 10 ans en prison et dont le degré de handicap dépasse les 80% pourront être sortis de prison pour accomplir le reste de leur condamnation en assignation à résidence en portant un bracelet électronique, ce qui ouvre la voie à la libération de Savvas Xiros (dont le degré de handicap a atteint 98%).

FORCE ET RECUPERATION RAPIDE AUX COMPAGNONS DU RESEAU DES COMBATTANTS PRISONNIERS

espagnol | anglais | italien

Chili : Déclaration d’attaque d’un commissariat à Iquique

iquique

La violence se présente à nous comme une réponse à la soumission que voudraient voir les autorités, leur répression constante et leur aliénation avec les puissants nous fait agir avec les armes que nous avons à notre portée. Les Carabineros du Chili représentent le gardien de l’ordre autoritaire (aujourd’hui nommé démocratie) voulu par l’État dont Michelle Bachelet et ses séides (dont la classe patronale et la droite de parti) sont aux commandes. L’établissement de cet ordre n’implique pas le bien-être de chacune des individualités ni le développement de leurs habilités, mais s’établi pour le bénéfice de la classe privilégiée et sa morale hiérarchique.

La lutte contre l’autorité, et avec elle la soumission, l’injustice, la pauvreté, l’ignorance et la ségrégation, surpasse les méthodes légales de solution de conflit. Ce n’est pas par la voie légale que nous pouvons prétendre nous libérer de l’esclavage, puisque ce sont les mêmes qui l’établissent. Il n’est pas difficile de voir jour après jour les franges les plus dépossédées de richesses de la société entrer dans les centres pénitentiaires avec les sanctions des tribunaux, tandis que les riches dorment dans leurs grandes chambres et mangent leurs banquets, gaspillant l’argent obtenu grâce au vol du travail des autres.

La Réalité nous place dans une situation d’affrontement contre l’État, la loi, la police, le capitalisme, le patriarcat et tout ce qui concerne consciemment les intérêts des dominateurs. Nous n’ignorons pas l’aliénation des membres de la police, qui appartiennent en général aux classes opprimées, au passé pauvre et au présent semblable, mais nous ne pouvons pas ne pas reconnaître leur tâche au service de l’exploitation. Ce sont des années d’histoire répressive, qu’ils portent dans leur ADN, dont les victimes sont innombrables : ils ont toujours été chargés de freiner les processus révolutionnaires et ont assassiné au nom des banques, de la dictature, des grands patrons, au nom de Luksic, d’Angelini, de Pañailillo, de la démocratie et de la classe politique internationale.

C’est pour tout cela que cet acte de violence cherche à symboliser le feu ardent contre l’ennemi, c’est un appel à l’agitation permanente, qui valide tout acte de violence cherchant à briser les chaînes de l’oppression, et un acte de solidarité avec les combattant-e-s tombé-e-s, mort-e-s, et celles et ceux qui sont séquestré-e-s dans les centres d’extermination étatiques.

Solidarité active avec Nataly Casanova, Juan Flores Riquelme, Marcelo Villarroel, Freddy Fuentevilla, Juan Aliste, Mónica Caballero, Tamara Sol Farías, Francisco Solar.

Nous serons comme Baratas, une plaie qui s’étend avec la chaleur du feu et que même la bombe atomique n’éteindra pas…

PARCE QUE NOUS NE NOUS REPOSONS PAS DANS LES GRIFFES DU KAPITAL, NOUS L’ATTAQUONS PAR TOUTES LES FORMES DE LUTTE, JUSQU’A DETRUIRE LA DERNIERE DE SES PROPRIETES.

Extrait depuis Ediciones Aukan

Turin, Italie : Rassemblement en solidarité avec Graziano, Lucio et Francesco

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Une histoire qui est aussi la nôtre. Une longue histoire qui n’est pas finie.
« L’histoire enseigne… », ainsi débutaient les fables d’Esope. Qu’enseigne cette histoire ? Elle enseigne « qu’avoir raison » ne suffit pas, parce qu’en face, il n’y a pas d’autres raisons, mais la force de l’État. Elle enseigne qu’en luttant, on apprend.

On apprend le courage.
On apprend que la légalité ne peut être un critère, parce qu’en respectant la loi, la défaite est garantie. Ce qui est juste importe, pas ce qui est légal.
On apprend que dans la résistance, dans le partage, dans la solidarité, nos vies deviennent plus intenses, plus vraies, meilleures.
On apprend qu’eux ont pelleteuses, armées, gaz lacrymogènes, matraques et fil barbelé. Nous avons les jours, les sentiers, la fantaisie, la nuit.
On apprend que parfois nos compagnons et nos compagnonnes finissent entre les mains de l’ennemi.

C’est arrivé à beaucoup de celles et ceux qui luttent contre le TAV, et trois d’entre eux sont encore en prison : Lucio, Graziano et Francesco.
En prison spéciale, et en isolement depuis un mois pour leurs protestations.
Ils sont accusés d’avoir attaqué le chantier de Chiomonte lors d’une belle nuit de mai 2013.
Le 23 avril commencera le procès.

Cette nuit-là, nous y étions tous et toutes.
Le sabotage est compagnon de celles et ceux qui luttent.
Les terroristes, c’est ceux qui dévastent et militarisent les territoires.

FRANCESCO, GRAZIANO, LUCIO LIBRES TOUT DE SUITE

Rassemblement au tribunal jeudi 23 avril à 09h.

Athènes : Attaque contre une entreprise avicole

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La nuit du dimanche de Pâques (12 au 13 avril), nous avons attaqués à l’aide de 3 engins incendiaires à retardement, pour la destruction de l’entrée et de 3 véhicules (1 camionnette et 2 fourgonnettes) d’une entreprise avicole dans la rue Aghiou Pavlou, dans le quartier athénien de Peristeri, comme geste de solidarité avec les prisonniers en grève de la faim dans les prisons grecques.

Force à ceux qui sont encore en grève de la faim, aux membres prisonnier-e-s de la Conspiration des Cellules de Feu, et à celles et ceux qui sont en train de récupérer après s’être levé-e-s avec dignité et cohérence contre l’État durant toute cette période, et dans la conjoncture actuelle également contre les administrateurs et les représentants gauchistes du Pouvoir, qui dès le premier jour qu’ils se sont agrippés aux postes gouvernementaux ont clairement fait voir leurs intentions (au moins pour ceux voient les choses telles qu’elles sont), culminant jusqu’au moment de la gestion tactique de la grève de la faim et l’expulsion de l’occupation solidaire du Rectorat des Propylées le 17 avril.

Satisfaction IMMEDIATE des revendications des grévistes de la faim :

– L’abolition des articles 187 y 187A
– L’abolition de la loi de la cagoule
– L’abolition des prisons de type C
– Libération immédiate de Savvas Xiros, qui souffre de plusieurs lésions graves
– Délimitation de l’usage de l’ADN

Nous avons choisi cet objectif parce que nous considérons qu’il ne peut être exclu l’opposition de fait à l’industrie de commercialisation des animaux non-humains dans la bataille contre l’État, le Capital et chaque structure du Pouvoir. Il n’y a qu’une pratique de l’enfermement, et elle doit être repoussée sous toutes ses formes, que ce soient les prisons humains – « institutions correctionnelles » – ou les camps de concentration pour migrants, ou l’infrastructure de l’industrie de la viande et produits dérivés.

La date de notre attaque n’a en rien été accidentelle. Nous avons choisi le moment lors duquel la masse humaine était encore plongée dans l’inactivité après avoir accompli son devoir envers l’église et les fantômes saints qui rôdent et définissent leur existence même les jours antérieurs. Chaque temple de la société, matériel ou mental, chaque moule, chaque stéréotype, chaque coutume qui reproduit, alimente, ou reflète simplement les nombreux visages du Pouvoir ne mérite rien d’autre que d’être démoli.

L’une de ces coutumes est la consommation de viande, qui s’est établie exactement de la même manière que l’on établit comme « normale » la pratique du pillage de la nature, comme nous voyons que c’est le cas avec les mines d’or dans le bois de Skouries en Chalcidique, dans le nord de la Grèce, ou avec le TAV en Italie et dans chaque recoin de la planète.

Cette action est une réponse à l’appel des compagnon-ne-s au Chili, dont les actions nous ont fait sourire tant de fois. Force à Nataly Casanova, Juan Flores et Guillermo Duran, en grève de la faim depuis le 14 avril.

Nous envoyons en même temps notre signe de solidarité et de complicité avec tou-te-s celles et ceux qui sont mis-es en cause, incarcéré-e-s et poursuivi-e-s pour avoir milité dans la ligne d’attaque du Front de Libération de la Terre et du Front de Libération Animale.

Nous faisons un appel à chaque individualité insurgée, à chaque groupe d’affinité, à chaque noyau d’action directe pour aiguiser les attaques sur tous les fronts, par la manière que chacun-e pensera être la meilleure, par tous les moyens disponibles.

Synapsis d’Ignition pour la Lutte Multiforme Anarchiste – Front de Libération de la Terre (ELF)

en espagnol

Suède : Actions contre l’État et le Capital à Stockholm

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Au cours de la 15ème semaine de 2015, entre le 10 et le 12 avril, des voitures appartenant à l’entreprise de sécurité Nokas ont été brûlées dans le district de Midsommarkransen, et la porte d’entrée de l’Agence Suédoise pour la Croissance Economique et Régionale (Tillväxtverket) sur l’île-arrondissement de Södermalm a été cassée.

Nokas a été attaquée en tant que symbole de l’administration du capitalisme, et l’Agence Suédoise pour la Croissance Economique et Régionale parce qu’elle est l’une des plus grandes fondations idéologiques qui tend à au développement des inégalités sociales entre celles et ceux qui ont été encore plus primés et celles et ceux qui ont été jetés encore plus loin dans la misère et l’incertitude.

Cette fois, nos actes n’étaient dirigés que contre des cibles matérielles et symboliques. Mais les personnes qui sont en charge de ce développement ne sont en aucun cas oubliées ou pardonnées.

Tant que les gens seront forcés à vivre sous l’esclavage du capitalisme, il sera toujours juste de riposter.

Combattons le pouvoir par tous les moyens disponibles.

Liberté pour nos compagnon-ne-s emprisonné-e-s en Suède et dans le monde

original reçu en suédois | grec | anglais | italien

Gênes : Un distributeur de billet brûlé en solidarité avec les prisonniers

Gênes : Distributeur de billets incendié en solidarité avec les prisonniers de la section AS2 de Ferrara et avec les luttes à l’intérieur et à l’extérieur des prisons grecques.

espagnol | grec | anglais | portugais

Prisons chiliennes : Texte de Natalia Collado, arrêtée le 7 avril.

Note de Contra Info : Natalia Collado et Javier Pino ont été arrêté-e-s le 7 avril, peu après l’incendie d’un bus de l’entreprise Transantiago dans le secteur de la Gare Centrale de Santiago. Le 10 avril, Natalia et Juan ont été placé-e-s en prison préventive, accusé-e-s de posage et d’activation d’engin incendiaire dans un transport public, sous le coup de la loi de contrôle des armes.haAmi-e-s, compagnon-ne-s, famille et affinités.

A travers quelques paroles que j’ai pu échanger avec quelques personnes (parce que je suis jusqu’à présent en isolement et ne sait presque rien des choses qui se passent), j’ai été mise au courant de la semaine d’agitation qui se réaliise entre le 10 et le 20 avril en solidarité avec les prisonnier-e-s anti-autoritaires, surtout celles et ceux de longue peine. A ce propos, je voudrais poser dans ces lignes quelque chose sur la solidarité, et précisément sur la solidarité avec les compagnon-ne-s en prison.

J’ai pensé il y a quelques temps, et avec l’expérience vécue cela se fait plus clair, que lorsqu’un-e compagnon-ne passe en prison et finit par être un-e prisonnier-e, son premier soutien est soi-même, ses convictions, ses pensées, ses idées, ses sensations, et son amour propre, son individualité, qui est fondamentale à l’heure de se confronter à un endroit aussi laid et décadent que l’est la prison : nous sommes nous-mêmes la source de notre force. Mais il se passe que nos ouïes et nos yeux tombent d’un coup sur des gestes, des initiatives, des actions pour nous, et ce moment-là pendant lequel on ressent comme une étreinte, la poitrine se gonfle et que sort un immanquable sourire, est le moment où se transcendent les murs de la prison et toute cette individualité du ou de la prisonnière. On se remplit alors de plus de force et de réaffirmation. Je comprends ce moment comme une complicité, parce que nous savons que nous continuons la lutte.

Je me joins à l’appel en cours et j’appelle à la solidarité avec les prisonnier-e-s de tous les territoires que luttent et se prennent position contre toute autorité. Toute mon affection et ma force à celles et ceux qui affrontent de longues peines, et dont les années n’annihilent ni les idées, ni les sentiments. N’oublions pas non plus que la prison, produit humain, affecte actuellement d’autres êtres. Des animaux enfermés et torturés pour la complaisance humaine.

J’en finis en envoyant tout mon amour à mes ami-e-s, compagnon-ne-s, famille et aux filles dans la lutte antipatriarcale.

Tato (Natalia Collado)
Depuis la section 1, prison de san miguel
Dimanche 12 avril.

italien | grec

Chili : Les compagnon-ne-s Juan Flores, Nataly Casanova et Guillermo Duran en grève de la faim

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[14 avril]

“ceci est notre réponse claire, repoussant et crachant sans ciller sur le dernier coup de répression contre notre entourage”

Ceci est notre réponse face au harcèlement du pouvoir et de ses forces répressives contre nostre cercle solidaire, nos familles, nos ami-e-s et compagnon-ne-s. Ceux-ci sont quotidiennement viktimes de persécutions, de menaces, de harcèlement, d’agressions et d’enlèvements par la police, et ils nous est impossible de rester les bras croisés, du fait de nos kritères et, encore plus, de notre conviction.

Voilà pourquoi, aujourd’hui 14 avril, nous commençons une mobilisation de protestation en réponse au chantage émotionnel que nous devons souffrir à cause du pouvoir et de ses institutions répressives. En portant notre mécontentement en pratique de manière insoumise, comme il est l’habitude de notre essence, et en utilisant notre corps comme barricade, afin de paralyser ainsi nos activités et une grève de la faim à caractère liquide dans les centres pénitenciaires, nous exigeons :

–  La libération immédiate d’Enrique Alfonso Guzman Amadeo, en prenant en considération la ridicule accusation et les preuves délirantes présentées par le parquet.

– Etablir la validité scientifique des preuves ADN. Y a-t-il une réelle certitude d’une utilisation exacte et précise à 100% pour incriminer ? Les preuves ADN n’ont généralement pas de certitude scientifique, surtout quand ils ont des échantillons avec des traces biologiques de plusieurs personnes, et l’usage que le parquet fait de cette preuve, comme preuve de poids énorme alors qu’elle ne l’est pas, surtout de la façon dont ils la présentent dans notre cas, puisqu’ils prétendent faire croire que le profil biologique qui reste après une explosion est tout à fait valide et certain, quand bien même des généticiens et criminologues en écartent la validité et la qualité.

– Nous exigeons que cesse le harcèlement et les persécutions que les forces répressives ont déclenché contre notre entourage le plus proche pour parvenir à la menace et à la criminalisation de celles et ceux qui n’ont pas douté au moment de nous manifester leur amour et leur solidarité active et inconditionnelle. Une preuve évidente de ce harcèlement est l’incarcération de notre compagnon Enrique qui, sans rien avoir à cacher ou nier, a décidé de nous assister périodiquement, en nous rendant visite dans les différents centres de torture et d’extermination, ainsi que l’enlèvement d’un ami, qu’ils ont pris par le cou et fait monter dans une voiture en pleine voie publique.

Nous considérons cette exigence de cessation du harcèlement à la fois en-dehors et à l’intérieurs des enceintes pénitentiaires, puisque nous sommes nous aussi harcelé-e-s quotidiennement par la gendarmerie du Chili, autant moi que ma compagne Nataly. Notre réponse n’a clairement pas été la soumission et cela nous a coûté diverses punitions et agressions, et nous avons l’intention de nous revoir à l’intérieur des établissements carcéraux.

– Nous exigeons une solution immédiate pour la situation de notre compagnonne Nataly Antonieta Casanova Muñoz, puisqu’elle se trouve en régime de punition et d’isolement depuis son arrivée dans la prison de San Miguel, et la gendarmerie fait la sourde oreille à la demande de changement de module, laissant notre compagnonne dans les “limbes carcérales”. Nous exigeons le transfert immédiat de notre compagnonne dans un module/tour dans lequel elle puisse avoir des contacts/relations avec d’autres internes et plus d’heures de cour, puisqu’elle n’a droit qu’à une heure depuis son arrivée, et cela est une conduite/protokole complètement irrégulier.

GREVE DE LA FAIM LIQUIDE INDEFINIE

Juan Alexis Flores Riquelme
Module 1
Santiago 1

_______________________________________________

Aujourd’hui lundi 13 avril, j’ai commencé une grève liquide (seulement de l’eau potable) face aux représailles des appareils étatiques contre notre entourage le plus proche (parents et ami-e-s). Fatiguée des délires des procureurs de la zone sud et des mensonges du procureur Raul Guzman, dans leurs médias, qui tente d’inculper Enrique Guzman pour l’inclure au cours pourri qui a initié et donné une continuité à son enquête (spectacle (persécutions, harcèlements, menaces et jusqu’à l’enlèvement d’un ami par des policiers en civil).

Face à ce jeu du pouvoir, nous opposons notre conscience, nos affects et nos idées, qui refusent l’imposition de leurs lois antiterroristes ou quelles qu’elles soient, puisqu’elles défendent leur ordre de privilèges et de vies parasitaires.

Ici, entre leurs murs, nous ne sommes ni vaincu-e-s ni seul-e-s, comme ils le prétendent, nous sommes toujours insoumis-es, libres et dignes, à lutter de nouveau à l’aide de notre corps comme arme face à ki cherche à engeôler et enterrer la lutte, la dignité, l’amour et la solidarité sous le ciment.

En exigeant :

– la liberté immédiate de notre frère, ami et compagnon Enrique Guzman, incarcéré pour être un proche et nous avoir rendu visite.

– la fin des persécutions, harcèlements, enlèvements et interrogatoires de nos familles et ami-e-s parce qu’ils nous soutiennent dans cette situation. Le pouvoir cherche à nous isoler.

– Nous exigeons de même la fin du harcèlement de la part des matons de tou-te-s les prisonnier—s qui affrontent dignement cet endroit, chaque coup et chaque humiliation auront toujours une réponse, aucun-e d’entre nous n’est seul-e. J’insiste sur le harcèlement et les malmenages toujours plus violents envers mon compagnon Juan Flores et ma propre situation, qui est similaire.

– Leurs preuves ADN n’ont pas de validité scientifique, pour le manque et la qualité des traces, tout comme pour la variété de mélanges biologiques présents, qui peuvent coincider avec de nombreuses personnes, et ces preuves sont présentées par les procureurs comme étant leurs meilleures preuves. Nous exigeons que soit déterminée la validité des preuves au moyen de l’analyse des méthodes et des traces. En considérant tous les aspects scientifiques et pas seuleument l’accusation tendancieuse de procureurs.

– De manière personnelle, je fais savoir à tout mon entourage, et à celles et ceux que l’enfermement n’indiffère pas, que je suis en isolement sévère avec une heure de cour par jour depuis les 7 mois que je suis en détention préventive, sans aucune activité de récréation autres que celles que je me procure à moi-même, me refusant par là ce régime, tout atelier ou activité récréative existante dans la prison, en justifiant cela par le fait que nous ne sommes que très peu d’internes dans notre module. Je ne cohabite qu’avec une seule interne/prisonnière, parfois plus, mais elles tournent toutes, et je suis la seule qui est maintenue dans cette situation instable. Pour ces raisons, j’exige un changement de module immédiat.

SOLIDARITE, AGITATION ET ACTION CONTRE LES AVANCEES REPRESSIVES.

EN EMBRASSANT CHAQUE LUTTE CONTRE LA DOMINATION

Nataly Casanova Muñoz
CDP San Miguel

__________________________________________________

Aux parents, ami-e-s et compagnon-ne-s. A l’attention publique.

Aujourd’hui 14 avril à 00h00, je commence une grève de la faim à caractère liquide (eau potable seulement) afin que soient satisfaites les exigences que j’exposerai plus tard. C’est une mesure de lutte et de solidarité, dans laquelle nous risquons notre santé et notre vie. Cette décision est motivée par les derniers évènements qui ont touché notre entourage proche, la détention d’Enrique, la persécution et le harcèlement de notre cercle proche et solidaire, les agressions et les punitions exercées par les matons contre Nataly et Juan. Enfin, toute une marée de machinations exercées par le pouvoir et ses appareils (presse, procureurs, policiers, etc.) afin de freiner la solidarité effective envers nos compagnon-ne-s incarcéré-e-s.

Je sais que des situations comme celle-ci ne sont pas nouvelles, ni dans ce pays ni dans différents endroits du monde, nous prenons/je prends des exemple de lutte là où elles existent, et voilà pourquoi aujourd’hui et dans la mesure de mes possibilités relativement réduites, je décide de jeûner en solidarité avec mes frères et soeurs. Nous menons/je mène cette lutte contre celles et ceux qui disent exercer la loi et prendre des décisions pour le bien de la société, en prêchant l’égalité devant la loi, alors que leurs propres lois et société ont été forgées par l’inégalité qui prévaut sous le règne du capitalisme.

Je ne peux rester inerte et passif face à ce contexte répressif qui frappe aujourd’hui mes frères, et our cette raisons je me solidarise avec le jeûne indéfini jusqu’à ce que soient accomplies nos exigences :

– la liberation immédiate de notre frère et compagnon Enrique Guzman Amadeo, détenu et séquestré par l’Etat grâce à la délirante imagination de procureurs et de leurs angoisses de réprimer la solidarité envers les prisonnier-e-s insoumis-es.

– la fin des harcèlements et des agressions contre Juan et Nataly de la part des matons. Tout comme la fin de la persécution et des menaces contre nos parents, ami-e-s et entourages solidaires par l’Etat, ses procureurs et ses flics.

– la solution de la situation carcérale de Nataly Casanova, compagnonne maintenue en isolement sévère depuis le début de sa prison préventive (23 septembre 2014), avec seulement une heure de cour et lui refusant la possibilité de cohabitation avec d’autres internes, qui ne soient pas punies, ainsi que l’accès à des activités récréatives et d’apprentissage (ateliers, etc.). Nous exigeons le transfert immédiat dans un autre module dans lequel il puisse être remédié à cette situation indigne.

– la clarification scientifique de la validité des preuves ADN. Selon la qualité et la composition des traces, rendre des comptes de la validité de la méthode d’analyse et de la certitude de leurs résultats. Aujourd’hui, ces preuves d’ADN sont utilisées en tant que principale preuve accusatoire dans l’affaire, bien que leur provenance tout comme leur qualité en dise beaucoup sur la prétendue certitude scientifique que le parquet prétend donner à ces “magnifiques” preuves.

Seule la lutte et la solidarité accorde ce qui est refusé par l’Etat, il n’y a que comme ça que l’on peut affronter ce monde construit pour et par eu$.

Guillermo Duran Méndez
En assignation à résidence totale

Lire les communiqués en espagnol (originaux), en anglais, en grec.

Prisons chiliennes : Communiqué du compagnon Juan Flores

Mardi 7 avril, au retour de la punition

A mes frères et soeur Nataly, Guillermo et Enrique

Aux frères et soeurs qui affrontent avec dignité ce quotidien humiliant

A tou-te-s les frères et soeurs prisonnier-e-s déklaré-e-s en guerre

Un salut fraternel et sincère, plein de rébellion et de joie, une étreinte subversive et kombative, pleine de fierté et de dignité. Un baiser komplice et solidaire, plein d’angoisses et d’aspirations.

A tous mes parents, ami-e-s et compagnon-ne-s ki n’ont pas cessé une seconde de nous faire parvenir/sentir toute la chaleur fraternelle de la solidarité, et dont l’indifférence n’est/était pas une option selon leur critère/conviction, et en ayant bien claires les répercussions et les conséquences que cela pourrait causer jour après jour, avoir à frayer avec la répression skyzophrénique (filatures, persécution et surveillance), et ce qu’implique l’entraînement et les tactiques malades de la police, ce n’est ni agréable ni comode pour nos amours.

Au cours de ces déjà presque 7 mois de séquestration par l’Etat chilien, la beauté solidaire a été présente et a pu briser l’isolement kotidien aukel ils nous/m’ont soumis (visites, colis, lettres, gestes politiquement solidaires), tout cela a été latent dans mon/notre quotidien, mais le pouvoir et ses plébéiens n’ont pas hésité à répéter leurs reproches, et une fois de plus les liens d’affection / la camaraderie / l’amitié / la solidarité / l’amour sont criminalisés, à l’égal de ce qu’il s’est produit au sein du tendancieux “caso security” et cette fausse clé universelle de menottes que les chien-ne-s du TAR auraient retrouvé dans la nourriture du compagnon Juan Aliste Vega, et récemment dans le territoire dominé par l’Etat grec avec le harcèlement dirigé contre l’entourage proche des compagnon-ne-s de la Conspiration des Cellules de Feu par l’unité antiterroriste et leurs “grandes” autorités, lorsqu’ils ont arrêté et enfermé la mère et l’épouse/compagnonne des compagnons Christos et Gerasimos Tsakalos. Ou encore l’Opération Pandora il y a quelques mois et la récente opération Piñata, toutes deux sur le territoire dominé par l’Etat espagnol et dirigées contre l’entourage proche/solidaire de Mónica Caballero et Francisco Solar, enfermé-e-s depuis plus d’un an dans les cachots de l’Etat fasciste espagnol.

Tout comme le lundi 6 avril a été arrêté/enfermé et fouillé le domicile de notre cher frère/ami/compagnon Enrique Alfonso Guzman Amadeo, “hueso” comme ses proches l’appellent, dans une opération maniaque et hollywoodienne, comme a l’habitude de le faire le bras armé du pouvoir (FFEE, GOPE, LABOCAR). Enrique/hueso, sans rien à cacher ou nier, avait décidé de se solidariser activement avec nous, laissant complètement de côté les frayeurs fondées par les prokureurs et leur presse charognarde, pour donner vie à l’amour et la loyauté que seuls des frères comme lui peuvent donner du sens à ces gestes, et c’est pour cette raison qu’Enrique/hueso est séquestré : ils sont loin de poursuivre un délit, ils visent simplement la beauté essentielle de la solidarité.

La chaîne religieuse catholique et le vautour Jorge Hans (un parfait porte-voix du pouvoir) et leur éternelle ignorance, kréent des confusions, des spectacles médiatiques. Il me faut donc clarifier qu’Enrique Guzman est mon compagnon, et que bien que n’étant pas du même groupe sanguin, je le considère comme mon frère. Il n’est pas mon bras droit comme l’annoncent les informations “divines”. Et je veux aussi être clair en disant et me reconnaissant comme éternel ennemi de l’Etat, et cela est indéfiniment loin du fait d’être leader/chef d’une “cellule/hermétique/compacte/anarchiste”. Il ne m’intéresse pas de diriger/représenter mes compagnons par mon idéologie, au contraire, c’est avec elles et eux que je rêve, et c’est là que nous avançons sans bridages, des aspirations jamais pensées par les structures formelles auparavant, et c’est pour cela ke loin des hiérarchies, des rangs et des organisation, nous décidons de mettre nos idées en pratique, reconnaissant en la liberté le seul objectif à atteindre.

Voilà pourquoi nous affrontons avec audace et courage les pantomimes judiciaires et les délires du parquet régional métropolitain sud, la peur d’un nouvel échec “bombas” les a fait monter des preuves aussi absurdes qu’un bonnet, un sac de charbon, l’extincteur d’une voiture. Comme le fait toujours l’ennemi/pouvoir/capital, il punit la fraternité et la camaraderie, la solidarité et les envies de ne pas rester inertes face au terrorisme étatique et au show médiatiko/judiciaire/policier qu’ils ont kréé à l’aide de faussetés.

Prison, pour celles et ceux qui aspirent à la liberté…

Solidarité révolutionnaire et internationaliste aux compagnon-ne-s en grève de la faim de Lutte Révolutionnaire et de la Conspiration des Cellules de Feu…

Force et dignité pour Natalia Collado et Javier Pino…

Force et affection pour Tamara Sol et ses problèmes de santé, force, dignité et vaillance face à la condamnation imposée par le pouvoir, compañera

Solidarité antisystémike entre les prisonnier-e-s déclaré-e-s en guerre

PS: Monsieur Raul Guzman et Claudio Orellana, étant donné votre imagination et votre délite, mettez en pratique vos dons de scénaristes et voyez si vous réussissez mieux comme producteurs de cinéma, peut-être que vous aurez plus de succès avec un film de fiction.

Juan Alexis Flores Riquelme

Module 1
Santiago 1

France : Banderoles en soutien aux prisonniers

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En marge d’un rassemblement contre la répression qui a eu lieu après la mort de Rémi Fraisse, prenant pour martyre un militant organisé, nous avons voulu réagir et rappeler que les victimes de la répression sont partout, et que nous ne devons pas jouer à proner ni l’innocence ni la culpabilité, ni transformer quelqu’un en martyre.

Ce n’est pas au nom de la liberté de pensée que nous agissons, mais plutot au profit du soutien à ceux qui prennent parti dans la conflictualité ambiante malgré le prix que l’ordre nous fait payer.

Nous avons posé des banderoles en soutien à tous les prisonniers de la guerre sociale.

TOUS CASSEURS – FEU AUX PRISONS

Lettre de Fallon

De retour dans le quartier apres une année et quelques mois de prison. Ce serait mentir que de dire que tout est facile. C’est un mélange entre des expériences magnifiques et des moments d’inconforts qui sont difficiles a partagés. Apres avoir perdu tout contrôle de son corps, toute autonomie physique, être en tête a tête avec soi-même est un combat quotidien. Un mélange de peur et de joie. Mais tout compte fait, les complices qui m’accompagnent au quotidien, d’ici et d’ailleurs sont conscient et très présents. La sensibilité est la force d’une solidarité sans limites.

J’aimerais avec cette courte lettre envoyé un salut sincère aux ami-es et complices qui sont en fuge, ceux et celles qui restent séquestré-es dans les prisons du monde et également à ceux et celles qui se battent pour la liberté dans cette grande prison à ciel ouvert. J’ai quitté le monde carcéral mais chaque jours de nouvelles personne y rentrent, la répression ne fait que s’intensifier et apres cette expérience, je doit remercié la solidarité sans frontiere que nous avons recu en soulignant que le combat continue avec tous ceux et celles qui luttent pour leurs liberté.

Un cris de force rebel et sincere pour tous les âmes rebelles qui ont croisé mon chemin et qui m’ont touché par leur sensibilité et leur force.

Un salut special a Chivo, compañero, hermano, espero que estés bien a donde estés, siempre te tengo presente. Et aussi un abrazo por las compañeras de santa marta, las llevo en mi corazón.

en espagnol

Montreal, Canada : Solidarité avec les grévistes de la faim

Le 8 avril, une banderole disant “Solidarité avec les prisonniers en grève de la faim en Grèce. Que vive l’anarchie” a été accrochée et des tracts ont été distribués :

Solidarité depuis Montréal

Aujourd’hui, le 8 avril, nous rendons hommages aux prisonnier.e.s en grève de la faim dans les prisons grecques depuis le 2 mars 2015.

Dans le contexte actuel, le parti au pouvoir en Grèce depuis les élections de janvier 2015 est le parti de Gauche radical Syriza; un parti promouvant des idées anticapitalistes et antipatriarcales. Il semble évident qu’en réalité, le parti a pour rôle la récupération électorale de la rébellion sociale. Plusieurs prisonnier.e.s anarchistes, prisonnier.e.s politiques et prisonnier.e.s sociaux.ales en sont bien conscient.e.s et subissent quotidiennement les conséquences de cette comédie.

Une grève de la faim massive est engagée depuis plus d’un mois afin d’exiger entre autre l’abolition de plusieurs lois fascistes et des prisons de Type C. Plusieurs compagnon.e.s sont dans des états de santé critiques. Les évènements révèlent le vrai visage du parti de Gauche qui continue de réprimer les luttes.

Voici les revendications des prisonniers en lutte :

• Abolition de la loi antiterroriste 187A et de la loi contre les organisation illicites 187
• Abolition de la condition aggravante d’une action réalisée en se couvrant les caractéristiques faciales (« loi de la cagoule »)
• Abolition des prisons de sécurité maximale (type C)
• Abolition de l’ordre du parquet par lequel on impose la prise violente de traces ADN
• Que les expert.e.s biologistes de confiance de l’accusé.e aient accès et puissent analyser les traces ADN si l’accusé.e le désire
• Abolition de l’analyse de traces qui contiennent des mélanges de matériel génétique de plus de deux personnes
• La libération immédiate de Savvas Xiros pour qu’il puisse recevoir le traitement médical dont il a besoin.

Force et courage à tous les compagnon.e.s en prison et en fugue!
Pour la destruction de l’État, du Capitalisme et de toutes les prisons.
Vive l’anarchie!

Pour plus d’information :
contrainfo.espiv.net
hunger-strike.espivblogs.net
www.non-fides.fr

en anglais

Savona, Italie – L’ALF vandalise L’Institut Zooprophylactique Expérimental

Dans la nuit du 5 au 6 avril, nous avons rendu visite au siège du laboratoire IZS (Institut Zooprophylactique  Expérimental) à Savona. Après avoir bloqué le portail d’entrée pour empêcher les gardiens d’y accéder en auto, nous avons complètement abîmé la peinture de l’auto de service du laboratoire garée à l’arrière, recouvert les vitres et les phares de peinture, et laissé des tags IZS = MORT et ALF. Toutes les fenêtres du premier étage ont été recouvertes de peinture, tout comme la serrure d’entrée et le portail. D’autres tags ont été laissés su le bâtiment : liberté pour les animaux, stop vivisection, assassins.

A l’intérieur du laboratoire de l’IZS meurent chaque année dans l’agonie des milliers d’animaux, uniquement pour pouvoir en torturer et en tuer des millions d’autres dans les élevages intensifs voués à la production de viande, d’œufs et de produits laitiers. Il existe des centres IZS dans presque toutes les provinces italiennes, dont de nombreux sont facilement attaquables, et des actions comme celle-ci sont facilement reproduisibles.

Eteinds ton ordinateur, sors de chez toi et agis pour la libération animale cette nuit.

La résignation est complicité.

ALF

en espagnol