Istanbul, Turquie : journée de funérailles de Berkin Elvan

Berkin Elvan, grièvement blessé à la tête par une grenade lacrymogène en Juin 2013, est mort le 11 Mars 2014. Les funérailles du garçon ont eu lieu le 12 Mars au cimetière Feriköy dans le quartier Şişli d’Istanbul. Berkin n’avait que 15 ans lorsqu’il est tombé dans le coma.

La police a attaqué la foule massive qui manifestait à Şişli pour les funérailles de Berkin.

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Au cours de la résistance après les funérailles dans les quartiers Pangaltı et Kurtuluş, des banques ont été détruites, et les bureaux électoraux du AKP, parti au pouvoir, ont été démolis et incendiés.

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Le même soir en Grèce, des gens se sont rassemblés en mémoire de Berkin à Athènes, dans le quartier d’Exarchia, où Alexis Grigoropoulos, 15 ans, a été tué par balle en Décembre 2008 ; un slogan dans la rue dit :

Berkin Elvan, mort à 15 ans, ACAB
Pour les frères et soeurs partis trop tôt ((A))

Buenos Aires : Les Ami.e.s de la Terre/FAI illuminent à nouveau la ville

Nous sommes conscients de la réalité dans laquelle nous vivons, la mort accélérée et la misère de la vie moderne nous affectent aussi en tant qu’individus respirant l’air de merde de cette ville. En essayant toujours d’être différents et directes dans notre manière d’agir par rapport aux milliers de manifestations de rue qui se succèdent dans cette région.

En tant qu’anarchistes nous faisons ce que nous faisons parce que nous considérons que c’est le mieux que l’on puisse faire dans les moments qu’on vit par ici.

Le dimanche 16 mars 2014 à l’aube, nous avons attaqués de manière incendiaire une voiture de patrouille de la Police Fédérale Argentine dans le quartier Recoleta de Buenos Aires.

Le dimanche 9 mars 2014 à l’aube nous avons attaqués de manière incendiaire une Mercedes-Benz dans le quartier Palermo de Buenos Aires.

Nous avons également mis le feu à beaucoup de voitures à Belgrano, Nuñez, Villa Urquiza et Villa Devoto entre février et mars 2014.

POUR LA DESTRUCTION DE LA SOCIÉTÉ CARCÉRALE ET TOUS VESTIGES D’AUTORITÉ !

Ami.e.s de la Terre / Fédération Anarchiste Informelle

Santiago, Chili : barricades de mémoire et de solidarité

Action Incendiaire : mémoire et solidarité combative dans la lutte contre toute autorité.

Aujourd’hui nous avons voulu interrompre, même pour quelques instants, la sombre normalité de cet ordre de mort. La nuit du 20 mars nous avons coupé la rue avec des conteneurs incendiaires au croisement de l’Avenue Amerigo Vespucci et de l’Avenue Industria (zone sud de la ville de Santiago), en lançant de pamphlets avec nos idées de lutte, mémoire et solidarité. Ce petit geste est rempli d’amour et de haine.

Parler de mémoire anarchique depuis les combats actuels, signifie tracer une ligne de continuité avec les révolutionnaires tombé.e.s. La mémoire c’est se souvenir de manière active : agir au présent, mais aussi projeter nos désirs de rébellion.

Hier et aujourd’hui, différentes générations de révolutionnaires passent à l’action. C’est l’aspiration au combat et le désir de liberté. Nous nous souvenons de celles et ceux qui sont tombé.e.s et nous exprimons ainsi notre respect, au-delà des différences d’idées et de contextes.

Il y a des ruptures claires avec le passé. En effet nous rejetons les conceptions verticalistes, militaristes, hiérarchiques et centralisatrices développées par d’anciens (et actuels) groupes anticapitalistes, puisqu’en tant qu’antiautoritaires nous ne respectons aucune forme d’ordre, nous n’attendons pas de conditions objectives ni ne misons nos espoirs sur des mythes tels que le peuple, la patrie, le pouvoir populaire, etc. Mais ces différences ne nous font pas oublier le dévouement de ces combattant.e.s révolutionnaires. Des combattants comme Rafael et Eduardo Vergara, assassinés par la police le 29 Mars 1985, qui pour nous sont toujours vivants, leurs options et décisions de lutte nous connectent. Aujourd’hui comme hier nous sommes prêts au combat, comme l’étaient déjà d’autres avant.

Nous allons réduire en cendre les illusions démocratiques. Tous ces espoirs qui se dégagent du projet de vie vide que nous offre le capital, nous allons les bruler. Nous allons créer des mondes nouveaux, en chacun.e de nous. Parce que dans chaque acte, dans chaque geste de lutte aussi petit soit-il, est incarné la soif de se rebeller, d’affirmer la liberté et la dignité, de rendre les coups.

Nous n’oublions pas non plus que cette semaine commence le procès contre les compagnons du caso Security : Freddy, Marcelo, Juan, Carlos. Ceci est aussi une accolade solidaire pour vous, passé et présent de l’action transgressive et révolutionnaire. Pendant les journées d’agitation, que la solidarité soit permanente.

Pour Sol Vergara, compagnonne accusée de tentative d’homicide contre un gardien de la Banque Estado, tes rayons de lumière illuminent la voie de cel.le/lui qui ne se résigne pas à une vie d’esclave. Pour la famille Vergara Toledo, force et curage dans ces moments difficiles.

Mémoire offensive pour celles et ceux qui sont tombé.e.s : Rafael, Eduardo et Pablo Vergara Toledo, Norma Vergara, Claudia López, Jonny Cariqueo, Mauricio Morales, Sebastián Oversluij.

Solidarité avec les compagnon.ne.s prisonni.ères/ers au Mexique, pendant la semaine d’agitation solidaire.

Solidarité permanente avec les prisonni.ères/ers de la guerre sociale au Chili et dans le monde.

Bande enragée et incendiaire pour la mémoire et la solidarité combative.

Chili. Mars 2014.

Istanbul, Turquie : tentative de squat à Beşiktaş

Le samedi midi 22 Mars 2014, un groupe de près de 50 personnes de différents cercles militants se sont réunis à la Statue de l’aigle centrale dans le quartier de Beşiktaş (sur la rive européenne d’Istanbul) pour occuper conjointement une ancienne école grecque située à proximité, et qui a rapidement été vide pendant de nombreuses décennies déjà. Les militants ont tenté de libérer l’espace et de le transformer en un centre social non-commercial.

Leur tentative a suscité des réactions négatives de la part des résidents conservateurs, ainsi que l’agression immédiate par les fascistes, qui portaient des bâtons de bois, et ont harcelé le groupe aussitôt qu’ils sont entrés dans le bâtiment. Les policiers se sont précipités également sur place, et bien sûr se sont rapidement mis du côté des fascistes, en demandant aux militants de partir. Les fascistes ont été repoussés par la suite. Toutefois, le groupe a quitté l’espace, après que le propriétaire soit sorti de nulle part et tout à coup semblait avoir de très grands projets pour le bâtiment …

Aucune blessure ou arrestation n’a été signalée.

France : Sortie du n°16 de Lucioles, bulletin anarchiste de Paris et sa région

Lucioles n°16 – mars 2014. Cliquer sur l’image pour lire le bulletin en PDF.

San Francisco, États-Unis : Attaque d’une société d’édition néo-nazie

La nuit dernière, les éditeurs nazis à Counter-Currents ont reçu le message. Briques et bombes de peinture.

Nous sommes devenus proches. Nous nous rapprocherons.

Pour les antifascistes en Ukraine, en Suède et dans le monde.

Santiago, Chili : Lettre de la famille Vergara Toledo suite à la détention de la compa Sol

Villa Francia, 3 Février 2014

Chèr-e-s ami-e-s et compagnons :

Notre Tamara Sol aimée est emprisonnée.

A la vitesse d’un rayon vengeur, comme ça arrive à chaque fois qu’il s’agit de condamner un pauvre ou un subversif, une juge du système, Paola Robinovich, envisage de la condamner à dix ans et un jour ou à la perpétuité, accusée de « vol qualifié », la figure juridique la plus dure du système pénal chilien, en invoquant le fait que Tamara Sol est un danger pour la société. Société construite méthodiquement sur l’aberrante inégalité entre quelques-uns immensément riches et tous les autres immensément pauvres ; une société militarisée avec des centaines de policiers dans ses rues et surtout en périphérie, harcelant la jeunesse des quartiers populaires, avec l’autorisation de frapper, mentir, mettre en scène, arrêter, détruire des maisons, assassiner, espionner, photographier… une société qui est un « grand marché », une société fière de l’individualisme qu’elle a créé, fière de la médiocrité qu’elle a créé, une société dans laquelle les moyens de communications ne parlent que de stars ou des crimes passionnels… La juge, qui défend cette société, a estimé que Tamara Sol devait rester emprisonnée le temps de l’enquête (qui devrait durer 60 jours) dans la prison de San Miguel et dans un module de haute sécurité. Dans ce module de punition, elle n’a qu’une demi-heure de promenade par jour… autant dire qu’elle est enfermée toute la journée.

Cette vitesse à laquelle les juges prononcent des sentences est complètement à l’opposée lorsqu’il s’agit de condamner des uniformes qui, malgré qu’ils assassinent et qu’ils abusent de leur pouvoir avec les jeunes et les habitants des quartiers populaires, vivent tranquillement dans leurs maisons. Quant à nous, pour l’assassinat d’Eduardo et Rafael, nos enfants, nous avons dû attendre plus de vingt ans pour que la justice se prononce et sa sentence fut très légère, seulement 7 ans pour avoir assassiné deux personnes. Ils ont été arrêté sans qu’aucun médias ne soit présent, sans montrer leurs visages, sans menottes aux poignets, et ils ont été envoyés à “l’hôtel 5 étoiles” de Punta Peuco. On ne voit pas non plus cet esprit expéditeur des juges quand il s’agit de condamner des voleurs en col et en cravate pleins de fric. Là tout se calme, tous se taisent.

Nous voulons aussi vous dire que Tamara Sol va relativement bien (dans sa condition de prisonnière). Son esprit est solide et fière, c’est une femme digne et courageuse qui nous a interpelés, sa famille la plus proche, en nous disant que nous sommes des lâches, que nous ne serons jamais capable de sortir de ce système maudit, que nous nous contentons des miettes, que ça ne sera jamais « le moment » pour nous et que nous n’aurons pas les « moyens nécessaires », que nous marquons le pas pour tout d’un coup gesticuler, mais rien qui ne rompt avec cette routine mortelle dans laquelle nous sommes.

Nous souffrons terriblement parce que c’est notre fille, que nous aimons profondément, qui est emprisonnée. Nous sommes fiers, aussi, parce que c’est maintenant une femme qui a démontré un courage terrible au cours de sa vie.

Une femme qui nous remet profondément en question pour que nous ne restions pas coincés dans ce système, en adaptant nos vies à leurs dictats, en nous habituant à l’assassinat de compagnons, à l’emprisonnement des jeunes combattants, au vol permanent que nous subissons dans tous les domaines en tant que peuple, depuis le vol de notre quotidien, jusqu’au vol de notre terre, de notre mer, de nos richesses, de nos arbres.

Nous avons besoin de forces, compagnons, nous avons besoin de votre amitié sincère et désintéressée, comme vous l’avez toujours fait.

Notre chemin est tout tracé et nous ne pouvons pas rester à attendre tranquillement que d’autres fassent ce que nous devons continuer de faire…

AIMER PROFONDEMENT L’IDEE D’UNE SOCIETE LIBRE ET FRATERNELLE E LA CONSTRUIRE AVEC DES PETITES ET DES GRANDES ACTIONS, PAS SEULEMENT DANS LE DISCOURS, AVEC TOUTES LES FORMES DE LUTTES ET DANS TOUS LES ASPECTS DE NOTRE EXISTENCE.

Tamara Sol, fille, nièce, sœur, nous t’aimons de toutes nos forces.

Tamara Sol, compagnonne de lutte, nous t’admirons pour ton courage. Nous sommes avec toi.

Tamara Sol nous t’accompagnerons toujours, tu ne seras jamais seul.

Tamara Sol « le ciel se reflète sur la mer et seulement alors il regarde vers la lune ».

Patience, patience, patience, amour.

Nous voulons remercier toutes celles et ceux qui sont venu nous voir dans notre maison, ceux qui nous ont immédiatement prouvé leur amour, ceux qui se sont montré solidaires en apportant des choses que Tamara Sol a besoin en prison.

Nous remercions les femmes qui l’ont accueilli chaleureusement dans cette enceinte lugubre avec amour.

Nous remercions également ceux qui n’ont pas été avec nous, démontrant par leur attitude qu’ils ne sont pas d’accord avec Tamara Sol et cela nous permet de voir bien clairement sur qui nous pouvons  compter à présent.

Ana Vergara Toledo, Luisa Toledo Sepúlveda, Manuel Vergara Meza

source

Sebastián Oversluij Seguel/Pelao Angry Present !

Parce que les idées sont à l’épreuve des balles

COMPAGNON ET FRERE PELAO ANGRY PRESENT !

Sebastián Oversluij Seguel : Pelao Angry assassiné le 11 Décembre 2013 par le misérable gardien des puissants dans une tentative d’expropriation d’une banque à Pudahuhel (Santiago, Chili)

William Vera tes jours sont comptés

De l’agitation et du bruit pour la libération de Hermes Gonzales, Alfonso Alvial, Tamara Sol, Juan Aliste, Carlos Quiduleo, Freddy Fuentevila, Marcelo Villaroel, Monica Caballero, Francisco Solar et tou-tes/s les autres compagnon-ne-s emprisonné-e-s dans les prisons du monde !

En avant frère, l’abime nous attend, nous sommes la propagande qui brise vos chaines et si nos vies s’envolent, un autre viendra nous remplacer, en conspirant, en volant, en brulant et en agitant.

Sebastián Oversluij Seguel : Pelao Angry assassiné le 11 décembre 2013 par le misérable gardien des puissants WILLIAM VERA (TES JOURS SONT COMPTES) dans une tentative d’expropriation d’une banque à Pudahuel (Santiago, Chili).

COMPAGNON ET FRERE PELAO ANGRY PRESENT !

Berlin: Journée d’action centrale contre la répression

22maerzG.cleanedLe 14 août 2013, l’Etat a lancé une attaque contre les milieux radicaux à Berlin. Ils ont fouillé plusieurs appartements et projets de maison et forcé plusieurs personnes à donner leur ADN. Ils ont utilisé les actions contre les centres pour l’emploi et les bureaux du SPD comme excuse. Une autre raison a été la solidarité internationale déterminée avec les révoltes en Turquie au cours d’une manif spontanée. Déjà le 22 mai 2013, 21 objets ont été perquisitionnés par les flics à Berlin, Magdebourg et Stuttgart, apparemment parce que les personnes concernées ont été soupçonnés d’être des membres des cellules d’action révolutionnaire (RAZ). Comme dans les cas mentionnés ci-dessus, les flics ont forcé les gens à donner leur ADN. Une autre menace constante est continuellement entretenue par la répression contre les étrangers qui maintenant organisent leur résistance dans les dernières places.

L’Etat allemand utilise également 129 millions d’euros pour criminaliser le mouvement international de résistance. En bref, ce sont toujours les structures antifascistes à Dresde, qui sont traitées avec la plus grande surveillance de l’état. Blockupy à Francfort s’est aussi heurté à beaucoup de répression et de surveillance. Un exemple de deux grandes villes qui peuvent être placées sous suspicion générale et en état d’urgence pendant plusieurs jours. Cela conduit à une vaste zone de surveillance de courriels et de communication de téléphones portables, des pouvoirs illimités de la police et de limitations du droit à se rassembler et à manifester.

Ces exemples largement connus ne sont que la partie visible de l’iceberg de ces années de répression, avec laquelle l’Etat a attaqué la gauche radicale.

Mais la répression en est ainsi lorsque tu ne peux plus payer un billet de train et est foutu en prison à cause de cela. Lorsque tu es appelé pour tes papiers dans la rue en raison de la façon dont tu regardes, chaque sanction de l’agence pour l’emploi, quand il y a soudainement une gestion de quartier dans ton secteur. Lorsque tes e-mails ne sont plus privés et les données de ton téléphone portable sont en cours de lecture.

Mais pourquoi l’Etat passe à travers tant de problèmes ? Et qu’est-ce qui relient ceux qui sont touchés par la répression?

D’abord, il semble que c’est pas grand chose. En regardant de plus près que toutefois ce sont un danger pour le système. Peut-être parce qu’ils ne veulent pas obéir ou parce qu’ils protestent contre les conditions existantes ou qu’ils pourraient facilement perturber le quotidien normalisé. La répression quotidienne crée toujours un climat de peur. La répression est à la fois de plus en plus ouverte et préventive. Elle fonctionne avant que quelque chose arrive. Tous les combats contre le système capitaliste, contre ce prétendu état normal, est confronté à la répression. Avec beaucoup de gens nous voulons résister.

Il y a eu une réunion à Berlin en novembre, qui a été suivie par de nombreux groupes et individus pour préparer une réponse concrète à cette oppression. Notre combat quotidien pour un monde différent avec les menaces omniprésentes qui nous entourent nous pousse à s’affronter à la répression constante. Afin d’agir ouvertement et collectivement, il a été convenu d’une énorme journée d’action à Berlin le 22 mars 2014. Nous avons reçu un large intérêt. Ce texte est l’appel collectif de la réunion de toutes les structures et individus organisés à participer.

Détruisons les murs de la sécurité !
Combattons la contre-insurrection !
Abolissons les états de surveillance !

6688441552.previewLe site: antirep2014. Le texte

[Chili] Compagnon Pelao Angry toujours présent

Sebastián Oversluij Seguel, plus connu sous le nom de « el Angry », était un compagnon de 26 ans auto-déclaré anarco-insurrectionnaliste, assassiné lors d’un assaut manqué à une banque d’état de la commune de Pudahuel, Santiago, le 11 Décembre 2013.

Ce matin-là, le compagnon entre dans la banque en portant un pistolet-mitrailleur dans son sac. Lorsque le gardien-laquais s’en aperçoit, il lui tire à la tête et au thorax. Sebastián essaye de répondre en tirant en l’air, mais il meurt malheureusement sur le coup.

El Angry nait le 25 Novembre 1987, à Santiago, au Chili. Il passe toute son enfance et son adolescence dans le quartier populaire la Palmilla, dans la commune de Conchali. Il fut élevé par sa grand-mère, sa mère, sa sœur et son oncle.

A 16 ans, sa vie a été marquée par la mort de son oncle Juan, à cause des drogues qui l’ont emporté. C’est là que commence ses années de vegan-straight-edge, « libéré des drogues » comme pour protester face à ce système d’exploitation. Il fit parti du groupe de Hip Hop « Palabras en Conflicto ». C’est dans les disques de ce groupe que el Angry reflète les mutations de ses pensées et de ses expériences de vie. Il passa de « el cona » à « el angry », la « Angry Brigade » lui inspira son deuxième « surnom ».

C’est à cette étape de sa vie qu’il décide de commencer à étudier le design graphique. Pour cela il dut travailler et étudier, ce qui le mena au collapsus et à l’hospitalisation. Il décide alors d’arrêter d’étudier et de travailler, et son dégout du travail salarié augmente. A cette époque, il s’auto-définit comme « marginal » de par ses expériences de vie, né et élevé dans un quartier populaire, il se sentait marginalisé par la société.

A la fin de l’année 2009 il fait partie du collectif qui donnait fait vivre le Centro Social Autónomo y Biblioteca Libertaria Jonny Cariqueo, et il commence à y vivre. C’est dans ce processus de sa vie qu’il commence à affuter ses idées, entre discutions collectives et processus individuelles, son discours commence à se rapprocher de l’« antisocial » et de l’individualisme. Il se manifeste directement contre toute structure sociale, le système et ceux qui le soutiennent.
El Angry a toujours considéré comme valable les différentes manières d’attaquer le système. L’« être intégral » qu’il aspirait à être se sentait capable de tout faire. Ensuite il décide d’aller vivre dans le sud, et d’initier un nouveau processus collectif. Toujours dans une perspective de lutte, en considérant toutes les formes d’attaque contre le système comme valables. Dans ce processus, il commence à se rapprocher de la terre et à profiter de quelques instants de « liberté ». Sa fille nait et dès lors, l’envie de vivre de manière autonome se fait plus forte, avoir son espace, semer sa nourriture et faire une maison en terre était pour lui une manière de faire la guerre au système et de chercher la liberté tant convoitée. Malgré ça, sa vie dans le sud se complique. Survivre dans un lieu lointain et avec peu de possibilité de se faire de l’argent commença à rendre opaque son rêve d’autogestion. C’est pour cela qu’il se met finalement à travailler à temps complet et pour le salaire minimum. Il se trouva à nouveau confronté aux contradictions de la vie. Il ne voulait pas se rendre au travail, encore moins pour survivre jour après jour, il se sentait littéralement mort en vie. Dans ce processus, c’est à « Sur-Santiago » qu’il aiguise son discours et ses convictions de vies se rapprochant du nihilisme. Il était courant de l’entendre se sentir comme un être unique, égoïste et irréductible, capable de réaliser tout ce qui était proposé pour attaquer le système. Ces derniers écrits reflètent clairement une partie de ce processus. C’était un être extrêmement créatif, avec des habilités uniques. Par tes écrits et tes dessins, tu t’es toi-même chargé de nous communiquer tes pensées, réflexions et expériences. Lesquelles s’exprimeront dans un livre qui sera lancé en Avril de cette année 2014, et dont nous espérons que tou-tes/s celleux qui voudraient en savoir plus sur le compagnon puissent le lire.

COMPAGNON PELAO ANGRY TOUJOURS PRESENT !

source : libertad a hermes y alfonso

Appel à une semaine de solidarité avec les anarchistes du Mexique confrontés à la répression (17-24 mars 2014)

Ceci est un appel à une semaine de solidarité avec les anarchistes du Mexique confrontés à la répression, qu’ils soient enfermés derrière les barreaux des cellules de prison ou en clandestinité pour rester à l’air libre.

L’état du Mexique concentre son attention sur le milieu anarchiste florissant qui a attaqué activement les appareils de défense de l’état, c’est-à-dire le fondement sur lequel il repose. C’est le meilleur moment pour nous inspirer de ce milieu anarchiste, et montrer notre amour pour les compagnons emprisonnés. L’histoire du Mexique est très riche, et ne peut être résumer dans un texte comme celui-ci. Ce qui peut être mentionné, cependant, ce sont les efforts qui ont été réalisé pour vivre en conflit avec l’État. Cet appel vient à un moment où le milieu anarchiste du Mexique a activement contribué à la lutte contre le pouvoir et la domination. Attaques de véhicules de polices, attaque de banques, de bâtiments gouvernementaux, et d’autres symboles du pouvoir ; ces attaques ont poussé l’état mexicain à pourchasser ceux qui ont effectivement affaibli son fondement qu’est la paix sociale.

Il y a eu récemment divers épisodes de répression ciblées contre les anarchistes au Mexique : l’arrestation de Mario Tripa en 2012 et sa récente ré-arrestation en janvier 2014, la détention en cours de Mario Gonzalez, l’enlèvement et l’incarcération de nombreux compagnons anarchistes, la déportation d’Alfredo Bonanno qui s’est vu refusé l’entrer sur le territoire mexicain, l’interrogatoire et la déportation de Gustavo Rodriguez.

Il y a eu une réponse forte à cette répression de la part des anarchistes du Mexique, qui ont célébré et montré le courage des compagnons à travers la poursuite d’attaques en solidarité active. La semaine du 17 au 24 mars, nous en appelons à la force internationale et à la solidarité avec les anarchistes du Mexique confrontés à la répression. Maintenant, à un moment où les yeux de l’état et de ses sbires sont tournés vers nos camarades, il est urgent que notre réponse soit claire.

« Néanmoins, malgré l’imminente situation de contrôle gouvernementale, il y a en a encore qui ne sont pas effrayés, ceux qui de jour ou de nuit, seuls ou en groupe, par le feu, les explosifs, les blocus ou les armes à feu, montrent que ce n’est pas la vie que nous voulons, que- du moins dans notre perspective- ce système doit être totalement détruit. Leur maudite paix sociale est un mythe qu’ils tentent de nous imposer. Seul les conflits existent. Il est clair que nous devons reprendre le contrôle de nos vies et de nos espaces ; pour cela il n’y a pas d’autres moyens que la guerre sociale. » —Mario « Tripa » Lopez

En espagnol, anglais ici.

Paris : Concert en solidarité avec les inculpé.e.s du 9 décembre de la lutte No TAV

Le 9 décembre dernier, quatre compagnons ont été arrêtés à Turin et à Milan. Ils sont accusés d’avoir participé à une attaque incendiaire du chantier de la TAV (TGV italien) en Val Susa. Ils ont été incarcérés pour acte terroriste avec des engins mortels ou explosifs, détention d’armes de guerre et destruction. Sous de telles accusations la détention préventive peut être longue. Ils passeront en procès le 14 mai.

L’argent récolté au concert servira à leur envoyer des mandats et à les soutenir financièrement face à une procédure coûteuse.

La discussion avant le concert sera l’occasion de revenir sur les derniers événements et sur des années de lutte contre la TAV en Val Susa et ailleurs, à laquelle beaucoup de personnes de ce côté-ci des Alpes se sont intéressées et ont participé.

Le terroriste c’est l’Etat !
Liberté pour Chiara, Claudio, Niccolò, Mattia !
Liberté pour tou-te-s !

Flyer

Le Transfo est un espace occupé depuis novembre 2012. De nombreuses activités s’y déroulent, inscrites dans la lutte et l’ouverture. Tous les événements y sont gratuits ou à prix libre. Une partie du Transfo est déjà expulsable tandis que d’autres sont encore en procédures. Il veulent nous expulser, on se laissera pas faire !

Berlin, Allemagne : Αttaque incendiaire d’une banque Santander

Dans la nuit du 6 Mars 2014 nous avons mis le feu à une agence bancaire Santander à Neukölln, à Berlin. Nous avons détruit une vitre et allumé un engin incendiaire à retardement. Nous dédions cette action aux personnes en captivité et assassinées par le système capitaliste au Chili et en Espagne.

Tout d’abord, à Tamara Sol et Sebastian Oversluij Seguel :

Dans la matinée du 11 Décembre 2013, le compagnon anarchiste Sébastien Oversluij Seguel a été abattu à Pudahuel, une banlieue de Santiago, au cours d’une tentative de vol de banque. Un gardien de sécurité privé de la Banco Estado a tué le compagnon de 26 ans de six coups de feu. Depuis lors , il ya eu de nombreuses réactions de la part du mouvement anarchiste sur cette assassinat. Le 21 Janvier 2014, la compagnonne Tamara Sol Farías Vergara est entrée dans une agence de la même banque dans le centre de Santiago, et a ouvert le feu sur la garde pendant qu’elle criait : «Vengeance» Puis, elle dit avoir saisi l’arme du garde de sécurité. Peu de temps après, elle a été arrêtée. Tamara a refusé toute coopération avec les autorités, et est maintenue en détention préventive.”

Vidéo «Complicité» sur l’assassinat de Sebastián et l’action de représailles dont Tamara est accusée, ici.

Récemment (le 3 février 2014), la famille Vergara Toledo de Villa Francia, à Santiago, s’est exprimée dans une lettre ouverte en ce qui concerne l’arrestation et la situation actuelle de Tamara.

Depuis l’assassinat de Sébastian, Alfonso Alvial et Hermes González sont en détention préventive.

En outre, nous tenons à mentionner Mónica Caballero et Francisco Solar. Après une opération lancée par les autorités chiliennes et espagnoles, ils sont incarcérés en Espagne avant le procès, les deux ont déjà été poursuivis au Chili dans la construction du ‘Caso Bombas’.

Salutations également à l’accusé dans le ‘Caso Security’ (Chili), et des militants de Barcelone qui, comme nous, visent les banques pour des actions de solidarité.

Santander, en tant que plus grande banque du monde hispanophone, est responsable d’expulsions forcées et de garanties pour les ventes d’armes. C’est aussi une bonne raison pour nous de voir les combats d’ici et là comme notre lutte commune. Les institutions qui mettent le capital avant la vie humaine seront toujours la cible de nos attaques.

Commando Sebastián Oversluij Seguel
LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS

Prisons grecques : « Un acte dédié à nos voisins qui vivent dans l’enfer; à l’intérieur de Koridallos »

Depuis le 17 février 2014, près de 180 détenus patients de l’« hôpital » Aghios Pavlos dans la prison de Koridallos sont en grève, refusant les repas et les médicaments, pour protester contre les conditions horribles.

Les anarchistes de la quatrième aile de la prison pour hommes de Koridallos ont accroché une banderole depuis les fenêtres de « leurs » les cellules qui se trouvent juste en face de l’hôpital de la prison. La banderole dit: « Courage à vous les gars ! Brisons le statu quo écoeurant que vous éprouvez (A) ». Les patients de l’hôpital ont vu la banderole et l’ont beaucoup aimé.

Force à la lutte des prisonniers de l’hôpital de la prison de Koridallos !

( 1 mars 2014 / en anglais )

Gênes, Italie : Attaque du siège de la Ligue du Nord

Province de Gênes – Les vitres du siège local de la Ligue du Nord ont été défoncées comme geste minime de solidarité avec tous les retenus dans les CIE et tous les inculpés de la lutte contre l’Etat et ses tentacules. Pour Guccio*

* NdT : Le compagnon Guccio, connu pour s’être impliqué activement dans la lutte No TAV, a fait le choix de nous quitter récemment en laissant deux lettres.

L’informatique : se défendre et attaquer (première parution décembre 2013)

Cette brochure a été faite par désir de rassembler les connaissances théoriques et les outils pratiques actuellement les plus efficaces à nos yeux, pour utiliser l’informatique pour des activités sensibles, sans se faire avoir. Concrètement, ça implique d’être en mesure d’agir de manière anonyme, confidentielle et en laissant le moins de traces possible derrière nous. Sans ces précautions, inutile d’espérer déjouer longtemps la surveillance et la répression employées par les États et leurs classes dirigeantes pour continuer à exercer tranquillement leur domination.

Se réapproprier les outils informatiques, c’est comprendre pour mieux se défendre et… attaquer, mais c’est aussi se donner les moyens de pouvoir choisir en connaissance de cause, quand ne pas utiliser l’informatique.

Le texte est disponible en ligne sur le site infokiosques.net.

Seattle, États-Unis : Attaque contre la société carcérale

Ce samedi (1er mars 2014) le ministère du bureau correctionnel a été bombardé de peinture et un tag y a été écrit avec le message “Détruisons toutes les prisons (A) Fuck The Police (A)”. Le bureau est un site de la société carcérale dans laquelle nous vivons tous. Le grand jury à Seattle a durant un an et demi incarné cette société carcérale contre laquelle nous luttons. Cette action est conçue comme un petit geste contre cette répression et en solidarité avec celles et ceux qui luttent contre ça. Nique le DA (procureur de district), le FBI et le grand jury.

Source: anarchistnews.org

San Francisco, États-Unis : Attaque d’une entreprise immobilière

Viva

La nuit dernière, le 28 Février, les fenetres de l’entreprise Vanguard Properties, située dans le district de Mission, à San-Francisco, ont été brisées. Vanguard a pensé que ce serait drôle de construire des appartements de luxe sur la 24ème rue, mais nous avons pensé que ce serait plus drôle que leur propriété soit détruite. Vanguard a pensé que ce serait drôle de racheter des maisons saisies à Oakland et de les revendre en dégageant un profit. Nous pensons qu’il est plus drôle d’amener la lutte aux promoteurs eux-mêmes. Salutations à tou-te-s celleux qui mènent la bonne lutte.

La lutte continue.

Brigade Anti-Gentrification

[Grèce / Chili] Entretien de la Conspiration des Cellules de Feu avec José Miguel Sánchez Jiménez

Guerriers de la lutte émancipatrice
Conspiration des Cellules de Feu
Présent.

Après avoir traversé mers et montagnes, ces notes sont arrivées entre vos mains pour porter une accolade révolutionnaire à chacun-e d’entre vous, beaucoup d’affection dans la révolte et la soif de l’attaque du pouvoir par l’action directe violente et destructrice.

Ici, derrière les murs austères, les murs pleins d’injustice et de brutalité étatique, je réponds à l’entretien informel qu’on m’a demandé (en Octobre 2013) en essayant d’être le plus clair possible, parce qu’à vrai dire je ne suis pas bon pour m’exprimer par écrit, chose qu’il faudrait que je change.

1. En 1991, au Chili, la dictature tombe et la répression s’appelle démocratie. Quels processus ont eu lieu à l’intérieur des groupes guérilleros ? Quelles furent les raisons pour lesquelles, personnellement, tu as opté pour continuer la lutte et ne pas laisser de trêve à la démocratie ?

Je peux simplement parler du processus qui a eu lieu au sein du F.P.M.R (Front Patriotique Manuel Rodriguez), j’étais déjà en prison à cette époque et les réunions rodriguistas étaient des débats au cours desquels était envisagé l’idée d’accumuler les forces d’aspects sociales, étudiantes, ouvrières dans les syndicats, de la population dans les conseils de quartiers…etc. C’est-à-dire que d’une manière ou d’une autre il était envisagé de se replier pour accumuler des forces, mais l’action armée était écartée. Moi je pensais que si nous étions une organisation politico-militaire, nous ne pouvions pas laisser de côté l’action armée, puisque la politique découlerait directement de l’action elle-même. Une fois sorti de prison, j’ai refusé de faire partie de celleux qui trouvaient pertinente l’idée de se lancer dans le travail social et, d’une forme maquillée, d’avaler le conte de la « démocratie sous tutelle ». J’ai toujours cru qu’à la violence étatique de nouveau perpétuée ne pouvait s’affronter que la violence audacieuse, conspiratrice, clandestine et juste, et cela je l’ai assumé consciemment.

2. Quelle est la situation actuelle du mouvement anarchiste au Chili ? Tu connais les différents courants ? Et quel est ton positionnement ?

Le mouvement anarchiste, par ma vision limité depuis la prison, je le vois en augmentation, il croit, mais sans la capacité opérationnelle que nous voudrions, sans une continuité permanente dans les attaques diverses. Il y a beaucoup de travail à faire de ce côté-là, les expériences doivent se transmettre aux compagnons, le savoir doit se déplacer, se confronter, avoir connaissance de l’usage et du maniement de différentes armes. Avoir au moins un gilet pare-balles quand tu prends part à une action à haut risque, etc… Le fait est qu’il faut fortifier la partie opérationnelle de tou-te-s celles et ceux qui assument comme un style de vie le fait d’attaquer le Pouvoir. Nous devons être capables d’affronter le Pouvoir et ses sbires sans hésiter un seul instant, avec astuce, hardiesse et résultats, c’est à ça que nous devons nous appliquer, jusqu’à ce que chaque combattant soit une armée. Il n’y a que comme ca que nous aurons la certitude d’avancer sur des bases solides. Je ne connais pas les différents courants anarchistes dans leur totalité, mais je n’ai pas non plus fait de grands efforts pour les comprendre. Ma position ? Je pense qu’elle est claire vu ce que j’ai dit plus haut, n’est-ce pas ?

3. Que penses-tu de la Fédération Anarchiste Informelle/Front Révolutionnaire International et de la guérilla urbaine anarchiste international ?

J’ai déjà fait référence à la FAI/FRI par le passé, mais je vais creuser un peu plus la question : Pour moi, attribuer un drapeau à la lutte n’est pas adéquat, parce que je trouve que ça l’uniformise. Je ne crois pas en des lignes directrices, ou à un commandement vertical, ni aux organisations ou aux partis. Je crois en la lutte pour l’émancipation totale. Je ne crois pas aux maitres, aux dieux ou aux Etats. Je crois en l’attaque directe, en l’usage de la violence et en l’agissement conscient, en ayant toujours pour objectif d’attaquer le pouvoir et toutes ses structures dégoutantes. Je crois que s’il existe l’opportunité d’attaquer le pouvoir de manière simultanée en différents endroits du globe, chacun peut se mêler à l’attaque directe mais sans faire part à quiconque de ses agissements.

4. Très souvent, tant les communistes que les cercles anarchistes officiels, suivants la morale bourgeoise et pour ne pas « faire peur à la société », écartent ou n’acceptent pas les moyens de lutte illégalistes, comme les attaques de banque ou les exécutions armées de cadres de l’Etat. Qu’en penses-tu ?

Je crois que si nous voulons lutter contre un système brutal et implacable nous devons le faire par tous les moyens. La violence est une arme efficace et elle doit toujours être présente dans nos attaques. L’ennemi n’hésite pas à l’utiliser, de fait il l’utilise chaque jour pour implanter la soumission par la terreur d’Etat. Les vols (les expropriations), les exécutions, la violence, sont les moyens que nous devons utiliser pour nous renforcer dans cette lutte. L’expropriation est le moyen efficace pour avoir une infrastructure informelle forte et combative, ainsi que pour obtenir ce qui est nécessaire pour porter des coups avec le plus de sécurité et d’efficacité possible, tel que : des armes (courtes et longues portées), des explosifs, des gilets pare-balles, des maisons de replies, etc… Et ça sert également à aider les prisonniers et leurs familles, à diffuser la propagande, etc… On peut faire bon usage de ces moyens économiques et ainsi renforcer l’idée et aller de l’avant. La violence est l’outil à utiliser pour affronter le pouvoir. Sans aucuns doutes !

5. Quelle est ta position sur le silence social et la servitude des balances, des petits-bourgeois et des citoyens légalistes ?

Le silence social, les pauvres et tout le reste, c’est quelque chose qui cause de l’indignation. C’est du à l’habitude ancestrale d’être un être soumis et passif, qui ne remet rien en cause et qui s’habitue simplement à avoir des maitres. Dans ce cas, ma lutte ne dépend pas de ça, je ne m’attarde pas sur ces esclaves modernes. En ce qui concerne la servitude des balances et des citoyens légalistes, je crois qu’ils ne méritent rien de plus que le mépris pour n’être rien d’autre que des merdes minables et serviles.

6. En ce moment, en plus de toi, les accusés du Caso Security se trouvent prisonniers aux mains de l’Etat. Es-tu en contact avec eux ? Et si tu veux, parle-nous un peu de leur affaire et des dernières mises à jour.

Oui, nous sommes très souvent en contacte. Nous nous sommes connus, et avons même été enfermés ensemble à d’autres occasions. Ce sont des petits frères magnifiques, qui ont optés pour l’horizontalité et pour l’attaque du pouvoir.

7. Qu’est-ce qui t’as fait ne pas retourner en prison et ne pas te contenter d’une libération légale ?

Quand ils m’ont donné cette permission de sorti (en 2007) je venais de passer 16 ans en prison, il ne me manquait alors un peu moins de 4 ans pour accomplir la totalité de ma peine (20 ans). Je n’ai pas voulu retourner en prison parce que je m’oppose à ce qu’ils contrôlent ma vie. Et si l’ennemi me voulait en prison, ils devraient se donner la peine de me chercher, parce que je n’allais pas m’enferme volontairement. Je déteste la prison et je crois en la destruction de la société carcérale, en l’attaque des matons et de ses institutions odieuses.

8. Quelle est l’attitude des matons et des autres détenus à l’égard des guérilleros prisonniers ? Quelle est ta propre expérience de la société carcérale ?

Les gardiens gardent leurs distances avec nous. Ils nous haïssent à la mort parce que nous nous déclarons leurs ennemis. Parfois, quand ils nous enchainent pour nous transférer, ils en profitent pour nous cogner. Les autres détenus ont du respect pour nous, pendant des années nous avons cohabité et ils savent que nous faisons chier les gardiens. Mon expérience carcérale est approximativement de 32 ans de prison en tout, en parcourant différentes prisons aux quatre coins du pays, en me confrontant toujours aux gardiens, en conspirant toujours pour tenter de m’évader, en creusant des tunnels, en participant à des grèves de la faim, à des mutineries et à des occupations de salle des visites.

9. « La solidarité entre anarchistes ce ne sont pas que des mots … » Après tant d’années en prison, comment as-tu vécu l’expression et la force de la solidarité ? As-tu senti, à certains moments, que le « mouvement » avait oublié ses prisonniers aux mains de l’Etat ?

Pendant certaines années de prison, quand ils m’ont éloigné de la capitale pour le sud du Chili, j’ai été très seul. A cette époque je ne m’étais pas encore rapproché du « monde acrate ». Depuis que je me suis revendiqué anarchiste, je n’ai plus jamais été seul. Mes compagnons se sont toujours préoccupés pour moi. Je peux affirmer sans aucun doute que la solidarité entre anarchistes est réelle. Je le sais par ce que je la vie encore aujourd’hui, parce qu’ils sont présents à chaque instant.

10. Comment as-tu vécu ta propre clandestinité et la chasse des autorités et des flics ?

J’ai assumé la clandestinité de manière naturelle, étant donné que durant la dictature, étant membre du F.P.M.R, j’ai dû assumer la clandestinité pendant beaucoup de temps, c’est pourquoi je m’étais fait des papiers d’identité entièrement faux. J’ai même passé plusieurs contrôles d’identité avec eux.

11. Quels sont ces moments d’insubordination en prison qui restent gravés dans la mémoire ? Nous parlons des mutineries et des évasions qui ont été menées dans les prisons du Chili…

Les moments qui restent frais dans ma mémoire sont ces nombreux jours de l’année 1994, quand ils nous ont emmenés à la Prison de haute sécurité (C.A.S) depuis la rue n°5 de l’ex Pénitencier. De notre côté il y a eu de tout, des molotovs, des bâtons, de l’eau bouillante, des chaines, etc. pour défendre nos positions. Et il y a eu beaucoup de balles, coups de fusil et matraques de la part de la police. Nous avons tous fini blessé dans ce transfert pour l’inauguration de la Prison de haute sécurité. Quant aux mutineries et aux évasions, on pourrait en faire un livre tellement il y en a à raconter. Ainsi que je n’en parlerai pas cette fois.

J’ai maintenant répondu à la quasi-totalité des questions, il ne me reste plus qu’à vous envoyer une grosse accolade combative, toute la force et la fraternité qui nous unit dans cette lutte contre l’ordre établit.

Fraternellement
José Miguel Sánchez Jiménez
Ex penitenciaria, Stgo de Chile
10 Janvier 2014.

PS : Peut-être que lorsque cette lettre vous parviendra, je serai déjà dans les rues pour participer à la révolte. Je sors le 27 Février 2014…

Entretien publié en collaboration avec Refractario.
En espagnol ici. En grec ici.

Berne, Suisse : Action de solidarité avec la lutte No TAV

En solidarité avec le mouvement No TAV, nous avons accroché une banderole sur l’ambassade d’Italie à Berne.

Les terroristes sont ceux qui dévastent et détruisent vies et espaces dans lesquels nous vivons.
Combattons le capital ! Luttons contre l’Etat !

Liberté pour Chiara, Claudio, Niccolò et Mattia !
Marco libre !

Le terroriste c’est l’Etat !

La banderole dit en italien: « No TAV – Chiara, Claudio, Mattia, Niccolò libres ! Le terroriste c’est l’Etat – Liberté pour tou-te-s ! »

Source : ch.indymedia (22 février 2014)

Paris : Rassemblement contre l’occupation policière

Rassemblement le 1er mars 2014 à 15h au Métro Belleville.

Plus d’infos ici.

Calais : Salut ô toit ! (28 février 2014)

Nous sommes un ensemble de personnes venues de différents pays et d’horizons politiques divers qui luttons pour le droit au logement pour toutes et tous, quelles que soit leurs origines. Nous occupons actuellement, depuis plus de 48 heures, des bâtiments publics vides dans différents quartiers de la ville de Calais.

Pourquoi ici et pourquoi maintenant ? Plus de 4 000 bâtiments sont vides à Calais, ce qui représente 9% des logements (500 d’entre eux sont d’ailleurs la propriété de l’OPH, le bailleur social majoritaire de la ville…). En contrepartie, plus de 500 personnes sont à la rue sans qu’aucune solution digne de ce nom n’ait été proposée par les autorités. Pour répondre à cette situation, ils ont transformé Calais en ville fantôme.

Qui peut prétendre avoir marché dans une rue où il n’y avait pas au moins une maison aux fenêtres murées, aux portes barricadées, à la cave scellée ? Pourquoi laisser des endroits vides et des gens dehors ? Pourquoi dépenser de l’argent pour condamner les accès des bâtiments plutôt que de les utiliser pour venir en aide à une population précaire ?

Afin de répondre à ces questions que les pouvoirs publiques ont choisi d’occulter, cela fait plusieurs années déjà qu’un ensemble d’individus cherche des solutions collectives en redonnant vie à des bâtiments laissés à l’abandon, pour que les sans-abris aient un toit sur leurs têtes. Jusqu’à ce jour, les autorités n’ont répondu que par la répression qui s’est traduite par de multiples expulsions illégales fondées sur des détournements de procédures, manipulations de témoins au cours des enquêtes de voisinage, altérations de preuves…

A Calais, le droit au logement est pris en otage par les différentes instances du pouvoir qui n’ont cessé de se servir de la situation migratoire pour agiter peurs et fantasmes autour de la question des squats. Il y a quelques mois, ces manipulations politiques se sont incarnées dans l’appel à la délation lancée par la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, qui, faute de perspectives politiques réelles pour sa ville, a voulu faire croire aux Calaisiens que les « squats » et leurs habitants présumés étaient à l’origine de tous leurs maux. Ce climat délétère a permis au collectif xénophobe, « Sauvons Calais », dont le fondateur est un néo-nazi, de germer comme par hasard, deux jours plus tard, avec la bénédiction de la mairie qui s’est réjouie de sa naissance.

Rappelons d’ailleurs que deux de ses principaux représentants, Philippe Mignonnet et Emmanuel Agius, sont allés jusqu’à les accueillir à la mairie, et soutenir leur « sit in », le jeudi 7 novembre devant la mairie, alors que les organisateurs et les participants ne cachaient pas leur racisme et leur affiliation avec le Front National. Citons pour exemple quelques uns de leurs propos discriminatoires sur les migrants : « ce sont des nuisibles, les trois quarts sont des agresseurs potentiels ».

« Sauvons Calais » a depuis lors prolongé la campagne de stigmatisation des squats, campagne qu’il a accompagné d’un discours xénophobe nauséabond. Ce collectif est devenu la branche opérationnelle de l’appel à la délation de la maire de Calais, et a mis en place un système de traque des migrants et des militants pour repérer leurs lieux de vie. S’il était déjà presque impossible de se loger à Calais lorsque l’on était sans abris, et plus particulièrement sans abris et sans papiers, sans être victimes des exactions des autorités, depuis la semaine dernière, un nouveau pallier a été franchi.

Des extrémistes et des riverains manipulés ont en effet assiégés une maison squattée par un couple de personnes dans le besoin, ne lésinant pas sur les menaces de mort, les jets de pierres, et les incendies volontaires à coups de cocktails Molotov. Aujourd’hui, à Calais et ses environs, squatter, c’est prendre le risque de se faire lyncher, sous l’œil impassible des forces de police et l’inaction du sous préfet et du préfet.

Nous ne pouvons pas laisser l’arbitraire de la violence d’une minorité, jusque là impunie, nous empêcher d’avoir accès à un toit et de défendre la nécessité d’un logement digne pour tous et toutes quelles que soient leurs origines. Nous refusons la banalisation de ces méthodes et ne rien faire, c’est, en un sens, accepter qu’elles deviennent la norme.

Votre présence et votre regard est important car la police va, comme à son habitude, ignorer les preuves que nous leur fournissons et trouver un voisin qui dira : je les ai vu pour la première fois aujourd’hui ou hier, pour prouver que les occupants sont à l’intérieur depuis moins de 48 heures. Ce seul témoignage l’emporte alors sur l’ensemble des preuves certifiées auxquelles ils ont accès, et devient le justificatif d’une expulsion au motif de flagrance.

Atlanta, États-Unis : Tracteurs sabotés pour la ZAD, NO TAV et la forêt de Hambach

Dans la nuit du 22 février, nous avons versé un mélange de sable et d’eau dans les réservoirs de deux tracteurs utilisés dans la construction du nouveau tramway d’Atlanta. Le tramway est l’un des nombreux grands projets de développement que la ville a lancé ces 5 dernières années et qui s’inscrit dans le cadre d’un plan général de modernisation du centre-ville. Nous savons que ce plan signifie uniquement plus de police et des loyers encore moins abordables.

Nous offrons ce petit geste de solidarité à la ZAD, au mouvement NO TAV et à l’occupation de la forêt de Hambach. Nous voudrions aussi apporter de la force à celleux affecté-e-s par l’augmentation de la surveillance ou de la répression que les nouveaux projets de développements ont amenée à Atlanta.

Notre action a été très simple à mettre en place. Elle n’a pas été longue à planifier ou à faire et nous avons trouvé tout le matériel sur le bord de la route. Nous ne pensons pas que l’accumulation d’actions fait la révolution, mais nous avons voulu encourager les participant-e-s actuel-le-s et futurs des luttes révolutionnaires.

En avant, haut les coeurs !

en anglais

Thessalonique, Grèce : Agences bancaires attaquées

Le jeudi 20 février, nous avons profité du trafic de la rue et nous avons attaqué deux agences bancaires (la Banque postale hellénique et la Banque nationale) à la jonction des rues Tsimiski et Pavlou Mela, brisant leurs façades en verre et les guichets automatiques.

Cette action est dédiée à Tasos Theofilou, qui a été condamné à 25 ans de prison; Alexandros Mitroussias et Giorgos Karagiannidis, qui attendent la décision du tribunal dans un autre procès anti-terroriste; et les participants au Réseau des Prisonniers Anarchistes [en Grèce].

Salutations fraternelles à Kostas Sakkas [qui est en cavale] …

Organisons nous, et attaquons l’État et le capitalisme par tous les moyens nécessaires.

France : Adresse postale de Damien Camelio

Si vous désirez écrire à Damien Camelio, incarcéré dans l’affaire du GADI, voici son adresse postale complète:

Maison d’Arrêt de PAU
Damien CAMELIO – Ecrou 25622
14 Bis Rue VIARD
BP 1616
64 037 PAU CEDEX
France

N’oubliez pas que le courrier est lu.

Autre option: la radio associative Radio Pau D’ousse organise une émission tous les jeudis de 18h00 à 20h00 intitulée Passe Muraille qui permet de transmettre des messages aux détenus. Vous pouvez contacter cette radio au 05 59 80 00 09 au cours de cette plage horaire pour transmettre votre message en espérant que Damien écoute cette émission.
Même chose avec Radio Libertaire, avec l’émission “ras les murs” tous les mercredi de 20h30 à 22h30.

Solidarité !

Source : Antifascistes Anarchistes Autonomes