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Pour contribuer aux traductions, édition-correction et/ou apporter du matériel original à publier tel que des actualités depuis la rue, des compte-rendus d'actions, communiqués de revendication, des textes pour des compagnon-ne-s emprisonné-e-s ou poursuivi-e-s, des appels, des feuillets, des articles d'opinions, etc. : contrainfo(at)espiv.net

Prisons grecques : Communiqué de Nikos Romanos depuis l’hôpital (3/12)

koletti

Rue Koletti, manifestation du 2 décembre 2014 à Athènes

Dansant avec la mort pendant 24 jours.

J’essaie de transcrire sur un bout de papier les derniers résidus de pensée structurée à propos des récents évènements et sur le nouveau refus de ma demande de sortie d’étude de la prison.

Lors des premiers jours de la grève, j’ai dit lors de mon intervention pendant l’assemblée solidaire qui a eu lieu à l’École Polytechnique que la réponse négative de Nikopoulos, qui depuis longtemps se dit incompétent pour décider sur l’affaire, est le début d’une stratégie de l’État qui a pour objectif de m’exterminer. Cette estimation politique est totalement confirmée : en premier lieu par l’ordre de la procureur des prisons de Koridallos, Evangelia Marsioni, de m’alimenter par la force, action qui représente un véritable viol et qui a conduit à la mort, entre autres, de Holger Meins en Allemagne et aussi de membres des GRAPO en Espagne. Les médecins de l’hôpital ont eu la dignité de jeter ces ordres de l’administration pénitentiaire à la poubelle et ont refusé de pratiquer un tel crime d’État.

Après avoir recouru à un conseil judiciaire en-dehors de la prison (une démarche légale que choisissent beaucoup de détenu-e-s lorsque le conseil de la prison rejette leurs demandes), cela s’est aussi soldé par un refus qui se base sur le fait que la décision de Nikopoulos les limite, ce qui est justement la même décision contre laquelle a été fait le recours.

Pour celles et ceux qui ont un peu de perception politique, l’intervention du ministère de la justice, un jour avant que ne se tienne le conseil, a été un ordre clair de rejeter ma demande, et je vais expliquer pourquoi :

Dans le communiqué publié par le ministère de la justice, il est indirectement mentionné le fait qu’Athanasiou, le ministre de la justice, n’est pas compétent pour décider à ce propos, et il est également écrit plus bas dans le même document : « Les sorties d’étude ne peuvent être concédées que par le conseil compétent de la prison, où préside le fonctionnaire de la magistrature, tandis que les mis en cause doivent obtenir l’approbation de la division judiciaire qui a ordonné leur détention préventive ».

C’est-à-dire que le ministre annule, purement et simplement, la validité de mon recours. Tout cela est accompagné de la proposition absurde pour suivre les classes par vidéoconférence, au lieu des sorties, et cela n’a aucun sens, puisque certains ateliers exigent la présence physique obligatoire. De plus, cela ouvre la voie pour que les conseils de prison abolissent complètement les sorties d’étude, étant donné qu’on connaît bien leur peur d’assumer leurs responsabilités, et pour que la solution de la vidéoconférence puisse être appliquée à tou-te-s les prisonnier-e-s.

Dans la même ligne, d’ici peu de temps, même les visites de nos familles se feront par le biais d’écrans, pour des raisons de sécurité, tout comme nos procès. La technologie au service de la « correction » et de la justice. Progrès humain ou fascisation… l’Histoire en jugera.
A ce point, il convient de mentionner également le rôle du juge spécial Eftichis Nikopoulos, qui dès le début de ma grève de la faim a obéi à des ordres politiques clairs reçus de ses supérieurs politiques du ministère de la justice. Et pour ça, tous le disent responsable. En compensation de cette tâche, il sera promu au Tribunal Suprême d’Areios Pagos, tout comme cela s’est passé pour son prédécesseur Dimitris Molas, qui avait dirigé des dizaines de campagnes répressives contre les anarchistes. Il jouit à présent du salaire ronflant de l’élite judiciaire d’Areios Pagos. Un hasard ? Je ne le pense pas.

En ce qui me concerne, je repousse toute possibilité de reculer et je réponds par la LUTTE JUSQU’A LA VICTOIRE OU LA LUTTE JUSQU’A LA MORT.

Dans tous les cas, si l’État m’assassine par sa posture, le sieur Athanasiou et ses amis resteront dans l’Histoire en tant que bande d’assassins, instigateurs de la tortures et de l’assassinat d’un prisonnier politique. Espérons seulement que quelques esprits libres fairont justice au juste de leur justice à leur manière.

Pour terminer, je souhaite envoyer toute ma complicité et mon amitié à toutes celles et touts ceux qui se positionnent à mes côtés avec tous les moyens possibles.
Et deux mots pour mes frères, Yannis, hospitalisé lui aussi, Andreas, Dimitris et de nombreux autres.

La lutte vit aussi de ses pertes, puisque nous devons cheminer avec la mort sur les voies vers une vie digne, en mettant tout en jeu pour pouvoir tout obtenir. La lutte continue à coups de poing contre le couteau, encore et toujours.

Le tout pour le tout !
Tant que nous vivons et respirons, que vive l’anarchie !
Le 6 décembre, nous nous retrouverons dans les rues de la rage.
Mes pensées déambuleront dans les rues connues.
Parce qu’il vaut la peine de vivre pour un rêve, même si son feu te brûle.
Et comme nous-autres le disons bien, de la force !

Nikos Romanos

P.S. : Il est évident que je ne peux contrôler les automatismes sociaux qui sont provoqués. Évidemment, j’ai dégagé SANS DIALOGUER tout ceux de Syriza et autres vendeurs d’espoirs qui sont apparus, et je répète que j’ai officiellement signé mon refus de recevoir tout type de sérum.

En grec (original), en espagnol, en portugais.

Istanbul : L’ELF sabote un rouleau compresseur pour Nikos Romanos

Dans la nuit du 1er décembre, nous avons cassé les vitres d’un rouleau compresseur et coupé ses câbles dans le district Kocasinan d’Istanbul, avec pour intention de montrer notre solidarité avec le prisonnier anarchiste Nikos Romanos, en grève de la faim depuis 24 jours, ainsi qu’à Yannis Michailidis, Andreas-Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis qui ont eux aussi entamé une grève de la faim en soutien à Nikos Romanos dans les prisons grecques. Nous avons ensuite peint des slogans sur un mur près de notre cible : “Nikos Romanos” et “Feu aux cellules des prisons”.

A travers cette petite action, nous saluons également les combattant-e-s qui sont tombé-e-s en barrant le passage aux bouchers de l’Etat Islamique (ISIS), nous saluons les rebelles qui refusent de se contenter de manifester, se battent contre la police et attaquent en prenant pour cible les structures de la répression au Mexique, en France, à Ferguson et à Santiago, nous saluons les cellules de l’ALF et de l’ELF qui réalisent des actions et attaquent à Istanbul et autour, nous saluons les insurgé-e-s qui se sont lassé-e-s de n’être que des révolutionnaires de salon, qui se sont lassé-e-s des insurrections vaporeuses et du Fétichisme de l’Organisation, et qui se sont lassé-e-s de perdre leur anarchique imagination dans les marécages de l’opposition libérale.

Jusqu’à la liberté de Nikos Romanos et de tou-te-s les prisonnier-e-s de guerre anarchistes autour du monde.
Solidarité, Attaque, Insurrection.

Jusqu’à la libération totale…
Guerre Sociale !

Front de Libération de la Terre (ELF) / Faction Solidarité Insurrectionnelle

Athènes : Chronique de la manif du 2 décembre pour Nikos Romanos et de sa suite

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Ci-dessous, la traduction de la chronique de la manifestation du 2 décembre 2014 en soutien à Nikos Romanos, qui a débouché sur de grandes émeutes. Toutes les mises à jour viennent de compas présent-e-s directement dans la rue (rien des mass medias, ni des dits réseaux sociaux). Nous actualiserons dès que possible à propos des mobilisations du 3 décembre et sur l’état des arrestations et des blessé-e-s.

/ 02:00
comme on l’informe depuis l’intérieur de Polytechnique occupée, 4 des détenu-e-s de la journée ont été relâché-e-s, mais il y a encore pas mal de monde en cage, dont plusieurs blessé-e-s (au moins 2 graves)

/ 01:45 (premières heures du mercredi 3 novembre)
l’occupation de Polytechnique continue, les gens peuvent arriver jusque là-bas (en faisant attention). La police s’est retirée des lieux depuis un moment (avant minuit)

les compagnon-ne-s de l’intérieur de l’occupation ont mis en place un centre de contre-information et sortirons bientôt un communiqué

plus ou moins en même temps, présence d’escadrons antiémeute sur la place Omonoia

/ 23:50
un escadron de MAT se retire vers le siège du PASOK depuis la rue Valtetsiou, et un autre fait de même depuis Arachovis

/ 23:15
environ 500 personnes sont (enfermées) dans Polytechnique occupée, dont beaucoup de jeunes

assemblée en cours, où a été transmis un message de force et de solidarité avec la lutte de Nikos Romanos et des autres anarchistes en grève de la faim par un compagnon de Rémi Fraisse, manifestant assassiné en France

le père de Nikos Romanos est aussi présent et a confirmé que les demandes de sortie d’étude du compagnon ont été refusées par les autorités

en-dehors de Polytechnique, les forces répressives se sont déployées de tous les côtés

/ 22:30
les escadrons antiémeute ont pris le contrôle de la place d’Exarchia

la rue Patission est coupée à partir de la hauteur de la rue Ioulianou, et est pleine de MAT. Il y a aussi des escadrons dans Stournari

Polytechnique est bloquée

/ 21:30
affrontements entre manifestant-e-s et antiémeutes dans la rue Solomou

une quinzaine de bâtards des DELTA sont au croisement de Spyrou Trikoupi et Solomou

l’angle de Stournari et de Patission est bloqué par la police et les pompiers

/ 21:20
les affrontements avec les flics continuent, surtout dans la rue Stournari, devant Polytechnique occupée

jets de pierres, molotov, etc., la zone est pleine de gaz

l’autobus de la rue Stournari a presque entièrement brûlé (il a été incendié il n’y a pas longtemps)

stournari

/ 21:10
les gens courent depuis Exarchia vers la rue Tsamadou

/ 21:00
un escadron de MAT se déplace depuis la rue Valtetsiou vers la place d’Exarchia

/ 20:50
les manifestant-e-s ramènent un autobus dans la rue Stournari, en direction de Patision

conteneurs retournés au croisement des rues Arachovis et Benaki, pareil entre Themistokleous et Tzavela

il y a des voitures incendiées au milieu de la rue Koletti et un escadron de MAT en position à côté

/ 20:45
les gens se réunissent à Polytechnique, qui est occupée depuis hier soir

conteneurs retournés dans la rue Benaki, d’autres incendiés à l’angle de Stoyrnari et de Bouboulinas, barricade faite de bois et de conteneurs à l’angle de Stournari et de Zaimi, et feux dans la rue Zoodochou Pigis (près de la rue Solonos)

/ 20:40
la marche s’est achevée aux Propylées il y a peu de temps

beaucoup de gens se dirigent vers le quartier d’Exarchia

des voitures ont été retournées au croisement de Charilaou Trikoupi et de Solonos, et des conteneurs ont été placés en travers de la rue Navarinou

les flics sont dans la rue Charilaou Trikoupi, on dirait qu’ils sont prêts à intervenir (certains portent des masques à gaz)

la nuit n’est pas encore terminée

/ 20:00
les solidaires ne se fatiguent pas de crier

la partie avant de la manifestation est sur la place Syntagma, à l’angle d’Erou (la partie arrière est dans la rue Stadio, on ne la voit même pas, du fait de la taille de la manif)

escadrons de MAT visibles dans la rue Vasileos Georgiou

/ 19:30
forces de la MAT sur la place Kotzia (où se trouve l’ex-mairie) de deux côtés de la rue

la rue Athinas est bondée de gens

quelques arrêts ont été faits sur le chemin, normalement la manif devrait tourner vers la place Omonoia

on crie avec force : « la passion pour la liberté est plus forte que toutes les cellules »

/ 19:05
la marche commence, avec beaucoup de slogans

il y a au moins 4.000 personnes (en comptant les blocs gauchistes)

pour le moment, on ne voit pas les escadrons anti-émeute MAT

l’une des banderoles anarchistes dit « respirer profondément, jusqu’à la mort de l’État et du Capital »

/ 18:30
environ 1500 manifestants pour le moment, selon la première estimation

unité de police motorisée DELTA dans les alentours

/ 18:20 (2 novembre)
beaucoup de manifestant-e-s sur la place Monastiraki, et des gens continuent d’arriver

pas de police dans la rue Eolou (l’une des principales voies d’accès à la manif), mais des forces répressives étaient en place rue Sofokleous

Londres : Solidarité incendiaire avec les grévistes de la faim Grecs

Nous, anarchistes en action, avons incendié aujourd’hui 3 décembre 2014 un véhicule de sécurité à Londres, en solidarité avec nos frères Nikos Romanos, Yannis Michailidis, Andreas-Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis, en grève de la faim à Athènes.

“Cette nuit-là, le regard ancré à l’horizon, nous avons vu tomber de nombreuses étoiles dessinant leur chemin chaotique. Et nous, nous comptions, et recommencions à compter, nous faisons des vœux, nous calculions les possibilités. Nous savions que notre volonté d’avoir une vie libre devait passer par-dessus tout ce qui nous opprime, nous tue, nous détruit, et pour cela, nous nous sommes jeté-e-s dans le vide, exactement comme les étoiles que nous voyions tomber. Depuis lors, un nombre infini d’étoiles sont tombées, et peut-être qu’est arrivée l’heure de la tombée de la nôtre aussi. Si nous avions des réponses déjà prêtes, nous ne serions pas ce que nous sommes, simplement des connards intéressés qui apprendrions aux gens comment être des rongeurs qui se dévorent entre eux, comme ils le font déjà. Au moins, nous autres continuons d’être catégoriques et têtu-e-s, comme le sont les personnes faites comme nous. Et celles et ceux d’entre nous qui ont douloureusement fermé leurs yeux et sont parti-e-s au loin, gardent leur le regard rivé à ce ciel nocturne que nous regardions nous aussi. Et ils et elles nous voient tomber, de belles étoiles brillantes. Maintenant, c’est notre tour ; maintenant, nous tombons sans vaciller.”

Nous saluons nos compagnon-ne-s de la F.A.I. Torches dans la Nuit – Front de Libération de la Terre

LA SOLIDARITE, C’EST L’ATTAQUE !

FAI – Feux à l’horizon – Nikos Romanos

Chili : Sabotage pour Sebastián Oversluij et Tamara Farías

Par le biais de ce courrier électronique, nous revendiquons le blocage à l’aide de gros rochers et de décombres de la voie ferrée du train de fret dans la province de Talagante (Santiago) du mercredi 26 novembre, lequel avait pour destination San Antonio (dans la Vème région). En plus de bloquer la voie avec une hauteur considérable, nous avons incendié des pneus à une cinquantaine de mètres de la barricade construite. Enfin, nous avons laissé sur place des tracts pour notre frère tombé au combat Sebastián Oversluij, et pour la liberté de la compagnonne Tamara Farías.

Aujourd’hui, comme d’autres fois, nous avons décidé d’agir contre l’un des nombreux outils de ce système de domination et d’exploitation, avec un sabotage qui prend pour cible un secteur de cette immense machinerie du capital et du pouvoir, qui se reflète dans les flux de marchandises que ce système transporte en long et en large dans ses villes construites au bénéfice de sa propre reproduction.

Par cette action, nous voulons nous souvenir du compagnon anarchiste Sebastián Oversluij, qui avec d’autres anonymes a décidé d’exproprier une Banque d’État dans la commune de Pudahel le 11 décembre 2013. Une attaque manquée à cause de ce bâtard de William Vera – ce fils de pute – qui a volontairement choisi de défendre les intérêts du capital et a tiré sans douter contre notre frère, qui a fièrement sorti sa mitraillette et a ouvert le feu sans tituber ; mais malheureusement, les tirs du bâtard étaient précis, ce qui a causé la mort de notre frère – la mort au combat.

Nous nous remémorons ces jours avec tristesse et haine, mais nous ne pouvons pas oublier ta grande audace, et nous autres n’oublions pas tes contributions à la lutte anarchique. Nous conservons notre mémoire comme une arme, et la transformerons en action, nous ferons de la théorie une pratique contre le pouvoir sous toutes ses formes. Nous ferons en sorte que tes ultimes rafales se transforment en graines d’insurrection.

De cette façon, nous lançons un appel au milieu anarchiste/anti-autoritaire à commémorer le premier anniversaire de la mort de notre compagnon, à travers le feu et la rébellion, à ne pas oublier nos frères et nos sœurs mort-e-s au combat au cours de la guerre sociale. Il est nécessaire de réaliser des actions – en tout genre – pour continuer d’aiguiser le conflit permanent contre toute autorité.

Nous comprenons la solidarité comme la constante mise en pratique de nos idées anarchistes, sous toutes ses formes, qui fassent comprendre à l’ennemi que rien n’est ici terminé, que tout continue dans la prison ou dans la rue. D’où que l’on soit : pas une minute de silence, et une vie de combat”.
Mónica Caballero, Francisco Solar.

Nous saluons les compagnon-ne-s qui ont appelé à agir sous de multiples formes au sein des “Semaines d’Agitation et de Solidarité Anticarcérale”. Le sabotage effectué est également dédié dans ce contexte à la compagnonne Tamara Farías, qui fait actuellement face à une nouvelle étape du procès judiciaire intenté contre elle, où elle est accusée d’avoir tiré contre un garde d’une Banque d’État.

Depuis notre cercle, nous savons que la compagnonne affronte la prison et les procès qui s’approchent avec intégrité et dignité. Voilà pourquoi nous gardons notre habitude de nous solidariser à partir de l’action même, et de bien d’autres formes. Nous faisons de l’agitation, et nous conspirons jusqu’à obtenir sa liberté et, bien sûr, celle de tou-te-s les compagnon-ne-s subversifs incarcéré-e-s dans les geôles de l’État/Capital.

Au-delà de l’action en tant que telle, nous croyons que les attaques et les sabotages doivent être accompagnés d’un travail quotidien et soutenu, avec l’intention de diffuser des idées/pratiques de libération totale aux consciences actives et anarchistes. Cela parce que nous croyons qu’il est nécessaire que plus de compagnon-ne-s nous étant proches rejoignent des projets antagonistes au capital, en apportant à la lutte subversive la forme qui leur plaira, à travers par exemple des bibliothèques, des activités, des revues, des discussions, des banderoles, des toiles, ou de n’importe quelle autre manière – l’imagination ne connait pas de limites. Il est important d’étendre les idées/pratiques anarchistes afin que celles-ci se répliquent, pour ainsi pouvoir devenir une réelle menace pour l’État/Capital.

Ayant tout cela bien clair, il est nécessaire que les projets publics et anonymes se dotent d’une certaine sécurité, une coordination qui en permette la combinaison pour attaquer le pouvoir sous de multiples facettes, propageant les idées révolutionnaires et les transformant en pratique par l’attaque et par le sabotage – il ne nous intéresse pas de rester uniquement dans les livres.

Précédemment, nous avons énuméré divers exemples de contributions à la lutte subversive, et quelque chose d’essentiel pour nous (qui va de pair) est la solidarité révolutionnaire. Nous croyons qu’il faut en faire un soutien symbolique et matériel concret pour nos compagnon-ne-s incarcéré-e-s pour avoir agi au sein de la guerre qui a ouvertement été déclarée contre tout appareil de coercition.

Nous ne pouvons pas laisser seul-e-s celles et ceux qui partagent nos idées/pratiques, qui ont agi sans flancher et qui, malheureusement, du fait d’une erreur ou d’un coup de chance de la police, ont terminé dans cette maudite prison. Mais en ne baissant jamais la tête, en marchant droit devant, en souriant, dignes, en se riant de l’autorité, en maintenant leurs idées avec fermeté et les envoyant au-delà des murs à celles et ceux qui continuent la lutte.

Pour finir, nous croyons que chacune des actions réalisées sont des apports à la lutte anarchiste. Mettre en place des projets qui durent dans le temps avec pour but de diffuser les idées/pratiques de libération totale et la solidarité révolutionnaire avec nos compagnon-ne-s en prison, en laissant de côté le langage du pouvoir, sans reconnaître de coupables ou d’innocents, voilà quelle serait la base pour la construction d’un milieu avec de la cohésion, qui puisse résister aux coups du pouvoir et qui puisse se confronter à lui de façon ferme, sans vaciller, sans repentirs ni excuses au sein de cette guerre déclarée, en la menant depuis le front que nous avons choisi.

Solidarité révolutionnaire avec Tamara Farías !!
Sebastián Oversluij : Présent dans la lutte anarchiste !!
Que ta dernière rafale se transforme en graine d’insurrection !!

Groupe Anarchiste Coordonné – GAC.
Bande Organisée Mauricio Morales / Cellule Incendiaire Sebastián Oversluij.

Italie : Communiqué de solidarité contre les expulsions à Milan

sgombero-corvetto-milano-scontriCeux qui gouvernent légitiment leur pouvoir à travers des outils qu’ils ont eux-mêmes inventé afin de raidir et d’uniformiser. Ceux qui gouvernent veulent que toute personne s’en remette à eux pour trouver le bonheur, parce qu’ils ont besoin que chaque action, que celle-ci soit sociale ou individuelle, ait pour caractéristique d’être « utile » à l’État. Ceux qui gouvernent nomment l’imposition de cette injustice « légalité », « majorité », « bien commun », « sécurité ». Ce n’est pas un hasard si sur de nombreux territoires, l’autogestion et l’autodétermination sont devenues pour les institutions synonymes d’« association délictueuse ». Parce que l’autogestion et l’autodétermination exproprient les nécessités, les besoins et les désirs des individus des critères de soumission et des logiques de suffocation.

Cependant, un peu partout ces derniers mois, l’occupation de logements désaffectés, et le conséquent enracinement de pratiques solidaires à l’intérieur des quartiers populaires, mine à la base cette hiérarchie sociale qui, jusqu’à présent, a garanti le pouvoir aux institutions locales et nationales.

Dans de nombreuses villes, l’énième montage policier, supervisé avec art par les médias et les politicards en recherche d’approbation, a trouvé en travers de sa route des luttes partagées et déterminées qui ont partiellement détruit la structure propagandiste, née dans les chambres du Parti Démocratique et élargi à tout l’appareil politique institutionnel. En effet, à Milan, les quartiers de Corvetto, Giambellino ou San Siro n’ont pas plié face à la violence des forces de l’ordre, ni face aux campagnes médiatiques. Ces dernières semaines, le quartier de Corvetto a en effet subi l’énième attaque policière, aboutissant à l’expulsion de quelques logements et de deux espaces occupés : le “Corvaccio” et la “Rosa Nera”, tous deux en première ligne dans la lutte pour l’occupation des maisons dans le quartier. Suite à ces actions policières, pilotées depuis certains sièges de parti, cinq compagnons ont également été arrêtés, puis relâchés le jour suivant. Le quartier ne s’est néanmoins pas laissé intimider et s’est resserré autour des arrêtés, de façon solidaire et compacte, en ne tombant pas dans le piège policier habituel qui voudrait diviser celles et ceux qui manifestent entre “bons” et “méchants”. Après une matinée d’affrontements et de barricades, une réponse a pris forme dans la soirée sous la forme d’une ballade dans les beaux salons de la ville ; ballade qui aurait voulu pouvoir aller saluer les cinq compagnons enfermés à San Vittore, mais qui a été dispersée par une chasse à l’homme conduite au son des charges et des lacrymogènes.

En somme, le Plan Logement montre son vrai visage : propagande politique d’un côté, répression de l’autre ; un moyen de faire taire toutes ces réalités qui, à travers l’autogestion et l’autodétermination, cherchent à éviter une “normalisation” toujours plus répressive et qui assume partout les caractéristiques d’un ultimatum : ou tu te soumets, ou tu te fais matraquer et poursuivre.

Le Plan Logement est donc l’énième réceptacle propagandiste d’un nouveau modèle autoritaire à administrer au doigt et à l’œil et qui, s’il n’est pas directement attaqué et saboté, fera partie de ce qui sanctionnera le passage définitif d’un principe sommaire de liberté élaboré du haut vers le bas, à l’instauration d’un plan préventif de sécurité sociale. Nous nous déclarons donc complices et solidaires de tous les occupants “abusifs” et de tous les compagnons qui subissent les actions répressives directement sur la peau.

UNE BARRICADE A CHAQUE EXPULSION !

AUTOGESTION DIFFUSE PARTOUT !

Des anarchistes de via bonomelli (Bergame)

Santiago, Chili : Appel à un décembre noir en mémoire de Sebastián Oversluij

121-1024x67741Ce vendredi 28 novembre, nous avons décidé d’attaquer un engin de transport public avec pour finalité d’appeler à un décembre noir d’actions et de gestes solidaires en mémoire du compagnon anarchiste Sebastián Oversluij, assassiné lors d’une expropriation bancaire ratée, le 11 décembre 2013. Une fois le minibus en proie aux flammes, nous avons lancé des engins pyrotechniques pour que notre rage et notre rébellion détonnent avec plus de force. A travers cette action, nous souhaitons aussi nous solidariser avec la compagnonne Tamara Sol Vergara, qui est actuellement séquestrée entre les mains du pouvoir. Il s’agit de notre façon de dire qu’aucun de nos morts et de nos prisonniers ne s’oublie, qu’à chaque coup porté par l’ennemi, la rage se multiplie et s’exprime en actions ciblées contre le pouvoir.

Dans les médias de communications bourgeois, cette action a été reliée au début du Téléthon. En réalité, sa motivation était clairement autre, mais ceux qui commercialisent le malheur des autres nous répugnent dans tous les cas. Il s’agit de notre apport au compte officiel de cette fête de l’hypocrisie. De plus, nous notons que nous vivons des moments de grande tension, où trois personnes ont été emprisonnées pour leur participation présumée à l’installation d’explosifs dans le centre commercial Subcentro de la station de métro Escuela Militar. Si nous pensons en effet que cette action est peu stratégique et constitue plutôt une régression qu’un apport, nous continuerons tout de même de nous solidariser avec celles et ceux qui vivent probablement l’un des procès carcéraux parmi les plus difficiles de ces derniers temps.

En tant qu’anti-autoritaires, nous croyons en la destruction de la société carcérale et de ce fait pensons à Nataly, Juan et Guillermo, tout comme à Hans Niemeyer, Mónica Caballero, Francisco Solar, Juan Aliste Vega, Carlos Guitérrez Quiduleo, Marcelo Villarroel et Freddy Fuentevilla. Nous n’oublions pas les deux weichafe qui ont été assassinés ces derniers temps sur les territoires en conflit du sud, José Quintriqueo er Victor Mendoza Collío. Mémoire et combat en leur nom. Nous rappelons également que quatre personnes ont été arrêtées cette semaine pour transport d’engin incendiaire et de désordres sur la voie publique. Nous leur envoyons une chaleureuse étreinte de solidarité et de feu, faisant à leur suite un appel à toujours prendre toutes les précautions et les mesures de sécurité au moment de passer à l’action pour éviter les coups de l’ennemi.

Il n’est pas de trop d’éclaircir le fait que pour nous, le transport public représente l’une des formes que l’État et le Capital endossent pour que les exploités et les consumés de ce système arrivent jusqu’à leurs lieux de travail aliéné pour accomplir les obligations que leur impose un système qui ne cherche qu’à englober jusqu’à la dernière seconde de nos vies. Brûler un bus veut dire questionner directement la logique de la structure, saboter la circulation de la marchandise humaine, interrompre le réseau de fictions que le capital et le spectacle nous ont imposé en tant que forme de vie, contre l’avancée du progrès qui détruit tout ce qui est beau et tout ce qui est libre.

Nous appelons à un dimanche noir
en mémoire du compagnon Sebastián Oversluij

Solidarité avec Tamara Sol Vergara

Hans Niemeyer, Mónica Caballero y Francisco Solar en liberté !

Force au compagnon Nikos Romanos

Une chaleureuse étreinte aux compagnons qui ont attaqué la PDI

Mauricio Morales et Sebastián Oversluij toujours présents !!!

Athènes : Deuxième communiqué de l’assemblée d’occupation de Polytechnique

Le 2 décembre 2014 a eu lieu une manifestation en solidarité avec le compagnon anarchiste Nikos Romanos, prisonnier en grève de la faim depuis le 10 novembre, pour l’obtention des sorties d’étude. Des milliers de personnes ont participé au cortège dont une partie s’est dirigée vers l’Ecole polytechnique occupée.

Pour nous, le sol occupé de l’Ecole Polytechnique d’Athènes n’a pas de valeur en soi. Au contraire, c’est une autre pièce de la mosaïque de la dignité et de la résistance contre tous ceux qui veulent faire de la société un cimetière. C’est une pièce de la mosaïque de résistance contre le totalitarisme contemporain qui étend son pouvoir sur nos vies ; des anarchistes qui s’engagent dans une grève de la faim aux mobilisations contre les prisons de très haute sécurité, ou encore aux grévistes de la faim syriens, enfin à tous ceux qui luttent pour la dignité et la liberté dans le monde entier.

Nous appelons toutes les personnes en lutte à prendre toutes les initiatives nécessaires pour la victoire du gréviste de la faim Nikos Romanos: de l’occupation d’université aux blocages des activités de production, aux ruptures de l’omertà médiatique, aux attaques contre les gardiens de l’ordre.

Soulevons-nous au niveau des exigences de notre temps face à la répression étatique, contre les logiques qui veulent faire de nous des spectateurs passifs et des électeurs. Solidarité inconditionnelle à Nikos Romanos, en grève de la faim depuis le 10/11, et aux compagnons en grève de faim solidaires, Yannis Michailidis (depuis le 17/11), Andreas-Dimitris Bouzoukos et Dimitris Politis (tous les deux depuis le 1/12).

Libération immédiate des détenus des émeutes du 2 décembre.

Occupation jusqu’à la victoire de la lutte de Nikos Romanos.

Assemblée d’occupation de Polytechnique
Athènes, le 2 décembre 2014.

[France] SPIP : des matons sans uniforme

À la mi-novembre, une conseillère du Service Pénitentiaire d’Insertion et de Probation (SPIP) a été agressée juste devant la taule de Villepinte. Alors qu’elle quittait son sale boulot, deux hommes l’ont rouée de coups et, avant de partir, ils lui ont dit de « faire passer le message ».

Mais qu’est-ce que le SPIP ? Ce service dépend de l’Administration Pénitentiaire (AP) et ses conseillers sont formés à l’École Nationale de l’AP d’Agen. Sur les bancs, ils coudoient les surveillants avec qui ils travailleront après, en prison. En effet, les conseillers du SPIP sont de vrais alter-ego des matons, le visage « gentil » de cette machine à broyer les personnes qu’est la prison. Et, tout comme les matons, ils sont indispensables à son bon fonctionnement.

Le but de l’État est d’enfermer toujours plus de monde (comme le montre bien le plan visant à construire 13000 places de plus en taule). Pour cela ils doivent garantir le calme dedans, avec les chantages sur la « bonne conduite », et aussi étendre la prison dehors, avec les « mesures alternatives ».

En taule, ce sont les conseillers du SPIP qui valident les projets de « réinsertion » des détenus. De ce fait, ils ont un grand pouvoir pour ce qui concerne l’acceptation ou pas, de la part du juge, des demandes de libération anticipée ou d’aménagement de peine. Dehors, leur fonction est « l’assistance et le contrôle » des personnes qui ont écopé de sanctions pénales alternatives à l’incarcération, comme la mise à l’épreuve, la liberté conditionnelle, le travail d’intérêt général et autres aménagements de peine (par exemple le placement sous surveillance électronique). Ce sont eux également qui signalent les personnes qui ne respectent pas leurs obligations « alternatives », en les envoyant au trou.

Le SPIP a donc un rôle central dans cette « individualisation de la peine » qui est à la base d’un système de prix et chantages liés aux « alternatives » à l’enfermement pur et simple. Un système qui casse la solidarité entre détenus et pousse chacun à intégrer l’idée que la peine est nécessaire et qu’on ne peut s’en sortir qu’en collaborant avec ses propres bourreaux.

Mais, comme chaque rouage de la machine infernale de la prison, le SPIP n’est pas une entité abstraite. Ses conseillers sont des personnes en chair et en os – et les os sont fragiles… Entendu, le message ?

• SPIP Paris
12-14 rue Charles Fourier, 75013 Paris

• SPIP Seine-Saint-Denis
29-31 rue Délizy, 93500 Pantin

Antenne CSL Gagny :
• Centre de semi-liberté, 38-42 avenue Aristide Briand, 93220 Gagny
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Extrait de Lucioles n°20, bulletin anarchiste de Paris et sa région, décembre 2014.

Athènes : Premier communiqué de l’Assemblée d’Occupation de Polytechnique

Depuis le 1er décembre 2014, l’école Polytechnique d’Exarchia est occupée, pour en faire un lieu de plus où développer la solidarité et le militantisme aux côtés de la lutte de l’anarchiste Nikos Romanos, en grève de la faim depuis le 10 novembre 2014, tout comme les compagnons en grève de la faim solidaire Yannis Michailidis (depuis le 17 novembre), Andreas Dimitris Bourzoukos et Dimitris Politis (depuis le 1er décembre).

Nikos Romanos est maintenu en captivité entre les mains de l’État depuis le 1er février 2013, pour la double expropriation d’une banque et des Postes dans la commune de Velventos, à Kozani. Son action fait partie de la lutte anarchiste multiforme, contre tous les responsables du pillage que l’État et le Capital imposent à la société en général.

Les options politiques de Nikos Romanos et son ardeur dans la lutte est une continuation de la révolte de décembre 2008. Il lutte pour un monde sans autorité, exploitation ou patrons. La lutte des grévistes de la faim enfermés pour un souffle de liberté et contre la barbarie de l’enfermement et le renforcement de la répression pénitentiaire (interruption et refus des sorties de prison, généralisation du régime d’isolement, prisons de type C), et se range aux côtés de la lutte de chaque exploité contre la répression et le pillage de sa vie.

L’occupation veut donner à ce terrain libéré qu’est Polytechnique les caractéristiques d’un centre de lutte ouvert, massif et combatif, en parallèle de tous les autres lieux où se développe la lutte pour la satisfaction des revendications de Nikos Romanos pour l’obtention des sorties d’étude, et la lutte pour la cause de la libération sociale en général.
DANS LES RUES DE LA REVOLTE

SOLIDARITE AVEC LES COMBATTANTS – GREVISTES DE LA FAIM

VICTOIRE POUR LA LUTTE DE NIKOS ROMANOS

Assemblée d’occupation de Polytechnique
01/12/2014

Athènes : Nouvel espace antifasciste-antiautoritaire dans le quartier d’Aghios Panteleimonas

Lorsque le peuple se retrouve face au danger de la tyrannie, il doit choisir les chaînes ou les armes.

Ci-dessous, la traduction en français du premier communiqué de l’Espace Antifasciste-Antiautoritaire Dístomo, qui a récemment ouvert ses portes dans le quartier athénien d’Aghios Panteleimonas, une zone qui ces dernières années était devenue l’un des bastions de fascistes en général et des nazis d’Aube Dorée en particulier, et où on eu lieu plusieurs pogroms racistes contre la population migrante du quartier :
Quelques personnes de l’espace anarchiste et des antifascistes ont pris l’initiative, suite à l’appel du groupe anarchiste Rubicon, d’ouvrir le local antifasciste “Dístomo” sur la place d’Aghios Panteleimonas. Le nom du local a été choisi en mémoire des mort-e-s du village de Dístomo en Béotie, tués par les occupants nazis Allemands le 10 juin 1944. Citons un témoin de cette journée : “A Dístomo, ils ont commencé le massacre. Ils ont tué sans distinction des vieux, des bébés de six mois, des vielles, les gamin-e-s de l’école (tous ceux et toutes celles qui étaient dans l’école) et le curé. On a retrouvé presque toutes les femmes jeunes déchirées à l’épée ou au couteau des organes génitaux jusqu’à la poitrine. On a retrouvé des femmes aux seins coupés, étripées, enlacées à leurs enfants. On a retrouvé des très jeunes enfants assassiné-e-s, étripé-e-s et avec les entrailles autour du cou. Au curé, ils lui ont coupé la tête et l’ont jetée loin de son cadavre. Le résultat de cette démence sadique est le chiffre de 296 morts, sans compter les nombreux blessé-e-s et les quelques survivant-e-s qui ont perdu la raison”.

Ce que nous pouvons affirmer, c’est qu’avec notre présence dans la zone, en plus du prolongement et de l’ouverture d’autres espaces tels que celui-ci dans d’autres zones, nous éliminerons la présence de la progéniture actuelle des nazis Allemands et de leurs collaborateurs Grecs (les membres d’Aube Dorée ne sont rien d’autre que la descendance des bataillons de sécurité, des délateurs cagoulés) qui ont dévasté ces territoires. Nous parlons des nervis néonazis d’Aube Dorée, qui salissent les quartiers pauvres de leur présence à Athènes et au Pirée, cherchant toujours à frapper des personnes sans défense avec la tolérance et l’appui de la police. Ils continuent d’être le bras long du système. Nous faisons donc la promesse que leur lâcheté et leur action fasciste s’achèveront ici.

La majorité d’entre nous étant issu-e-s de la classe ouvrière pauvre, qui s’agrandit toujours un peu plus en Grèce, nous expérimentons directement les conséquences de la crise économique et institutionnelle du système des gérants du Pouvoir, qui exécutent les ordres de l’impérialisme économique allemand, et des dirigeants de l’Union Européenne, du Fond Monétaire International et de la Banque Centrale Européenne, les porte-paroles et les serviles adeptes des grands États impérialistes qui, parce qu’ils craignent les futures révoltes sociales provoquées par l’appauvrissement du peuple et la disparition de tous les droits du travail et des droits sociaux qui avaient été obtenus par le sang, votent des lois antiterroristes et blindent l’État d’urgence par des mesures répressives.

La Grèce peut bien avoir 60 % de sa société sous le seuil de pauvreté, deux millions de personnes au chômage, une sécurité sociale inexistante, des retraites de misères et compter dans chaque rue des gens qui cherchent à se nourrir dans les poubelles, elle trouve toujours de l’argent pour augmenter le salaire de ses nervis en uniforme et pour continuer d’en recruter d’autres. Parlons un peu de la police grecque, dignes successeurs de la police de Bourantas, commandant de police et fidèle collaborateur des Allemands pendant l’occupation. Ils les payent pour tabasser les travailleuses du nettoyage qui demandent de la nourriture pour leurs enfants, les résident-e-s de Keratea et de Chalcidique qui luttent pour empêcher la destruction des terres où ils et elles habitent, les étudiant-e-s et lycéen-ne-s qui exigent une meilleure éducation. Ils torturent et incarcèrent les combattant-e-s qui se battent pour cette libération sociale tellement désirée. Nous serons toujours dans le camp opposé à celui de la répression d’État, solidaires de celles et ceux qui luttent et avec tous les groupes sociaux traqués et enfermés du fait de leur action et de leur lutte.

Avec nos humbles forces, nous voulons contribuer à ce que nos quartiers changent. A construire nos structures autogérées et solidaires, où les habitant-e-s de chaque quartier puissent reprendre les rênes de leur vie, décider sur leur quotidien à travers des assemblées populaires massives, loin et contre les logiques de délégation. En créant dans chaque zone des structures sociales autogérées qui puissent couvrir tous nos besoins de base en terme d’assistance médicale, d’alimentation et de santé. Par une assemblée populaire qui, avec des groupes de défense du quartier, des grandes milices populaires, chasse toutes les mafias et nervis armés qui ont depuis toujours garanti et protégé les intérêts de la classe dominante locale en terrorisant la société. Ceux qui disent « je fais mon travail » lorsqu’ils coupent l’électricité à une famille pauvre ou la menacent pour qu’elle rembourse les dettes contractées auprès des grands prêts des banques ne sont pas les bienvenus. Les bras armés du régime ne sont pas les bienvenus, les mafieux qui vendent de la came ne sont pas les bienvenus. Les usuriers contemporains qui achètent et revendent de l’or ne sont pas les bienvenus. Et ceux qui volent leur voisin-e qui vit aussi dans la pauvreté ne sont pas non plus les bienvenus. Nous voulons des quartiers solidaires et en lutte, avec des centres sociaux dans lesquels les gens puissent s’organiser et lutter chaque jour.

Dans ce pays, les mort-e-s et les prisonnier-e-s de la guerre de classe qui ont lutté, ont fini en prison et en sont mort-e-s pour les générations suivantes sont des milliers. Nous autres, en tant qu’anarchistes, et ayant vécu des incarcérations et des assassinats de combattant-e-s, ne laisserons pas faire en sorte que le processus historique de la guerre sociale et de classe s’interrompe. Il n’a pas coulé autant de sang pour que la classe dominante locale, ses amis de la Troika et les élites politiques et économiques internationales déterminent et détruisent nos vies. Nous ne laisserons pas nos quartiers devenir des déserts de pauvreté, de terrorisme d’État et des lieux où celles et ceux d’en bas se mettent les uns les autres des bâtons dans les roues.

Lutte permanente, massive et multiforme.
Faisons disparaître la peur, le défaitisme et le fatalisme.
Lorsque le peuple se retrouve face au danger de la tyrannie, il doit choisir les chaînes ou les armes.
Pas un pas en arrière.

Local antifasciste-antiautoritaire Dístomo
Alkiviadou. 81 – Ag. Panteleimonas

Le local est ouvert les mardi et les jeudi de 19 heures à 21 heures.

Cet espace se veut être un point de rencontrer, de communication et d’émulation pour celles et ceux qui souhaitent reprendre le contrôle de leur vie et de l’avenir du quartier, loin et contre les logiques de délégation, des partis et des institutions.

Volos, Grèce : Le commissariat attaqué

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La nuit du 29 novembre, 30 anarchistes ont simplement et joliment attaqué le commissariat de police d’Aghios Nikolaos, dans la ville de Volos, en balançant des pierres et de la peinture, tout en criant des slogans de solidarité avec Nikos Romanos, anarchiste en grève de la faim.

Les policiers motorisés des DIAS, qui sont sortis des lieux en panique, ont eu de la chance.

La solidarité est factuelle et agressive.
Qu’ils ne dorment pas tranquilles.

Nikos, de la force, jusqu’à la liberté !

Notes critiques à propos de la manifestation antifasciste du 29 novembre à Lyon

Ce texte et ces quelques réflexions naissent d’une certaine déception ressentie vis-à-vis des résultats cette manifestation, et visent à contribuer à ce que nous gagnions en force pour les évènements à venir.

les-affrontements-ont-ete-violents-sur-les-ponts-de-lyon-photo-jp-ksiazek-afpLe 29 novembre, nous étions quelques milliers à converger vers Lyon pour y manifester contre le congrès national du Front National qui devait s’y tenir. Il devait s’agir d’un grand rendez-vous, puisque l’appel avait été repris par de très nombreuses réalités politiques différents, des organisations de gauche classiques aux anarchistes. La présence de nombreux camarades venu-e-s d’autres pays mettait l’accent sur le fait que la lutte antifasciste est internationaliste, comme l’affirmait aussi l’un des slogans entendus lors de la manifestation (« Derrière le fascisme se cache le Capital, la lutte antifasciste est internationale »).

Les autorités et la Préfecture avaient prévu un dispositif policier de grande ampleur, non sans avoir fait au préalable des déclarations alarmistes à la presse sur l’arrivée prochaine de redoutables casseurs-anarchistes-ultraviolents-ultramegagauchistes prêts à réduire la ville de Lyon en cendres. Ce qu’elle mériterait, d’un certain point de vue, mais là n’était pas l’idée.
Des centaines de policiers, de gardes mobiles, d’équipages de la BAC, des canons à eau et un hélicoptère étaient donc venus contribuer à ce que tout le centre-ville soit bloqué (les bus, trams et métros étaient quant à eux à l’arrêt), et se sont employés à entièrement encercler la place Jean Macé, lieu du rassemblement, ne laissant que deux de ses accès praticables. Toutes les personnes qui souhaitaient se rendre à la manifestation devaient donc passer par ces accès et étaient fouillées à la recherche d’armes ou de matériel de protection. C’est d’ailleurs là qu’on eu lieu les premières arrestations.

La manifestation finit tout de même par s’élancer sur l’avenue Jean Jaurès (les organisations de gauche et autres syndicats en tête, puis les organisations libertaires et, en queue de cortège, le bloc anarchiste, composé d’environ 800 personnes). Après quelques mètres, les premiers tags apparaissent, et après quelques dizaines de mètres, les premières vitrines disparaissent. A partir de ce moment et jusqu’à ce que la manifestation atteigne le pont de la Guillotière, en passant par le boulevard Gambetta, toutes les banques, assurances, agences immobilières, publicités et vitres d’abribus sont détruites, et les tags continuent de proliférer (“ACAB“, “1 papa FN + 1 maman UMP = 1 enfer“, etc.). Au passage, un flic en civil sera repéré et tabassé. Les vitrines du Mac Donald’s qui avait proposé à la ville de Lyon de « nettoyer le quartier de ses Rroms » ne résistent pas longtemps non plus (“mange ça“, dit un tag). Quelques petits commerces sont eux aussi touchés comme dommages collatéraux, même si ils ne faisaient pas partie des cibles visées principalement. Les flancs de la manifestation sont complètement occupés par les anarchistes, tandis que les organisations et les syndicats se contentent de protéger les membres de leurs cortèges respectifs, mais sans qu’il n’y ait d’agressivité exprimée ni dans un sens, ni dans l’autre. Quelques charges de police ont lieu, mais sans trop d’importance.

Arrivés au pont de la Guillotière, où une énorme banderole “La chasse aux loups est ouverte” est déployée, la manifestation sera coupée en deux par les gendarmes mobiles, qui s’interposent avant de charger à grand renfort de lacrymogènes les personnes présentes sur le pont, qui courent de l’autre côté du Rhône (sur lequel patrouilles des bateaux de police) pour éviter d’être bloquées. Les entrées des rues commerçantes du centre bourgeois sont complètement blindées et bloquées par la police, comme on pouvait s’y attendre. On avance donc en suivant les quais (un autre agent de sécurité y sera poursuivi et frappé), poussé-e-s de temps en temps par du gaz ou des charges, jusqu’à ce que nous nous rendions compte qu’il ne reste presque plus personne devant nous. Des charges ont lieu, tout comme des arrestations, et presque tout le monde va alors s’engouffrer dans une petite rue adjacente débouchant sur les rues commerçantes de la Presqu’île, où quelques vitrines seront là encore attaquées. Mais le dispositif policier étant très important à cet endroit-là, tous les petits groupes finissent par se disperser et par se joindre à la foule de passant-e-s venu-e-s faire leurs courses pour le Noël à venir. Un autre groupe a rejoint la gare de Perrache et a été copieusement gazé. D’autres encore sont restés de l’autre côté du Rhône.

La manifestation s’est déroulée loin de l’endroit où les fascistes tenaient leur congrès. Parmi nous, personne ne pensait que nous pourrions l’atteindre, et c’est pourquoi l’essentiel de la journée s’est déroulée en centre-ville. Mais dans tous les cas, ce n’est pas le fait que le Front National tienne un congrès à un moment ponctuel qui détermine le fait que l’ensemble de la société glisse vers la radicalisation et vers des penchants réactionnaires. C’est l’ensemble du système de domination et d’exploitation qui en est à la racine, et ce sont entres autres les banques, la police et la politique capitaliste néolibérale qui contribuent à répandre ces idéologies nauséabondes, qui la servent en retour (il suffit de jeter un oeil à l’exemple grec d’Aube Dorée, qui est devenu un bras armé de l’instauration de l’austérité en Grèce). Voilà pourquoi il y avait du sens dans le fait de rester en ville.

La prise de parole prévue à la fin de la manifestation est annulée, le concert de soutien prévu dans la soirée est assiégé par la police jusqu’au lendemain. On apprend par Radio Canut que 17 personnes ont été arrêtées (5 sont finalement poursuivies et 2 sont en détention provisoire). La manifestation a duré environ une heure et demi. Et pas mal de gens ont un goût amer dans la bouche, qui n’a rien à voir avec celui des lacrymogènes.

Et pour cause : si des flics blessés, une quinze-vingtaines de vitrines brisées et une ville paralysée un samedi après-midi en période de Noël peuvent sembler un résultat intéressant sur le papier, il s’agit vraiment du minimum de ce que l’on pouvait espérer, et ce à plusieurs niveaux et pour plusieurs raisons. Au final, cette manifestation a été tranquille (selon les référentiels particuliers qui peuvent être les nôtres, certes). Et c’est bien là le problème.

Tout d’abord, nous (le bloc anarchiste) avons commis plusieurs erreurs tactiques et stratégiques sur lesquelles il nous faut être critiques pour que certaines pratiques deviennent des réflexes : nous n’avons pas réussi à rester groupé-e-s, à constituer un véritable bloc soudé. De là, l’essentiel des actions réalisées pendant la manif étaient plutôt le résultat d’un bouillonnement compulsif que de l’expression autonome d’une force collective. Rien de ce qui a été réalisé, mise à part la présence, n’a été réellement collectif (au sens large). De plus, la communication entre nous a été pratiquement inexistante (du fait de l’étalement des groupes le long de la manifestation et de ce bouillonnement, mais aussi du fait du caractère international). Et en passant, installer des barricades au milieu de la manifestation n’a absolument aucun sens, aucun, si ce n’est de mettre en danger les personnes qui se retrouvent entre celle-ci et la police, faisant de plus courir le risque de séparer le cortège en deux. Ce qu’il s’est d’ailleurs passé. Une autre erreur tactique a été celle de choisir une rue longue et étroite pour s’extraire du blocage sur les quais, quand d’autres rues se prêtaient bien mieux à la possibilité de pouvoir continuer rapidement et surtout tou-te-s ensemble. Cela a grandement contribué à notre dislocation sur la fin. Pour finir avec les aspects purement techniques, il a cruellement manqué d’une augmentation graduelle des actions, qui permet souvent justement d’acquérir ou de créer ce liant entre tous les groupes, à travers la communication et l’avancée collective vers la confrontation. N’ayant eu presque aucune dynamique collective, presque aucune communication et aucune cohérence de groupe, nous ne sommes parvenu-e-s qu’à la cheville de ce qu’aurait du être cette journée. Il me semble réellement que ces trois points sont essentiels pour les manifestations futures : rester ensemble, communiquer, augmenter graduellement le niveau des actions. C’est-à-dire pouvoir se constituer en tant que force, non seulement sur le plan technique, mais aussi sur le plan politique.

Parce que nous avons été politiquement mauvais-es. Nous avons tou-te-s vu comment certaines pratiques offensives sont remises au goût du jour ces dernières semaines lors des manifestations. Et au-delà des pratiques elles-mêmes, leur acceptation augmente aussi notablement par d’autres réalités que les nôtres. Et c’est notamment sur ce point-là que nous avons laissé passer quelque chose. En effet, si le seul rapport que nous avons avec les autres composantes de la manifestation est celui de les effrayer et de n’absolument pas les prendre en considération, le résultat que nous obtenons équivaut à donner des grands coups de latte dans le travail politique qui été réalisé jusqu’ici pour que l’opposition violence/non-violence s’effrite et que plus de monde s’approche de ces pratiques, ou au moins rejoigne l’idée que la diversité des tactiques et la composition entre plusieurs méthodes de lutte est souvent la marque des luttes les plus fortes. Là encore, les trois points précédemment cités permettent d’avoir une certaine cohérence vis-à-vis de ce qui nous entoure, et de permettre à plus de gens de nous rejoindre ou à soutenir les pratiques d’action directe.

Mais cette fois, aller trop haut, trop vite et de façon relativement désorganisée a eu une autre conséquence : nous n’avons pas eu les forces de durer. Le même schéma s’était produit à Barcelone lors de la manifestation du premier mai de cette année (2014), avec son florilège de dissociations. Nous aurions pu être bien plus redoutables et causer bien plus de problèmes que ce que nous avons fait. Arriver assez loin, de façon compacte et avec le soutien du reste de la manifestation (parce que l’antifascisme reste l’un des domaines les plus consensuels lorsque l’on parle d’action directe) aurait pu nous permettre d’atteindre des objectifs bien plus intéressants : semer le chaos dans le centre commerçant et, pour rester dans la thématique de ces dernières semaines, prolonger le mouvement en route contre les violences policières en lui intégrant d’autres caractéristiques politiques. Et de ce fait, créer en retour un point de plus dans l’élaboration d’une solidarité contre la police.

Le problème n’est donc pas tant ce qui a été fait que comment cela a été fait, et cela influe considérablement sur ce qui n’a pas pu être fait, et sur le coût politique que cela représente pour nous.

Certaines choses ont quand même été intéressantes, et notamment le fait que la BAC n’a pas été très visible (les fascistes non plus), et le fait que des centaines de personnes soient prêtes à les éclater sans besoin d’en débattre si un flic était découvert dans le cortège y a certainement contribué.

En espérant que ces quelques notes serviront pour le futur et seront prises simplement pour ce qu’elles sont, à savoir une contribution au débat sur nos façons de nous organiser de façon collective et autonome.

Solidarité avec les personnes arrêtées, contre l’Etat, le Capital et les frontières.
Pour un internationalisme de combat !

Un anarchiste qui aime les frites

Athènes : Vague d’attaques incendiaires en solidarité avec Nikos Romanos

Au moins, nous autres continuons d’être catégoriques et têtu-e-s, comme le sont les personnes faites comme nous. Et celles et ceux d’entre nous qui ont douloureusement fermé leurs yeux et sont parti-e-s au loin, gardent leur le regard rivé à ce ciel nocturne que nous regardions nous aussi. Et ils et elles nous voient tomber, de belles étoiles brillantes. Maintenant, c’est notre tour ; maintenant, nous tombons sans vaciller.
Nikos Romanos

Une bouchée de liberté… de asphyxiante condition de l’enfermement, un regard au-delà des grilles, une matinée hors des murs de béton.

L’anarchiste Nikos Romanos est en grève de la faim depuis le 10 novembre 2014, exigeant qu’ils lui concèdent les sorties d’étude auxquelles il a droit, puisqu’il a été admis à l’intégration de l’Institut d’Education Technologique d’Athènes, mais le ministère de la justice et le conseil des prisons de Koridallos les lui refusent.

Au-delà de la défense de la légitimité, Nikos Romanos utilise l’un des peu de moyens à sa portée depuis sa condition de captivité, se servant de son corps comme barricade pour obtenir une bouffée de liberté. La lutte du compagnon est notre lutte à tou-te-s, et c’est pour cela que nous avons montré notre solidarité en attaquant les objectifs suivants :

Un DAB de la Banque Nationale dans le quartier de Patisia

Un DAB dans le quartier d’Exarchia

Un DAB dans le quartier de Glyfada

Un DAB de la Banque du Pirée dans le quartier de Marousi

Un DAB de l’Eurobank dans le quartier de Chalandri

Un DAB dans le quartier de Kipseli

Une véhicule d’une entreprise de sécurité privée dans le quartier d’Argyroupoli

Un voiture de l’ambassade d’Argentine dans le quartier de Papagou

Deux voitures au service de la Préfecture d’Athènes dans le quartier d’Egaleo

Thessalonique, Grèce : La maison du président du syndicat de police attaquée

Ci-dessous, une traduction partielle du communiqué de revendication. Nous actualiserons ce post dès que nous pourrons le traduire dans son intégralité.
[…]

Passer à l’offensive

La nuit du dimanche 23 novembre 2014, nous sommes passés à l’offensive, en déposant un engin explosif composé de bombonnes de gaz dans la maison de Dimitris Padiotis, président du syndicat de policiers de Thessalonique, située au 5 de la rue Pelopida, dans la zone de Kastra.

Pour autant que le secteur syndicaliste des flics veuille montrer un profil plus humain par rapport aux autres porcs, il est évident que leur intérêt principal sont les « luttes » pour l’amélioration de leurs conditions de travail. C’est-à-dire la répression la plus facile, la plus confortable et la plus sûre contre celles et ceux qui luttent. Cette profession dégueulasse est par nature liée au maintien et à la protection de la pourrissante quotidienneté capitaliste. Il est aussi clair que les combattant-e-s  révolutionnaires ont toujours essayé de modifier un peu le pourcentage de la violence qu’ils exercent au quotidien (plus il est haut, le mieux c’est), indifféremment du fait de savoir si ceux-ci se disent policiers de gauche, syndicalistes ou fascistes.

Force aux compagnon-ne-s anarchistes prisonnier-e-s qui luttent pour rester intact-e-s sous ce régime de barbarie.

Force aux combattant-e-s hors des murs qui chaque jour osent, luttent et se dépassent.

Victoire pour la lutte de l’anarchiste Nikos Romanos.

Camaraderie – Action autonome – Attaque

P.S. 1 : Le fait que notre action soit complètement passée sous silence sur les chaînes de télévision, internet et autres balances n’est pas pour nous surprendre : ils ne font que réaffirmer leur rôle. Nous le prenons en compte.

P.S. 2 : Compagnon-ne-s, si jamais l’État décidait de jouer avec la vie de Nikos, nous devons êtres prêt-e-s à porter des coups marquants et provoquer le coût politique nécessaire pour prévenir cette éventualité.

Tout continue

Athènes : Attaques en solidarité avec Nikos Romanos et Yannis Michailidis

Au petit matin du 23 novembre 2014, nous avons brûlé un DAB de la Banque du Pirée dans le square de Canningos (dans le centre d’Athènes). Quatre jours plus tard, tôt dans la matinée du 27 novembre, nous avons déposé du matériel explosif devant la porte principale des Postes grecques (ELTA) du siège du district de Pefki. Ces actions ont été réalisées en solidarité avec les grévistes de la faim Nikos Romanos et Yannis Michailidis.

Nuits de feu

PS.1 Nikos et Yannis, restez forts jusqu’à la liberté !
PS.2 La solidarité ne perdure qu’à travers les actes !

Lleida, Catalogne : Deuxième marche contre la prison de Ponent

DEUXIEME MARCHE AUX FLAMBEAUX CONTRE LA PRISON DE PONENT et soutien aux prisonniers et à leurs proches victimes de tortures.

Salut à tou-te-s !

Cette année, la marche aux flambeaux contre la prison de Ponent, à Lleida, aura lieu samedi 6 décembre. Rendez-vous à 19 heures Plaza de Europa (Lleida), dans le passage au-dessus des voies du train.

Dans l’après-midi, à l’heure du café (16h30), on fera une discussion d’information à propos de la situation des compagnons anarchistes prisonniers Francisco Solar et Monica Caballero à l’Ateneo Libertario “L’Arrel” de Lleida (C/ Comptes d’Urgell, 31), suivi d’un débat sur “actions de solidarité anticarcérale”.

Parce qu’il existe tellement de raisons de dire NON aux prisons ! Ni à Ponent, ni nulle part ailleurs !

PARTICIPE A LA JOURNEE DE LUTTE !

Santiago du Chili : Action directe aux alentours du campus Juan Gómez Millas

Nous nous attribuons l’action directe réalisée le 26 novembre dans les alentours de JGM, et nous la dédions à tou-te-s nos compagnon-ne-s en lutte, toujours dignes contre le Pouvoir, l’État et tout type d’exercice d’Autorité.

Suite à l’action, qui a duré environ 50 minutes lors desquelles le trafic entre les rues Grecia et Dr. Johow a été interrompu, nous nous sommes rendu compte qu’un étudiant qui voulait rentrer a été arrêté par les flics à cause d’un gardien de l’université. Nous souhaitons clarifier le fait que ce jeune n’a rien à voir avec l’action. Nous lui envoyons notre solidarité, et que cette mésaventure lui fasse voir le rôle bâtard qu’accomplissent les « représentants de l’ordre ».

Communiqué :

Aujourd’hui, nous sommes de nouveau revenus à cet endroit, pour agir, propager nos idées et détruire par l’action violente la routine d’un engrenage de la société : les institutions universitaires.

Notre fin est claire : il n’est pas seulement important pour nous d’user de la violence comme moyen de lutte contre les institutions et les personnes qui composent et défendent le milieu social, comme les carabiniers et autres agents de l’ordre, mais aussi de mettre l’accent sur la nécessité de propager nos idées par le fait, de prendre l’action en main et de faire en sorte que la peste anarchique se répande. Nous ne cherchons personne pour nous applaudir, ni de spectateurs, et pas non plus de sympathisants ou de coups de mains : nous cherchons des compagnon-ne-s qui s’arrêtent avec nous sur notre chemin de rébellion et de confrontation envers le Pouvoir ; nous cherchons des frères et des sœurs qui aient pris la décision de donner jusqu’à leur dernière bouffée d’oxygène pour crier que vive l’anarchie. Nous ne croyons pas aux actes qui s’expliquent d’eux-mêmes, ni qu’il soit inutile de les revendiquer. Nous ne croyons pas que ce soit dans le feu que se trouve la réponse à la déconstruction de la réalité pour pouvoir danser sur ses ruines. Nous ne voyons dans cette pratique qu’un outil qui, comme de nombreux autres, peut contribuer à l’avènement du crépuscule des temps, la fin de l’histoire et le commencement de notre propre aventure.

La proposition est simple, faisons de notre vie le libre exercice de nos désirs, à travers la libre association dans nos groupes d’affinité, sans qu’aucune sorte de hiérarchie ne puisse s’interposer dans nos relations sociales, que l’amour, l’affection, la haine et la rancœur n’aient plus à être réprimés, que la sensation et la palpitation vitale renaissent, fleurissent et mûrissent dans notre chair, pour l’informalité de nos vies, sans structures qui nous fasse suivre des schémas de conduite, mais en gardant toujours en tête que celui ou celle qui respire à mes côtés est une individualité aussi valide que je le suis à mes yeux. Que notre vie aille contre toute loi et toute norme qui prétende nous déterminer, qu’elle prenne la voie qui lui semble être la sienne et, si le chemin se déforme et se fait difficile, assumer nos choix et pouvoir sentir la douleur des expériences amères et que des rides se creusent dans la peau de nos visages et de nos mains.

Nous voulons être libres, prendre la grande responsabilité de prendre en charge chacun des aspects de nos vies, nous ne demandons rien à personne, nous ne mendions pas des salaires de misère aux patrons, nous volerons leurs richesses, et s’ils veulent nous tuer pour cet impétueux désir de liberté, nous gonflerons le torse face à leurs balles, mais en affutant nos lames et en déchirant celui ou celle qui s’opposera à nous, comme les fier-e-s guerrier-e-s de praxis.

En tant qu’individus, nous nous observons, et nous prenons nos distances des jeux d’égo, de la méprisable pédanterie humaine en ce qui concerne notre relation avec notre entourage, nous prenons nos distances du fait de croire que nous ne sommes que des humain-e-s qui occupent une terre qu’ils disent aussi être la nôtre, nous ne vivons pas l’existence seul-e-s, nous sommes une partie du tout, d’un grand monde qui possède sa vie propre, nous sommes une partie de son énergie, celle qui se trouve dans les bois, dans les fleuves, dans le ciel et dans la brise, nous sommes les frères et sœurs de l’ours solitaire qui erre dans les montagnes, frères et sœurs du loup et de sa volonté indomptable et du moineau sans attaches. Nous partageons nos aspirations avec le reste des êtres vivants, que la solidarité coule de nos mains vers tout ce qui prétend déborder le concret. Sentons la Terre, les animaux et toute l’énergie qui tourne autour de nous telle une merveilleuse extension de notre propre potentiel. Pour la libération totale.

Par ces mots, nous ne cherchons pas à être considérés comme leaders ou avant-garde de quiconque, nous ne voulons qu’ouvrir le débat sur notre actuelle façon de concevoir la vie, nous voulons simplement prendre position, avec la sincérité de nos intentions, en guerre, et questionner jusqu’à nos propres vérités, construire notre individualité et nous déconstruire lorsque nous nous remarquons immobiles et moisissants, nous connaître et connaître les autres, développer le potentiel que nous portons en nous, avancer avec pour unique certitude d’être contre toute Autorité, (nous) encourager tous ceux et toutes celles qui font de leur vie une tension constante, un conflit permanent, un duel à mort avec la vie.

Que vivent nos idéaux dans l’action quotidienne et violente.

Un salut aux combattant-e-s : Juan Aliste Vega, Marcelo Villarroel, Freddy Fuentevilla, Carlos Quiduleo, Juan Flores, Nataly Casanova, Guillermo Duran, Alejandro Astorga, Sol Vergara et à tou-te-s les prisonnier-e-s sur le territoire occupé par l’État chilien, mais aussi à Mónica Caballero et Francisco Solar, aux prisonnier-e-s du Mexique, d’Indonésie, d’Allemagne, d’Italie, de Suisse, de Grèce, à a Nikos Romanos y Yannis Michailidis tous deux en grève de la faim, démontrant que la lutte anti-autoritaire ne prend pas fin avec la prison, mais qu’elle ouvre au contraire une autre brèche, d’autres moyens pour continuer de ravager l’existant.

Tout notre amour et nos souvenirs pour nos mort-e-s au combat Claudia Lopez, Jhony Cariqueo, Mauricio Morales, Sebastián Oversluij, Jorge Saldivia, ces deux derniers frères ayant été abattus lors de braquages de banques. Toute notre mémoire amoureuse sera toujours présente dans le feu et dans la guerre contre toute autorité..

VIVE L’ANARCHIE

Etats-Unis : Neuf points sur pourquoi il est nécessaire de tout bloquer

Les flics flinguent des gamins et le spectacle continue.
Le marché immobilier s’effondre et le spectacle continue.
Les écosystèmes sont détruits et le spectacle continue.
Les marchés déterminent le prix de nos vies
Et soumettent l’enseignement à leurs besoins.
Bloquons ce mécanisme.
Bloquons tout.
Commençons par le début.

NEUF POINTS SUR POURQUOI IL EST NECESSAIRE DE TOUT BLOQUER

1. Dans une ville dans laquelle la vie est basée sur le commerce et sur l’échange de biens, bloquer tous les circuits commerciaux revient à interrompre la normalité. Vous pouvez dire : “Ça va être gênant.”

Nous répondons que nous ressentons beaucoup plus d’inconfort lorsque l’on prétend qu’il est tout à fait normal que des flics assassinent des adolescents noirs et que les banques et les multinationales décident de notre futur. Quand l’insécurité à propos de la vie se transforme en peur. Quand les dernières limites de la dévastation sociale et environnementale sont sur le point d’être atteintes.

2. Une manifestation spontanée de 200 personnes chaque jour génère plus de problèmes qu’un gros événement organisé de 20.000 personnes une fois par lustre. C’est tout la différence entre l’efficacité et la participation vide.

3. La multiplicité des formes de lutte et des moments de conflit depuis le bas nous rend moins contrôlables. De cette façon, il n’est pas possible de nous faire rentrer dans les voies prévues ou de nous taxer de soutenir partis politiques ou syndicats. Au contraire, nous devenons plus agiles et moins prévisibles. Nous acquérons une richesse de pensée et d’action.

4. Nous vivons dans une société frénétique où la logique de l’économie détermine le rythme de la vie. Production-profit-rapidité dans le parcours scolaire, au travail, au supermarché. Les êtres humains sont des débris abandonnés aux flux des échanges commerciaux, des corps isolés dans des réseaux virtuels, incapables de comprendre où nous allons. Réjouis par les confortables ondes du spectacle, occupés par le fait de courir derrière de faux besoins et le mirage d’une promotion de carrière, nous sommes désormais incapables de saisir la possibilité d’un changement réel. Il est donc urgent que nous nous arrêtions. Nous devons arrêter ce spectacle qui nous écrase.

5. Bloquons tout (des écoles aux rues) pour pouvoir enfin respirer et mettre fin à cette course au profit et à la mort, pour voir les choses depuis une perspective différente, une perspective de surprise et de plaisir en faisant l’expérience partagée d’une liberté inattendue. Créons l’auto-organisation et étendons le conflit pour pouvoir récupérer notre force et nos esprits avant de commencer à inverser la course.

6. Un blocage inattendu et joyeux est un instrument de provocation. C’est un instrument de sabotage des mécanismes d’une machinerie sociale qui nous veut indifférent-e-s au monde qui nous entoure et insensibles à nos passions.

7. Sortir dans la rue veut aussi dire se réapproprier tous les espaces urbains qu’ils nous refusent, se déplacer à travers la ville et rencontrer d’autres réalités sans créer de nouveaux dogmes.

8. Si l’économie bloque la libre circulation des personnes et de la connaissance, nous voulons bloquer l’économie par la libre et naturelle circulation des personnes et par la connaissance. C’est-à-dire : si leur économie a pour objectif de piller et de détruire nos vies, notre objectif est de détruire leur économie et de reprendre ce qui nous appartient.

9. Le blocage n’est qu’un moyen parmi d’autres. Il n’y a pas de voie toute tracée vers la victoire ; Au contraire, de nombreux chemins sont a explorer. Nous laissons les tuyaux d’écoulement à ceux qui afflueront bientôt dans des luttes compatibles avec le Pouvoir. Nous laissons les égoûts à ceux qui surferont sur le vague de la protestation avec pour seul but de rajouter de l’eau à leur moulin politique.

Nous préférons le grand large.

Répandons les blocages et les occupations, pour Mike Brown, et pour chacun-e d’entre nous.

Caroline du Nord, USA : Un court communiqué depuis Durham

La nuit du mardi 25 novembre, un groupe de personnes enragées par le meurtre de Mike Brown par la police, inspirées par les actes de rébellion qui ont fleuri dans tout le pays, ont vandalisé un bâtiment d’entrainement au tir de la Garde Nationale de Durham sur Stadium Drive. Des messages ont été peints sur les portes principales et plus d’une douzaine de fenêtres ont été brisées.

La Garde Nationale est maintenant dans les rues de St. Louis et de Ferguson, prolongeant la guerre policière raciste pour le compte des riches contre les pauvres.

Cette action a fait suite à une excitante nuit de protestation dans le centre de Durham, pendant laquelle plusieurs centaines de personnes ont parlé de leurs expériences entre les mains de la police, des rues ont été bloquées, des feux d’artifice ont été tirés, des immeubles ont été taggués de slogans contre la police et contre la prison, et le côté nord de l’autoroute 147 a été bloqué.

Nous espérons que toutes ces actions contribuent à faire croître localement une lutte combative contre le racisme, le capitalisme et l’Etat.

Pour l’anarchie,
XXX

source : anarchistnews.org

Lleida, Catalogne : Tags en solidarité avec les espaces occupés

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Quelques tags en solidarité avec l’Auditorium Che Guevara – Okupa Che dans la ville de Mexico et avec la Banque Expropriée dans le quartier de Gràcia [à Barcelone]. Aucune aggression sans réponse, pas un pas en arrière contre les larbins du pouvoir ! Occupation et résistance.

Milan : Nuit de vengeance Trans, une église prise pour cible

reverseLe 20 novembre est le jour de mémoire pour les personnes assassinées parce qu’elles étaient trans. Cette année, ce sont 226 personnes qui ont trouvé la mort dans le monde pour cette raison. Nous avons décidé d’attaquer une église catholique en tant que symbole de l’oppression anti-trans. La violence vécue par les personnes trans est la conséquence de leur morale et de leurs règles de genre.

La nuit du 20 novembre, nous avons pris la basilique San Paolo pour cible, au 2 de la via Vismara. Nous avons collé les serrures de plusieurs portes, lancé de la peinture rose sur la façade et écrit : “20/11 NUIT DE VENGEANCE TRANS” sur la porte d’entrée.

ATTAQUONS LES EGLISES ! LA VENGEANCE AU-DELA DU SOUVENIR !

Bristol, Royaume-Uni : Attaques incendiaires pour Rémi Fraisse

Vengeance pour Rémi, Feux de rue contre l’industrie nucléaire, la société carcérale et le Capital vert.

(25 novembre à Bristol:)

La police française à tué Rémi Fraisse lors d’une tentative de se débarrasser d’une occupation de forêt combative en lutte contre le barrage de Sivens. Nous avons brûlé un véhicule au service de la multinationale française GDF (qui travaille sur le nouveau réacteur nucléaire pas très loin, à Hinkley Point, entre autres projets nucléaires dans de nombreux pays, sur des barrages implantés de force dans des terres indigènes Amazoniennes irremplaçables avec le renfort de l’armée brésilienne, sur des services d’installations de police dans la région, en plus de fournir des services dans les Iles Shetland pour l’un des plus gros terminaux de pétrole et de gaz en Europe, de gérer plusieurs prisons françaises et de développer des technologies vouées à travestir le capitalisme industriel en développement durable pour le compte des banques et des entités commerciales de toujours).

Cette action a eu lieu dans la zone de Long Ashton, où nous avons par la suite brûlé aussi un gros 4×4, deux voitures de sport de luxe et un véhicule de l’OCS (considérée comme l’une des meilleures compagnies de sécurité du Royaume-Uni : elle fournit gardes du corps, patrouilles, installation et monitorage de systèmes de surveillance).

En France, l’occupation de la ZAD n’a pas succombé sous le poids de l’éco-catastrophe annoncée visant à la destruction des habitats importants afin que le maïs transgénique puisse être irrigué. L’anarchie croise la route des apôtres de l’industrialisation. Une autre destruction est possible.

La division entre les classes augmente, les désastres environnementaux se succèdent les uns aux autres et le sens de nos vies s’érode. Et ils croyaient que nous allions tous et toutes rester là à poursuivre leur royaume merveilleux de marchandises et nous compromettre pour des gains sociaux ? Misère, surveillance et restrictions ne cessent de croître, les lignes de démarcation sont tracées, et nous savons de quel côté nous sommes. Y a-t-il encore quelqu’un pour croire que la police tient encore vraiment cette ville totalement sous contrôle ?

Vous pouvez enfermer Reiss Goyan Wilson (l’incendie du commissariat de Nottingham lors des émeutes de 2011), mais vous ne pouvez pas tuer nos mémoires. Tant que l’État supprimera lesmanifestations de perturbation des étudiants, les anti-autoritaires et le sous-prolétariat qu’ils massacrent sans sourciller à Londres, Paris ou Ferguson rallumeront le feu d’Août.

Bristol portera le titre de Capitale Verte Européenne l’année qui vient. Comme si quelqu’un croyait vraiment que leur intention était de faire face au carnage forgé par l’idéologie capitaliste de la croissance économique, bien sûr que le double discours écologiste (la guerre c’est la paix, les villes sont vertes, etc.) couvre les patrons de joie puisque ce titre attirera des investissements supplémentaires grâce à la croissante économie ‘verte’ et ses parasites – tandis que la crise de la biodiversité se renforce de façon incontrôlable. C’est une vraie blague (qui rapporte gros), exactement comme lorsque Nantes avait obtenu ce titre en 2013, là où une autre ZAD mène une lutte dure contre le développement d’un énorme aéroport ‘vert’ et de tout ce qui vient avec.

De la même façon, nous attaquerons la fable du tout-vert et les intérêts du Capital qui se cachent derrière celle-ci, non pas dans les cérémonies auto-congratulatoires, mais là où ils mènent leurs affaires quotidiennes, et ici, dans la rue, où les valeurs et les normes de cette civilisation sont reproduites. Ce n’est pas du tout un hasard si nous avons enflammé la nuit, parce que rester de côté et faire confiance aux experts n’a jamais été suffisant pour combattre notre misérable situation au sein d’un empire hésitant et biocide.

Contre la société de classe et le développement industriel, même – et surtout – celui qui se maquille de vert.

Victoire pour la ZAD du Testet et pour la ZAD de Notre-Dames-des-Landes.

Victoire pour la grève de la faim tournante dans les prisons grecques (en soutien à notre confédéré de la F.A.I. Nikos Romanos) et pour tou-te-s les prisonnier-e-s en guerre contre la prison.

F.A.I. Torches dans la Nuit – Front de Libération de la Terre

Orte (Viterbo), Italie : Libération de lapins et d’animaux destinés à l’abattoir

cornUne fois, un activiste de la libération animale de longue date a écrit que ces vingt dernières années, le nombre de personnes végétariennes et vegans à incroyablement augmenté, mais que le nombre d’activistes est resté le même. Cela nous a fait réfléchir, et il nous a semblé juste de faire revenir la libération animale à son sens véritable : libérer les animaux. Une nuit de novembre, nous avons rendu visite à un petit élevage d’Orte (dans la province de Viterbo), avons ouvert les portes des cages qui retenaient une dizaine de lapins, pour leur offrir la liberté. Nous avons ensuite ouvert le poulailler et emmené avec nous une dizaine de dindes et d’autres volatiles. Dédié à celles et ceux réellement actifs dans la réalité, avec les moyens et les formes que chacun-e préfère, et non pas sur les réseaux sociaux virtuels !

Athènes : Le gréviste de la faim Nikos Romanos transféré à l’hôpital

Banderole sur l’école Polytechnique à Exarchia : « Solidarité avec l’anarchiste Nikos Romanos en grève de la faim depuis le 10/11 »

Le 24 novembre 2014, l’anarchiste prisonnier Nikos Romanos, en grève de la faim depuis le 10 novembre, a été transféré en urgence depuis les prisons de Koridallos à l’hôpital Gennimatas, au 154 de l’avenue Mesogeion. Un rassemblement de solidarité a été appelé pour le jour d’aujourd’hui, 25 novembre, à 17 heures, devant l’hôpital.